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 Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?

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- Les sensations pures... -

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Signalement : Grande, bronzée, cheveux châtains blond mi-longs, raides, fringues de princesse, bijoux. Bonne poitrine sans être exagérée, grandes jambes et musclée. Epaules larges. Visage un peu carré. Yeux lactescent.


MessageSujet: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   18.11.08 21:29

Une histoire commence souvent par : qui, quand, où, pourquoi.
A bien y réfléchir, c’était l’essentiel, le strict nécessaire, la base, comparable à l’apprentissage de l’alphabet.

Et Talula comme à son habitude se débrouillait pour centrer l’action autour d’elle. On appelle ça être égocentrique et elle réussissait très bien.

Qui : « Madame », bien sûr.
Ce qui fut autrefois une poupée de plaisir abandonnée aux vapes de l’oubli comme tant d’autres avait bien réorienté les choses : maintenant, elle était décidée à orchestrer ce défilé de jambes nues, de poitrines dénudées, de coiffures stylisées…
C’était toujours les mêmes formes féminines dépouillées de beauté et de vie, c’est vrai, et son domaine n’avait pas énormément changé, mais maintenant c’était elle la femme d’affaires, elle qui commandait et sa nature alanguie aimait ça.

Pas grand-chose d’étonnant alors au fait de la voir avancer lentement, traversant les groupes, adressant quelques mots à chaque personne.
Talula ressemblait à un de ces étranges fantômes du passé, de sa coiffure travaillée, son sourire hypocrite et ses manières élégantes qui sonnaient faux et démodées.
Sa longue robe vaporeuse tombait en volutes à ses pieds, soulignée par les sphères de lumière illusoires qui l’accompagnaient toujours, ses amies fidèles au même titre qu’un amant ou qu’un confident.

Ces lumières colorées qui ne voulaient rien dire mais qui clignotaient dans la salle, lui donnant un air magique, un air de « il y a quelque chose de plus que vous ne voulez bien le croire. »


Quand : la nuit. Tout se passait la nuit de toute façon, une histoire ne serait pas une vraie histoire s’il n’y avait pas une scène de nuit.

La nuit, c’était le moment des confidences, le lambeau de ces secondes qu’on arrachent au temps à pleines mains en riant, le moment des crimes, le moment de l’amour, le moment des pensées…

C’était le moment idéal en toutes circonstances.

Où : chez elle. Dans son « humble demeure » comme elle aime à le dire.
Dans le rez-de-chaussée les habitués commençaient à pénétrer, prenant leurs compagnes d’une soirée dans un ballet qui pourrait presque être grotesque tant les corps en étaient pauvres.

La mécène était lascivement adossée contre un mur.
De son écrasant regard blanc et vide, elle dévisageait les arrivants avant de venir les saluer.
Les clients ne le savaient peut être pas mais ils avaient l’unique chance d’être sacrés ; ils faisaient tourner ses affaires et elle daignait s’abaisser à jouer les hypocrites quelques temps pour mieux les faire revenir comme des chiens mendiant des os.

Elle scrutait les visages, les gestes, l’attitude, pour déceler la moindre faille qui pourrait la mettre en garde.
Depuis dix ans qu’elle était dans le business elle pouvait s’enorgueillir d’avoir réussi à tenir en vie pas mal de gens.
Elle ne parlait pas seulement des filles de l’établissement, mais aussi des clandestins à qui elle donnait quelque fois un toit, un abri, de quoi survivre le temps de s’intégrer, le temps de pas grand-chose vraiment mais c’était déjà ça de donné.

Ce gros avantage venait de sa condition d’Initiée.
Elle était très bien au courant de ce qui se passait et ça lui foutait les jetons.
Tous ces meurtres, ces extra-tyrrestres qui se baladaient, sans mentionner ces putains de balayeurs qui s’étaient ramenés à la fête….
Les balayeurs, ça, c’était synonyme de gros emmerdes.
Secaria avait des relents de guerre civile.

Son cœur qui ne battait plus dans sa poitrine, ses seins qui ne se soulevaient plus sous l’effet de la respiration, son corps illusoire amorça le début d’un mouvement.
De sa longue main asymétrique la mécène défroissa les plis de sa robe vaporeuse et légère.

Un nouveau client venait d’entrer.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   22.11.08 10:33

La nuit, moment de tout les vices.
Les rues de Sécaria étaient désertes, où presque. Seuls mendiant, et marginaux peuplaient les artères de cette enflure de cité.
Sombre et lumineuse à la fois.
L'éclairage public laissait à désirer, baignant les rues d'une nappe jaunâtre de lumière discontinue... D'un coup, Sécaria avait tout d'une ville fantôme, où le cauchemar se fait présent! Et oui... Les humes étaient tranquillement rentrées chez eux, s'assoupissant sur leur deux oreilles, ne se doutant pas que dehors, un monde de paria s'éveillait à leur insu.

Il marchait...
Pour aller on ne sait trop où.
La démarche nonchalante, vêtu de son habituel costume - blouson de cuir, chapeau & lunette-, Sethy se délectait de se calme ambiant... Mais pourtant, en ce soir, il savait que les entubeurs professionnels rodaient. Vivre -ou plutôt non vivre- devenait difficile, et c'était casse co**lle! Ils ne pouvaient pas faire de cette ville leur paradis tant que des êtres comme lui existeraient... Justement, aux yeux du monde, Sethy n'existait pas. Le jour, il n'était qu'un client dans une chambre d'hôtel, ou un marginal distrayant les passants... Multi facette!

Mais pas aujourd'hui.
Le vampire avait trouvé un peu plus tôt un homme, qui lui avait donné l'adresse d'une maison close... Si ça lui faisait plaisir. Ce n'était pas par recommandation qu'il y allait, mais plus par soucis de visiter l'antre et la maîtresse des lieux. "Madame Talula", tenancière de ce lieu aussi sordide qu'attrayant; une femme froide et distinguée à ce qu'on disait.
Sa réputation la précédait, et Sethy désirait la rencontrer... Pour quelle raison? Et bien... Ce n'était pas encore très bien définit dans son esprit.

Enfin! Au croisement de deux axes, la maison close se dressait devant le non mort. Avec une architecture propre à elle, et ses lumières, il y avait un goût de maison hanté, mais ce n'était qu'un détail!
A la porte principal, une foule s'engouffrait à l'intérieur du vice -c'est tellement bon en même temps...-, que des hommes.
S'approchant lentement, Sethy rajusta ses lunettes teinté et sourit narquoisement... Les femmes n'étaient pas du genre à devenir clientes de ce genre de marché, mais ce serait amusant d'en croiser une dans l'amassement d'hume en rut.

Main droite dans la poche, on rajuste le chapeau, et on avance comme si on était un de ces pitoyables 'animaux'.
Prudemment, le vampire avançait dans la queue, découvrant la magie des lieux, cette atmosphère si particulière, si... Tentante! Les femmes ondulaient entre les clients, mettant leur charme en valeur aux yeux des reproducteurs ici présent. Ah si seulement la vie lui soufflait dans les bronches!
A peine passer le seuil de la demeure, une jolie demoiselle vint lui prendre le bras. C'était une hume, les cheveux brun et le regard si... spécial. Son corps recouvert de soie rouge laissait présager tellement de chose...
Il mordrait bien la pomme à ses côtés. Mais malheureusement...

Contrarié par cette situation, Sethy glissa sa main dans sa poche et en ressortit un billet, qu'il glissa à la taille de cette jeune et excitante femme.


"Une prochaine fois peut-être ma jolie" Lui murmura-t-il en lui offrant un léger sourire.

Là.
Adossée sur un pilier.
Une femme fortement bien vêtue, scrutant le flot de client... Le vampire, misanthrope mais poli, esquissa un bref signe de tête en guise de salutation. Il retira son couvre chef pour accentué ce "bonsoir" implicite.
Pas très à ses aises dans cet endroit, il avança encore un peu avant de s'arrêter non loin derrière elle, la dévisageant sous ses verres. Elle ou pas Elle?
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   26.11.08 21:26

Alors comme ça, on refusait les charmes de ses petites, hmmm ?
Qui serait assez fou, vraiment, pour se priver d’une nuit de plaisir, d’une nuit de gâchis, où ce somptueux corps féminin serait dévoué au moindre de ses caprices…
Talula se posait actuellement la question, en découvrant au hasard de la foule et des circonstances cette scène bizarre, tordue, où l’homme refuse la femme en rouge et lui donne un billet sans rien lui demander en retour, si ce n’est son départ.

De son temps les deals ne se passaient pas comme ça, et il y avait en général plus de coups et de sang versés que de billet doux donnés à la dérobée.

Ce n’était pas comme si la petite ne trouverait pas quelqu’un d’autre qui, un peu moins regardant sur les détails, déciderait que cette robe lui irait mieux une fois ôtée.

Oh, et voilà que Monsieur-je-porte-un-chapeau lui fait son petit numéro de gentleman.
La vampire se retint de froncer les sourcils et d’afficher un air déplaisant, consciente que le client devait être bien riche pour filer des billets aussi naturellement.
Si toute la maison pouvait s’ébattre à son corps sans rien en attendre et s’il pouvait distribuer son porte monnaie à tour de bras, alors elle supposait qu’elle devrait le remercier pour cela.

Quelle connerie.
Comme si elle, Talula, « Madame » précisément, allait s’abaisser à former un merci de ses lèvres pour l’ego du bienfaiteur inconnu au grand cœur.
Les droits de l’homme ne sortent pas d’un chapeau, eux.
On ne lui faisait pas, oh non, et il pourrait être aussi doux qu’un ange qu’elle se débrouillerait pour lui trouver un défaut ; on sait tous comme la pureté est lassante, et elle avait déjà fait preuve de ses talents tactiques lors d’une précédente rencontre avec le bien incarné.

On dit parfois que la curiosité est un vilain défaut.
Quelle chance, la vampire s’approchait très près d’obtenir la gloire des sept péchés capitaux, autant rajouter un maximum de torts et de travers à son personnage si détestable.

La grande dame tourna la tête, à la recherche de cette intriguante proie, qui s’était glissé…

Derrière elle apparemment.


Elle croisa le regard insistant de l’homme qui venait de se planquer non loin. Elle dépassait bien la foule de sa haute et frêle taille, et il était bien remarquable avec sa carrure « d’homme mystérieux. »

Il avait pourtant l’air du genre discret mais Talula avait littéralement gravé son image dans son esprit, certaine de remettre la main dessus.

Elle n’avait pas tort ; il n’était pas si loin.

De sa lente démarche, elle fendit le va-et-vient, la tête haute et le port altier d’une princesse tranchant avec la virilité et l’animalité première de tous ces êtres vivants qui erraient de bras en bras à la recherche d’un éphémère plaisir.

Elle était sûre maintenant qu’il l’avait remarqué ; elle ne saurait juger sous les lunettes fumées qu’il portait, mais elle en tout cas avait fait en sorte de ne pas ciller une seule fois en baissant son regard blanc et laiteux sur lui.

Arrivée à quelques pas de lui, elle tendit galamment son long bras frêle et le posa avec raideur sur le coude de l’individu.

Elle l’invitait implicitement à lui prendre le bras comme autrefois ladies and gentlemen avaient l’habitude de faire. Une des sphères de lumière illusoire que la Rough faisait continuellement briller autour d’elle se glissa le long de ce contact improvisé pour illuminer le visage de l’inconnu par le dessous, créant de longues ombres inquiétantes sur les murs.

Trouvant inutile de se fendre d’un stupide sourire qu’elle aurait détesté faire, Talula passa outre les traditionnelles politesses et courbettes.


« Les charmes de ces damoiselles ne vous…attirent pas assez, messire…. ? »
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   25.12.08 23:51

[Désolé...]

Le temps fût court avant que Sethy se fasse remarquer par son attitude.
Il fallait dire aussi qu'il devait être le seul à "repousser" une de ces jolies créatures peuplant ce hâvre de luxure et de divers plaisirs. C'est pas que la tentation n'était pas, non... Mais certains facteurs de sa morte personne l'amenait à décliner et à rester sur son objectif de la soirée.
Déjà, comment expliquer cette pâleur, ce dis fonctionnement corporelle face aux nymphes? Et puis... Voila, il était mort, depuis pas très très longtemps qui plus est. Il avait beau être à l'aise avec son monde, il l'était moins avec des questions de ce genre...

Vivant déjà, Sethy n'était pas un homme à femmes... Enfin... Les femmes ne lui portaient pas grand intérêt.

Cible en vue!
Attention, Dame glaçon, sauveuse et hébergeuses de ces dames arrive!

Le vampire la regarde arriver, lentement, allures d'un autre temps.
Avant toutes paroles, elle lui tend le bras... L'homme la regarde un instant, surpris, avant de lui saisir son long bras frêle. Il y avait un moment que le vampire n'avait pas fait preuve d'autant de manière, de façon digne et noble. Paradoxalement, il gardait toujours ses lunettes, et le chapeau sous le bras.
Mais il la salua, comme il se devait de saluer une Dame avec un D majuscule.

Et là, le drame... Ou pas !
Qu'est ce qu'elle sous entendait? Non il n'avait pas d'attirance pour la gente masculine... Ses furtifs coups d'oeil aux créatures qui passaient près de lui en témoignait... Ah bah oui mais elle ne pouvait voir ses yeux d'albâtres, ils étaient sous ses verres d'ébènes. Quoi que bizarrement, d'un coup, en y faisant un peu plus attention, l'ambiance autour de ces deux compagnons qui s'ignorent était devenu un peu étrange.
Sethy devenait plus prudent, il était en terres inconnues, sur le royaume d'une reine inconnue elle aussi... Enfin... Presque.
"C'est pas qu'elles ne m'attirent pas ma Dame, c'est que..."

Dira, dira pas?

"... Je suis ici pour autre chose qu'un plaisir fuguasse. 'Pour "affaire""

Oui enfin... Vite dit hein? Mort sans l'être, ou vivant sans l'être, ces femmes étaient "a croquer". Comment ça malsain venant d'un vampire?
Pour affaire... Histoire de dire qu'il ne refuserait pas une fille une prochaine fois mais que là c'était pour savoir si sa survie était menacer ou pas. Avec les agents de propreté qui s'activaient ces temps ci, autant prendre toutes les précautions!
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   26.12.08 12:21

« Hmmm »

Le ton était un peu plus froid, mais si légèrement ! – ça n’en paraissait pas bien évident. Une fois que le nouveau venu eût posé sa main sur son bras fauve, Talula reprit sa lente marche, et c’est naviguant à travers les corps, les froufrous, les éclats de lumières, et l’odeur entêtante d’un fort parfum qui répandait sa fumée au-dessus de leur tête que le duo se perdit dans la foule, couple bancal et si délicieusement étrange qu’il en devenait naturellement invisible.

Ah, il lui fallait bien penser avant de répondre ; pour peu, ce bonhomme là pourrait lui être synonyme de problèmes !... un potentiel envoyé de Riker ( le détective irait-il jusque là pour l’ennuyer ? ça l’étonnerait, mais elle ne pouvait en être sûre), un potentiel envoyé des Balayeurs, un potentiel fonctionnaire venu vérifier la conformité de ses actions, un potentiel clandestin en recherche d’un abri….ah ! C’était quasiment impossible de se décider ! Elle disposait de trop peu d’indices. Affaires, affaires, c’était bien joli, mais au niveau affaires, Talula en avait plusieurs sous la main. Et elle avait connaissance de beaucoup, beaucoup d’autres.
Les globes de lumière qui l’entouraient firent patiemment le tour de ses jambes tannées, répandant au sol une ombre inhumaine et pourtant gracieuse, qui se tordait au niveau des genoux comme un fantôme. Assombrissant aussi son visage altier et la courbe large de ses épaules et de son dos nu, portant un voile sombre sur son regard laiteux d’apparence aveugle et sur le sourire poli et hypocrite plaqué sur ses lèvres étirées.

« Le D-Bar. »
La référence soudaine à la propriété de Mancuso était chargée de sous-entendus ; car après tout, les Initiés savaient bien quelle sorte d’êtres y traînait le plus souvent. Du coin de l’œil, elle regarda attentivement comment allait réagir son compagnon.

« Depuis dix ans que je suis à Secaria, on me rabâche les oreilles avec les « affaires » grandioses de cet endroit. Mais on m’a dit aussi qu’une horrible bestiole aidait le barman à servir les clients. Quelle horrible idée ! Enfin, quoi qu’il en soit, cet endroit est beaucoup plus réputé que mon établissement pour ses « affaires. » »

Tandis qu’elle discutait, une de ses sphères de lumière se glissait le long du torse de son compagnon, s’introduisit dans son chapeau un moment et en ressortit une nouvelle fois, dégageant une froide lumière bleutée.
S’il était vraiment juste un vampire clandestin qui ne lui cherchait aucun ennui, sa peau devrait être étonnamment pâle – et elle espérait que la lumière qui se glissait autour du corps du jeune homme finirait par dévoiler un carré de peau trop clair pour être encore vivant, mettant en valeur par un jeu quelconque des canines trop appuyées ou une poitrine trop immobile. C’était probable après tout, car elle voyait mal pourquoi quiconque porterait des lunettes fumées en pleine nuit.
Elle-même ne pouvait s’enorgueillir de la pâleur habituelle des morts et rien chez elle ne pouvait trahir sa véritable nature ; et il en était bien mieux ainsi !


« Enfin, bien entendu, ça dépend quelles sortes d’affaires vous rechercher. Ce que je me demande plutôt, c’est pourquoi c’est à moi que vous désirez en parler. »
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   26.12.08 18:08

La demeure avait beau être des plus chaudes, le vampire aurait pu frissonner devant tant de glace.
La capitaine du navire entrainait le nouveau venu entre les flots débauchés, dans des nappes de lumières tamisées rougeoyantes, bleutées, et d'autres teintes de situation. Tantôt douce, tantôt sauvage, la visite était des plus 'divertissante'.
Les yeux de glace de Sethy erraient de silhouette en silhouette, de pièce en pièce, alors que son attention était entièrement à la Dame à son bras...
Cette stature, cette icône de Sécaria (putain de ville!), semblant douce mais ayant une apparence de roc, une statue de glace dans un univers sans place. Elle imposait un certain respect, une certaine forme de politesse vulgaire... Que pouvait faire le vampire à part suivre et écouter?

Plongeant de plus en plus dans les méandres de l'antre aux milles et une femmes, Sethy se sentait de plus en plus... Mal à l'aise? Ou du moins "mâle". Un problème qui n'en était pas un pour le moment.

Passant sa pâle main négligemment sur sa barbe -de 3 jours, mais qui avait beaucoup plus que 3 jours-, le vampire observait, et s'apprêta à répondre aux invitations à "aller voir ailleurs" de la tenancière, il fut coupé par cette même femme qui s'étonna -sans grandes expressions- de sa volonté de dialoguer avec ELLE.
Que faire? S'enfuir? Mentir? Ou avouer...
Avouer serait trop abrupte pour Sethy, et ce n'était pas vraiment le genre de la maison. Non, lui préfèrait les demi mots à la vérité nues. Sa condition de hors la loi, de clandestin, le mettait dans une situation délicate, il ne fallait pas que ça s'ébruite, sinon au revoir les jeux de déguisement, le fou du Roi sans roi ne serait plus en sécurité.

La sécurité... Pff, c'est juste un concept ! Depuis qu'il vit ici, dans la capitale, il n'a utiliser que de subterfuge pour survivre. Le mot 'sécurité' ne s'applique qu'aux riches de ce monde, et aux ignorants...

Tandis qu'il écoutait tout en réfléchissant, le mort-vivant s'aperçut
d'une chose inquiétante : Il ne savait pas ce que c'était, d'où ça
venait, et comment c'était arriver là, mais une sphère bleutée lui
tournait autour... Au moins il avait du succès !

"C'est quoi ça?" demanda-t-il, sur la défensive, en désignant la sphère qui lui tournait autour.

Le problème avec les clandestins, c'est qu'ils sont totalement en marge d'une vie,social ou autre, normal; Ils deviennent vite paranoïaque...

Sethy redressa ses lunettes sur son visage, et se tourna vers la Dame, tout en continuant la balade, petite mascarade.
Ses traits de visages toujours aussi inexpressif qu'un cadavre, la lumière bleutée parcourait son corps, tout de noir vêtu, et faisait apparaître un teint blafard... Mais comment dire "blanc" sous une lumière bleu?
En fin de compte, cette emmerdeuse luminescente inconnue le sauvait... Ou pas.

"Pourquoi vous? J'ai juste besoin..."

Un groupe de femme accompagnant des hommes d'une certaine aisance passa à ce moment là, le vampire baissa la voix...

"... d'aide"
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   26.12.08 21:37



Ah, besoin d’aide. Alors ça, c’était….inattendu ? Parce que ça ne l’aidait pas vraiment. Forcément, ça pouvait vouloir dire : « j’ai un problème avec l’adminsitration » mais elle ne pouvait que continuer à porter des soupçons sur lui.
Elle garda l’air parfaitement détendu et c’est à peine si son tempo de marche ralentit.


« Ça, c’est une….eh bien…une sphère… qui brille…un truc, quoi, ça peut clignoter aussi, on l’appelle Bibi, c’est dérivé de Bleu, vous voyez. Bleu, Bibi….c’est Céline qui a trouvé ça, l’autre soir. Une fille très charmante et très amusante. »

Elle fit un geste de poignet lancinant vers le globe qui recula en arrière et se réfugia derrière la nuque de l’homme, accentuant la courbe de sa nuque tachetée d’une barbe mal rasée. Talula sentit son trouble s’accentuer mais sa figure illusoire n’en montra rien. Ce n’était pas vraiment le moment que sa magie Rough fasse des siennes et elle préféra détourner son attention du dilemme intérieur qu’elle se posait sur la confiance qu’elle pouvait accorder à l’homme, en pensant tout d’abord à quel genre d’aide il s’attendait à recevoir.
Bien sûr, Talula…. Aimait… aider ; tout en détestant les humes. Et elle en détestait à la pellée. Mais on ne pouvait haïr le monde entier et certains rejetons de cet univers de tarés lui plaisaient bien, si ce n’est l’attendrissaient.

Elle craignait juste, comme tous, la venue inopinée d’un balayeur ; ce jour se rapprochait et était inévitable, la vampire s’y était préparé depuis quelques années, mais la perspective qu’un évènement puisse vraiment déraper et foutre toutes ses actions en l’air lui était proprement écœurante. Talula n’était certes pas la plus discrète de sa race, mais elle tenait un rôle un peu trop sous les projecteurs pour être réellement compromise, il faudrait être très malin pour comprendre le fonctionnement illusoire qui faisait sa couverture. Mais par contre, qu’en était-il des sans-abris, et des quelques confrères qu’elle hébergeait parfois ? Eux, elle ne pourrait pas les dénier comme elle le ferait avec sa propre personne.
Qu’en était-il de ses filles, les princesses de cette cour grise, dont les rires et les pleurs animaient le mortel ennui de l’après-vie ?
C’était dans ces pensées, et seulement dans celles-là, que Talula se sentait vaciller et perdre de son assurance. C’était dans cette pensée affreuse que tout pourrait être « balayé » à un moment imprévu – tout ce qu’elle chérissait du moins – qu’il lui arrivait encore de se sentir comme oppressée par une émotion bizarre, et il lui fallait toute sa tête pour revenir à la réalité et se rappelait que jamais elle, la Dame des Plaisirs, si tant est qu’elle puisse s’auto-appeler ainsi !, n’aurait à craindre qui que ce soit.
Tant qu’Asphodèle ne la trahissait pas bien sûr.


« Eh bien » commença-t-elle.

Elle trouva son ton de voix trop hésitant et en aborda de suite un autre, cette fois beaucoup plus dur et impersonnel.


« C’est un véritable coup de veine que vous avez là. »

La mécène se savait dans une position plus assurée que son compagnon ; pour commencer, il venait lui demander quelque chose, et elle seule pourrait décider de sa réponse. Mais de plus, il était en son domaine et ça, elle comptait bien lui faire ressentir.
Car non seulement ça flattait son ego mais ça lui permettait aussi de s’assurer qu’il avait vraiment besoin d’elle et que ce n’était pas une lubie mâle d’un style douteux.

Cette charmante petite ballade les mena au sofa ocre que la dame elle-même s’était réservée pour elle toute seule depuis neuf ans – et pour cause, avec son mètre 80 et ses longues jambes, elle avait plus que besoin de place pour pouvoir s’avachir comme elle le voulait. Enfin, normalement, elle n’était pas censée se vautrer dans son canapé devant des extérieurs qui ignoraient ses habitudes presque humesques, alors c’est avec toute élégance qu’elle s’y assit.
Elle tapota la place à côté d’elle, invitant le jeune homme à s’y asseoir. Elle profitait d’une vue de foule excellente et elle aimait garder un œil sur les nouveaux arrivants.


« Et puis-je savoir, exactement, pourquoi je devrai vous aider ? »
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   10.01.09 23:26

Cette atmosphère, des plus charmantes et vicieuse -au sens de a luxure- était si agréable... Les sens d'un mâle commun se mettait à s'abandonner devant tant de flammes alimentant le feu de ses passions. Mais un feu éteint peut il vraiment se rallumer?
Malgré son apparence, Sethy se sentait ma à l'aise dans cet environnement... Lui était habitué à la rue, les entrepôts désaffectés, le froid; et le voila projeter dans la Haute, un univers complètement inconnu, et pourtant aussi dangereux qu'une rue sombre.

Une petite ballade vers un point de non retour.
Une invitation.
Le vampire considéra un moment l'hôte de ces lieux avant de s'asseoir prudemment sur le canapé, rejoignant La Dame. De là, ils avaient une vue imprenable sur le ballet continuel des plaisirs de chairs. Le cadre devenait de moins en moins étouffant pour le clandestin au fur et à mesure que les minutes passaient.
Un trou d'Enfer dans une putain de cité apocalyptique! C'était... Presque prévisible, mais Sethy n'en revenait toujours pas de cette découverte. Son visage de marbre exprimait sa surprise au passage de certains danseurs. Oh que oui, tous voulaient danser, mais leur bourse se devait de s'alléger avant.

Un instant, il mit sa main dans sa poche, machinalement, à la recherche d'il ne sait quoi. Mais le contact avec la lame gelée de son arme le fit revenir de ses rêveries.
De l'aide... Mais pourquoi s'était il foutu dans cette situation?
Blessé dans son égo de devoir demander un soutien, frustré de ne pas pouvoir s'assurer d'y arrivé seul... Pauvre loup. Et voici la question : Pourquoi? L'art de retourner le tournevis dans la plaie... Le couteau oui, c'est pareil.

Sethy resta un instant silencieux, observant cette foule qui ne se souciait de sa présence... C'était bien la première fois! Il se dit avec amusement, que les agents de surface de la ville devraient monter leur propre échoppe, d'un genre nouveau, vu les balais qu'ils fourraient dans tout les trous qui se présentaient à eux.

Reposant son regard, caché par ses verres, sur la gracieuse Dame à ses cotés, le mort vivant réfléchit. Il pensa un instant se lever, et faire marche arrière en partant de cette maison des délices, mais à vrai dire... Ce ne serait pas très très futé de sa part.
C'est alors qu'il eut une idée...
Tomber le masque un instant.
Main droite sur l'arme dans la poche, qu'il glissa discrètement dans sa manche -on est jamais trop prudent- il prit son chapeau en attirant le visage de Talula vers le sien, au moyen bien connu du "Secret à dire". Là, les secondes s'enchainèrent avec frénésie. Tout deux cachés par le chapeau tenu de façon à effacer leur visage du reste de la foule, le vampire joua d'audace...


"Pourquoi? Pour ceci..."

Accompagnant le geste à la parole, il retira un instant ses lunettes, dévoilant -enfin- son regard voilé, les yeux d'un mort, levant le doute sur sa doulereuse nature vampirique.
Maintenant, deux voies s'offraient à lui : Soit la tenancière était une hume, ce qui, vu ses allures et son attitude, était peu probable, et appelait ses amis de jeux les entubeurs de minuit; Soit elle acceptait de mener la négociation un peu plus loin.
Dans le premier cas, le vampire ne voyait pas comment s'en sortir sans un bain de sang... C'était assez déplaisant tout de même.

Il attendait la réaction de Dame plaisir, savoir si il devait disparaitre, ou alors rester...
Par prudence, il remit ses verres teintés, et enleva le chapeau, revenant à cette position assise qu'il convenait d'avoir sur un divan de cette classe... Tout ce luxe l'oppressait.
La main sur la lame, près à intervenir, il observait Talula...
Un jour, son impulsivité audacieuse le perdra...
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Signalement : Grande, bronzée, cheveux châtains blond mi-longs, raides, fringues de princesse, bijoux. Bonne poitrine sans être exagérée, grandes jambes et musclée. Epaules larges. Visage un peu carré. Yeux lactescent.


MessageSujet: Re: Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?   22.02.09 17:28

Un sourire vorace accueillit le visage de Talula.
Les yeux morts qui la regardaient ne trompaient pas ; le fin voile blanc qui les recouvrait, la pâleur de l’homme…oui, oui, c’était un des siens, un de ses frères, un de ses compagnons de misère, un chien tout au plus, destiné tout comme elle à ronger son os en attendant – enfin ! – qu’un monde fixe leur appartienne.
Monde qui n’existerait jamais !
Oui, oui, un vampire, un frère, un être maudit qui raillait la face du monde à chaque seconde où son corps encore s’activait et rejouait une mimique macabre de vie…
Elle haïssait véritablement cette condition. Elle s’haïssait tellement.

Rejetant la tête en arrière, serrant ses poings par quelques à-coups, la grande femme se mit à rire. Entendons-nous bien ; ce n’était pas un rire plaisant ; c’était plutôt une sorte d’aboiement mesquin, rageur, désagréable aux oreilles, et terriblement naturel et spontané.
C’était un vrai rire, et ça le rendait affreux.
Même lorsqu’elle se tut – et cela fut rapidement – elle garda la tête renversée sur le sofa, les paupières délicatement fermées. Lorsque elle ne parlait pas, lorsque ses yeux laiteux étaient fermés, elle avait l’air soudainement si normale, si fragile, une hume malade et fatigué, mais une hume néanmoins.

Enfin, sans rouvrir les yeux, elle reprit la conversation d’une voix traînante :


« Tsss, tsss, tsss. C’était tout au mieux imprudent. Je qualifierai ça de…très audacieux ? Imbécile ? Quelqu’un d’autre que moi est au courant ? »

Avec sa lenteur machinale qui la caractérisait, Talula rouvrit ses yeux blancs, releva la tête et fit nonchalamment craquer quelques vertèbres, reportant toute son attention vers son camarade.

Ça semblait être le mec plutôt discret, forcément dira-t-on ; seulement, sa discrétion avait certainement ses limites. Bien sûr, elle l’aiderait. Et que voulait-il ? Un simple toit ? Une résidence secondaire ? Ou avait-il une autre demande plus particulière à lui faire ?
Il était trop tôt pour lui exprimer quelque amitié que ce soit ; le fait qu’ils portant tous deux la même malédiction les rapprochait, certes, mais Talula gardait le minimum de contact possible avec les hommes, morts ou vivants.

Il valait donc mieux ne pas lui laisser entrevoir une relation aisée et une aide facile, et délimiter complètement ses besoins et ce que sa demande pouvait engendrer de problèmes.


« Dis-moi ce dont tu as besoin ; et je verrai ce que peux y faire.
Je ne te promets pas de t’aider, toutefois, tu ne risqueras rien avec moi.
Oh, et avant de passé un quelconque contrat, tu dois comprendre que malgré nos…Similitudes….mes services ne sont pas…à sens unique. Pas que je sois une de ces chacals de commerçants, oh non, absolument pas ; seulement, je fais quelque peu…attention à ce que ma générosité ne s’ébruite pas là où elle ne devrait pas s’ébruiter. »


Elle étira ses longues jambes et les posa disgracieusement sur la table basse déjà abîmée et parcourue de coups qui était installée devant son sofa. Elle jouait nerveusement à tapoter ses doigts sur l’accoudoir de son sofa, et lança un regard circulaire dans sa salle. Apparemment, aucun accident n’était arrivé depuis la dernière fois qu’elle avait vérifié que tout allait « bien. »

« Bon, bon, bon. Pourrais-je connaître ton nom, en même temps que tes désirs, jeune individu inconnu ? »
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Il n'y a pas de traits d'esprits dans le physique. Si ?

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