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 Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]

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MessageSujet: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   21.12.08 18:21

Le petit panneau "ouvert" gigote encore au bout de sa cordelette dorée. Les bruits de la porte qui tinte et de la cloche qui grince résonnent encore à ses oreilles, bien après qu'elle ai été refermée.
Il s'est installé dans un fauteuil royal, Aleister, Daje, poussant de sa silhouette ligneuse la poussière âgée flottant dans les rayons du faux soleil-lampadaire disséminés un peu partout dans le magasin. L'air n'est jamais vraiment net ici, il y a trop de décennies autour de lui, trop de souvenirs pour qu'il en soit autrement.
Lui-même, d'ailleurs, s'est mis à sentir un peu le renfermé, à mesure que son visage de 20 ans héritait de rides, et ses belles mises s'entassaient. A présent qu'il lui fallait des lunettes pour lire, il se sentait parfaitement en phase avec sa boutique, et passait ses nuits à lustrer les magnifiques miroirs baroques réfléchissant son image maigrelette. De la décoration ambiance, brun chaud du bois et vert luisant des tentures, des cloches en verre qui scintillaient dans leur coin, de ces magnifiques épées ouvragées, là dans leur cadre, croisées, crosse offerte, prêtes à la guerre, des rangées de livres aux tranches masquées pour conserver leur couverture, il retirait une fierté durement acquise. Il adorait proprement son cadre de vie.

Un mince sourire. les registres s'entassent, constate-il. La paperasse ne lui fait pas peur, et il s'y attèle avec complaisance. On peut voir le reflet de ses cheveux liés sur la nuque, à travers les vitres, et l'éclat de ses lunettes. Invitation au calme, pour les gens à l'extérieur. Il est trop tard pour les acheteurs d'antiquités, et trop tôt pour les badauds curieux qui lui demanderons s'il ne vend pas des sabliers, par hasard. Ou un vieux livre pas cher pour pouvoir l'offrir à leur enfant qui veut un journal intime qui ai l'air vieux.
De ce cheminement de pensées, Monsieur Vargitimmen tire une grande exaspération. Les registres froissent sous sa longue main alourdie de bagues plus vieilles que lui, l'air ambiant cristallise d'énervement.
Bande.. Effroyables barbares. Assassiner ainsi de si belles pièces.. De si jolies.. petites. Choses.

Parfois, Aleister pense à fermer. A se lancer dans la vente par courrier en faisant sa promotion boite au lettres par boite au lettres (inventant ainsi la vente par correspondance très précocement.) A ne laisser entrer que les gens propres sur eux et mentalement bien ordonnés.
Ce qui équivaudrait à fermer boutique. La plupart de ses ouvrages ne sont pas SI rares que ça. Surtout ceux présentés à portée de main. La plupart des bagues n'ont qu'un peu de poussière et lui beaucoup de bagout. Beaucoup de.. Facilités à convaincre les gens. L'avantage de passer des heures à euh.. A faire les miroirs.
Du coup, il ne ferme jamais. Il continue à sourire et laisse les gens entrer, poser leurs sales pattes sur ses beaux livres et l'obliger A RENETTOYER VITRINE ET CLOCHES DE VERRE TOUS LES JOURS !!! ... Avec le sourire. Toujours.

Bref.
Les registres.
Oui.

Registre défroissé, lissé avec amour. Plume saisie, trempée dans l'encre. Acquisition.. Blabla. Demandons.. Blabla. Pas faire appel.. blabla. Ta mère en slip.. Blab-..

Le joli p'tit perroquet s'agite dans sa cage et lance une piaillerie dénudée de tout mot compréhensible.


- Oh, la ferme, connard.
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- Très surfait - PATATE royale avariée

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Signalement : Fragment de l'Etrange, 1m90, cheveux noirs, yeux très verts, peau pâle, yeux cernés de rouge par la fatigue, la maladie et la dépendance. La lumière est comme déviée de lui.Élégant en noir, porte toujours des gants. Charismatique de par son statut de démon, voir même beau. Mais finalement plutôt effrayant et dérangeant. On ne cherche pas sa compagnie. Aura glaciale : La température chute au fur et à mesure que l'on s'approche de lui. Le contact de sa peau nue dépose une pellicule de glace sur les objets et la chair, gèle et coagule tout à long terme ( Peau à environ -15 degrés ). On peut le toucher à travers le tissu.


MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   23.12.08 16:02

    « Mais je n’ai encore rien dit »

    Seel entre dans la boutique sans un bruit, sans même que la petite cloche au dessus de la porte ne tinte. Silencieux comme la mort, le démon promène un instant son regard sur les vitrines de verre avant d’amorcer une démarche légère jusqu’au centre de la pièce, puis jusque sur les étagères dont il tire un livre sans s’étonner de leur conservation. C’est une époque qu’il ne connait pas, un monde qui l’indiffère, lui semble hermétique. Il ne connaît par Tyr, ses turpitudes, ses guerres sanglantes. Il pourrait parler de milles mondes, de milles années au travers duquel il a promené son existence leste et agile. Mais pas de Tyr, cette planète lui reste profondément inconnue, secrète, voir même distante. C’est un monde qu’il hait, exècre comme un sang frelaté, une noix pourrie. Et il hait tous ses habitants.
    Peut-être est-ce pour ça qu’il porte toujours ces gants de cuir noir, pour fuir le contact de ce monde plus que pour cacher ses stigmates.

    Mais l’homme des lieux, assit dans son lourd fauteuil, presque dissimulé derrière ses registres, n’est pas un des autochtones dont il vomit le contact. C’est un versatilis, un des pires car maintenant irréprochable, souriant aux balayeurs comme le ferait un Razhal. Intouchable créature qui se permet le luxe d’avoir pignon sur rue, une boutique qui ferait pâlir d’envie certains Sécariens. Et par-dessus tout, qui se permet de devenir expert dans l’histoire de ce monde qu’il a envahi. Le visage tourné vers les pages du livre, Seel le dévisage du coin du regard.

    Qu’est ce qui t’es passé par la tête Vargitimmen ? Pour penser un instant pouvoir t’élever à la barbe de tous ceux qui te haïssent dans cette ville ? On te connait, on murmure parfois ton nom sans y associer le « monsieur » comme on le ferait pour le Maire qui apparaît encore plus nébuleux et infect que toi. Alors pourquoi ?

    Seel claque le livre d’un mouvement sec de ses doigts noirs, étire ses lèvres d’un sourire mal contrôlé, trop aiguisé pour être honnête mais qu’il dissimule vite en déplaçant son attention vers la vitrine devant laquelle se presse une jeune femme. Elle fait demi-tour, Seel aussi et s’intéresse bientôt à cette cloche au travers de laquelle il peut précisément épier à loisir le brocanteur – à défaut d’accepter de l’honorer de la fonction d’antiquaire –. Oui, je te vois. Oh bien sur ce n’est pas toi que je regarde, juste cette babiole dont j’ignore le sens juste devant mes yeux verts, pas toi, non.

    Au fait comment s’appelle ce livre. Seel détourne son regard pour en regarder la tranche « Les livres de cuisine d’avant guerre de Mama Rolande, volume II »
    WTF ?
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MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   23.12.08 16:50

Dans la boutique flotte une vieille odeur que seul les fanatiques de vieilleries (voir les violeurs de grand-mères) affectionnent. L'univers qui environne les clients est d'un feutré improbable, lorsque l'on connaît, comme toi, Seel, la nature du maître des lieux. Les livres bien ordonnées trahissent une façon de penser étouffante de méticulosité, les lignes au cordeau régissent la boutique : Parallélisme des étagères, disposition symétrique des présentoirs rectangulaires offrant à la vue de petites armes anciennes, vitrine classée par ordre de taille et petit grelot bien au milieu de la porte. Pourtant, les détails d'un chaos Versatilis raffiné sont perceptibles en cherchant dans les coins. Sous la cloche, c'est une jolie statuette d'enfant anonyme, aveuglée par un bandeau peint de noir, à genoux, et offerte visage aux cieux comme une question lamentée, qui interpelle. La posture, le réalisme, l'impression malsaine du verre glauque laissent mal à l'aise. En hauteur, là où devrait se trouver les livres plus précieux histoire qu'on les atteigne moins facilement, ce sont des sourires ronds, moqueurs, émaillés sur des masques métalliques, qui prennent de court. Les gens observateurs sont alors partagés entre "c'est un original" ou "ce mec a un grain."
Bien entendu, d'autres encore plus observateurs ne se posent même pas la question.


Vargitimmen ne relève pas le nez de ses manifestes. Il aurait fallu pour cela saluer, faire en sorte qu'un contact s'établisse. Seel préfère épier : soit ! Daje le laisse admirer la longueur blonde de ses cheveux, l'arrête de son nez, le bout des lèvres maquillées, la chemise perle, et puis les longues mains mobiles grimpant le long des pages et en froissant les coins. c'est tout ce que leur positions respectives offrent au regard. Le reste est masqué de cheveux, de bureau massif, de lunettes aigues.
Il ne prête plus aucune attention à ses registres.

A vrai dire, cela fait longtemps qu'il attend la visite de l'imbouffable démon balayeur. Il le soupçonne trop au fait de sa réputation sans tâche et trop grognard pour ne pas venir un jour ou l'autre l'asticoter, juste pour voir.
En vérité, il s'étonne même que Seel ne soit pas venu avant.
Son immobilité dure un temps certain, où il écoute chaque bruit, où il étrangle mentalement mille fois le perroquet qui couinche et heurte les barreaux de sa cage du bout du bec. Le premier mouvement qu'il fait, d'ailleurs, est d'aller jeter un voile sur la cage, après avoir déployé son grand corps maigre hors du fauteuil, pour endormir l'animal. Le bruit caractéristique d'un briquet antique roulant sa pierre et une inspiration plus tard, il apparait en entier dans le champ de vision du balayeur, le sourire léger, auréolé de fumée comme une sainte marie Cancer précoce.

- Puis-je vous aider ?

Aleister se sait pris dans une genre de traque comportementale, une chasse à l'humenité d'un nouveau genre, acérée et irrémédiable. Agitant dans l'air ses longs doigts-baguettes de tambour, il se comporte exactement comme on l'on s'attend de la part de tout antiquaire : De manière fort civilisé, et avec au visage l'air caractéristique qui veut dire "tu n'a aucune idée de la valeur pécuniaire et morale des objets que tu souille du bout des yeux ! ... Mais tu restes un client. Alors sois le bienvenu et gare à tes pattes, enfoiré."

- Ma boutique propose beaucoup d'objets pouvant faire plaisir à une ménagère, vous savez.

Il a du voir le titre de ton bouquin, Seel. Ouais.
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MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   23.12.08 19:37

    Seel étire ses lèvres, dévoile des dents acérées. Il jauge, soupèse toutes les expressions du Versatilis, semble y lire un instant puis s’y perd en baissant le regard vers le livre qu’il tient encore à la main. D’un geste lent et mesuré, il le pose sur le dessus de la vitrine à leur côté et le laisse là tandis que ses pupilles glissent de bas en haut. Cette peau pale nimbée de ses longs cheveux d’un blond étrange, presque brillant dans la lumière tamisé de cet endroit. C’est presque intime comme lieu, lui et cet endroit ressemble au ventre du monde. Là, présent, encore et pour plus tard.

    Ça a quelque chose du miroir, qui renvoie sa propre image au démon. C’est fascinant, troublant et particulièrement amusant. Un instant, infime particule qui glisse le long de ce sablier tout de bois et de verre, Seel veut y tendre la main. Pour goûter ce visage du bout des doigts. Ou le flouer, il ne sait pas encore. Après un moment d’infinie attente, il répond d’une voix grave et posée.

    « Je ne viens pas vraiment pour vos objets Vargitimmen » annonce t’il presque en murmurant.


    Seel lève la tête, comme soudainement troublé de devoir venir ici, réclamer une aide dont il pensait encore pouvoir se passer. Mais tellement d’années qu’il n’a pas réellement lutté, qu’il n’a pas laissé une plaie au flanc s’agrandir jusqu’à devenir béante. Jusqu’à le pousser à demander de l’aide.
    Le démon s’éloigne soudainement, s’écarte de la présence du versatilis qui le gène. Il est troublant, ce grand homme sec, figé sur place dans l’attente d’un mot, d’une parole ou d’un départ. Mais Seel continue de l’observer, joue presque avec les formes et textures de ce monde, ose un regard au travers d’une vitrine puis disparait en lui tournant le dos.

    « Mais oui, vous pouvez m’aider »

    Il est près du bureau maintenant, il ne sait pas s’il a été suivi. Il ne s’est pas retourné, transformé pour l’occasion en Alice au pays des vieilleries. Une Alice qui conduit le lapin blanc par quelques phrases énigmatiques lancées comme on parle de la météo – fort mauvaise soit dit en passant -. Il se retourne, rencontre de nouveau le regard bien abrité, là, derrière ces épaisses lunettes. Loin du pouvoir du démon, simplement stoppé par la présence de ces verres. Il lui offre de nouveau un sourire alors que ses mains gantées ont été saisir une plume posée à côté de son encrier.

    Il cesse de sourire. Le regarde droit dans les yeux.

    « Je veux pouvoir tuer un ange. »
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MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   23.12.08 20:17

Le livre aussitôt déposé est saisi, rangé avec une méticulosité dont l'absence aurait été anormale. toute trace du passage de Seel est balayée ainsi des longs doigts-thermomètres rectaux du Versatilis, jusqu'à la plus petite trace de buée égarée sur une cloche vitrée. Il oeuvre avec un naturel saisissant, ondulant dans la pièce avec une grande sècheresse et arrivant au bureau presque avant le Démon, sans qu'il n'ai l'impression d'avoir été suivi comme une ombre. Plutôt précédé, en fait. Au lieu de l'étonner, la demande tranche sur les lèvres claires d'Aleister un sourire un peu plus grand encore -mais toujours, paradoxalement, léger comme un souffle. Il feint l'innocence et pare son visage d'une expression de langueur instruite -Palpe des doigts remontant les lunettes exactement à la jointure des branches et des verres. Ce genre de petit détail qui trahit encore, encore, son caractère psychomaniaque.-


- Comment ? tuer un ange ? Est-ce là le titre d'un ouvrage ? Pensez vous trouver chez moi pareilles hérésies ? L'almanach des Martyrs ? Petit précis d'arrachage de plumes ? (Il lui reprend d'ailleurs, machinalement, la plume des mains, et la repose dans l'encrier, comme fait le père à son enfant qui casse tout.) Au nom du père, de l'épieu, du fils, et du baril de poudre ? Mes cinq cent canonisations, un ouvrage dédicacé par.. (un long soupir.) ? Oh, non, non, allons, je ne fais pas là dedans. Je suis quelqu'un de respectable.


C'est fou comme il se moque de toi, Seel, sans avoir l'air d'y toucher, ni à l'angicide, ni à l'intégrité de la fierté du démon. Daje enroule de longues mèches blondes à son poignet en allant papillonner ailleurs, tapoter d'un ongle les barreaux de la cage. Il profite un peu de sa position, comme tout enfoiré véritable et certifié le ferait. Il finit appuyé d'un bras métrique sur le dôme de sa cage, froissant le tissu et arborant un sourire délicieux. Tous ses mouvements ont été effectués avec la grâce maladroite et improbable des gens trop grands (du fait, Seel et lui ont a peu de choses près la même taille. La corpulence, c'est une autre histoire.)


- Quand bien même.. Quand bien même.

un petit marmonnement, cils evanescents de clarté abaissés sur ses yeux dévorés de noir, protégés de l'influence scrutatrice du balayeur, comme il a si bien été précisé. Il laisse passer un ange (sans porter atteinte à sa personne), penche la tête. Le regard intense, fixe comme l'attention d'un serpent ou d'un chat. Il sait qui tu es, mais n'a pas peur de toi, Seel. Même, il t'admire du bout des yeux. L'air ailleurs, à travers les chairs et les tissus, à travers les bibliothèques derrière son dos et à travers Sécaria tout entier. Les lèvres sont mordues. Et puis il se reprend. Sautille, s'approche. L'attitude est redevenue celle d'un homme d'affaires, concentrée.


- Qu'auriez-vous à m'offrir en échange, mon délicat visiteur ?
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MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   23.12.08 22:40

    « Beaucoup »

    C’est un simple mot qui peut vouloir tout et rien à la fois. Beaucoup, beaucoup de quoi ? De l’argent, des rêves, des années de vie. Tout, Seel en a profusion tellement que ce tout ne lui importe plus, n’est plus que le fardeau de tous dont lui à la charge au nom de tout et de tous.
    C’est tout et rien. Surtout tout mais aussi du rien.

    Seel est sérieux, le visage grave, il a cessé de sourire depuis la longue tirade amusée du commerçant, chaque mot a décomposé le visage du démon jusqu’à arriver à ce faciès sombre, dépourvu de toute finesse de jeu. Son regard suit doucement les mouvements de Daje, vogue à chaque oscillation, le voit s’approcher sans que le corps ne commence le moindre mouvement.

    Cher hôte, j’ai tout. Même ce que tu ne voudrais pas. Je sais que tu sais, et j’arrête un instant de me prendre pour humain, car à ce jeu, tu gagnes. Je n’ai pas la patience des immortels mais j’en ai la puissance, cela te convient-il versatilis, qui semble s’amuser de ma réaction. Goute chaque mot que je vais prononcer car dans quelques minutes je serais redevenu humain. Les anges n’existent pas, les démons non plus. Enfin il parait.
    Ainsi tu sais ? Maintenant vois.

    « Ce que vous souhaitez. » il susurre, caresse du bout des mots. « Absolument tout ce que vous souhaitez. Argent, richesse, amour, gloire. Connaissances et éternité. »

    Il sourit. Les marchés, c’est son rayon. Et en ne demandant pas de l’argent, le marchand de rare entre dans un univers que le démon connait, celui de l’impalpable, du pacte.

    « Mais les balayeurs peuvent aussi vous oubliez pour les 10 années à venir. C’est sans doute ce que vous préférez, ne plus voir ces rats humains qui se glissent jusque devant votre vitrine, parasite chaque objet de cet endroit de leurs mains grasses et poisseuses, qui font tout tomber et ne ramasse ni ne s’excuse jamais. »

    Il se rapproche au fur et à mesure que sa voix s’alourdie, chargée de menace, de colère, d’une haine qu’il sait être la sienne mais qu’il projette dans les ambitions de l’ambitieux versatilis.

    « Les balayeurs vous haïssent. Et je peux arranger çà. Vous n’avez qu’à accepter. »

    Il n’a presque pas bougé, peut-être cet infime pas en avant. Mais peut-être Daje a t’il imaginé ce mouvement car quelques secondes plus tard, Seel regarde pensivement un miroir qui ne lui renvoie aucun reflet, là au fond, du côté de cette porte qui mène à l’arrière boutique.
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MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   23.12.08 23:14

- Hm..

Le Versatilis est pendu à ses lèvres, pendu à ses vindictes. Chaque mot est le sceau de piété d'une vérité abominable. Rustres. Détestables. Incultes. Pompeux. Soupçonneux. Grossiers. Et laids. Balayeurs. Il semble sur le point d'exploser de rage à ces évocations apocalyptiques qui surviennent parfois dans sa boutique. Chaque pallier fait plisser ses yeux, découvrir ses dents et serrer ses poings, et la plume (reprise un peu plus tôt lors de ses pérégrinations) sous trop de pression, rompt avec un claquement sec, point d'orgue d'une monumentale colère couvée, qui retombe alors, comme un soufflé. Il cesse de trembler, s'éloigne en secouant la tête, approchant de la porte pour vérifier que Seel n'a pas lancé un anathème qui aurait fait rappliquer tous les balayeurs de Sécaria. Ceci fait, et le masque de la sérénité une nouvelle fois apposé à ses traîts, ils revient, joint les mains comme un télé-évangéliste, le sourire authentique mais faisant le moins cas possible de l'air noir du démon.


- Si vous voulez bien me suivre,
ronronne la voix devenue chantante. L'absence significative d'humenité entre nous ne saurait souffrir de la belle vue sur la rue que nous offre ma magnifique échoppe.

Une faction de secondes, un rideau de perles, une porte, un couloir façon pièce de métal vissée au sol par le gigantesque écrou du colimaçon le transperçant de part en part, une autre porte, et enfin, plus de noirceur encore, plus d'intimité secrète, soyeuse, délicatement perlée de poussière. Sous la lumière faiblarde d'une toute petite lampe à pétrole, les murs reculent et se dérobent, les étagères deviennent des ombres menaçantes. L'éclat des vitres rappelle celui des lames tirées de sous les manches, et le sourire d'Aleister Vargitimmen ressemble à un fanon de sauvetage dans une mer d'encre. Il y a plus de toiles d'araignée, ici, un peu moins d'ordre. Son essence double s'exprime bien grâce à ces deux pièces. L'une tellement brillante et claire que l'on pourrait croire que c'est la boutique entière qui est sous vitrine et que l'on vend comme objet précieux, l'autre comme un réservoir de charbon suiffeux où chaque respiration devient un soulèvement d'armée entraînée par les soldats Echo. Son rire grésille contre les parois invisibles, à croire que le désordre ambiant le laisse d'une humeur délicieuse. En même temps qu'il fouille, il fait la conversation.


- Que de ténèbres.. Les espèces telles que nous prolifèrent dans le noir comme les moisissures dans la confiture.. Humm.. Qu'est-ce que cela.. ? Certainement pas. Peut-être.. Non, non. Voyons.


Gling, gling, frush, frush, fouille-t'il. Et les longues pointes de ses cheveux encerclent sa taille avec délicatesse. Disparaît bientôt du faisceau qu'il a gentiment laissé à son invité séculaire, complaisamment dévoré d'ombre.


- Quel genre de méthode affectionnez-vous ?


tous les autres bruits, ceux de l'extérieur, ont été occultés. Un vrai tombeau de plomb.
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MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   27.12.08 12:24

    « Violente »

    Seel transperce l’obscurité de ses yeux verts, véritable flamme dans laquelle se reflète le peu de lumière de la pièce. C’est un brulant miroir, fiévreux, qui guette chaque bruit de son hôte à travers le voile d’obscurité. En pleine lumière, Seel semble juste bizarre, dans le noir il est intensément terrifiant. Et son air sombre, soudain rendu sérieux par la finalité de ce contrat transforme le fanfaron complaisant en faucheuse silencieuse.

    Silence. Seel répète, en précisant :

    « Comme vous devez l’imaginer. Je déteste tout ce qui se rapporte aux ailés, ils sont bienveillants, désespérants de mièvrerie et celui que je chasse m’a mis des bâtons dans les roues pour la dernière fois. »


    Zack, responsable de tout ce temps perdu, Zack qui a amené Riker jusqu’à lui, Zack qu’il l’a dénoncé. Tant qu’il restait à une distance respectable, Seel lui accordait une simple inimitié. Mais depuis cette soirée, la guerre avait été enclenchée, avec son lot de colère, de gestes dans le vide et surtout d’attaques réussies. Après tout, n’avait-il pas été lui-même jusqu’à arracher les ailes du dernier ange qui avait tenté de le briser ? Mais il avait perdu beaucoup trop.

    « Malheureusement, ils ont la fâcheuse habitude d’être immortels » Il jette un regard sur ses mains gantées avant de reprendre « Seuls les gens comme moi peuvent les tuer. A fortiori, seuls les gens comme lui peuvent me tuer. »

    Foutu Dieu qui avait installé cette règle. Seel avait souvent eu l’envie de rappeler aux anges les vertus de la réalité par une bonne droite.

    « Mais je ne peux pas le toucher. J’ai déjà trop donné de ma personne pour assassiner des anges. Je ne tiens plus à perdre quoi que ce soit pour ces êtres là… Vous comprenez ? »

    De l’autre côté, loin derrière des étagères, au delà de la chape de ténèbre abattue comme du plomb, il perçoit encore les bruissements de quelqu’un qui fouille, retourne des objets. Puis plus rien.

    « J’espère que vous concevez mon problème. »
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MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   27.12.08 18:09

La voix distinguée, au sein de son ventre de ténèbres, est étrangement altérée, comme une bougie en plein vent dispense moins de lumière.

- Il vous faudrait en ce cas un vous-même de remplacement.. Un bâton-Démon, une Lance-Démon, un evil cure-dent.. Je peux vous fournir l'armure, le heaume groin et le cheval fantasmatique, si vous désirez transformer votre chasse en joute. Hmhihi. (Le gloussement résonne électriquement.) Oh. Merveilleux. Parfait.


Un froissement plus tard, un bruit de coffre lourdement refermé, et le Versatilis réapparait brusquement dans la lumière, le sourire lunaire, son visage et ses grands yeux noirs cerclés de bleu vif très proches de Seel, clown triste sous acide. on ne sait quand, ses cheveux ont été détachés, et ils coulent à présent librement sur ses joues, renforçant encore son air halluciné. On peut détailler les pores de sa peau, et même les légères passades de maquillage, qui laissent des zones moins vivantes sur ses joues, au coin de ses yeux, dans les creux du nez. Entre leurs visages est apparu une longue aiguille d'os pâle, creusée de motifs couleur nuit, sur la quelle il abaisse le regard, fasciné.

- Ceci me semble tout indiqué.


Perdant son air aussi sèchement qu'il est apparu, Vargitimmen virevolte, s'écrase avec grâce dans une chaise qui se trouvait là, semblant décréter qu'ils sont vachement bien, dans l'obscurité, et qu'ils peuvent tenir une conférence tranquillement. Siège en vis à vis tapis dans l'ombre, qu'il lui désigne. Sur la table d'apoint, où trône leur source de lumière et l'objet écharpé, prend place une main, qui s'attèle à égrener le temps du bout d'ongles légèrement prédateurs. L'explication sur l'artefact ne vient pas tout de suite, comme s'il était distrait.


- Exactement, cette jolie petite chose est une seringue. Humm oui.. Moui.



Enfant qui vient de recevoir un cadeau de noel, il saisit l'instrument, le plantant à l'oblique dans son poignet offert, absolument extatique. L'objet creux s'emplit de noir, par à coups. La seringue l'hypnotise comme un coït, le fait ronronner sourdement.
Et puis, brusquement, l'aiguille est saisie, à pleine main. Il l'abat à grand bruit dans un bouquin qui traînait sur la table, le transperçant comme si c'était du beurre. Vlan. Il ne faut qu'une seconde avant que la tête sculptée de l'aiguille n'agisse comme un piston, libérant le sang d'un coup, avec tant de force qu'il jaillit des pages et macule la table.

- J'adore cet objet. Imaginez à présent que c'est un angélique postérieur qui vient d'être empalé ainsi.. Hihi. (Le visage reprend un sérieux granitique, ensuite.) Cela est assez violent pour vous ? J'ai la version sarbacane, si vous voulez.


Seigneur.
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Signalement : Fragment de l'Etrange, 1m90, cheveux noirs, yeux très verts, peau pâle, yeux cernés de rouge par la fatigue, la maladie et la dépendance. La lumière est comme déviée de lui.Élégant en noir, porte toujours des gants. Charismatique de par son statut de démon, voir même beau. Mais finalement plutôt effrayant et dérangeant. On ne cherche pas sa compagnie. Aura glaciale : La température chute au fur et à mesure que l'on s'approche de lui. Le contact de sa peau nue dépose une pellicule de glace sur les objets et la chair, gèle et coagule tout à long terme ( Peau à environ -15 degrés ). On peut le toucher à travers le tissu.


MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   28.12.08 1:25

    Seel observe. Comme un enfant regarde se mouvoir un automate dans une vitrine, détaille les gestes mécaniques avec une appréhension flouée par la vitrine étincelante. Mais prend garde démon, pas de verre autrement que sur les murs de cette immense vitrine dans lequel tu es toi-même entré. Et même si les ténèbres sont rassurantes, l’aiguille qui apparait devant son visage lui arrache un froncement de sourcil agacé.

    Comment ? Un si petit objet, le versatilis ne se moquerait-il pas de lui avec ses airs complaisants, ses sourires mielleux et son rire à peine retenu. Seel ne trouve pas la plaisanterie à son goût et c’est le visage encore davantage fermé, le regard réduit à une fente brulant l’obscurité, qu’il regarde le commerçant s’asseoir et noyer le lourd fauteuil de ses cheveux blonds.

    « Je n’ai sans doute pas assez précisé que cette race était immortelle et que je n’aime même pas le rouet qui va avec si … »


    Tais-toi Seel. Le démon regarde fasciné l’aiguille qui vient de mordre la chair offerte comme dans une pate absolument malléable. Le maquillage s’en abime, pas un son, pas un sens n’apprend au démon l’intérêt de la chose, du spectacle qu’il accepte cependant en bon public. Cet homme sait vendre, plus que n’importe qui dans cette ville, même avec plus de charisme que les Razhals. Et Seel se prend au jeu, comme un gosse qui accepte de croire au père noël pour une unique soirée.

    Et puis, le livre. Les prunelles se figent soudainement sur les pages liliales qui s’empourprent de ce sang projeté avec la puissance d’une balle. Soudainement, il n’y a plus que l’aiguille dans le champ de vision du démon. Et l’odeur du sang, apparue avec une telle force qu’elle en a infiltré ses poumons comme on brise une porte. Le sang du versatilis qui remonte jusque là. C’est grisant, étourdissant de puissance et de sensualité.

    Seel s’avance et ses mains viennent enserrer les accoudoirs du fauteuil dans lequel est assit Daje. Il coince de sa silhouette celle du Versatilis, son visage à quelques centimètres du sien. Je te vois, par-dessus tes lunettes. Et je sais que tu connais déjà la réponse à ta question. Ma réponse personnelle.
    Vous êtes intelligent Monsieur Vargitimmen, car oui désormais je t’honore de ce titre, d’un vouvoiement qui devient autre chose que poli. Les démons et les anges ne se supportent pas. Et que ferait le sang d’un démon dans les veines d’un ange. Un cocktail Molotov se glissant partout, réduisant la créature en nuage de fumée, acide sulfurant, dévoré de l’intérieur. C’est tout bonnement affreux, d’une douleur cuisante qui rend fou. C’est absolument…

    « Parfait »


    D’un geste lent, la main de Seel, se relève, caresse le poignet blessé avant d’aller chercher l’aiguille et de l’extirper des doigts. Avec une infinie délicatesse, étrange, larvée de brisures glacées propre au démon. Il sourit, puis se redresse.

    Plus rien d’autre n’existe que l’aiguille qu’il tient dans le creux de sa main, dont la pointe perle encore d’une unique goutte de sang. Et termine de maculer les doigts qu’il avait déjà rougis au frottement de ce simple orifice né de l’aiguille.

    « Monsieur, vous êtes formidable. Cet objet.. »

    Il la lève, la mire un instant dans la lumière diffusée par la lampe - dont la lumière à quelque peu changé après que quelques gouttes carmines ne soient venues la tâcher-.

    « Est absolument parfait. Vous êtes un grand antiquaire. J’ignorais moi-même qu’une telle chose ait pu exister… »

    Il tourne le regard vers le versatilis, plonge dans les pupilles si dilatées que les yeux en paraissent d’un noir d’encre. Il sourit encore, étire ses lèvres complaisamment comme un baiser que l’on s’apprête à envoyer.

    « Sommes-nous toujours d’accord pour le prix ? »
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MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   07.01.09 5:10

Oh oui.
Cela fera mal à l'ange. L'aiguille est là, gisante entre les doigts de Seel, innocente. Elle est noire. Perd sa couleur peu à peu, redevenant bleue, translucide. Cette chose pourrait presque être vivante. Et en demande de sang. On sent qu'elle n'est pas froide. On sent qu'elle est malveillante. On sent que dans le cul d'un ange, cela fera un feu d'artifices des plus chouettes.
Oooh oui.

aux environs du livre est étalé un soleil écarlate, concurrençant la lampe de son éclat noyé. Les parois de verre grésillent d'ailleurs quand le sang entre en contact, bruit incongru et déplacé, dans l'immensité de ténèbres où s'égaie l'odeur de fer comme un brouillard de pollen qui s'insinue partout. La proximité est délicieuse, charnelle, infecte. Un hume se sentirait mal. Mais eux, eux.. Ils sont dans leur élément. Secret et noir univers de conspiration fuligineuse.

A dire vrai, Seel, votre présence m'aura fait un bien fou. J'oublie parfois trop vite qui je suis quand tout ce qui se presse à ma porte ne vaut pas la moitié de ma chemise. Même à présent qu'elle est tâchée.

Autour de ses yeux, décor de maladie, sont apparues des veines gonflées, comme si les quelques gouttes prélevées avaient engendré une surproduction. Un lourd trait rouge macule librement le poignet, bientôt dérangé dans sa belle symétrie avec les lignes de sa peau, par les doigts gainés de cuir du Démon. Le face à face le fait sourire, il semble, un instant, doux comme un agneau et aimable comme un enfant. Son odeur, celle de ses cheveux ligneux et clairs comme le parfum de ses cosmétiques est perceptible, à cette faible distance. C'est agréable. Bien que faux, incroyablement faux. Il penche la tête. Se laisse admirer, avec un regard fuyant, voulu.
Saisi les poignets de son client, le redressant en même temps qu'il se lève, le dirigeant comme une poupée le temps d'échapper à sa proximité. Sa voix et son sourire dansent dans les ténèbres, chat de Cheshire, alors qu'il se laisse dévorer à nouveau.

- Un oubli stratégique d'Ashes Apologizes, de la part de vos presque semblables. Pendant Dix ans. Bien sûr, que je suis d'accord.


Il ne réapparait pas là où on l'attend. Mains pleines de bagues des deux côtés de la table, le visage juste au dessus de la source de lumière. Et maintenant, je vais te raconter une histoire qui fait peur. Ses lunettes, miroirs sous la lumière, renvoient le fond de la pièce, sans trace de Démon.

- Bien entendu, si vous désirez revenir me voir, cela sera avec grand plaisir..

Tu n'es pas une menace, Seel, tu es un client. Pas vraiii ? Daje tourne autour de lui comme un torero face à un taureau. Ils sont tous deux excités par le rouge, n'est-ce pas ? La lampe est saisie. Tiens, ses cheveux ne bouchent plus sa vue, ils sont sages, ordonnés de nouveau, posés sur sa nuque, corbeau de tempête apaisé.
Il se lèche le poignet, avec délice.
Et chemine vers la sortie de son antre, sans jamais trébucher sur rien. Pourtant, ça, c'était certainement vivant. Le bruit du rideau de perles. Les lampes. Le faux jour. Le brouillard au dehors. Monsieur Vargitimmen est redevenu absolument propre sur lui, absolument commerçant. Malgré ça, la vieille dame en fourrure pâlit à leur apparition, repose précipitamment son livre, à l'envers, et sort sans souhaiter la bonne journée.

- Eh bien ? Enfin. Peu importe. Très bien, nous sommes d'accord ?


Candide, il se retourne vers Seel, en s'installant dans son grand fauteuil, qui bruisse.
Ah, et. Si la dame a eu la trouille, c'est ptet à cause de son propre sang à la commissure des lèvres, tiens. Ouais, p'tet bien.
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- Très surfait - PATATE royale avariée

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Signalement : Fragment de l'Etrange, 1m90, cheveux noirs, yeux très verts, peau pâle, yeux cernés de rouge par la fatigue, la maladie et la dépendance. La lumière est comme déviée de lui.Élégant en noir, porte toujours des gants. Charismatique de par son statut de démon, voir même beau. Mais finalement plutôt effrayant et dérangeant. On ne cherche pas sa compagnie. Aura glaciale : La température chute au fur et à mesure que l'on s'approche de lui. Le contact de sa peau nue dépose une pellicule de glace sur les objets et la chair, gèle et coagule tout à long terme ( Peau à environ -15 degrés ). On peut le toucher à travers le tissu.


MessageSujet: Re: Petites Mécaniques Commerciales [Terminé]   30.01.09 1:04

    « Mais bien sur, Monsieur. Vous êtes un honnête commerçant, vous avez vous-même fait visiter votre arrière-boutique à une idole des balayeurs. Je n’ai rien vu. Rien qui ne nécessitera de nouvelles visites de mes collègues en tout cas. »

    Bien sur qu’il arrachera de ses mains toutes les feuilles parcheminées qui indiquent ton nom, brocanteur. Méfiance, cet homme était peut-être un versatilis. Mais Seel est venu et a vu. Il n’y a plus rien dans cet endroit que des denrées impérissables pour enfants gâtés. Le propriétaire ? Un original.

    Que tu es corruptibles Seel, pour une aiguille, tu trahis Calliope. Si elle savait, sans doute apprécierait-elle moins de ne pas t’avoir aussi empêché d’intriguer.

    Le démon fixe un instant la vitrine, là où la vieille dame a précipitamment disparue. Il se déplace, silencieux, jusqu’au livre posé à l’envers et le remet dans le bon sens. Avec cette imitation presque caricaturale de la vitesse avec laquelle l’antiquaire s’était empressé de lui retirer chaque chose des mains. Un sourire en coin, oui ce geste n’est pas innocent.

    Il revient, pas réellement décidé à rester, ni à partir maintenant que le marché est conclu. Daje ne lui a pas reprit des mains, Seel n’a pas rendu l’aiguille non plus. Et les papiers cadeaux ne sont sans doute pas de mise.
    Sa main se lève, gantée de noir, apposé ses doigts sur le visage du versatilis, essuie le sang qui macule la peau d’une teinte grisâtre.

    « Voila pourquoi votre cliente s’est enfuie. Qui sais à quels drôles de jeu vous vous exercez dans votre arrière boutique »

    Si seulement lui aussi avait l’allure suffisante pour se permettre ce genre de remarque, avec ses yeux rougis par la morphine et la fatigue, ses dents trop aiguisées, son sourire trop pointus, son regard trop acéré. Non vraiment, il n’est pas en position. Mais il se permet, c’est sa nature.

    Il attrape le bas de sa chemise, y nettoie le bout de ses doigts, teinte le noir d’un rouge invisible.

    « Je n’ai pas pour habitude de passer deux fois au même endroit, Monsieur Vargitimmen. Je pressens cependant la visite de mon alter égo. Ces êtres là sont pires que nos ombres »

    L’ange, qui est au centre de toutes les attentions du démon. L’ange, encore cet ange, sans cesse. Lui. Et toutes les pensées qui convergent vers lui vrillent sans cesse, c’en est insupportable. Mais maintenant, il a l’aiguille. Enfin.

    Il tend une main; glaciale au travers du cuir rigidifié. Puis tourne les talons et sort du magasin sans un bruit. Finalement, la clochette n’aura pas teinté cette fois si non plus.
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