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 Le bureau du Docteur

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~Et encore un schizo sur le forum.~

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Signalement : Hume d'environ 1m80 pour 85kg, oreille droite mutilée, porte une plaque de cuivre remplaçant sa pomette droite


MessageSujet: Le bureau du Docteur   01.02.14 20:18

Il était las, il était moustachu, il sentait bon le recaf' moulu.
De son récit et de ses déboires, peu cherchaient à connaître son histoire.
Il respirait un air plutôt impur tout en passant sa main sur ses points de suture.
Sa quête d'aujourd'hui le poussait à aller rendre visite à un psychologue dérangé.

Enfin, dérangés, ils le sont tous, d'après Vincent. Ici, il s'agissait surtout d'aller récupérer une réserve de pilules et de discuter un peu, comme à chaque fois.
Les médicaments étaient tout ce qui importait. le trentenaire ne se fiait qu'à lui même pour dire s'il avait vaincu ses vieux démons et ses peurs passées. Dans son cas, sa réponse était formelle : bien sûr que oui !
Ce n'étaient pas quelque psy, même de l'armée, qui allait le faire changer d'avis. Après tout, ils ont le chic pour inventer des arguments étranges comme quoi si l'on a le malheur de tartiner son pain de la main gauche, c'est que l'on refoule un fantasme nécrophile sur son arrière-grand mère.

Vincent sortit de l'immeuble du Quartier Nord à la façade foncièrement délabrée. Les "Trois Roses" n'avaient plus rien de fleuries. Il fit craquer ses articulations et son dos avec un gémissant plaintif.
C'était le début de la journée et pourtant cette matinée était maussade, sombre et grisâtre de relents carboniques.
Il leva la main pour alerter un cocher qui s'arrêta et le fit monter.
Une fois installé dans la calèche, il lâcha d'un ton désinvolte :


- Au Centre d'Soin du Quartier Sud siou'plait.

Un hochement de tête, un coup de fouet qui claque et le voilà parti.
Le voyage n'est pas relativement long pour cette destination. La calèche suivait les routes principales et s'arrêtait parfois à des croisements embouchés ou au-devant de marchands ambulants qui bloquaient la route. Vincent, perdu dans ses pensées, n'y prêtait pas attention et il fut presque surpris lorsque cette navette rustique s'arrêta pour de bon devant une grande bâtisse affichant une croix ornée.

Il secoua la tête puis posa les pieds dehors. Il farfouilla ensuite les poches de son pantalon, faisant cliqueter cet argent qu'il déposa, pièce par pièce, dans la paume du cocher jusqu'à atteindre la somme proprement dite.
Le conducteur se racla la gorge, le fixant prestement. Évidemment, il voulait un petit pourboire. Vincent grommela, laissant passer quelques secondes avant de rajouter une piécette de plus sur cette pile de sous qui, avec un jeu d'équilibre surprenant, ne semblait pas vaciller sous son propre poids et la main du cocher.


- C'tout c'que j'peux vous donner, mon brave.

- Ouais, ouais. C'est ça, c'est ça. Au r'voir.

La calèche se remit en route, laissant là notre ami. Une fois qu'elle fut hors d'écoute, Vincent s'exclama :

- Putain d'profiteurs !

Il passa la porte blanche délavée à double battants qui faisait office d'entrée. Il se retrouva dans une immense pièce, servant sans doute d’accueil autant que de salle d'attente, avec un comptoir au bout vers lequel il se dirigea, traversant des personnes assises sur des bancs ou discutant entre elles, patientant plus ou moins tranquillement que l'on veuille bien les recevoir.
Une jeune femme en blouse blanche arborant un chignon et une coiffe vraisemblablement d'infirmière lui tournait le dos, derrière le comptoir. Il retira poliment son béret de ses cheveux et déclara :


- 'Scusez-moi ?

Aucune réaction. Il racla sa gorge un peu plus fort.

- Hum hum !

Elle se retourna enfin avec une expression de surprise sur le visage. Elle ne devait pas dépasser la vingtaine, de ce que Vincent pouvait en juger. Elle répondit d'une voix aigüe :

- Excusez-moi ! Bonjour. Que puis-je pour vous, monsieur ?

- J'suis venu voir l'Doc. J'ai rendez-vous avec lui tous les quinze jours depuis un bon paquet d'années.

Elle cligna des yeux et sourit d'incompréhension. Il insista.

- Le Docteur quoi.

Elle eût un air hébété. Nouveau silence gêné. Elle le brisa en demandant :

- Vous souhaitez voir un docteur pour des soins ?

Vincent se frotta les yeux en fronçant les sourcils.

- Je suis nouvelle, monsieur, alors j'ai un peu de mal à comprendre ce que vous me dites !

Il soupira.

- J'suis venu voir le docteur Sertürner. J'ai rendez-vous avec lui tous les quinze jours. J'suis m'sieur Dufresne.

Son visage s'illumina. Il était temps.

- Ah ! Bien monsieur. Je vais vérifier que monsieur Sertürner peut vous recevoir. Veuillez patienter !

Puis elle disparut par une porte sur le côté.
Vincent soupira à nouveau avant de s'asseoir sur un des bancs.
Ses yeux firent le tour des gens présents, en attente de soins. Bon nombres de personnes différentes. Il y avait une file pour les personnes les plus pauvres, semble-t-il et dont l'attente semblait interminable pour bon nombre d'entre eux, qu'ils aient la peau anormalement jaunie ou le bras recouvert de bandes ensanglantées. C'était Là où il se trouvait.
Une autre partie de la pièce était réservée aux rupins qui, étrangement, ne faisaient pas foule et étaient séparés par une sorte de plaque vitrée. Sans doute avaient-il moins à se plaindre de leurs conditions de vie pour avoir à venir régulièrement dans cet hôpital.

Le jeune vieux bailla et ses yeux se perdirent dans le vague. Il cligna des yeux lorsqu'il entendit la jeune infirmière de tout à l'heure appeler son nom qu'elle ne manqua pas d'écorcher au passage.
Il se releva et revint vers le comptoir.


- Mr Sertürner vous attend. C'est la première porte à droite après ce couloir.

Elle montra la direction du doigt puis se reporta sur ses propres affaires sans autre forme de procès.
Vincent grommela un "merci" presque inaudible puis suivit la direction sans perdre plus de temps. Il connaissait ce chemin-là par cœur, en fait, depuis le temps. Et il n'y eût pratiquement aucun changement de salle à signaler jusqu'à présent.

Cette fameuse porte qui lui faisait maintenant face, avec les lettres Dr. Sertürner gravées de manière stylisée sur une plaque dorée.
Nouveau soupire, nouveau grommellement. Il finit par toquer à la porte.


Dernière édition par Vincent Dufresne le 01.03.14 1:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bureau du Docteur   04.02.14 21:12


Le Doc se faisait les ongles, sa chaise légèrement déséquilibrée vers l’arrière et ses pieds sur son bureau. Il se sentait d’humeur étrange, une envie de laisser-aller je m’en foutiste et allons y gaiement à tout envoyer en l’air. Prendre le large. D’humeur taquine et effrontée. Le genre de période dangereuse qui vous pousse à insulter votre chef et à démissionner crânement avant de tourner les talons pour embrasser la secrétaire.

Il soupira. Ça aurait pu être son abstinence prolongée qui le mettait dans cet état, mais en l’occurrence, la raison en était tout autre. Elle flottait doucement dans une petite coupelle, cadeau de la botaniste, qu’il n’aurait jamais du goûter avant son rendez-vous habituel avec un de ses patients. Ses patients… Moui, qu’il n’aurait jamais dû goûter s’il avait été un docteur et non le Docteur, et si ses patients avaient été d’un autre genre que ceux qu’il allait affronter aujourd’hui.
- Entrez

Il ne se met pas debout pour accueillir celui qui entre, lui serrer la main et lui indiquer un siège ou s’asseoir. De toute façon M Dufresne allait bien trouver un siège tout seul malgré un intellect des plus ordinaire. Le Doc continua gaiement à s’occuper de lui-même, et l’on pouvait enfin distinguer le couteau parfaitement banal qui lui servait à se curer les ongles. Mais quand même pointu. Et puis n’importe quel couteau coupe non ?
- Je n’ai aucune envie d’écouter vos fadaises habituelles aujourd’hui, autant vous annoncer directement la bonne nouvelle.

Son ton gai et enjoué faisait pétiller l’air, le faisait paraître dix ans plus jeune. On aurait quasiment pu se croire devant un adolescent un peu mûr pour son âge.
- Vous êtes guéri, je vous coupe votre traitement.

Ah mais, cela valait peut être le coup de regarder la tête d’un de ses traumatisé préféré ! Il tourna vers Vincent un regard aux pupilles dilatées qui ne laissait aucun doute quant à son actuel état cérébral, posa ses pieds par terre et se laissa aller dans son fauteuil.
- Allez, ne commencez pas à paniquer et pleurer sur la perte de certaines de vos petites pilules, vous savez bien que pour éclairer ne serait-ce qu’un peu le foutoir de votre crâne, il faudrait déjà commencer par y regarder, vous n’êtes pas prêt d’être aidé. Mais je confirme la suspension de votre traitement.

Il s’avança et appuya ses mains sur son bureau, prenant une pose « typique de psychanaliste à la manque ne sachant que prendre des poses de psychanaliste » et continua gaiement. S’il avait eu des lunettes, il aurait regardé par-dessus.
- Vous voyez votre état n’a pas de réel rapport avec celui d’un véritable déprimé. C'est-à-dire une personne avec un déficit partiel de sérotonine. J’en ai donc conclu que votre traitement ne fonctionnait que par son effet placebo, autant vous donner des maltegseirs, ça coûte moins cher.

Son esprit pétillait. Il flottait même à une certaine distance de sa tête.
Il tapotait sa lèvre inférieure de la pointe de son couteau, puis la passait lentement près de ses yeux tout en parlant d’un ton enjoué. D’un mouvement souple il se redressa, appuya la main droite sur son bureau, et de la main gauche planta son couteau profondément dans le bois de son bureau, avant de sauter élégamment de l’autre côté de celui-ci pour s’asseoir souplement dessus, en face de son patient. Là, il plaça ses mains l’une contre l’autre.

- Que diriez-vous d’essayer les hallucinogènes ? Je ne parle pas de la merde que vous prenez régulièrement, mais d’un cocktail explosifs spécialement conçu pour moi par une de mes amies.

Un sourire des plus attirant éclairait son visage qui reflétait tout le bonheur, l’honnêteté et la bonne volonté du monde.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Docteur   09.02.14 19:50

Si Salem avait su que Dufresnes se trouvait en présence de Seturner, ce filiforme et féerique fils de pute, il l’aurait sans doute plaint (un peu.) Et, quand on connaissait les relations qu’entretenaient la compassion et Salem, c'est-à-dire l’équivalent psychologique d’un divorce de longue date où chacun des conjoints essaie de tuer l’autre pour récupérer sa part sur la vente de la maison, ce n’était pas peu dire.

Ce n’était pas vraiment que Salem n’aimait pas le Docteur, comme il se faisait appeler dans le coin (l’emploi de la majuscule lui avait, par contre, toujours paru suspect. Quel genre de mecs parle d’eux-mêmes en majuscules ?) ; non ; après tout, Seturner était son bras droit dans sa quête pour ratisser Sécaria de ses vermines extra-tyrrestres et balayestres. C’était d’ailleurs un bras droit plus que compétent et totalement allumé. En fait, pour être juste, Seturner était non seulement son bras droit officiel, mais aussi son bras gauche, ses jambes, sa tête, et la paire de reins avec lesquels se tirait le gamin lespurien au coin de la rue. Quand Salem voulait qu’un boulot se fasse vite et sans tâche, il suffisait qu’il en touche une légère évocation au Docteur qui ne posait jamais trop de questions. L’efficacité de ce type faisait froid dans le dos et c’était ça, au fond, le problème : Seturner était un fils de pute glacé et cinglé et, si Salem entretenait des relations houleuses et assassines avec les concepts de compassion et j’en passe, le Doc lui faisait l’impression d’avoir de plus longtemps disséqué cette dernière et de l’avoir embocalé aussitôt. Clairement, Seturner était un Traqueur à part parmi les Traqueurs et la proximité de son poste avec le sien ne laissait pas Salem indifférent. Sans doute Seturner relayait-il ses actions à l’Etat-Major ; les Traqueurs avaient l’habitude de s’entre-surveiller et ce n’était donc pas là une suspicion très dangereuse.

Toujours est-il que le gitan n’est pas au courant de la présence de Dufresne là, tout de suite, à 5 mètres de lui, derrière le cabinet. Enfin, il le sera très bientôt, alors ne nous en faisons pas trop : en effet, le nom de « Monsieur Dufresnes » figure à l’encre fraîche dans le registre des arrivées et sorties que tenait il y a encore quelques minutes la jeune infirmière. D’ailleurs, le nom lui rappelle quelque chose. N’avait-il pas figuré dans la paperasse interminable que lui envoyait l’Etat-Major ? Mais si, mais si, quelque chose à voir avec des recrutements possibles…

Où se trouve la jeune infirmière ? Eh bien, ligotée, assommée et camouflée dans le placard de la salle de repos. Oui. Bon. Quoique Salem avait trouvé son chemisier transparent fort plaisant, sa voix très aigue lui avait quelque peu tapé dans les oreilles et il avait après tout besoin du poste, auquel il s’était auto-promu. Il faut donc imaginer la carcasse mal léchée de Salem, le buste penché en avant et la musculature saillante, la figure cernée et brune, se penchait au-dessus d’une mère de famille terrorisée et de ses trois bambins, dont l’un lui tétait le sein avidement.

« Les chiottes sont à vot’ droit’, M’dame. » Il jeta un regard profondément ennuyé sur la face des deux morveux qui se serraient contre leur mère. Le plus grand le regardait avec la bouche entr’ouvert, ce qui, vu qu’il lui manquait les incisives, était problématique.

« Maman, le monsieur il a des boucles d’oreille comme une fille », fit le gamin tandis que sa mère s’éloignait vers les toilettes demandées et promises, tirant ses enfants derrière elle. « Chut, Henry ! »
Satisfait, Salem retourna à sa lecture du registre. Dufresne, donc. Bon. Si sa mémoire était bonne, un ancien de l’armée ne serait pas trop désemparé face à ce qui allait suivre.

En-dessous de Dufresne, on pouvait lire des dizaines et des dizaines de noms ; un calcul savant aurait permis de se rendre compte que, toutefois, il manquait l’identité d’au moins une personne dans la salle d’attente à l’heure actuelle. On aurait pu le connaître sous le nom de Mr.Typhus. Salem lui préférait le titre de « Versatilis, code 2, second d’une secte qui opère du côté de l’Ookami et revend des armes chimiques Razhales aux autres groupuscules de Sécaria. » En bref : « Si on le chope, va falloir le faire parler, les enfants, alors sortez les scalpels. » Remonter le réseau jusqu’au prétendu hume n’avait pas été aisé : les Razhals étaient des interlocuteurs butés et très secrets quant à leurs commerces, et le réseau opérait avec beaucoup de discrétion, certainement aidé par la magie des Versatilis. Typhus était le seul représentant un peu important que les Traqueurs aient réussi à découvrir. S’ils perdaient ce chaînon-là, ils perdaient toute chance de remonter vers les têtes qui dirigeaient ce trafic.

Certes, les Balayeurs s’occupaient de ratisser les rangs de la Lune Rouge, mais Salem ne pouvait pas laisser une cible aussi importante dans leurs balais souvent trop brutes et ignorants des enjeux plus grands auxquels ils se frottaient.

Ça avait été difficile de forcer Typhus à venir jusqu’au cabinet ; des suivants de la Lune Rouge infiltrés avaient dû lui faire croire qu’il trouverait chez le médecin une taupe capable de lui fournir quelques souches épidémiques sur lesquelles Seturner était supposé faire des recherches pour produire un vaccin. Salem ne comprenait pas grand-chose à la médecine, aussi avait-il laissé la construction de ces détails à ses acolytes. Le problème, c’est que, si on avait décidé d’une date, aucune heure n’avait vraiment été convenue.

Dans sa blouse blanche un peu trop serrée, il avait l’air un peu ridicule en s’approchant de l’hume obèse qui transpirait sur son siège d’attente. Le Versatilis déguisé portait des lunettes semi-ombrées et un costume de gentleman qui n’aurait pas déplu au Maire lui-même. Une moustache rousse et hasardeuse poussait au-dessus des monticules pâles qui lui servaient de lèvres. Sa figure était pâle et rougie. Rien à dire : le Versatilis n’était pas un idiot ni une brute, et son déguisement était très poussé. Il n’était pas à exclure que Typhus se rende compte de la supercherie. Ou s’en soit déjà rendu compte. Dans tous les cas, Salem sourit :

« L’Doc va vous recevoir maintenant. »


L’obèse vérifia très rapidement son entourage avant de prendre la décision de se lever. Il ne paraissait pas nerveux.

« Bien, bien, allons-y, jeune homme, » fit-il d’un air condescendant.

‘Jeune homme.’ Salem n’en croyait pas ses oreilles, et dût se rappeler que tuer le Versatilis ne serait d’aucune utilité à la Traque.

Il guida froidement le gros homme jusqu’au bureau de Seturner, où Vincent et le Docteur avaient sans doute commencé à converser. Il se demanda ce qu’ils pouvaient bien se raconter, et si ses instincts quant à la présentation du concierge seraient confirmés. Puis il frappa à la porte, certain que Seturner se souviendrait de leur plan, et totalement inconscient de la présence d'hallucinogènes dans le système sanguin de son partenaire. Cela laissait le temps au patient et à son médecin de finir leur échange avant de s'intéresser à ce deuxième patient un peu particulier.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Docteur   11.02.14 19:00

Vincent cligna des yeux pendant plusieurs secondes.
D'abord interloqué, même très fortement, un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Le Docteur était ENCORE bourré, ou drogué, ou pété, ou quoi que ce soit qui altère les conditions mentales. Ce n'était malheureusement pas la première fois, ni un phénomène rare au demeurant.
Le simple fait qu'il mentionne le terme de "dépression" trahissait son état. Il était bien entendu au courant que Vincent venait régulièrement avant pour tout pour un trau... tro... psych.. quelque chose de violent pour son cerveau qui lui était arrivée par le passé. Non pas pour de la dépression, même si c'est venu se rajouter ensuite après sa rupture avec son ex-fiancée.
Le jeune vieux poussa un soupire puis mit une main devant lui en signe de refus.


- Non merci. Z'êtes encore allé faire la bringue avant qu'j'vienne, j'vois. Bon, j'vais faire comme à chaque fois qu'ça vous arrive et attendre qu'vot' voyage au monde merveilleux d'la joie s'tarisse. Histoire qu'on r'prenne comme la dernière fois.

Sur ces mots, Vincent s'assied poliment au fauteuil devant le bureau du docteur, posa son béret sur ses genoux et attendit en observant Sertürner dans le blanc de ses pupilles dilatées.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Docteur   16.02.14 14:38

Ce rendez vous, qu’il avait déjà classé dans la rubrique « tâche inintéressante obligatoire » se révélait encore moins marrant que ce qu’il avait anticipé et ce n’était pas peu dire. Ce type était vraiment indéridable. Il se plaqua les mains sur le visage et éclata en sanglots. Il se lamenta bruyamment :
- Vous êtes vraiment sans cœur, refuser un cadeau qui vient du fond du cœur aussi froidement ! Vous devriez avoir honte ! Vous êtes insensible.

Oui bon, et sinon à part ça… Il écarta les mains et fixa l’homme en face de lui, tout à fait calme :

- Vous réalisez j’espère, que je pourrai tout à fait vous les faire prendre sans vous demander votre avis et que cette proposition n’était due qu’à mon extrême bonté et ma volonté de vous éviter des moments particulièrement désagréables bien sûr ?

Un sourire carnassier étira ses lèvres et il se pencha légèrement en avant :

- Mais après réflexion, je me demande même si vous méritez de connaître ce que je vous propose.

Il récupéra alors le couteau planté dans le bois d’un geste sec, et sauta du bureau. C’était vraiment dommage. Alors qu’il souhaitait partager ces moments de félicité, chose qui ne lui arrivait pas souvent, son potentiel cobaye refusait de coopérer de son plein gré. C’était une chose qu’il aurait réglé assez rapidement en temps normal, mais une pensée gênant lui trottait dans la tête. Il avait l’impression d’oublier quelque chose d’important. A cet instant on frappa à la porte, et le Docteur cessa de rôder autour de son patient à la manière d’un carnassier.
Quelques changements subtiles d’attitude, le couteau qui reprend sa place dans un tiroir, il attrape un stylo et s’asseoir derrière son bureau avant de lancer d’une voix ferme et dénuée de toute once de fantaisie :
- Entrez s’il vous plaît
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MessageSujet: Re: Le bureau du Docteur   12.03.14 20:00

Salem se racla la gorge et décolla son oreille encirée de la porte, la gueule vide et sans expressions. D’une voix un peu aigue et traînante (ce qu’il accolait généralement aux miaulements langoureux des crétines qui accomplissaient ce genre de job (rappelons que Salem était un machiste sans considérations ni courtoisie)) :

« Oui, oui, ‘Doc. »

Il ouvrit la porte, la bobinette chéra sans soucis, et la cible-phare déjà si longuement décrite de l’organisation entra à pas lourds dans le cabinet du médecin. Salem, dans le dos du Versatilis, fit un clin d’œil appuyé à son collègue de travail et haussa les sourcils. Il referma la porte…
…mais le pied du patient s’était inopinément glissé dans l’encadrement, aussi ne pût-il la bloquer complètement. Salem, dans sa petite blouse blanche un peu trop serrée, ajouta :

« Docteur, voici votre patient Mr.Typhus. C’est sa première visite dans votre cabinet, aussi ai-je pris la liberté de constituer le dossier du patient. Je vous l’amène tout de suite. » Son regard coula vers l’hume qui se retrouvait au centre de ce petit manège. Puis sur Seturner, qui avait l’air glacialement sérieux derrière son bureau de professionnel de la santé. En somme, tout avait l’air de se passer comme prévu, ce qui alerta aussitôt le Traqueur qui savait que rien ne se déroulait jamais selon le plan. La suite lui donna raison.
La paume rose et poupine de Typhus se posa sur son avant-bras découvert, tandis que l’hume déguisé souriait délicatement :

« Ne vous donnez pas cette peine, jeune homme. "

De l’extérieur, rien ne paraissait inquiétant ou extraordinaire dans cette politesse de gentleman, énoncée avec un maniérisme parfait et compatissant.

« Prenez place parmi nous, plutôt. »

Mais pour Salem, il se passa définitivement quelque chose. Etait-ce la paume du Versatilis sur son épiderme ? Ou sa voix, ronde et chaude, qui lui rappelait les feux de camps de son enfance, ces trouées de lumière dans la steppe ?

Le gitan se secoua une première fois : voilà pourquoi on faisait toujours équipe pour serrer un putain de Versa. Ces putes de l’espace avaient toujours un tour caché derrière leur maniement du Voile, et tant qu’on ne savait pas lequel, il fallait être un Balayeur pour partir à l’attaque. (Raison pour laquelle la profession ne comportait qu’une poignée de légendes : Seel et Calliope, portés disparus, peut-être aussi l’autre chouinarde à masque, et quelques sécariens apparemment prodiges mais qu’on voyait peu sur le terrain ces temps-ci. Les autres ? De temps en temps, on en retrouvait des bouts. ) Dans un effort de volonté, il tâcha de s’élever contre cette susurration douce qui imposait à son esprit les images peu familières de son passé, atténué comme à travers la brume…et de brandir un doigt majestueux au nez de Typhus…mais déjà, il venait de visser son cul au fond d’un siège, à la droite de Dufresnes, et sa figure s’était décomposée en une expression béate et béante.

Typhus, lui, ne s’assit pas. Il fit passer son poids d’une jambe à l’autre, et croisa ses mains devant sa bedaine extraordinaire, très propre sur lui.

« Je suppose, Messieurs, que vous êtes les responsables de cette mascarade…. ? »

Il sourit poliment.

« Si vous ne l’êtes pas, je vous prie de m’excuser pour mon manque d’égards, mais j’aimerais beaucoup que vous m’introduisiez au plus vite à ceux-ci. S’il vous plaît. »

Un Versatilis qui dit ‘s’il vous plaît’, la journée n’était-elle pas merveilleuse ?
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