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 [Ephèmère] Jack Carlyle

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MessageSujet: [Ephèmère] Jack Carlyle   25.03.09 16:34

Identité


Nom : Carlyle
Prénom : Jack
Surnom : Parfois, Edward.
Sexe : Définitivement masculin
Age : 34
Race : Hume
Idéologie : Sans
Métier : Serviteur de Miss Vermeil.


Conscience du monde et Magie


Conscience : Eveillé.

Descriptions


Description physique

Derrière ces yeux noirs et vitreux ne transparaissent nulle étincelle de vie, nulle pensée affleurant à la surface de son sombre iris.
Et rien que par ce regard constamment perdu, jamais fixé, toujours terne et morne, Jack montre à quel point ce monde ne l’intéresse plus. Il fut un temps, certes, où, vif de jeunesse et épris d’envie, il possédait ce sourire, ce visage, cette exacte expression de l’audacieux qui abuse de sa vie ; maintenant il arbore au contraire le visage de l’homme à jamais perdu dans un autre monde.
On devine aisément ses veines bleuâtres : sa peau est pâle, et des cernes noirs énormes mangent les pommettes hautes de son visage anguleux. Insomnie, fatigue, inattention ont fait des ruines des traits élégants et harmonieux qui tracent la figure pâle et attrayante du valet.

De longues boucles rousses inhabituelles illuminent l’air monotone du peintre, roulant des éclats cuivrés jusqu’aux épaules basses de l’homme. Lorsqu’il se sait sous leur surveillance il noue ses cheveux en arrière et les relève, dégageant son cou marqué de nombreuses cicatrices. Cette couleur peu commune, c’est une touche de lumière inattendue, surprenante, qui l’espace d’un instant éphémère déconcerte avant d’être oublié, …. Et n’en est-il pas de même pour Jack tout entier ? Il donne toujours à celui qui l’observe l’impression de ne jamais être le même ; c’est comme si des détails inconnus échappaient à l’attention de l’observateur.

Miné par la fatigue, son corps longiligne est amaigri, abîmé par leurs expériences aussi, il arbore nu d’étranges marques et arabesques sanguinolentes qui correspondent aux tatouages de Carmina. Des cicatrices rouges sur sa peau blanche, certaines bien refermées, d’autres plus vivaces et colorées. Jack se vêtit toujours d’assez d’épaisseur pour n’être pas ennuyé avec ses détails que lui-même ne considère pas. Ses habits sont élégants, propres, colorés.

D’allure générale, c’est un homme grand, d’1m91, sans charisme et sans éclats apparents, beau, l’air profondément malade. Plus que rayonner dans le milieu qui l’entoure il semble au contraire l’absorber ; il fait naturellement parti du décor. Ses gestes sont étonnamment précis, rapides, gracieux.

Finalement plus qu’une image c’est sa voix qui marque ceux qui le connaissent ; car, bien qu’il ne parle que peu et souvent à contrecœur, sa voix est vive, grave et profonde, et il possède la manie de rouler les « r » et d’accentuer les syllabes.

Description morale

Jack Carlyle n’est pas adapté au monde. Il n’est pas fait pour être l’hume lambda. C’est un de ces êtres géniaux et terribles, effrayants dans leur bizarrerie, qui naissent comme des géants sur cette Tyr et qui crèvent comme des larves quelques décennies plus tard ; et tout le long on ne cesse de se dire que ce type aurait pu être heureux, qu’il avait toutes ses chances, et qu’il a tout gâché.

Il voulait le monde, il le voulait tout entier rien que pour lui – il a voulu dépasser la perception humesque et mettre les pieds là où peu s’aventuraient – il a voulu une vie tellement puissante, tellement forte, tellement sauvage qu’elle ferait pâlir d’envie le bambin rêveur : douce désillusion.
Son ambition irrationnelle, ses délires morbides, sa fougue et sa puissance d’esprit, tout ce concentré de courage, de folie peut-être, de talents, de vie – c’était une aubaine pour eux ! Jack, à la psyché tendrement torturée, Jack, aux yeux débordant d’audace, Jack, enfin, au corps débordent de vie, de vie si brute et si tumultueuse que rien ne pouvait l’empêcher de s’écouler comme un torrent.
Essence vitale à jamais scellée dans un bracelet, pour contenir les élans destructeurs de cette enfant.
Cette enfant, c’est Carmina. Il lui est lié, il en est dépendant, parce qu’après tout, Carmina…c’est sa mort, sa fin. Oh, belle, tendre, douce fin ! Il n’en a pas peur ; et c’est depuis des années qu’il l’attend, seul mystère qu’il ne percera jamais….avant qu’il ne soit déjà trop tard ; libération ultime, enfin, monstrueuse aventure, il attend sa mort et celle des autres avec le plaisir d’un enfant prêt à offrir un cadeau, avec l’appréhension d’un clown jouant son dernier spectacle.

Il se moque du bonheur. Ou de la souffrance. Ni l’un ni l’autre ne l’étonne plus. Il se contente de peu. Avoir mal, ou être heureux, c’est peut être la même chose. Il n’y a rien qui compte, rien qui presse, la vie est éphémère, les hommes sont éphémères, tout naît, tout souffre, tout jouit, et tout meurt.
Lui, il est au-delà. Au-delà du matériel, de la chair, des considérations purement physiques, du superficiel.

Il lui fallait souffrir, il lui faut mourir, mourir encore, et vivre, vivre si fort qu’il en imprégnerait le monde, jusqu’à tout perdre et sombrer, à jamais cette fois. Il sait que, pour lui, il est trop tard. Il en a parfaitement conscience ; son corps est épuisé, même si par miracle il guérissait de cette étrange malédiction, il n’y aurait rien à faire ; son esprit ne peut plus s’adapter à sa chair fatiguée et malade.

Il sait qu’il y a de ces hommes dont le destin est de changer ceux de milliers ; et il aurait dû être de ceux-là, mais maintenant c’est trop tard. Il n’y a plus qu’à attendre, paisiblement, et, dans un dernier éclat, dans un dernier soulèvement, accomplir, enfin, sa dernière action… et là, il pourra s’éteindre avec la paix et le plaisir de savoir qu’il a agi et légué à d’autres le soin d’accomplir ce qu’il a toujours voulu faire.

C’est un être doux, passionné, étrange, et quelque part, il est incompréhensible.
Il est serein, en paix avec lui-même, il ne s’embarrasse pas de remords, pas de rêves. Il a fait le tour de ses fautes et de ses gloires ; ça lui donne quelque chose de calme, d’immatériel, d’hors-du-temps que tout les humes ne comprennent pas. C’est même parfois frustrant, et Jack agaçait régulièrement sa précédente maîtresse par son comportement serein – comme si rien de grave ne se passait jamais, et qu’il était totalement intouchable.

Précisions supplémentaires


Style de combat : Aussi étonnant que cela puisse paraître, Jack sait se défendre, sait se battre. Il est, en fait, surtout doué pour encaisser, et n’a pas peur de la douleur.

Talents particuliers : Son seul passe-temps est l’Art, il l’aime, et l’Art le lui rend bien. C’est un virtuose, un génie. Il possède une sensibilité musicale naturelle, mais son domaine de prédilection est la peinture. Et ce qu’il préfère dans la peinture, c’est les portraits. Les siens sont beaux, spontanés, et dégagent beaucoup d’émotion. Quelque part, ils sont dérangeants pour les modèles, car Jack se trompe rarement sur leur représentation.



Signes particuliers : Binôme de Carmina, il l’accompagne partout où elle va.




Historique



Vous connaissez l’histoire de la marche de l’ivrogne ? C’est un ivrogne qui sort d’un bar par un soir d’hiver. Sa maison est au bout de la rue. Comme il est trop saoul pour marcher droit, chaque pas qu’il fait est soit vers la droite, soit vers la gauche ; c’est cinquante-cinquante. 50% de chance à chaque fois, - il peut faire vingt-trois, quatre-vingt pas vers la gauche sans jamais un seul sur la droite. Chaque petite déviation le détournera de sa maison.

Chaque action amène sa conséquence.
Certains l’apprennent de la bouche des sages qu’ils rencontrent, d’autres l’apprennent à force de commettre les mêmes erreurs.
Je fais partie de cette dernière catégorie.

Vous savez, enfant, j’ai, hmmm, j’avais des rêves. Des désirs. Des passions. J’ai toujours cru que j’étais promis à un grand avenir, que je serai spécial. Je discernais encore mal en quoi, mais qu’est-ce que cela aurait changé ? J’étais un être formidable ; ma vie allait changer le monde. En réalité, c’est le monde qui m’a changé.
Ma jeunesse n’a finalement que peu d’importance pour comprendre l’être que je suis maintenant. Elle a juste servi d’alibi à la famille de Calion pour me manipuler et me jeter dans leur filet.
J’ai compris leur petit jeu depuis quelques années, mais je vous assure que sur le coup, j’ai bien marché. J’ai très bien marché.
J’ai tout avalé, j’ai tout cru, depuis mon prétendu « enlèvement » jusqu’à mon échappée miraculeuse et la proposition d’emploi que les De Calion m’avait proposé.
Je venais enfin de m’enfuir, enfin d’être sauvé, et pour la première fois depuis des mois – ou des années ? – je goûtais au plaisir tranquille de ne pas être utilisé comme cobaye pour leurs expériences étranges…lorsqu’ils m’ont demandé : « Acceptez-vous de travailler pour nous ? »
Au moment précis où j’ai dit « oui », j’ai dévié de ma route sans espoir de retour. La morale de l’histoire de l’ivrogne, c’est qu’on finit tous dans le caniveau.
Ma tête a juste dû être tranchée au passage
.


*****
Jack essuya d’une main tremblante la sueur qui perlait sur son front, et il s’arc-bouta une énième fois au-dessus de la bassine pour recracher un mélange de bile et de sang. Son ventre se contracta, il laissa échapper un râle de mécontentement. Toujours aussi tremblant, il repoussa la bassine nauséabonde au loin, et chercha de quoi se nettoyer la figure.

Personne n’aurait pu prévoir que Jack Carlyle aurait le mal de l’air.

Depuis qu’il avait posé les pieds sur le Phalène, il n’avait cessé d’être malade. Cela faisait quelques temps déjà que sa santé se dégradait en flèche, et il n’était plus aussi résistant. Ce n’était pourtant pas un mauvais valet, au contraire ! Depuis qu’il avait été engagé, il n’avait jamais failli à ses tâches. Souvent ménagères, certes, mais parfois beaucoup plus subtiles, et qui nécessitait de temps à autre de savoir jouer en double.

Mais partout où allait sa jeune protégée, Jack allait, comme une ombre pour beaucoup, comme un indispensable pour ce binôme désaxé et déjà condamnés. Et qu’importent ses nausées récurrentes et les mètres qui le séparaient du sol ferme !
Il utilisa un morceau cassé de miroir pour vérifier que son allure était digne de sa condition de serviteur, avant de partir à la recherche d’un châle pour Car…- Mademoiselle – qu’il savait au-dehors. Ce faisant, il ébranla l’équilibre délicat de ses tableaux, qui s’effondrèrent comme un château de cartes.
Le valet voulut les remettre sur pied. Il se retint au dernier moment, se rappelant de justesse que Mademoiselle allait prendre froid sur le pont.

****

« Il faut l’épurer, Edward. Vous entendez ? E-pu-rer. Voyons, ce n’est pas si difficile, un peu de jugeote Edward ! »
Je ne cherchai même plus à rappeler à Madame que mon nom était Jack. J’hochai la tête servilement à ses propos, ce qui parut la déconcerte et, sûrement, l’agacer. J’avais l’habitude d’agacer Madame ; je crois que l’indifférence détachée que je lui portais en était la cause.

Elle esquissa un geste gracieux du poignet, les sourcils froncés, me faisant clairement sentir que ma présence n’était plus souhaitée.
Epurer.

Et qu’y avait-il à nettoyer ?
Silencieusement, je baissai les yeux sur la forme de l’enfant qui me fixait, avec cet étrange regard profond que je n’ai jamais réussi à ignorer.
Par réflexe, je m’humectai les lèvres.
Non. Je ne pouvais lui faire du mal.
Même si c’était à cause de son existence que la mienne avait été rayée à jamais, même si c’était ce foutu bracelet qui puisait ma vie, jamais je ne pourrai lui faire du mal
.


--
Jack recouvrit silencieusement les épaules de sa jeune maîtresse, détachant son regard de l’ample chevelure brune pour regarder le lointain. Le ciel, à perte de vue. L’air frais lui ferait presque oublier à quel point il était malade, il y a encore quelques minutes.

Et soudain, tout bascule.
- Carmina !!!

Oubliés, les « Mademoiselle » obligés, les viles courtoisies, le digne valet se met soudain à rugir, à gueuler, on pourrait presque distinguer une expression paniquée s’étendre sous la sérénité permanente de son visage blanc et malade.

Il referme les bras autour du corps de la petite, et prend le temps de l’écouter même dans la clameur de l’accident, répondant à sa déclaration d’innocence par un « Je sais » bref, car il cherche désespérément des yeux de quoi se cramponner.

Là !
Il s’y accroche, et, les yeux grand ouverts, regarde le monde s’effondrer autour de lui, captivé par la beauté morbide de ce moment.

--

C’est en recrachant ses entrailles que Jack se réveillera quelques instants plus tard.
Une vieille cicatrice sur son torse s’est rouverte, et son sang rouge tâche sa chemise blanche.
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- Très surfait - PATATE royale avariée

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Signalement : Fragment de l'Etrange, 1m90, cheveux noirs, yeux très verts, peau pâle, yeux cernés de rouge par la fatigue, la maladie et la dépendance. La lumière est comme déviée de lui.Élégant en noir, porte toujours des gants. Charismatique de par son statut de démon, voir même beau. Mais finalement plutôt effrayant et dérangeant. On ne cherche pas sa compagnie. Aura glaciale : La température chute au fur et à mesure que l'on s'approche de lui. Le contact de sa peau nue dépose une pellicule de glace sur les objets et la chair, gèle et coagule tout à long terme ( Peau à environ -15 degrés ). On peut le toucher à travers le tissu.


MessageSujet: Re: [Ephèmère] Jack Carlyle   25.03.09 20:30

Salut :)
Avant de faire mes remarques sur la fiche, je voulais savoir si Carmina avait lu la fiche ?

Je ne préfère pas valider s'il y a une contradiction vis à vis de son personnage
(mais sinon du point de vu contexte, aucun problème !)
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MessageSujet: Re: [Ephèmère] Jack Carlyle   26.03.09 12:41

Niep, la miss n'a encore lu que le caractère et l'apparence.
Donc j'attends aussi ( même si, vu le nombre de fois qu'on en a causé, ça devrait être bon. Normalement -_- )
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- Très surfait - PATATE royale avariée

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MessageSujet: Re: [Ephèmère] Jack Carlyle   29.03.09 16:12

Voila, j'ai eu confirmation de Carmina !
Je valide la fiche ! Bon jeu avec ce perso !!
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