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 Emil L. Z. Stevenson

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MessageSujet: Emil L. Z. Stevenson   20.01.12 13:27

Bonjour,

Attention : Je pense que cela convient correctement par rapport à ce que nous avions discuté, Asphodèle, mais si j'ai manqué quelque chose n'hésitez pas à me le signaler et je le modifierai.
De même, par rapport au directeur adjoint de la Loge du Génie, j'ai mis n'importe quelle lettre, mais il ne faut pas en tenir compte. Il fallait que ce soit une assez haute autorité, mais si celle-ci ne va pas, j'en invoquerai une autre.
Les docteurs Miller et Blue sont jouables, à la limite...
Mon correcteur orthographique ne veut pas corriger en français, l'anglais c'est mieux ; mais à vue de nez, il ne devrait pas y avoir un trop grand nombre de blasphèmes orthographiques. Si ?


I. Identité

Nom & Prénom : Stevenson, Emil Louis Zechariah
Surnom : Dr Stevenson
Sexe : masculin
Age : trente-deux ans
Race : Hume
Idéologie : SIF
Métier : Médecin légiste, chercheur


II. Conscience du monde et magie

Connaissance des extra-tyrestres : Il ignore de quelle nature et origine exactes sont les corps décharnés qu’il examine, mais ne pas remarquer leurs... particularités, serait faire preuve d'un puissant aveuglement volontaire dont un homme sain ne serait guère capable.

Connaissance des vampires : Certainement, les vampires ont disparu il y a fort longtemps, quelle question étrange, les gens sont bien naïfs.
Conscience : Bienheureux
Technique : /
Spécialisation :/


III. Allure générale

Description physique & morale : Emil est un jeune médecin, il est donc jeune pour un médecin, sans l'être dans l'absolu. Dandy trentenaire, il est tel que l'on pourrait s'attendre à ce que précisément il soit : un homme de taille moyenne, à l'épiderme raisonnablement pâlot. De santé fragile, il paraîtrait même chétif et frêle sans ce maintien résolument droit et énergiquement vertical qui signale à l'œil expérimenté ceux qui ont dû goûter à l'opposition contrariante, de celle que l'on ne peut combattre que seul, avant d'avoir la force nécessaire pour s'en sortir indemne.
Malgré des épaules assez larges et un visage passablement anguleux, son corps se trahit de certains traits féminins ; ainsi deux mains aux doigts fins et ronds, aux ongles coquettement rosés, bien que coupés court ; ainsi, des membres forcément plus fins que ceux de ses camarades, moins musculeux bien que soigneusement gardés à l'abri de la toile des vêtements ; ainsi enfin, un visage ambigu, aux airs sereins et rigoureux, avenant, et sur lequel pourtant court de temps à autre une lueur de malice, un éclat de jeune fille dans les yeux, un sourire moqueur qui court sur les lèvres.

Pour être plus pragmatique, Emil a deux yeux, qui par ailleurs sont bleus et n'ont rien d'autre à signaler de particulier, si l'on passe sur des cils un peu trop long pour son état. Ses cheveux fluides d'une claire couleur de noisette tombaient autrefois sur ses épaules, ont été sacrifiés à la vie adulte lors de ses débuts professionnels. Emil accorde un soin particulier à ses toilettes, mais manque peut-être de fantaisie. Un pantalon droit dissimulant des souliers brillants de cirage soigneusement appliqué, une chemise aux manches souvent larges et élégamment resserrés aux poignets ; un gilet serrant la cambrure de la taille, de moins près toutefois qu'il est de mode afin de ne pas accentuer dangereusement la féminine minceur que les dandys font semblant d'avoir, et qu'il a lui-même bien plus qu'un autre ; voici, agrémenté de jabots, de foulards, de quelques rares rubans, de broches et de boutons, la tenue standard. Vienne ensuite selon l'occasion un grand manteau dont les pans balaient le sol, à grands cols et fermé d'une chaînette d'argent ; ou la blouse du médecin en visite, régulièrement troquée contre celle, plus longue et moins ample, du chercheur en cours d'expérimentations.
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MessageSujet: Re: Emil L. Z. Stevenson   20.01.12 13:29

IV. Précisions supplémentaires

Style de combat : Adolescent, Emil espérait vivement apprendre l'escrime, ce qu'on lui accorda tout d'abord. Ce fut l'incident de trop pour ces dames, qui profitèrent de l'incident pour envoyer l'impudent petit frère bien loin, jusqu'à Sécaria, dans cet hôpital qu'il ne devait plus quitter. En bref, Emil n'ayant jamais pu apprendre la moindre passe, et étant peu solide et rarement enclin à la violence, serait renversé par un coup de vent et mettrait un long moment à s'en remettre. Mais comme pour tout homme, l’instinct peut prendre le dessus en cas de réel danger, et l’attaquant qui l’assaillirait rencontrerait une résistance brave, quoique malhabile. Vous, par exemple, oui, vous, là, essayez un peu, voir, de remettre en cause la bravoure et la virilité de notre ami. 'Verriez bien.

Talents particuliers : La dualité. A un degré moindre cela tiendrait de la névrose et non du talent, mais chez Emil c’est tout un art. Un art inné et involontaire, par ailleurs. Ce qu’Emil pense, juge, décide, soupèse prudemment, le même Emil – le même, vraiment ? – le nie, renie, bafoue, tourne en dérision, jette par la fenêtre, annihile à coups de tronçonneuse… je n’en dis pas plus, vous avez compris. Un autre système de pensée, d’autres valeurs se révèlent alors –  mais uniquement par écrit. Mais en dehors de ces rapports sur ses journées dans d’interminables carnets, on pourrait affirmer que le grand talent d’Emil est son absolue cohérence.
La médecine. Le violon, aussi, à ses heures perdues, pour faire comme les autres. Un certain goût esthétique, paraît-il, bien que très classique.

Signes particuliers :
Vêtu élégamment, quoique sans excès, même dans l’exercice de ses fonctions, même au bar.

Liens éventuels : Anciens camarades ou professeurs d’académie, anciens patients, voilà qui pourraient reconnaître Emil aujourd’hui, d’autant qu’il n’a physiquement pas beaucoup changé. Peu d’amis, ou trop passagers, pas d’amours, et qui aurait connu ses parents aurait du mal à discerner de quelle branche de la famille il peut bien venir.


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MessageSujet: Re: Emil L. Z. Stevenson   20.01.12 13:36

V. Histoire

Par le fait d’une santé incertaine, Emil ne fut inscrit sur les registres qu’après qu’il eût eu quatre ans. lorsque la famille se présenta au préposé aux registres, les discours que celui-ci recueilli furent-il des plus incohérents, contradictoires et contrariés. La mère, le père, les sœurs et les tantes avaient chacun son mot à dire quant au nom qu’il faudrait donner à l’enfant, Sous les demandes d’éclaircissement répétées de l’employé qui, considérant ce petit garçon qui assistait silencieusement à cette furie familiale, ne voyait pas quel problème il pouvait bien y avoir, la plus jeune des sœurs renonça aux débats et osa énoncer clairement un nom complet. Elle fut bien vite rejointe par l’oncle, dandy de son Etat, réclamait à grands cris que l’enfant portât son propre nom. Ainsi fut fait, tandis que le reste de la famille se battait encore : le garçon fut discrètement consulté, et déclara s’être toujours nommé Emil.. Avec le prénom d’oncle Zechariah, le compte y était. Monsieur et madame Stevenson n’avaient plus le choix.

Pour mieux décrire le surprenant développement à laquelle la mère et les sœurs d’Emil avaient assisté, il faut préciser que cela avait commencé bien avant. Les femmes seules savent saisir ces détails presque imperceptibles, ces intuitions inexplicables qui leur apprend rapidement ce qu’un homme est fier d’avoir trouvé par de longues déductions. Étant plutôt de ceux-là, je ne saurais vous dire exactement ce qui alerta ces dames
Le temps passant, et l’épisode du « baptême » ayant mis chacun devant un fait devenu par trop indéniable, des mesures furent prises, de toutes sortes, et de plus en plus radicales à mesure que les échecs s’amassaient.
Et cela recommença. La révolte suivante d’Emil, qui commença quelques mois après ces événements, consista en se débarrasser systématiquement de tout vêtement qu’on lui mettrait. Comme l’on ne pouvait décemment le laisser aller nu dans les couloirs, il fut placé dans une chambre d’une aile peu fréquentée du manoir, dont par ailleurs il aurait été inutile de verrouiller la porte si ce n’eût été pour le protéger : il ne se serait pas enfui. Et cette situation dura plus de six mois, six mois pour Emil à jouer seul dans sa cellule enroulé dans des draps ou les rideaux du lit ; six mois pour les dames de la maison à s’entretenir à voix basse, le front inquiet, et à renouveler les explications au père lorsqu’il se plaignait de dormir dans le lit le plus rugueux de toute la maison. Car ce n’étaient pas de mauvaises femmes, et sans doute elles furent venu au secours de leur étrange benjamine, si elles avaient su comment s’y prendre. A la vérité, c’est sur ses épaules à lui qu’arrivaient les draps les plus soyeux, garnis de bouillottes brûlantes de regrets comme l’est la bonté impuissante.
Puis l’oncle Zechariah, pour raisons professionnelles, vint séjourner quelques semaines chez son frère. Lorsqu’un domestique imprudent lui eût indiqué la chambre de son cher filleul, rien ne pût l’empêcher de s’y diriger à grands pas, clef en main. Appartenant à ceux qui, refusant de voir, font preuve d’une capacité hors paire à faire abstraction ce tout ce qui pourrait choquer leurs yeux, l’oncle fut pleinement satisfait de trouver le petit gars assis sur le chaud tapis, emmitouflé dans un large drap blanc précautionneusement replié sur ses épaules, jouant avec des petites soldats en bois. S’indignant qu’à cette heure, personne ne fût encore venu pour le vêtir, il réclama que l’on rende son filleul présentable. Que vouliez-vous donc que l’on fasse ? On fit comme il avait dit, et Emil enfin se retrouva à son aise dans un confortable costume emprunté en urgence au fils d’une domestique.
La patience féminine ayant ses limites, et l’enfant semblant décidé à ne jamais devenir ce que l’on désirait qu’il devînt, l’humeur changea. La mère et les filles s’occupèrent enfin d’elles-mêmes, l’aînée se maria et les deux suivantes trouvèrent à se fiancer. La plus jeune sœur, que l’on appelait à présent la « petite dernière », quitta la maison pour un prestigieux internat. A Emil, rien ne manquait que de la compagnie : laissé dans sa chambre qu’il avait fini par ne plus aimer quitter, vêtu tel le digne héritier d’une riche famille qu’il était, il vivait assez tranquille.


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MessageSujet: Re: Emil L. Z. Stevenson   20.01.12 13:37

Les jours, les semaines et les années passèrent, tout cela. Lorsqu'Emil attint sept ans de vie, il fut jugé en âge d'être de trop, et sa mère et son aînée cherchèrent un endroit où elles pourraient l'envoyer. Les écoles, mêmes assez prestigieuses pour que les enfants y aient quelque intimité, mêmes suffisamment miséreuses pour que personne ne se soucie de savoir ce que leurs marmots ont entre les jambes ou si, sous les linges gris et indifférenciés dont chacun doit se contenter, ces cheveux longs appartiennent à un jeune mâle ou à une petite femelle, même là, le risque était trop grand. Le monde ne devait pas savoir, pas avant qu'on ait mis entre l'enfant et la réputation de sa famille une distance suffisante.
Aussi l'hôpital de Sécaria n'était-il pas la pire des mauvaises idées. Le petit garçon y fut donc envoyé, une lettre et une somme considérable d'argent dans sa valise. Comme sa famille le demandait, il fut logé dans une chambre de malade en tant que déficient mental, « ou tout autre prétexte que vous pourriez bien trouver en examinant sa maudite tête dure. » L'accord, grassement rémunéré, fut passé avec le directeur d'alors, qui s'occupa personnellement de sa jeune poule aux œufs d'or. Ces deux-là s'entendaient bien, et comme Emil ne montrait absolument aucune débilité, il fut quelquefois accepté hors de sa chambre, là où il pouvait apprendre quelque chose : la consultation d'un autre patient, une réunion des médecins. Ses discussions avec le directeur éveillèrent chez lui un vif intérêt pour les choses médicales, et dès qu'il en eut l'âge, il demanda à commencer lui-même des études de physiologie. Les parents furent contactés, mais constatant qu'après plusieurs mois il ne recevait aucune réponse, le directeur prit sur lui de laisser le jeune homme décider lui-même de son destin, et l'envoya à l'Académie à ses frais. Il faut ici mentionner que cela lui coûta cher, mais la moitié seulement de ce que la famille Stevenson lui versait mensuellement pour, pêle-mêle, ses soins, ses traitements, la location de la chambre, les repas, les frais de vêtement, de lumière, son silence ; et, qui sait, peut-être également pour lui apporter le soin et la compréhension qu'elle n'avait jamais su lui offrir. De l'importance démesurée de la pension versée par Mme Stevenson, je vous laisse juges des conclusions que l'on peut en tirer.

Ainsi partit Emil Stevenson pour Jakata. Etant instinctivement fort opposé aux médecinistes, il se rapprocha de la Loge du Génie, non parce qu'il était d'accord avec ses dogmes, mais parce qu'il reconnaissait la qualité de leurs recherches et de leurs pratiques. Là, il se fit quelques camarades parmi les étudiants. Certains d'entre eux vinrent à avoir connaissance de sa particularité, mais il n'eut jamais d'ennui majeur de ce côté : car pour l'apprendre, il ne fallait pas compter sur des confidences, mais sur le hasard d'un croisement dans la salle d'eau. Or, les étudiants étant logés par groupe d'une dizaine dans un complexe comportant une chambre pour chacun, des facilités et salons communs à tous, chacun ne vit qu'avec ceux avec qui il veut vivre. Ceux qui apprirent la similitude de ses deux chromosomes sexuels, donc, le connaissaient déjà bien, et personne n'en rapporta un mot aux hautes autorités. Certains s'appliquèrent à ne rien changer de leur comportement à son égard, et ceux-là furent ceux dont il conserve le meilleur souvenir. D'autres eurent les réactions variées que l'on imagine, l'effroi, le rejet, la soudaine indifférence. Rien qui fît beaucoup de vagues, qui eût beaucoup de conséquences.


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MessageSujet: Re: Emil L. Z. Stevenson   20.01.12 13:38

A vingt-deux ans, après cinq ans d'études durant lesquels il avait fréquenté plusieurs hôpitaux en tant qu'interne, il revint à Sécaria, cette fois comme médecin. Le directeur vieillissant, après l'avoir interrogé pendant plusieurs jours et éprouvé ses connaissance et sa capacité à répondre à n'importe quelle situation médicale, même les plus improbables, l'accepta à bras ouverts dans son équipe der soin, d'abord pendant quelques mois au poste d'interne, puis à celui de médecin en titre. Mais tantôt, un an tout juste après son retour, une étrange lettre parvint jusque sur la table de chevet du nouveau praticien. L'enveloppe contenait deux feuillets, dont le premier était d'un épais papier de soie. Voici ce qu'il disait :

« Cher Docteur Stevenson,

Tout d'abord recevez les félicitations officielles des membres du jury pour l'obtention de votre Aile. Comme vous avez eu besoin de l'Académie de Jakata, à présent l'Académie de Jakata a besoin de vous. Dans des conditions particulières dont il n'est pas pertinent aujourd'hui que vous connaissiez les détails, nous avons besoin de jeunes praticiens pour une tâche dont vous saurez, j'en suis certain, vous acquitter avec gloire, conscience professionnelle et brio.
Aussi vous êtes réquisitionné au service de l'Académie pour une durée indéterminée. Quel que soit votre salaire actuel, nous vous paierons le double tant que vous travaillerez pour nous. Nous tenons dès à présent un logement en ville à votre disposition, dont vous trouverez l'adresse et les clefs jointes à cette lettre. Par ailleurs, vous aurez la joie de retrouver certains de vos camarades d'études et de travailler avec eux.
Une formation supplémentaire vous sera dispensée sans frais.
Nous vous invitons à faire vos bagages sans délais, et vous attendons chaleureusement d'ici quelques jours.

Cordialement,
Dr B., directeur adjoint de la Loge du Génie. »


A ceci, outre une clef plate couleur de bronze et une adresse griffonnée sur un papier et dont l'encre avait considérablement bavé au point que les lettres en étaient devenu presque illisibles, s'ajoutait un second feuillet, d'une médiocre facture cette fois.

« Emil,
Je ne vous commente pas la lettre que vous recevez, elle est assez claire. J'ai été contacté de la même façon, et dans les mêmes termes, il y a de cela quelques jours, et je sais que plusieurs de nos anciens camarades l'ont été de même. J'ignore de quoi il relève, mais sûrement de rien de très bon. Outre les flatteries dépourvues de sens, comme les félicitations pour l'Adosa passé il y a plus d'un an, cette lettre est d'une réelle étrangeté. Je vous presse, moi aussi, d'y répondre dans les plus bref délais, car ils ne plaisantent pas. Nous sommes réquisitionnés, réellement. Je ne peux pas tout vous dire maintenant, mais j'ai reçu il y a une semaine la visite du docteur Winter, que vous connaissez. Après avoir été contacté il y a un mois comme vous et moi le sommes aujourd'hui, il a laissé passer quelques temps, celui de mettre du temps dans ses affaires, sans répondre. Quelqu'un est venu le chercher, un individu des plus médicalement étranges, avec les plus inusuelles difformités et un épiderme dont il n'avait jamais vu de pareil. Cet individu l'a entretenu pendant des heures de sujets les plus rocambolesques, après l'avoir forcé à ingurgiter je ne sais quelle drogue qui le forçait à demeurer immobile et conscient. Je vous parlerai plus avant lorsque vous et moi nous rencontrerons à nouveau, mais en attendant, croyez-moi, faites vos paquets et rejoignez-moi dans une semaine, le 13 Vendémiaire, à la gare centrale de Sécaria. Nous partirons ensemble pour Jakata.

Bien à vous,


Dr Blue. »


Rien n'était plus suspect et injustifiable dans tout cela que le fait que les deux lettres aient été envoyées dans le même paquet.

Emil partit donc, après avoir reçu de son directeur l'affirmation que si à son retour, il était toujours un légiste capable, il pourrait probablement récupérer son poste. A Jakata, il entra en fonction immédiatement après son arrivée, et passa ses jours, et généralement aussi ses nuits, à travailler. Les tâches s'ajoutaient les unes aux autres sans qu'une fin semble prévue. Il ne vit, tout d'abord, personne qui fût vivant : dans le petit laboratoire auquel on l'avait assigné, il était absolument seul, et le resta pendant plusieurs mois. Des employés taciturnes et sombres amenaient les cadavres sur des brancards, tous les jours de nouveaux corps, et emmenaient au passage ceux sur lesquels il avait terminé ses examens. Il rédigeait, pour chaque macchabée, un rapport complet, de tout ce qu'on pouvait imaginer qu'il y ait à dire sur un cadavre, il lui fallait examiner chaque détail interne et externe sans avoir la moindre idée de ce qu'il était supposé chercher.
Mais les corps n'avaient rien de commun. Chacun était absolument unique, et les étrangetés étaient si variées qu'il ne s'étonna bientôt plus des plus grandes extravagances, au niveau de la dentition, du système respiratoire ou même branchial, et je vous passe le reste. Sur cela, il ne reçut jamais d'explications officielles, mais le docteur Blue, qui le rejoignit plus tard dans son laboratoire pour s'associer à son travail, lui confia que certaines hautes autorités procédaient à des recherches génétiques, et que les pauvres créatures qu'ils disséquaient joyeusement étaient les résultats de ces essais. Emil accepta cette explication. Avec le concours du docteur Blue, il parvint à faire suffisamment de rapprochements entre les cadavres, que l'existence d'un certain nombre d'espèces différentes fut mises en évidence, dont il fut dès lors plus aisé et plus psychiquement réconfortant d'étudier les caractéristiques et les exceptions.
La réquisition dura treize ans.

Puis un jour, le Dr Stevenson fut libre de rentrer chez lui. Il écrivit au directeur la veille de son départ.


Dernière édition par Emil Stevenson le 26.01.12 9:03, édité 1 fois
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~Et encore un schizo sur le forum.~

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Signalement : L'autre main du Destin (probablement la gauche) Compte PNJ réservé à la validation des fiches. NE PAS MP.


MessageSujet: Re: Emil L. Z. Stevenson   23.01.12 11:47

Seel a écrit:
Hello !

J'ai beaucoup aimé la lecture de ta fiche, même si j'ai étrangement trouvé la fin assez abrupte. Je n'ai pas non plus remarqué de fautes graves.

C'est donc avec plaisir que je te valide !


Ce topic vous servira à la fois d'étendard, comme de journal intime ou fourre-tout, tant que cela concerne Emil.
Spoiler:
 
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