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 Un Miroir de Paix, un Reflet de Sang

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~Et encore un schizo sur le forum.~

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MessageSujet: Un Miroir de Paix, un Reflet de Sang   09.02.14 20:48


IDENTITÉ



Surnom : PeaceMaker
Sexe : Féminin
Âge : 27 Printemps
Race : Hume
Idéologie : Mr. Johnson
Métier : Femme de ménage… Enfin, Balayeuse





PeaceMaker


CONSCIENCE DU MONDE ET MAGIE


    Connaissance des extra-tyrestres : Mon métier étant de les exterminer, il serait malheureux de ne point les connaître. Je les connais très bien, même.
    Connaissance des vampires : Je me demande s'ils ne sont vraiment plus d'actualité, nous sommes en droit de nous le demander ! Après tous, ce serait étrange qu'ils disparaissent comme ça, en quelques dizaines d'années! De plus, un bon Nettoyeur doit toujours être sur le pied de guerre!
    Conscience : Éveillée.


PHYSIQUE


    Ce miroir brisé me renvoie une image déformée de ce que je suis devenue. Mais cependant, est-ce mon reflet ? Certes, cette mince femme me regarde, si on prend en considération la position de sa tête, du moins. En effet, ses yeux sont voiles d'un masque stylisé rouge sang, contrastant très nettement avec son teint noyé de poudre blanche. Ses pommettes rosées et son rouge à lèvres vif rappellent à ce contraste. Plus haut, une chevelure blonde ondule jusqu'à s'emmêler en un chignon sur la gauche du crâne de la jeune femme. Elle arbore ainsi une coiffure très typique, voire stéréotype, des femmes de la haute. Deux roses blanches se logent dans ses cheveux, au-dessus de ses tempes. L'épingle à cheveux qui les noue laisse tomber une cascade blonde jusqu'aux épaules nues de la douce créature lorsqu'elle est retirée pour crocheter ou user de ses pointes aiguisées. La peau toujours aussi pâle de sa poitrine généreuse sans être trop imposante est soulignée de lacets noir en satin soutenant un collier assortir. Au centre de celui-ci se complaît un cristal d'un rare et mystérieux éclat. Cet aspect aussi pur que noble est, évidemment, accompagné de vêtements du même acabit. Ainsi, robes victoriennes, gants longs et noirs (le blanc étant certainement trop salissant) ou autres escarpins sombres à talonnettes habillent ce corps de porcelaine.

    Ainsi se présentait ma Double, mon Alter-Ego, ma Vengeance, ma Passion… ma Vie.


PSYCHOLOGIE


    Me voila, étendue dans cette rare nature que l'on nomme "herbe". Cela m'apaise tant ; je peux mettre à bas mon masque, faire une pause dans cette vie plus que mouvementée, et réfléchir à ma condition. Qui suis-je vraiment ? Où vais-je ? Autant de questions simples, redondantes, qui me hantent pourtant constamment et qui m'animent. Ainsi, je ne perds pas mon être, mon identité ; pas celle de PeaceMaker, mais la personnalité cachée derrière le masque. Personnalité salie, souillée, alors pourquoi m'est-elle si précieuse ?

    Je la conserve pour me détacher de la masse, de l'Etat. J'exècre le collectivisme autant que je haie les extra-tyriens et autres immondices de zombies ghoulesques ou loups mi-humes, Balayeuse oblige.
    (C'est fou à quel point mon registre de langage peut se dégrader dans ces moments de solitude… Là où PM parle à la manière d'une dame de la haute, je ne fais guère attention à mes grossièretés. Que le rôle de bourge est amusant!)

    Evidemment, je ne rejette pas pour autant les liens sociaux, même si je n'ai pas connu l'amitié depuis bien longtemps, si je l'ai connue un jour. Après tous, on m'a formée à être paranoïaque, mon métier ne m'aide guère à offrir ma confiance.

    Oh! Je supporte aussi peu la magie que tout cela! Oui, j'en ai, malheureusement, conscience. Comment ? Ai-je dit "magie" ? Mes excuses, je voulais dire "acanotechnologie". Tss, quelle censure… Enfin, passons. Réputée pour mes méthode "non-violentes" (bien que ce terme est très surfait), je ne supporte pas le meurtre, d'où mes douces punitions réservées aux tueurs.

    En parlant de cela, un peu de douceur dans ce monde de brutes! Comme je l'ai dis au début de mon éternel monologue, j'aime la nature. Mais aussi les créations humaines, l'Art d'une manière générale. Moi-même, je créée ; mon arme fétiche si particulière n'est pas anodine : j'ai appris et j'excelle dans la couture et, de fil en aiguille, me suis initiée à la suture.

    Mh… Le soleil commence à décliner sur l'horizon rougeâtre. Je devrais rentrer à Secaria et me préparer : les nuits durant Haddoreen sont teintées de rouge, je dois donc les parcourir en blanc.


PRÉCISIONS SUPPLÉMENTAIRES


    Style de combat : Tout en légèreté, en athlétisme, en douceur, en souplesse. Mes aiguilles se plantent à de multiples endroits très rapidement, alors que je valse avec ma cible, mais aucune blessure n'est mortelle… Sauf loupé, mais les années d'expériences m'ont appris à éviter.
    Talents particuliers : Couture, suture, blessures, coiffure, tous les trucs en "-ure" qui se rapportent de près ou de loin à une aiguille, quitte à les manier, autant s'entraîner avec sous tous les angles! Oh, aussi, je suis muette. Sans mon masque, du moins, soucis d'anonymat. Mais cela ne vous concerne en rien, je doute que vous vous intéressiez à quoi que ce soit d'autre que PeaceMaker.
    Signes particuliers : Verseau. Hein ? C'est pas la question ? Ah! Ben hormis mes vêtements tape-à-l'œil et mon masque rouge sang, rien à signaler!
    Liens éventuels : Globalement, tous les Balayeurs ont déjà entendu parlé de la PeaceMaker. J'ai aussi déjà fait quelques missions aux côté du fameux couple Calliope&Steel.


MÉMOIRES


    Sur le continent de Lespure, dans une petite ville à une cinquantaine de miles de la Faille, je vis le jour pour la première fois… ou plutôt la nuit, minuit ayant sonné. Chanceuse qu'est cette jeune mère, elle connaissait une infirmière qui l'aida à accoucher de moi, mais sans présence aucune d'un mâle. En effet, l'homme qui mit la graine "PeaceMaker" s'enfuit la queue entre les jambes quand il vit le ventre de ma génitrice s'arrondir. Emplie de courage, elle m'éleva donc seule, en subvenant à tous mes besoins. Comme les trois quarts des Lespuriens, si ce n'est plus, elle cultivait la terre. Nous vivions tout à fait modestement, mais cette vie nous plaisait ; nous étions heureuses, toutes les deux.

    Avec guère d'originalité, je suivis plus ou moins sérieusement les cours à l'école du coin. Effectivement, après ces interminables journées de cours, j'aimais fuir la civilisation pour m'allonger dans un champ ou une plaine, et rêvasser, voire somnoler, en oubliant tous les soucis du quotidien. Pourquoi fuir ? Et bien, disons que le destin puéril de ces bandes de gosses doit être de frapper ou martyriser les plus faibles… en l'occurrence : moi. Question suivante : pourquoi moi ? En quoi suis-je faible ? Un simple handicap de naissance me consignait au mutisme. Ainsi, j'étais différente des autres qui ne faisait que papoter, bavasser, hurler, et ce jusqu'à agresser mes oreilles ; en rien cela me motivait à apprendre la parole. Donc je m'isolais, et appris à mes dépends à haïr ce comportement… et par extension le genre hume. Oui, je juge vite, mais qu'on vous ruine votre enfance 10 ans durant, et vous vous persuaderez que toutes les créatures de votre espèce sont à détester. Tous, oui, sauf ma mère.


    Hormis mon handicap, le temps n'arrangea rien, au contraire, je n'étais en sécurité que durant les heures de cours… ou ailleurs. Mauvaise fille que j'étais, j'abandonnais souvent l'établissement pour me réfugier dans la nature. A la lisière des forêts, dans les bosquets, courant dans les plaines ; je connaissais par cœur les alentours sur une bonne quinzaine de lieues. Mais un jour, et ce à l'encontre des instructions de ma mère, je m'aventurai bien plus loin… au Nord. C'est ainsi que je découvris les dégâts infligés par la Faille, ainsi que ces pylônes gargantuesques. Je restais, plantée là, en admiration devant ce spectacle rare. En me rapprochant à une vingtaine de mètre des pylônes, mes oreilles se mirent à siffler. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais un pressentiment : comme une force invisible qui se dégageait de cette barrière. Ecoutant mon instinct, je fis demi-tour, dis au revoir aux tours noires et rentrai chez moi.

    Ce n'est qu'au crépuscule que je rejoignis ma maison, bien plus tard qu'à l'accoutumée. Je m'attendais à voir ma mère observer par les fenêtres, attendant ma venue, mais il n'en était rien ; les dites fenêtres étaient voilées de leurs rideaux, chose tout à fait exceptionnelle car nous détestions l'obscurité. Je me précipitai jusqu'à la porte entrouverte et observai l'intérieur de ma demeure. J'y vis un homme, grand, mince, pâle, dos à moi et ma mère, agenouillée devant lui, l'air épuisée. L'inconnu tendit un bras vers elle, paume apparente. Mes oreilles se remirent à siffler, comme à côté des pylônes. Un immonde frisson assaillit tout mon corps alors que l'homme referma violemment le poing. Et ma mère… Ô maman…

    Le monstre était à présent retourné aux trois quarts, m'offrant tout le loisir d'admirer le sang maternel coulé sur son torse, ses jambes. Et ces yeux… Autour des yeux de tueur qu'il arborait, l'hémoglobine formait comme un masque rouge vif. Je tressaillis, manquant de vomir, les larmes montèrent, puis, je vis son regard plongé dans le mien. Tous deux immobiles, nous nous regardions. L'un avec effroi, l'autre avec un infâme sourire. Claquant la porte, je m'enfuis, sans larme, sans boule à l'estomac, sans peur… Ou plutôt, avec bien trop de peur pour qu'on puisse la nommer ainsi. L'adrénaline me fit regagner la ville en quelques minutes. Ici, complètement paniquée, je sautai sur un cheval et frappai si fort ses flancs qu'il partit de suite au galop, à la plus grande colère de son propriétaire. Mon rythme cardiaque ne décélérait pas, la seule image que j'avais en tête était la poitrine explosée de ma mère. Je tremblais, pleurais, criais, me pinçais à en arracher la peau pour m'extirper de ce maudit cauchemar.

    Enfin, je me réveillais. Epuisée, le soleil levant me brûlait la rétine, me forçant à refermer les yeux. J'étais en mouvement. Un mouvement très régulier, accompagné de claquements sur le sol. Je tâtai ce qui se trouvait sous moi, et constatai avec effroi la crinière du cheval. Dans un cri, je tombai à terre, sur l'herbe mouillée de la rosée du matin. Le cheval se retourna lentement pour soutenir mon regard humide. Je m'effondrais dans l'herbe. Je ne savais que faire, que penser, que dire, que vivre. A ce moment, j'étais très précisément une coquille vide. Je demeurais ainsi un temps qui me paraissait infini, avant de retourner à mon fidèle cheval qui m'avait attendu. Il amena son poids mort à un village agricole, un peu après midi. Affaiblie, c'est de nouveau le trou noir. J'ai souvenir d'être tombée, interceptée au vol et transportée.

    Mes paupières s'ouvrirent sur un homme d'une trentaine d'années. Il me demanda comment je me sentais et m'offrit une soupe avant même que je ne réponde sobrement "non". Je mangeais goulûment, tandis que l'adulte me regardait, inquiet. Les souvenirs remontèrent à la surface, avec les nausées. L'homme me prit la soupe et la posa sur le côté avant de me prendre dans les bras, son imposante épaule accueillant mes sanglots.

    Mon hôte se nommait Alnac. Je m'introduisis auprès de lui et lui racontai, tant bien que mal, le pourquoi de ma venue. Il semblait sincèrement désolé, et me proposa de m'aider, m'héberger et me nourrir. Voyant mon hésitation, il me confia qu'il était veuf, seul et abandonné, et qu'ainsi, nous pourrions nous compléter. Avec un premier sourire, certes timide, depuis longtemps, j'acceptai son hospitalité.


    Tout changea, soudain. Alnac m'emmena chez lui, à des kilomètres d'ici, à Soveyur, la capitale. J'étais émerveillée, tant par le long voyage et les paysages fantastiques que par l'immensité de la ville. Le nombre de marchés, leur circonférence, toutes les ethnies qu'il y avait là, sans compter les silos colossaux qui caractérisaient le carrefour de l'agriculture me laissaient sans voix ; c'était la première fois que j'oubliais l'espace d'un instant le décès de mon seul parent, depuis deux semaines.

    Alnac m'accueillit chez lui, une petite maison doté d'un vaste salon, comme un dojo, située en banlieue. Il ne put me faire la visite avant que je ne m'effondre au milieu du salon, sur ce tapis si confortable, pour dormir. Il en fit de même.


    Tout rentra dans l'ordre : ma dernière année d'école se déroula à sans encombre, sans moquerie, nous vivions du marchandage, Alnac partait la journée cultiver ses terres d'oignons et acheter des babioles puis je vendais ses produits sur le marché. J'appris qu'il avait fait des années de divers arts martiaux, qu'il avait même reçu des titres pour ses performances, et j'insistai auprès de lui pour qu'il m'apprenne à me défendre. Il était réticent, mais céda face à l'arme ultime des femmes et jeunes filles : les yeux doux. Alors que je lui montrais mes dons de couturières (merci maman!), il m'aida à améliorer mon élocution.


    Joyeux anniversaire, ma petite!
    16 ans… Je n'avais pas vu le temps passé aux côtés d'Alnac. En guise de cadeau d'anniversaire, il m'offrit une valise renfermant des centaines d'aiguilles de différentes tailles, une flopée de tissus blancs et noirs et des tonnes de livres qu'il appelait "l'encyclopédie de notre monde" qu'il avait eu énormément de mal à trouver. Emue aux larmes, je lui sautai au cou en aboyant des dizaines de "merci" tant j'étais heureuse de ses dons.

    Je me mis de suite à lire. Diplôme de fin de scolarité en poche, je pouvais m'atteler à la lecture de tous ces ouvrages. Anatomie, géographie, culture des différentes ethnies, médecine (pour ce qu'il y a), créatures de Tyr, astrologie, mythes et histoires d'extra-Tyrestres, et j'en passe, j'étais incollable! Il m'aura tout de même fallu un peu plus d'un an pour lire tous les bouquins qu'Alnac m'offrait. C'est alors qu'une atmosphère étrange naissait entre lui et moi.


    Une semaine ? Deux ? Non, pas plus que deux, en tous cas… Mais je n'ai pas souvenance du temps qu'il m'a fallu pour lui dire "oui". Oh, non, rien n'à voir avec le mariage! Un soir, Alnac m'avait fait un long discours sur les circonstances de la mort de sa femme. L'enquête a été rapidement bouclée sur un "malheureux accident" mettant en cause des chiens enragés qui l'aurait dévorée. Mais des chiens ne laissent pas des marques de dents humaines dans la chair. Depuis lors, le veuf cherche à se venger des ghoules, créatures à l'apparence hume qui ne se nourrisse que de la viande de leurs cousins. Puis il me rappela le meurtre de ma mère, que j'assimilais à de la magie, les mythes et légendes n'étant pas si loin du vrai. D'après la description que je lui avais donnée, il accuse un Versatilis d'être à l'origine de mon statut d'orpheline. Je croyais cela proprement impossible, croyant qu'ils avaient disparus, mais, après au moins une semaine d'hésitation, je concevais l'idée et j'acceptai de mettre toutes ces années d'entraînement en pratique pour aller tuer les bêtes qui rôdaient en Soveyur.

    La nuit même, armée de mes longues aiguilles, j'allais à une première demeure où logeait une ghoule, d'après les années de renseignement de mon premier employeur. Une serrure facilement crochetée, une discrétion absolue jusqu'à la chambre de ma cible, une aiguille plantée dans l'œil une, deux, trois, quatre, cinq fois, avec tout aussi bien ma rage que celle d'Alnac, et c'en est fini.

    Après quelques semaines à me remettre de mon premier meurtre, c'est moi qui implorai mon maître de récidiver. Il hésita mais m'indiqua tout de même une cible… puis un autre, et une autre. Ce manège dura des mois. Il dura jusqu'à ce que…
    Je suis ton cauchemar. Je suis ton repentir. Je suis ton aller simple vers l'Enfer. Je suis ta Mort, sale ghoule!
    -Non! Stop! Arrêtez! Je ne suis pas une ghoule !
    - Comment ?
    -Je n'en suis pas, regardez mes yeux, regardez mes yeux !

    En effet, ses yeux étaient normaux. Pas une trace de pourriture. C'était bien un Hume. Mais une seconde… Oui, ce détail m'avait absolument échappé : les ghoules sont des zombis pourris… En rien ils n'ont une apparence en tous points similaires à celle d'un hume, comme me l'avais jadis indiqué Alnac! Et… à bien réfléchir… Y a-t-il au moins une personne dont les yeux pourrissaient ?

    Trahie, salie, souillée. Colère, tristesse, culpabilité. Tant et tant d'émotions, de pensées s'écroulaient sur moi. Mes fines jambes cédèrent, mes armes tombèrent à terre, mes mains rejoignirent ma tête endolorie. Les larmes montèrent… Mais nulle ne coulèrent. Il s'était moqué de moi des mois durant. Voire des années durant. Son plan se dévoila à moi : ces aiguilles, ces livres, ces leçons… Tout était prémédité pour tuer ces personnes. Mais pourquoi ?

    Bien trop de questions me hantaient. Ma cible, alors qu'elle avait failli se faire tuer, s'inquiéta tout de même pour moi. Je me levai brusquement, le regarde perdu dans le sol.
    J'aurai besoin de votre maison, durant quelques jours. Je vengerai cet affront qui vous a été fait, qui leur a été fait, qui m'a été fait.

    A ma grande surprise, l'homme accepta. Puis tout s'enchaîna très vite : je voulais marquer le coup, ainsi je cambriolais la maison d'Alnac, emportant mes aiguilles et mon tissu. La rage au cœur, je cousis une magnifique robe victorienne, robes préférées de ma mère, et achetai du cuir rouge vif afin de créer le fameux masque, m'inspirant de la tâche de sang sur le visage du Versatilis il y a bien longtemps ; tout cela devait représenter ma vengeance, ma nouvelle vie, faite avec mon ancienne vie. Répugnée par ce que j'étais devenue, je me promis de ne plus jamais tuer, mais d'utiliser ces aiguilles à bon escient, pas pour embrocher des globes oculaires.


    Enfin, j'étais prête. Une nuit, habillée et maquillée de la façon la plus noble qui soit, masquée de rouge, armée d'aiguilles dissimulées dans les plis de ma robe, j'entrai dans le dojo. Alnac s'entraînait ; il s'arrêta brusquement lorsqu'il constata l'intrusion. Je pris soin de fermer les portes, et m'approchai de lui.
    Qu'est-ce ?
    -Une nouvelle vie. Et au nom de quoi as-tu annihiler l'ancienne ?
    -Ah, toi… A ton avis ? Je veux que ma femme soit vengée, je ne sais pas qui est le coupable, alors autant exterminer tout le monde qui a une chance d'être impliqué dans cette affaire vieille de 10 ans! Ha! Comme tu es naïve! Des Ghoules, j'ai réussi à te faire croire à une histoire de Ghoules! Ahahaha!
    -Mh… Amusant, amusant. Et bien, mon cher ami conteur, j'ai entendu assez de mot de la bouche de mon "père".


    Je m'approchai avec légèreté de lui, qui me fonça dessus avec un couteau. Esquivant son attaque désuète, je sautai au-dessus de lui, prenant appui sur son épaule, avant de retomber derrière lui. Me baissant, j'assénai un coup bas sur son tibia. Enfin, tandis qu'il tombait, je dégainai mes aiguilles, les plantai dans ses mollets, puis sectionnai le tendon de chaque cheville. Admirant ses essais ridicules pour se lever, je me plaçai face à lui en le fixant.
    Tu es devenue bien forte… Et bien, vas-y, tue-moi ! Qu'attends-tu?
    -Je ne suis pas ta Mort. Cela signifierait être ta liberté, et ma condamnation. Je ne suis rien de tout cela. Je suis PeaceMaker. Je suis une figure de la Justice.

    Sur ces mots, je me dirigeai, le cœur léger, vers la fenêtre, d'où je sortais.
    Et joyeux anniversaire… "PeaceMaker".
    Mh… Oui, effectivement, j'avais 18 ans. Je fermai la fenêtre et pris résolument la direction de l'écurie. La milice tapa à la porte, la défonça et emmena le coupable de tous les crimes. La preuve la plus incriminante : une mallette pleine d'aiguilles.



    Et bien ma foi, ma vie avant Secaria fut bien rythmée! J'ai fait un long voyage pour arriver dans cette "belle" ville, tout étant relatif. Là bas, mon premier arrêt fut Downward Bar, où je rencontrai les plus imminents Balayeurs et, notamment, Mancuso. Au vu de ma rapidité, mon efficacité à clore les contrats (j'ai, d'ailleurs, tût la naissance de mes talents) et surtout mon style bien particulier, je suis aujourd'hui une Balayeuse de renom, paraît-il.

    Finalement, les carrières de Balayeurs ne sont pas si différentes les unes des autres. Le seul événement notable ces derniers temps, et pas des moindres, est ma transformation… En souris. C'est mignon une souris mais… il y a plus glorieux pour une femme réputée noble. Toujours est-il que je suis restée cachée tantôt dans ma maison, tantôt dans le bureau de Caleb (j'aime beaucoup cet endroit!) en attendant que ça passe. Aux rumeurs de la pilule rouge, je n'ai pas céder, pensant cela dangereux. Au final, je n'aurai rien perdu, hormis des vêtements, puisque quelques jours après je regagnai ma stature d'hume, dommage que j'étais dans le bureau à ce moment là… Enfin, cela dépend pour qui.


    Aujourd'hui, je me pose de plus en plus de question sur mon existence, je remets en cause mon utilité… Mais je continue à revêtir le masque, ne serait-ce que pour l'adrénaline, ou bien pour le fait qu'en dehors de cela, je n'ai rien…



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Signalement : Grande, bronzée, cheveux châtains blond mi-longs, raides, fringues de princesse, bijoux. Bonne poitrine sans être exagérée, grandes jambes et musclée. Epaules larges. Visage un peu carré. Yeux lactescent.


MessageSujet: Re: Un Miroir de Paix, un Reflet de Sang   09.02.14 23:00

Pesée, soupesée, examinée, validée ! Bon jeu et bon courage, Balayeuse !



Ce topic vous servira à la fois d'étendard, comme de journal intime ou fourre-tout, tant que cela concerne PeaceMaker.
Spoiler:
 
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Un Miroir de Paix, un Reflet de Sang

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