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 Lilia Guyver (Balayeuse)

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MessageSujet: Lilia Guyver (Balayeuse)   09.07.09 6:47

I. Identité:

Nom : Guyer
Prénom : Lilia Evon Ray
Surnom : Ne vous avisez même pas de lui en donner un.
Sexe : Féminin
Age : 24 ans
Race : Humes evolus
Idéologie : Mr. Johnson
Métier : Balayeuse


II. Conscience du monde et Magie:

Conscience : Initié
Source : Lever le voile
Technique : Techie ; L’implant se situe à l’intérieur de son fusil Jack Jack
Spécialisation : Sait faire chauffer l’eau.

Bon évidemment, c’est plus technique que ça. Lilia se sert de la chaleur corporelle pour agir sur les molécules d’eau présentes dans ce qu’elle appelle un réservoir naturel. Oui, votre trogne en gros.

- Coup de chaud:
La première étape en somme. Lilia parvient à élever la température du corps humain jusqu’à dérégler les centres cérébraux qui maintiennent une température du corps constante. Ca en devient mortel à long terme mais elle n’utilise cette méthode que pour assommer l’adversaire. Ce dernier a intérêt à vite s’hydrater.

- La bouilloire:
Cette méthode assez radicale pourrait vous faire siffler les oreilles… au sens propre du terme. Lilia porte l’eau présente dans votre corps à ébullition jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est assez sadique et elle ne le fait que quand elle a vraiment le temps de savourer ce spectacle.

- La momie:
Pas besoin de vous faire un dessin. Ce stade dit supérieur à celui de la bouilloire permet l’évaporation totale de l’eau présente dans le corps du Versatilis (Ou autre hein, elle n’est pas difficile, surtout quand ledit corps lui offre une jolie prime).

Il y a quelques inconvénients à cette magie:

- Elle ne peut pas l’utiliser sur des corps qui ne contiennent pas d’eau (comme les spectres).
- Elle surnomme les corps des « réservoirs ». Ce n’est pas anodin. Lilia ne peut pas agir sur une quantité d’eau trop importante. Une baignoire remplie lui demande un effort considérable qui la draine de toute son énergie en très peu de temps. Impossible donc pour elle d’agir sur l’eau présent dans l’air (elle ne saurait pas cibler), ou enfermé dans un réservoir plus grand qu’une baignoire normale (soit plus de 200 litres)


III. Descriptions:

Description physique :

« Une femme comme on en trouve peu. »


Musique jazzy et éclairage tamisé d’un bar quelconque. Au comptoir au femme qui tapote le bois vernit de ses ongles courts. Elle a l'air ailleurs, perdue dans son verre d’alcool à moitié rempli, à moitié vide, cela dépend des gens. Elle n’y voit qu’un liquide brûlant dans lequel elle se noie avec délice jusqu’à en perdre la tête. Elle passe inaperçue dans les ombres et seul le barman ainsi que ses voisins de comptoir pourraient remarquer la sauvage beauté de son visage. Toute de noire vêtue comme une adolescente qui porte le deuil de son existence, elle a les épaules basses et la tête penchée de manière à cacher son regard de quelques mèches d’un noir d’encre. A sa posture, elle laisse deviner ses futures intentions si quelqu’un se permet de la déranger, ne serait-ce que pour lui offrir un verre. Elle est féline mais dangereuse comme le félin qui se prépare à l’attaque. D’une certaine manière on le trouve beau, mais on préfère rester hors de portée de ses crocs en fuyant, vite. Fuir, c’est-ce qu’ils font tous à son approche quand elle s’installe et vous lance un regard, simple avertissement. Ne m’emmerde pas, et on délaisse cette jeune femme sans même essayer de la connaître pour ne pas s’en prendre plein la gueule pour pas un rond. Dans la lumière, son visage mat prend des teintes caramels et on aimerait venir lécher le sel de ses pommettes hautes pour en savourer la délectable fragrance ambre. Un parfum si entêtant que l’on si perd les yeux fermés quand on se penche un peu trop sur la nuque, un peu perdu dans ce décolleté discret qu’offre sa tunique. Un félin certes, mais Lilia reste une femme au charme envoûtant. Qu’importe le fait qu’elle cache un fusil sous son long manteau noir.

« Un délicieux mélange qu'aucun homme ne pourrait se lasser de contempler. »

Mais de loin seulement. Les talons font place à des bottes qui lui montent jusqu’aux cuisses. La tunique légère et un peu ample pour laisser place aux mouvements du corps à corps camouflent ses formes et la rend insignifiante aux regards des passants qui ne s’attardent pas sur sa silhouette. Pourtant, elle expose fièrement son visage, incapable de se laisser écraser par ses propres pensées. Le regard noir ébène se fait respecter sur les pauvres humes qui reconnaissent en elle un agent du gouvernement, une balayeuse qui serait prête à cracher sur le cadavre d’un Versatilis pour toucher sa prime. Ce n’est pourtant pas son genre mais c’est l’air qu’elle se donne pour que personne ne lui en impose, que chacun sache ce qu’elle est capable d’accomplir pour réussir et aller de l’avant. Ainsi elle met de côté sa féminité même si elle s’entretient pour ne pas paraître comme une sauvageonne sans manières qui rit à gorge déployée et ne prend pas la peine de se débarbouiller le visage après avoir explosé un de ces sales extra-tyrrestre. Les cheveux sont restés courts, histoire que cela ne soit pas un point faible lors d’un combat. Ils effleurent le haut de sa nuque en de simples boucles noires, une chose qu’elle doit à son métissage au vu des cheveux crépus et difficilement domptables de sa mère. Une peau mate, des yeux en amande qu‘elle souligne à peine d‘un trait de khôl quand elle s‘en donne la peine, peu adepte du maquillage, de toutes choses futiles qu‘elle rejette avec dégoût. Une bouche pulpeuse mais boudeuse, plissé sous la colère qui couve, la taille fine mais des hanches rondes qui dansent au rythme de ses pas dans une légèreté propre aux femmes.

« Chère Lilia qui ne soupçonne même pas toute la portée de son corps. »


Les muscles restent présents mais ne se découpent réellement que lors de sa complète nudité. Cuisses fuselées qu’on aimerait mordre parfois, pour la soumettre, pour mieux la faire chanceler et la plaquer sur le lit. Et l’on découvre alors sur ce dos qui se cabre, sur sa chute de reins délicieuse tandis qu’elle feule son mécontentement et cherche à vous renverser les années de tuerie, de primes que l’on touche, le circuit qui vous rendra nerveux à coup sûr, que vous suivrez du doigt: Les cicatrices. Là une brûlure, là des estafilades, là des marques de crocs, ici une balle. L’histoire d’une quête qui n’en finira sans doute jamais. Les marques se croisent, certaines se chevauchent, d’autres disparaissent sous les plus importantes. Cela continue sur son abdomen, son ventre et puis ses cuisses. Quelques traces sur ses avants bras, les épaules, et une seule sous le menton, un éclat de verre. « Quoi » vous demande-t-elle en aboyant sèchement et vous vous réveillez en marmonnant un rien rien auquel elle ne croit pas. Cela pourrait l’enlaidir mais ne la rend à vos yeux que plus attirante et vous vous abaissez pour les effleurer de la langue tandis qu’elle frissonne de sentir votre souffle sur cette peau abîmée tellement plus sensible. Son allure est un appel à un amour qui tôt ou tard aura un vainqueur, elle bien sûr, un éternel combat vers le plaisir. Elle est charnelle et dangereuse comme un rosier qui dissimulerait le nid d’un couple de serpents venimeux. Il n’y a ni douceur dans ses gestes, ni langueur calculée. Quand elle repose un verre cela sonne comme une gifle et vous vous rendez compte quon peut difficilement la cerner, que vous devriez apprendre à la connaître. Ou alors que vous pouvez juste éviter de venir lui parler pour vous faire rembarrer et vous vous détournez en haussant une épaule, de l’air de vous en foutre de cette nana même si elle reste là, au coin de votre regard. A la voir comme ça, vous vous sentiriez presque gosse à l’entrée si noire du placard. Dans ce cas, il vaut toujours mieux allumer la lumière.

Description morale :

« J'admire sa force de caractère, elle qui va de l'avant et n'hésite pas à abattre un obstacle si elle ne peut le surmonter »


Les objectifs. Si elle tient quelque chose de son père c’est bien ça. A part bien sûr sa haine des extra-tyrrestre. Lilia ne peut pas vivre sans ordres du jour, que cela soit un combat ou un simple rendez vous avec Leto dans un bar quelconque de Secaria. Décidée, elle agit parfois impulsivement mais prend toujours le temps de réfléchir à ses actes et à leurs conséquences. C’est rare quand elle commet des erreurs mais peut paraître un peu trop enthousiaste à aller buter du Versatilis, ce qui pourrait rendre nerveux un éventuel partenaire un peu moins tête brûlée. Heureusement pour elle, sa propre voix de la sagesse se nomme Leto et ce n’est pas comme si son amie lui avait refusé quelque chose jusqu’alors. Il y a une volonté farouche de toujours être au top, ne se contentant jamais de simplement le paraître. Ayant grandit avec un père qui n’a cessé de douter d’elle tout en essayant de la sculpter selon ses propres désirs, elle ne manque cependant jamais de se remettre en question jusqu’à se dénigrer. Mais c’est en passant un moment face à elle-même, les yeux dans ceux glacés qui la fixent le matin après une douche glacée, qu’elle devient plus forte en se rabaissant. Le sourire mauvais, il est rare quand elle se laisse abattre après un échec, poursuivant sa tâche jusqu’à se montrer victorieuse. C’est certain, Lilia n’est pas du genre à abandonner, quelques soient les enjeux. Cette fille au tempérament de feu pourrait bien échauffer les cœurs sensibles mais malheureusement, du côté de sa vie en société, ce n’est pas vraiment la même musique.

« Je ne regrette que deux choses: son apparente froideur et son incertitude. »


Ses seuls sourires ne sont destinés qu’à la chasse, l’alcool ou bien son amie. Elle partage avec elle un lien unique, parfois assez ambigu qu’elle définit comme une sincère amitié et une confiance aveugle. Il est clair et net qu’elle pourrait remettre sa vie aux mains de Leto sans douter un seul instant mais se montre protectrice à la limite du harcèlement quand cela concerne la Versatilis. Elle semble avoir oublié, volontairement ou non, les évènements de sa 17ème année, ou sa découverte d’un nouveau territoire à explorer et jure être hétérosexuelle, même si son intérêt pour les hommes n’est pas des plus flagrants. En vérité, les hommes ne se décident jamais à venir l’aborder, de peur de se prendre une bonne mandale en travers de la figure comme les femmes ont font peu. Seule au bar, elle apparaît comme masculine avec son sourire un peu carnassier et sa manière d’effleurer Leto de l’air de ne pas y toucher. Ce n’est pourtant pas une merveilleuse histoire d’amour qu’elle recherche mais parfois elle semble regretter d’avoir si peu de succès, de ne rencontrer personne capable de lui faire oublier un instant qu’elle est une balayeuse avant d’être une femme. Mais la pensée ne dure pas, sauf pendant ces longues nuits alcoolisées où elle se perd, souvent seule, parfois accompagnée d’une Leto qui veille sur elle comme personne ne l’a jamais fait pour elle. Elle se montre redevable envers son amie, comme une dette de vie qui restera à jamais impayée.

« Si seulement elle savait ce qu'elle voulait... »


Mais que veut-elle vraiment ? Ses remords la rongent à chaque fois qu’elle repense au visage de son père lui ordonnant de mieux se tenir. Pourtant, malgré le fait qu’elle aurait aimé l’entendre dire qu’il était fier d’elle, de sa fille et non de cet agent qu’elle était destinée à devenir en naissant, elle est certaine d'être capable de le tuer une nouvelle fois si on lui en donnait l'occasion. Elle aime Leto, mais pourtant ne peut s’empêcher de penser qu’elle est une Versatilis, une membre de cette espèce qu’elle cherche à exterminer de Tyr. Ce n’est pas le fait que son amie puisse demain attaquer une hume histoire de se repaître, après un inconnu demeure un inconnu pour elle et Lilia n‘est pas du genre à avoir d‘état d‘âme surtout quand l‘un de ces cons empêche sa mission en essayant de protéger le « pauvre petit hume maltraité par ces putains d‘excités du gouvernement ». De nombreux coups de chaud se sont perdus sans remord dans la tronche d’un de ces débiles. Mais il y a une différence entre assommer un hume et le dévorer de ses dents un peu trop pointues. Que Leto puisse devenir un danger à traquer, un contrat pour balayeur lui, cette idée lui est tout simplement insupportable et Lilia s’est jurée de la tuer de ses propres mains si un jour cela arrivait.

IV. Précisions supplémentaires:

Style de combat :

Lilia est une adepte des armes à feu, notamment de son si précieux Jack Jack.

Citation :

# Jack-Jack : Un modèle récent de fusil basé sur les fusils de chasse : le premier fusil à pompe. Même s'il a tendance à se bloquer trop souvent, il permet de stocker 8 cartouches dans le magasin et de les tirer assez rapidement pour peu qu'on soit adroit de ses deux mains et qu'on ait maîtrisé le rythme particulier imposé par ce système. L'arme est peu précise, mais qui s'en soucie, le but est de remplir l'air ambiant de plomb. Très rare et très cher (il est employé presque exclusivement dans les forces anti émeute de l'État), cette innovation toute en courbes et en rondeurs est le graal de tout petit délinquant qui se respecte. Généralement ledit délinquant se retrouve un beau jour du mauvais côté de l'arme et comprend sa douleur. Comme quoi il y a une justice.

Après quelques modifications d’usage, la plus importante concernant l’implant de Techie, le Jack Jack comporte désormais un viseur pour un tir à distance plus précis. Elle l’accroche à l’intérieur de son manteau grâce à deux lanières qui cèdent facilement dès qu’elle en écarte les pans. Évidemment, cela lui pose problème pour le remettre en place mais lorsque le cadavre fume au sol, elle peut bien prendre son temps histoire de replacer les lanières et de s’enfuir. Elle possède aussi deux autres armes à feu, des flingues dont un à petit calibre, ainsi qu’un couteau dans sa botte. Au corps à corps elle se défend pas mal mais même si la détermination joue beaucoup, Lilia sera bien vite en position de faiblesse si un adversaire d’une carrure plus imposante que la sienne décide de la mettre en pièce. Elle utilise très peu son pouvoir, sauf dans des circonstances extrêmes, culpabilisant d’avoir tué son père de cette manière.

Talents particuliers : Sait très bien siffler.
Signes particuliers : Est une adepte du Gyn blanc qu’elle collectionne soigneusement dans son petit bar. Les bouteilles vides, évidemment. Elle a l’alcool joyeux et sera toujours prête à vous raconter une bonne blague, même si dans le genre c’est assez nul. Alcool joyeux ne rime pas toujours avec un bon sens de l’humour. Peut avoir, dans de très rares occasions, l'alcool triste.

Note: Utilise très couramment le terme FDP plutôt que SDP (Ce qui signifie littéralement Fils de... je vous laisse compléter la suite)


Dernière édition par Lilia Guyver le 15.08.09 17:56, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Lilia Guyver (Balayeuse)   09.07.09 6:58

V. Histoire:

Il a suffit d’un hasard, d’une calamité plutôt pour que l’on se rencontre. Un malheur en ce monde, une semi apocalypse. Cela fit peur à certains, cela en horrifia d’autres jusqu’à prendre les armes. Mon père n’a jamais eut le courage nécessaire mais j’imagine qu’il voyait en moi le pigeon qui allait sauver Tyr des mauvais extra-tyrrestre. Je peux cracher sur beaucoup de chose dans ma vie mais finalement, je n’aimerais rien changer même si parfois, quand l’alcool me prend la tête, j’aimerais faire un trait sur tout ça, être autre chose. Mais je laisse là mes remords, mes peines, mes envies non abouties, et tout ça par crainte de te perdre Leto. C’est une machine, un mouvement qui nous dépasse, qui a commencé il y a de cela des années, avant notre naissance. C’était un simple détail, une erreur de notre humenité. Mais cette erreur là t’a mit sur ma route, alors je l’aime. Tout simplement.

Cette histoire commence en 622, peu après les évènements du Messidor. Mon père était alors un arcanotechnicien de Tyr. Pas le plus brillant, ça non, et il n’avait bossé sur ce projet, les pylônes, mais je pense qu’il aurait bien voulu. Il s’est contenté de bosser dans son coin, avec ses implants, ses petits objets qu’il bidouillait avec un plaisir non feint. Le même plaisir que j’ai retrouvé dans ce jeu quasi militaire qu’il avait commencé à partir de mes deux ans. Quand il a été certain que les Versatilis commençaient à tuer la population humesque de Secaria, il a prit peur comme la majorité des gens et il a fait confiance au gouvernement en prenant ses cliques et ses claques histoire de partir vite fait bien fait pour sauver sa peau. Sa nouvelle vie, il l’a construite à Empur, la ville où nous nous sommes rencontrées la première fois. Ca a prit du temps, mais il a enfin trouvé l’amour, mais pendant toutes ces années, 10 ans si je ne me trompe pas, cela a germé dans son esprit comme une mauvaise maladie, une putain d’obsession. Les Versatilis, il n’avait que ça en tête, cette foutue saleté de l’autre monde qui écrasait les Tyrrien comme s’ils avaient toujours possédé ce monde. Il n’y avait aucun extra-tyrrestre dangereux à Empur à l’époque mais certains se cachaient, déclarés et pseudo pacifistes. Mon père n’aurait rien fait à l’époque, j’en suis certaine, mais j’en viens parfois à remercier le destin de vous avoir caché à ses yeux aussi longtemps.

A 34 ans, célibataire endurci et un brin grincheux, il a rencontré ma mère, une fleuriste. Elle reprenait la boutique familiale, ses deux parents étant décédés à deux ans d’intervalle. La petite avait 10 ans de moins que lui, la peau noire et le sourire blanc comme celui d’un ange. Après les années et les souffrances l’ont fait grossir et des rides ont creusé son visage. Ma mère, Marshya Oudi, a épousé cette année là un pauvre Lespurien à la peau cuivrée qui n’avait d’yeux que pour ses machines et ces connards d’extra-tyrrestre. Elle s’est sans doute dit que ça lui passerait. Mais tu le sais comme moi, son vœu n’a pas été réalisé. Et moi, j’arrive comme ça, 10 ans plus tard, à me demander dans quel enfer je viens de débarquer. Des années qu’ils cherchaient à avoir un gosse, ma mère surtout, histoire de lui changer les idées au vieux. Tu parles que ça a marché. J’étais pas un petit gars mais il a prit soin de noter cela en me nommant. Lilia Ray Evon. Papa avait déjà son petit modèle de métal pour m’y foutre dedans et ravie qu’il s’occupe tant de moi, l’autre gamine paumée qui savait plus quoi faire de son homme lui a laissé carte blanche. La petite métisse aux cheveux bouclés a sans doute perdu le sourire en venant au monde. Elle sentait déjà la merde dans laquelle elle s’était fourrée en débarquant dans cette maison de demeurés. Mais putain ce que je les aimais ces deux idiots là…

Sept ans passent et maman commence doucement mais sûrement à lâcher prise pour mon éducation. Mon bonhomme, je l’entends encore dire, de sa voix affectueuse parce qu’il y croyait le pauvre vieux à son petit rêve de tyrrien tout bien comme il faut. Mon bonhomme, je vais te dire moi ce que c’est le plus mauvais dans ce bas monde… Et moi je l’écoutais avec de ces billes parce que mon père c’était un dieu et pas autrement. Il n’a jamais mentit, et ma mère n’a jamais cherché à le démentir. Il aurait sans doute dû me laisser le choix mais au fond a-t-il mal agit ? Il a fait ça pour mon bien je suppose, pour le bien de tout le monde… Sauf que ce jour là il avait une commande importante à faire, et le temps était si beau que ça aurait été dommage de gâcher ça en restant dans la maison. Maman a décidé d’aller au parc, tu parles d’une idée géniale. Il a fallu que ça soit toi dans cet espèce de bac à sable à la noix où sans doute quelques chiens voire même d’autres gosses avaient pissé auparavant. Tant qu’à m’ennuyer, j’imagine que je pouvais bien taper la causette à la voisine d’en face, mais c’était certainement le geste le plus désespéré qu’une gosse de 7 ans sans amis, sans rien, pouvait avoir.

J’étais entrain d’enterrer un Versatilis, évidemment. Enfin, je faisais semblant mais c’était la seule chose que j’avais trouvé à faire dans ce bac à sable. Enterrer un Versatilis… C’est ça qui a tout déclenché entre nous. Je ne savais pas à qui j’avais à faire et je me contentais d’observer du coin de l’œil la gamine face à moi. Totalement perdue dans ses pensées, ça je m’en souviens bien. Comme si tu n’avais rien à faire ici, comme si tu étais déjà partie. Tu t’en fichais sans doute comme de l’an 607 du fait que je te parle ou pas, mais les autres gamins riaient et jouaient ensemble dans leur coin alors j’avais envie de les imiter, histoire de me faire une copine pour la journée. Tu devais être habituée à rester seule dans ton coin dans ce parc à la con. Qu’Est-ce que tu fais, je t’ai demandé, même si la réponse avait l’air d’être évidente. Rien. Mais tes yeux se sont posés sur moi alors j’ai crû bon de t’expliquer ce que j’étais entrain de faire. Je détestais la sensation du sable sous mes petits ongles mais j’étais prête à partager ce jeu un brin ignoble, il faut bien l’avouer. Après, ça a commencé à dégénérer et on a eut de la chance que nos mères respectives viennent pas nous séparer. Tu te souviens de cet odieux concours ? Les autres gosses se contentent d’un simple: Mon père c’est le plus fort. Nous on parlait de meurtre sans trop savoir ce que c’était. Enfin, pour ma part, c’était le cas.

- .... Je pourrais le dire à mon papa. Comme ça il appelle les messieurs et ils vous tuent.

- Si tu fais ça, je dirai à mon papa de tuer le tien avant.
- Si tu fais ça alors je crie très fort pour avertir ma maman comme ça papa sera plus vite au courant.

- Si tu crie, je désobéi à ma maman et je te mange.


Les crocs, ces petites dents pointues à quelques centimètres de mon visage quand tu m’as plaqué sur ce sable. Mis à part le sable sous les ongles, la sensation la plus détestable c’est de sentir les petits grains rouler sur ta peau, coincés sous ta robe. J’avais une furieuse envie de me gratter, et je regrettais déjà de t’en avoir jeté dessus. Je n’ai pas hurlé, putain mais j’ai vraiment crû que tu allais me bouffer, que ça allait faire très mal à défaut de me tuer. Dis Leto, est-ce que j’aurais dû hurler ? Est-ce que j’aurais dû te laisser partir au lieu de te retenir ? C’était quoi ce foutu délire merde ? Je préférais encore avoir une pote Versatilis plutôt que d’écouter mon père. Mais t’étais la première gosse que je rencontrais et il ne m’avait jamais dis que les monstres pouvaient avoir des enfants, étaient des enfants. Un enfant c’est un cadeau de l’amour, et les monstres ne peuvent pas aimer. C’était un raisonnement qui aurait fait éclaté de rire n’importe qui, même un gamin. Moi j’y ai cru parce que bon sang, tout sauf rester seule alors que les autres s’éclataient en nous ignorant.

- C'est pas vrai que je suis comme les autres ! Moi je suis une protectrice du monde ! ... C'est papa qui l'a dit...

- Et les gens qui protègent, ils tuent des gentils ?


Bien sûr que non Leto. On appelle ça des accidents, des dommages collatéraux. Des trucs qu’on peut pas vraiment éviter et quand ça arrive, on fait avec. A 7 ans, bien sûr, on répond pas ce genre de choses. On se contente de fermer sa gueule deux secondes en se sentant vaguement coupable d’un truc qu’on n’a pas encore fait.

- Moi j'aimerais juste une copine. Mais je veux pas que ça soit une vilaine Versatilis.

- ... Je suis pas une vilaine Versatilis...
- ... T'es une gentille, tu le jures ?

- Si tu me crois pas, ça sert à rien.
- .... Si ! Si je te crois ! Mais alors je dis rien à mon père et toi tu dis rien au tiens.


Premier mensonge. C’était pas le dernier, mais finalement est-ce que tout n’était pas un mensonge ? Son affection, son attention, son éducation. Je regrette pas ce que je suis devenue, ce que je m’efforce d’être pour lui, pour tout ce qu’il a essayé de faire au nom de la Paix. Il y croyait juste le pauvre vieux, et j’y crois à mon tour. Que celui qui n’a jamais fait d’erreur dans sa chienne de vie me tire la première balle. A 7 ans, t’écris pas des lettres de réclamation histoire d’avoir un vrai père à la maison. Tu te contentes d’une crise, d’un appel au secours jamais très compréhensible. C’était foutu d’avance et je le savais alors j’ai fermé ma gueule et je me suis contentée de t’avoir, toi, à mes côtés.

- Tu veux jouer à enterrer des méchants Versatilis ?

- Heu.... Bon d'accord, mais seulement s'ils sont méchants.
- Les plus méchants. Ceux qui font du mal aux gentils Versatilis. Allez viens parce que maman elle va encore poser des questions.


J’avais pas tord. Elle a sans doute deviné de suite qui tu étais mais l’instinct maternel étant ce qu’il était, elle a préféré se taire elle aussi plutôt que de me faire souffrir. Entre mon père et moi, le choix était vite fait, surtout qu’elle assistait à ce détestable spectacle, qu’elle l’avait même autorisé d’un si joyeux sourire oh chéri c’est une si bonne idée ! Tu parles Charles, elle n’a pas arrêté une seule fois de hocher négativement la tête tout en gardant silence. Des regards qui désapprouvaient ce que mon père faisait, des regards qui me disaient d’arrêter de te voir. On l’a ignoré à deux pour le coup, mon père parce que dans cette histoire elle n’avait rien à dire, et moi qui la défiait en silence d’aller le trouver pour lui balancer que sa pseudo éducation se retrouvait face au sourire pointus d’une gamine Versatilis accessoirement meilleure amie de la gosse. Il a fallu attendre 10 ans avant qu’il pige enfin quelque chose, 10 ans où il aurait pu tout découvrir, c’était facile après tout vu le nombre de fois où tu t’es pointée chez moi, s’il avait fait l’effort d’être un père au lieu du sergent chef d’état major arcanotechnicien et collectionneur invétéré des armes capables de renvoyer un Versatilis sur sa planète d’origine sans passer par la case pylônes.


Dernière édition par Lilia Guyver le 26.10.11 13:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lilia Guyver (Balayeuse)   09.07.09 7:00

J’ai du le haïr une fois ou deux pendant toutes ces années et puis au bout d’un moment ça fait partit du décor, comme la boule à zéro pour mes 13 ans histoire que les extra-tyrrestre ne prennent pas mes cheveux pour un point faible en tirant sauvagement dessus. C’est à cette époque que la relation à mes parents a atteint un point où ils n’étaient jamais dans la même pièce. Je devais leur faire passer des messages, alors que merde c’était pas mon rôle au sein de cette baraque. Un foutu numéro, mais j’étais une gosse comme les autres alors je préférais encore ça plutôt qu’ils se séparent. La boule à zéro ne me dérangeait pas vraiment, les autres gosses évitaient depuis un moment de se foutre de moi. Ils disaient que j’avais toujours un flingue sur moi, que j’étais capable de les tuer. Ils n’avaient pas tout à fait tord mais je n’aurais jamais fait de mal à un hume, surtout dans cette petite ville où on commençait à bien me connaître. J’étais la fille de l’hystérique paranoïaque du coin, la petite de Enrico pour ses copains éveillés. Il en avait trouvé en 20 ans, des « comme lui » . Ils me voyaient arriver de loin et évitaient les sujets de conversation fâcheux histoire de pas avoir d’emmerdes avec le paternel. C’était quand même un brillant arcanotechnicien, et on préfère toujours garder des relations stables avec ceux qui nous seront forcément utile un jour.

Il n’était pas le seul à faire ce boulot à Empur, mais il était efficace, pas très cher, et un excellent partenaire de comptoir pour ses potes une fois qu‘il oubliait ses foutues extra-tyrrestre. La majeur partie de ces gens n‘étaient que des bienheureux comme il disait, et je n‘avais rien à faire avec leurs gosses qui sauraient pas reconnaître un Versatilis d‘un hume. C’est pour ça que je traînais avec la seule Versatilis née de parents déclarés pacifistes. Tu sais ce qui m’amuse Leto ? C’est de penser aux trognes de ses amis qui captaient pas vraiment à quel jeu je jouais quand ils me voyaient traîner avec toi dans les rues que les gosses ont finit par ne plus fréquenter histoire de ne pas nous croiser. C’est sans doute pour ça qu’ils n’en ont jamais parlé à mon père. Ils craignaient peut-être de le voir entrer dans une grande colère, parlant de sa fille qui ne l’écoutait jamais, qui recommençait avec ses conneries d’adolescente en traînant avec cette merde d’extra-tyrrestre et j’en passe. Ils voulaient juste éviter d’avoir à faire à la tornade qui devait m’attendre chaque soir en rentrant. Les pauvres naïfs… J’avais pas vraiment peur qu’ils l’ouvrent en vérité, j’avais déjà préparé mes arguments tu penses. Enfin je ne me suis pas attendue à ça…

Mes 17 ans. Encore quelque chose que je risque pas d’oublier. Oui, tu sais de quoi je parle. Pas de ce que les gens ont ensuite appelé « L’incident de Carlson », mais bien de cette étrange soirée, 6 mois auparavant. Je commençais déjà à toucher aux réserves de mon père et je me bourrais la gueule au moins une fois par semaine histoire de ma changer les idées entre l’éducation du sergent chef et ta nature de Versatilis. Non, je mens. C’était pas ta nature de Versatilis, ça n’a rien à voir. Tu avais une apparence humesque et j’ai commencé à réalisé que nous avions changé. Moi j’avais troqué les robes à corset pour des tuniques un peu plus masculines et les cheveux courts. Et toi… toi tu étais devenue une jeune fille, le genre qui attire le regard des garçons d’Empur. Ils pouvaient pas s’empêcher de mater, même s’ils savaient pour toi et j’hésitais entre être jalouse ou en colère. J’avais déjà 5 centimètres de moins que toi, j’étais trop brutale pour avoir un petit ami et je liais par pure méchanceté ton extraordinaire charisme à ta véritable nature. J’aurais voulu commencer mes premières expériences de femme mais je me suis juste ramenée avec Jack Jack que je ne quittais plus depuis un bon moment.

Mon cadeau d’anniversaire, la marque de mon père, l’instrument qui trahissait ma nature de Techie, de magicienne. C’était mal vu chez les balayeurs et papa m’a bien fait comprendre de me la fermer à ce sujet. Une arme c’était discret, on se posait pas de questions quant au fait que je me ballade avec tout le temps. J’étais la fille de Enrico, j’avais droit à toutes les excuses du monde. Je faisais peur. L’arme traînait sur le lit, moi installée au sol, entrain d’écouter cette musique de merde, le dernier album de Soyevur Hôtel. C’était le seul truc qui changeait un peu dans ce monde et puis comme toutes les adolescentes on suivait la mode à notre manière. On a vidé les bouteilles histoire de nous changer les idées, juste pour qu’on oublie nos déceptions mutuelles. Maintenant que j’y pense, je ne savais encore rien de toi même si on était censées tout se dire. Je te racontais l’entraînement avec mon père, pas les longs discours qu’il me sortait que les Versatilis parce qu’à coup sûr, ça allait m’attirer de ta part un regard excédé. Tu ne supportais pas que j’avale tout sans broncher, que je me taise à ton sujet, que je généralise les Versatilis alors que j’avais un exemple d’extra-tyrrestre pacifiste sous mes yeux, presque chaque jour. Tes parents je les aimais bien Leto, mais c’était pas mon genre de causer pour rien, surtout à eux.

Ouais, je te racontais vraiment tout, et c’était pire bourrée. Et dire que maintenant je fais semblant d’avoir oublié… Mais tu me connais, je suis une as du mensonge, de la tromperie, même si je me suis jurée de ne jamais agir ainsi avec toi. Soyevur hôtel, l’alcool, et le manque, les questions, cette soif de comprendre, d’apprendre, d’être autre chose que la fille d’Enrico, la gamine qui terrifie tout le monde avec son Jack Jack planqué dans les plis de son long manteau noir, invisible à l’œil mais qui se dessine pour celui qui aimerait attaquer cette gosse qui traîne jamais le soir, non jamais, même si elle commence à savoir se défendre au corps à corps. Celle qui sait faire chauffer l’eau comme personne, dit le père en riant. Celle qui rit un peu trop fort dans ta chambre et laisse sa tête rouler sur les couvertures, les yeux à demi fermés, demandant un autre corps, ou juste du sexe, les cuisses un peu écartées, offerte à ce qui semble être évident pour le reste du monde. Je suis la fille qui t’aime un peu trop fort, qui ne devrait pas, qui n’aime pas ça. Ca me rend mal à l’aise de me sentir si puissante quand je suis à tes côtés, mais c’est devenu une habitude pour moi de penser que tu m’appartiens. Alors que merde, depuis le début, c’est moi qui te poursuis, qui te cherche dans les ombres. J’ai pas arrêté de t’appeler, Leto.

Les moindres détails putain. Le moindre tournis. C’était certainement pas l’alcool mais ça a aidé à crier cette colère, cette peur qui me prenait à chaque fois que les garçons posaient leurs regards affamés sur toi. Stupide bienheureux qui te voyaient eux aussi grandir, devenir plus attirante, presque aguichante. Stupide moi qui en crevait de jalousie, qui aurait voulu mieux paraître plutôt que de collectionner les habits d’homme et de porter les cheveux courts. J’avais 17 ans quand j’en ai voulu à mon père d’avoir fait de moi un parfait petit soldat. J’avais 17 ans quand j’ai réalisé que j’étais en colère de penser qu’un de ces garçons puissent un jour te voler à moi. Car tu m’appartiens, c’est ainsi et je te l’ai crié, avec le gyn pour excuse. Tu as compris, mais tu comprends toujours tout, même si ce soir là tu n’as été à mes yeux qu’une garce manipulatrice profitant de mon état pour me faire la morale, pour m’empêcher de vivre. Moi la stupide pucelle prête à rejoindre un bar d’Empur histoire de me bourrer un peu plus pour ne pas avoir à affronter le regard de celui qui me contemple d’un air affamé, semblable à tout les autres. Je l’aurais laissé faire dans une ruelle crasseuse et j’en aurais eu honte. Mais j’avais encore plus honte de te désirer, toi mon amie. Toi, une fille. Encore aujourd’hui, je trouve ça immoral. J’aurais voulu être la fierté de mon père mais comme tu le dis si bien, un rien le décevait tant que cela me concernait. Putain de vie.

- Profite pas du fait que je sois bourrée !

- Je compte bien profiter. Tu voulais du sexe ? Je t'en offre. Si tu n'en veux pas, tu peux toujours partir…


Alors Jack Jack à terre, tes mains sur ma peau, dieu que tes paumes étaient glacées Leto, je t’ai laissé un peu faire, curieuse de voir où ça allait nous mener, mais terrifiée aussi par la portée de cet acte. Tu m’as empêché d’aller me foutre en l’air pour mieux me jeter dans la gueule du loup. Sale garce va, je t’en veux toujours un peu. Tu n’avais pas vraiment d’arguments pour me convaincre mais je n’y connaissais rien et j’en avais marre. Je me suis dis que tu avais peut-être raison, et que ce n’était qu’un essaie, que ça n’allait rien changer entre nous. J’ai fais en sorte que ça soit le cas. Tu sais, parfois j’en rêve encore, et je m’en veux pour ça parce que d’une certaine manière c’est un peu te trahir. Est-ce que c’était bon ? Bien sûr. Je t’ai demandé si tu l’avais déjà fais mais ta réponse s’est révélée négative. Juste avec moi, tu parles Charles. Ca me met toujours en rogne de penser qu’il y en a eu d’autres, avant ou après, qu’en sais-je, des petites abruties qui n’y connaissaient rien, dont la maman avait à peine prit le temps de leur expliquer les choses de la vie d’une voix bafouillante. Je me suis sentie tellement conne avec tes lèvres sur les miennes. Et puis merde depuis quand les filles se tripotaient ensemble les nichons ? Je n’avais jamais osé me toucher, et voilà que je te laissais faire. Moi la dominante, moi la combative, j’étais juste là sur toi, à contempler ton visage, à me montrer égoïste, de peur de mal faire, de toucher ce qui m’était pourtant connu.

- Tu ne me fais pas confiance ?
- Si... ...
Tu sais bien que je t'ai toujours fais confiance.

La tunique qui glisse à terre et mon souffle qui se précipite. J’ai peur que tes parents ne débarquent, ne nous surprennent dans cette position plus qu’équivoque. En même temps que je pense à cela, je réalise pleinement ce que nous sommes entrain de faire. Si tes parents découvrent ça, je ne te verrais sans doute plus jamais, mais ce ça là, c’est comme une preuve d’amour, le genre qu’on ne se donne pas, moi par pudeur, et toi sans doute parce que tu n’y connais rien. Je me suis demandée si ça ne dépassait pas le cadre de l’amitié une affaire comme ça mais l’instant d’après tu m’as repoussé sur le lit pour me dévêtir entièrement, tes lèvres sur ma peau. Ca faisait un étrange contraste, comme la lune et le soleil, le genre de conneries romantiques qui me font plutôt pas mal marrer quand je tombe sur un de ces bouquins que ma mère affectionne tant. Ca ne se résumait pas à de belles métaphores, on ne devait même pas en parler, alors j’ai essayé de ne pas gémir et j’ai fermé les yeux très fort pour oublier que c’était toi qui était entrain de me faire ça. Tu as raison Leto, de nous deux c’est moi la plus gamine, incapable de faire face quand cela me touche en plein cœur. Fuir, toujours,, mais quand je ne le peux, je fais semblant d’être ailleurs pour que cela ne me touche pas. Juste une fois et on trouvera une excuse à tout ça. Juste une fois, ce n’est pas comme si ça comptait vraiment.

- Tu voudrais que j'arrête ?
- Me poses pas de questions putain !
Je suis pas sûre de la réponse…

La danse lascive des corps nus qui s’emboîtent dans une perfection dérangeante. Je suis là contre toi à me laisser faire tandis que tu m’embrasses, toujours plus bas, jusqu’à m’arracher des cris que j’essaye vainement de retenir. C’est douloureux tant c’est bon et je te guide, dans des murmures honteux parce que ça ne se fait pas de demander ce genre de choses, non vraiment pas. En y repensent, première fois ou pas, je me trouve gourde, totalement ridicule face à ta prétendue assurance. J’ai douté bien évidemment, je me suis dis qu’il y en avait eut d’autres, ça ne pouvait être que ça, et peut-être que c’était une habitude chez les Versatilis de tâter les différents terrains. Et ma mère qui n’avait vu en moi non pas la jeune fille curieuse mais la future mère. J’avais à peine conscience de mon corps et déjà je me lançais à la conquête du tiens, repoussant la tunique, dansant encore tout contre toi en mêlant nos souffles, en s’embrassant. Des baisers de filles, la sueur qui couvre nos corps, une petite bulle avec un fond sonore qui n’avait rien à voir avec ce qu’on était entrain de faire. Une belle connerie sans doute mais quand ça a explosé dans mon ventre, j’ai juste été heureuse de faire ça avec toi. Que ça soit toi qui m’apaise, qui m’offre ton sein pour retrouver mon calme, les yeux à nouveau fermés mais comme apaisée de te sentir si vivante. Si semblable à moi.


Dernière édition par Lilia Guyver le 21.10.11 15:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lilia Guyver (Balayeuse)   09.07.09 7:03

Le lendemain matin, je t’ai dis en riant que je ne me rappelais de rien.

Je ne sais pas si tu m’as crû, je n’ai pas cherché à le savoir pendant les mois qui ont suivit. On se contentait d’agir comme à notre habitude et les garçons ont continué à te lancer des regards. Mais je m’en foutais, car au fond de moi je possédais quelque chose qu’ils n’obtiendraient jamais. Quelque chose que j’ai rejeté mais que j’ai gardé comme une sorte de précieux trésor. Je pense que c’est ça qui m’a aidé à tenir le coup parce que sinon j’aurais finis par perdre la boule. Il était désormais certain que j’allais devenir une balayeuse et mon père commençait déjà à s’en vanter auprès de ses amis. Je pensais naïvement en être heureuse mais ce titre m’éloignait un peu plus de toi chaque jour. Je savais qu’un jour il me faudrait quitter Empur car les balayeurs ne demeurent jamais très longtemps dans la même ville. Et je n’étais pas certaine que toi, une Versatilis, me suive dans cette entreprise, amie ou non. Aux yeux des autres, tu étais un potentiel danger qui finirait bien sous contrat un jour où l’autre. Il suffisait d’attendre que ta véritable nature se dévoile. Ils ne te laissaient aucune chance. Leto, il n’y a que moi qui possède le droit de t’abattre, contrat ou non. Arriva alors l’incident de Carlson. Et notre pacte.

Ca ne pouvait pas être ma mère, c’était certainement un de ses amis. Il se vantait d’avoir désormais une balayeuse, que cela serait officiellement reconnu dans les mois qui suivraient. Alors un des gars au bar a dû vendre la mèche. Un peu trop saoul sans doute. Ou alors il pensait que le père avait finalement accepté la présence de cette extra-tyrrestre pacifiste aux côtés de sa fille. Peu importe. Je ne sais pas quelle tronche il a tiré quand il a su la vérité, ni celle de ma mère quand il est venu à la maison pour lui demander des explications. J’ai entendu des murmures dans la cuisine et puis il a crié mon nom. Moi dans ma chambre je me préparais à te rejoindre pour traîner dans les rues, jusqu’à la nuit tombée peut-être. Avec Jack Jack et toi à mes côtés, je ne craignais rien, inconsciente ou non. Je suis descendu et j’ai compris dès que j’ai franchis l’entrée du salon. Il était là, blême, les poings crispés, et avant qu’il ne me pose sa question j’ai lu sur son visage qu’il me demandait de mentir. Après tout, ça ne pouvait être qu’une mauvaise blague, comme sa fille pouvait-elle le décevoir à ce point ? Je n’avais pas finit de lui faire perdre ses illusions au pauvre vieux.

- Alors c’est vrai ?
- Qu’est-ce que ça peut te faire de toute façon ?

- Ma propre fille traîne avec cette sale engeance !
- La sale engeance s’appelle Leto, et je te signale que tu l’as accueillit ici avec le sourire un nombre de fois incalculable.

- Comment oses-tu…
- Bon, je vais faire simple. Sa famille est pacifiste. Ce qui signifie qu’ils sont fichés par le gouvernement mais qu’ils ne peuvent rien tenter contre eux. Ils ne sont pas sous contrat, les balayeurs t’enverront paître. Alors vraiment, papa, laisses tomber. J’ai autre chose à faire que d’essayer de te convaincre.

- C’est une envahisseur ! Tu dois les détruire ! C’est ton travail !
- Tu n’as qu’à le faire toi-même si ça te chante ! Moi je ne toucherais pas à un cheveux de Leto ! Y’a des limites entre préserver Tyr et… être paranoïaque !

- Si le gouvernement est aveugle alors oui je ferais justice moi-même !


C’est encore cette fille de 17 ans qui ne prend rien au sérieux. Cette fille qui manque de claquer la porte, les sourcils froncés, à se demander qui a bien pu les vendre tandis qu‘elle rejoint son amie qui l‘attend patiemment, manquant le regard haineux de son père à la fenêtre. Cette même fille qui marmonne entre ses dents « C’est ça, fais le, qu’on rigole ». Mais cette fille, moi, elle n’a pas rigolé. Oh ça non.

Ce n’est pas que je me foutais de lui. Je ne le haïssais pas vraiment. Il m’arrivait parfois de le prendre en pitié et j’avais tendance à plus t’écouter. Mais à force de le prendre pour un simple tyrrien voulant défendre son monde et frôlant l’exagération, j’en ai oublié le danger qu’il représentait. Il était tout à fait capable de faire quelque chose et moi, stupidement, juste parce que j’étais déjà en retard sur l’horaire qui avait été prévu entre nous, je l’ai poussé à agir. J’avais Jack Jack dans mon manteau, comme tout les soirs, et comme tout les soirs que je passais désormais avec toi, frôlant ta peau sans oser réitérer le petit incident d’il y a quelques mois, j’ai passé une très bonne soirée. Je me suis même dis que ça ne changerait rien entre nous, que tu me suivrais peut-être histoire de voir du pays, de te changer les idées. Je me doutais bien qu’avec tes parents ça n’allait pas trop mais merde, on était jeune, on avait le droit de tout envoyer paître sans penser aux conséquences. Si j’avais su Leto, si seulement j’avais agis comme une future balayeuse et pas comme une potentielle emmerdeuse en crise qui voulait passer un peu de bon temps avec sa meilleure copine.

Et les flammes étaient si hautes quand je t’ai raccompagné.

Un instant, je ne comprends pas et c’est ton hurlement qui m’éveille tandis que tu t’élances vers la maison en flammes. J’ai à peine le temps de te retenir, d’assimiler ce crime à cette silhouette immobile qui fixe ton ancienne demeure d’un air satisfait, un sourire apaisé aux lèvres. Mon père. Mes paroles me reviennent mais j’essaye encore de trouver une excuse à tout cela. Peut-être que ce n’est qu’un cauchemar, que je n’ai pas vraiment lancé mon père sur deux Versatilis pacifistes et ça consciemment. Une vague de culpabilité me ronge de l’intérieur et je te retiens dans mes bras, murmurant des « Non » que je n’entends même pas, le cœur comme arrêté. Derrière leurs rideaux, tes voisins n’osent pas sortir de crainte d’être mêlé à ce crime. Quelques éveillés qui avaient médit au bar avec mon père se planquent histoire de ne pas se faire reconnaître par ce fou qui ne cherche pas à fuir, à regagner sa maison pour être disculpé. A tes yeux il est déjà coupable mais tu ne penses qu’à tes parents qui sont entrain de brûler. Leto, je ne te demanderais jamais assez pardon. Bien sûr, tu le remarques toi aussi et fait très vite le lien. Incapable de faire le moindre geste, je te laisse me repousser, avançant avec rage vers cet homme qui a enfin réalisé son rêve le plus cher. Pour une fois, c’est lui qui me déçoit.

- Je l'ai fais... oui... je l'ai bien fais...
Murmure-t-il.

J’ai envie de vomir, car il ne s’adresse qu’à moi. Leto ne peut pas comprendre toute la portée de cette phrase mais moi je me revois encore lui tourner le dos, sans prêter attention à ses paroles. Et je te retiens encore, je te murmure d’arrêter, de ne pas faire ça. Il n’y a aucun argument, juste ma voix à ton oreille qui essaye de te calmer, incapable que je suis d’apaiser ton chagrin, et comment le pourrais-je ? Alors je pense au gouvernement, à ce qu’il veut prouver en te faisant face, offert à tes coups, à ta magie destructrice. Je murmure d’une voix presque lasse, détournant les yeux de mon père. Non ce n’est plus mon père, c’est un simple meurtrier. Mais pourrais-je un jour le considérait comme tel ? Je n’y croyais pas à l’époque, et c’est encore le cas aujourd’hui.

- Si tu fais ça... tu seras classée. C'est tout ce qu'il cherche... juste ça...

- J'm'en fous! Il doit payer!! Ils doivent tous payer! J'vais le tuer ce salopard! Le démembrer, le mettre en pièce! Il a détruit ma famille!


J’aimerais te dire que c’est de ma faute, que je suis la seule coupable. Mais je ne dois pas me justifier, simplement répondre de mes actes. Alors je me tourne vers la maison qui brûle, je sens contre ma hanche la forme rassurante de Jack Jack que je tiens encore à la main. Je te parle encore, je te crie que je ne te laisserais pas faire, qu’il est hors de question que le gouvernement te prenne mais je n’entends que les mots de cet homme, qui a toujours cherché à faire de moi quelque chose dont je ne voulais peut-être pas. Ton tour Lilia. Ton tour. Oui il est temps ce soir que je me serve enfin de mon arme et je te repousse doucement, d’un geste si doux qu’il pourrait nous trahir, qu’il pourrait à lui seul te montrer à quel point je t’aime. Je suis prête à tout, et cela juste pour toi.

- C'est à moi de le faire.


Comment as-tu fait papa ? Des explosifs ? Ils ne se sont douté de rien, les pauvres. Ils pensaient simplement à un rôdeur, peut-être qu’ils ne t’ont pas reconnu dans le soir qui tombait sur leur petite demeure presque humesque. Ils se sont dit qu’ils avaient l’éternité devant eux et puis tu as tout gâché.

- Si tu le fais, tu le regretteras...


Oui, sans doute. J’en cauchemarderais des nuits entières en repensant à cet étrange visage apaisé qu’il m’a offert une dernière fois. Il avait enfin réussit à se prouver quelque chose qui dépassait de loin le fait que je devienne balayeuse. Quelque chose que je ne comprendrais jamais.

- Si je le fais, je te sauve la vie.


Et tu recules, observant cette scène qui reviendra souvent entre nous, comme la signature d’un pacte désormais scellé. En chargeant mon arme, j’hésite à lui tirer une balle, pauvre homme imbécile, trop choqué sans doute par son propre geste pour réagir et s’enfuir. Mais une balle les ramènera à nous et je ne désire laisser aucune trace de notre passage. Alors je me concentre, et dans mon sang soudain glisse ces étincelles de magie tandis que le voile se lève sur quelque chose de si grand que j’étouffe une nouvelle fois. C’est beau, mais cette magie se fait destructrice tandis que je concentre mon pouvoir sur son corps. Le sourire apaisé se fendille lentement et il chancelle, le corps déjà brisé tandis que l’eau en lui disparaît peu à peu. J’observe ce meurtre en essayant de croire que je fais quelque chose de bien mais il reste mon père, mon créateur, celui qui m’a tout apprit, qui m’a offert l’arme que je pointe à cet instant sur lui. Je ne remarque même pas l’étrange direction que son corps prend en se désintégrant, plongeant dans les flammes. La poussière retourne à la poussière et il ne reste que les os jaunis. C’est déjà finit. Par automatisme, je me tourne pour surveiller les alentours, repérant les potentiels témoins mais il n’y a rien, je suis comme seule face à mon propre crime. Il faut que l’on s’en aille, c’est la seule vérité.

Je te prends le bras et t’éloignes de cette vie, ouvrant la voie sur un chemin que nous emprunterons à deux, au coude au coude. Je te parle de quitter Empur et tu te contentes d’acquiescer, même quand je laisse sous entendre que tu devras choisir le même métier que le mien. Cette fois-ci nous y sommes Leto, nous allons enterrer des méchants Versatilis.

- Je te l'ai dit, j'm'en fous.


Un mensonge sans doute mais pour ce soir je décide de te croire, osant bifurquer jusqu’à regagner ma rue tandis que ma propre demeure, intacte, se profile dans le noir. La lumière de la cuisine est allumée et je te demande de rester sur le pas de la porte tandis que je file chercher nos affaires. Ma mère est assise sur une chaise et je ralentis à peine pour la contempler. Le visage fermé, elle m’ignore. C’est sans doute mieux ainsi. Cela ne prend que quelques minutes de rassembler quelques effets personnels, différentes armes et des vêtements pour toi. Je redescends les escaliers avec lenteur, m’attendant peut-être à ce que ma mère me retienne. Mais non, elle demeure immobile dans la cuisine, comme si elle m’avait déjà oublié. Elle aussi j’ai finis par la décevoir, la pauvre gamine qui ne rêvait que d’une famille parfaite à l’image de celle qu’elle avait eut sous les yeux pendant toute son enfance. Mais son mari était fou et sa gamine trop étrangère. Cela ne pouvait que mal se terminer. La porte se referme derrière moi et le temps file soudain, nous emporte de ville en ville, de contrat en contrat.

Étrangement, tu sembles te faire à cette vie mais je garde un œil sur toi, prenant les dispositions nécessaires pour obtenir des informations sur les Versatilis sans que personne ne voit jamais ton visage. Ta nature de pacifiste est déclarée et à ce qu’il semblerait, n’a jamais été remit en doute. Mais je préfère prendre mes précautions en n’attirant pas le regard des autres balayeurs sur notre étrange duo. Notre premier contrat se révèle un succès et je m’étonne presque du plaisir que tu prends à abattre ce Versatilis dont le visage me dit vaguement quelque chose. Mais ce n’est qu’une prime en haut d’une longue liste, et nous continuons notre voyage. Les années passent, 7 en tout, porte poisse pour la plupart jusqu’à ce que nous posions nos bagages à Secaria. La ville semble prometteuse mais ce qui m’importe aujourd’hui ce sont les contrats que je collectionne. Être la meilleure, c’est tout ce que je peux offrir au souvenir de mon père, et je compte bien le devenir même si j’en suis encore loin. Dis moi Leto, suis-je toujours la plus gamine de nous deux, moi l’impétueuse et toi la réfléchie ? Je repose mon verre, profitant de ce fait pour jeter un regard sur ma montre.

- Tu es en retard.


Un regard sur ta silhouette et je te salue d’un sourire. J’ai l’audace de croire que je te connais désormais un peu mieux, et que cette amitié entre nous ne trouvera jamais d’obstacle insurmontable. Je te laisse t’installer face à moi en contemplant ton visage et je lève la main pour appeler le serveur, histoire qu’il nous serve un autre Gyn blanc. J‘aime ce sentiment d‘être perdue au sein d‘un cœur commun. Personne ne nous remarque dans ce bar paumé de Secaria. Et toi, patiemment, tu me regardes. Tu sais déjà que ce rendez vous ne sera pas anodin et que j’ai quelque chose à te proposer. Un autre contrat encore, un autre jeu qui débute. Il n’y a aucune raison pour que cela change Leto, même si je bois un peu trop et que j’accepte de plus en plus des contrats en solo. On grandit, on s’éloigne, même si l’on s'appartient, et je demeure à deux pas derrière toi, prête à reprendre ta main pour te conduire quelque part où nous serons deux, et où cela nous suffira. Mais parfois il suffit d’un hasard, d’une simple calamité, pour que tout change. Encore une fois.


Dernière édition par Lilia Guyver le 21.10.11 15:36, édité 1 fois
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~Et encore un schizo sur le forum.~

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Signalement : L'autre main du Destin (probablement la gauche) Compte PNJ réservé à la validation des fiches. NE PAS MP.


MessageSujet: Re: Lilia Guyver (Balayeuse)   24.09.11 21:29

9 Juillet 2009, Seel a écrit:
Le pouvoir me parait suffisamment équilibré :) Il n'y a pas de problème !

Bienvenue sur le forum, j'ai hâte de voir ton personnage en action.
Spoiler:
 


NB: Les fiches ont été nettoyées de tous les post non rp. Désormais, l'auteur du topic est le seul habilité à poster.

Ce topic vous servira à la fois d'étendard, comme de journal intime ou fourre-tout, tant que cela concerne Lilia.
Spoiler:
 
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