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 I'm fool to hold you (Leto)

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Lilia Guyver

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MessageSujet: I'm fool to hold you (Leto)   10.07.09 13:44

Pourquoi est-elle en retard ? Lilia se le demande en triturant son verre, le regard songeur, sa botte tapotant le sol à un rythme saccadé, nerveux. Enfin, non. Ce n’est pas vraiment sa question. Pourquoi est-elle encore en retard, serait plus juste. Les murmures des clients, le tintement des verres, quelques rires… La berceuse du D-bar l’aide à se plonger dans ses pensées et ses yeux glissent jusqu’à son verre de gyn commandé plus tôt. Ce n’est qu’une jeune femme assise seule à une table, le visage glacé par une attente qui se fait trop longue. Une jeune femme sans doute plus inquiète qu’en colère même si Leto sait ce qu’elle a faire, et que la balayeuse n’est pas du genre à lui courir derrière avec une écharpe en laine histoire qu’elle ne prenne pas froid. Sauf que… Elles ne sont ici que depuis une semaine et que Leto ne devrait pas avoir quelque chose à faire pouvant la retarder.
Les contrats, c’est Lilia qui les lui fournit mais elle n’a même pas encore fait appel au patron du D-bar pour en réserver un. Rien, aucune excuse valable, et c’est ce doute qui commence à la grignoter petit à petit tandis que les minutes passent. A leur arrivée, elles ont réussit à se trouver un petit appartement pour deux dans le nord de la ville. Quelque chose d’assez correct malgré l’état des lieux. Lilia dormait sur le canapé lit tandis que Leto occupait la seule chambre, chose qui ne semblait à priori pas la déranger. Il était de toute façon hors de question qu’elles dorment ensemble, avait lancé Lilia la première fois en prenant l’air buté. Une réaction sans doute stupide mais nécessaire. Et puis merde, elle avait ses raisons. Elles avaient ensuite profité de cette semaine pour faire des repérages et pour s’offrir une petite pause en 7 ans de voyage.

Leto aurait quand même pu avoir la politesse de lui fournir une excuse, peu importe qu’elle soit valable ou non.

La métisse s’était retenue à grande peine de lui demander ce qu‘elle traficotait, arguant que son amie pouvait bien faire ce qu’elle voulait de son côté. Sauf que de nature curieuse, voire même méfiante, elle n’avait pas arrêté d’y penser, de relier des évènements entre eux. Elle en avait oublié certains, mais était presque sûre que Lilia lui avait fait le coup au moins une fois dans chaque cité. Et qu’à chaque fois la balayeuse s’était tût pour ne pas passer pour une vulgaire mère poule sur-protectrice avec des tendances paranoïaques. Tout ce qui pouvait être prit comme quelque chose tendant vers une relation ambigu était aussitôt rejeté de l’esprit de Lilia. Mais cette fois-ci, elle est bien décidée à lui demander des explications. Enfin, si son amie arrive un jour.
Elle porte à nouveau le verre de gyn à ses lèvres et le termine en savourant la chaleur de l’alcool qui glisse le long de sa gorge. Sans trop chercher à savoir pourquoi, elle se sent triste. Déçue et triste. Elles ne sont pas censées se cacher des choses mais Lilia se rend compte que son amie n’a fait que ça depuis leur départ d’Empur. Peut-être que je l‘emmerde, après tout moi et mon caractère à la con… se dit-elle en s’accoudant à la table d’une manière qui n’est sans doute pas très respectable pour une femme, surtout à Secaria mais franchement qu’est-ce qu’on s’en fout. Sa déprime passagère n’a rien à voir avec l’alcool, mais son menton flanche tandis qu’elle baisse la tête, les dents serrées. Stupide Leto qui arrive à la faire douter d’un rien. Lilia a peur de la réponse.

La réflexion amène toujours une solution, déplaisante ou non. Et là pour le coup, la jeune femme a marqué le coup. Elle n’a eut de cesse de mettre de côté la véritable nature de la jeune femme alors qu’en vérité, cette dernière pourrait bien tout expliquer. Leto est après tout capable de tuer un Versatilis sans en éprouver de remords, alors pourquoi pas un hume ? L’effroi glisse un doigt glacé le long de sa colonne vertébrale et la chaire de poule couvre bientôt ses avant-bras tandis qu’elle imagine son amie entrain d’attaquer à l’instant même un innocent. L’hume, elle s’en fout bien en vérité, mais Lilia craint le témoin qui pourrait hurler au meurtre. Lui il ne verra sans doute qu'un hume entrain d'en attaquer un autre. Mais qui dit témoin, dit enquête, et qui dit enquête… Près de la porte, la tableau d’affichage où sont fichés les FDP semble lui faire de l’œil.
Cette dernière s’ouvre soudain pour laisser entrer une silhouette longiligne dont le regard fouille soudain la salle. Lilia, dans son émoi, met un moment à reconnaître Leto et elle manque de se lever de table pour aller à sa rencontre. Après une inspiration, le visage de nouveau glacé, elle lève le bras pour lui faire signe et attend que cette dernière l’ait remarqué pour replonger dans la contemplation de son verre vide. Leto la connaît bien et remarquera sans doute le trouble qui l’agite même si son amie essaye de n’en rien laisser paraître mais sérieusement, elle n'en a absolument rien à cirer. Du coin de l’œil elle détaille le visage de la Versatilis, glissant sur ses vêtements, sans famine aucune. Mais rien, aucun indice pouvant trahir un combat mené plus tôt. Alors Lilia attend qu’elle s’installe avant de commencer la guerre.

- Ca fait un quart d'heure que je t'attends.

Ni bonjour ni merde. Pour Leto, ça signifie sans doute un très mauvais moment à passer.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   10.07.09 19:39

Aurait-elle du retard? Ah oui, un peu, si elle en croyait l'horloge suspendue au coin d'une rue. Encore fallait-il qu'elle soit à l'heure. Mais bon, ce n'était qu'un détail. Leto ne pressait pourtant pas le pas. Elle savait déjà que Lilia était en discussion étroite avec un verre de gyn probablement déjà vide. A moins qu'il s'agisse du deuxième verre. De toute manière, deux minutes pouvaient justifier déjà un commencement de soupçons. Lilia ne disait rien, mais elle savait bien qu'elle la soupçonnait. La question, c'était... De quoi? Leto était particulièrement prudente concernant les affaires trop personnelles. Lilia ne pouvait clairement pas avoir le moindre soupçon à ce sujet. A moins qu'elle ne suppose que Leto fricotais en toute tranquillité. Non plus, le premier jour de chaque escale, c'était un peu trop ridicule pour être crédible. Bon, quand Lilia n'en pourra plus, elle posera d'elle-même la question, de toute manière.

En attendant, Leto avançait, ses grosses bottes battant le sol dans un rythme régulier, comme le vague tintement métallique qui accompagnait chacun de ses pas. Ses longues mèches se balançant devant ses yeux, il aurait été difficile de dire si elle voyait où elle mettait les pieds. Mais peu important. Déjà l'enseigne du Downward se profilait, encore quelques mètres. Les prunelles dorées glissèrent un instant sur les environs, sans réel intérêt à vrai dire. Juste pour voir ce qui rôdait dans ce coin-là. Mais il ne semblait rien y avoir de potentiellement menaçant, à priori. Alors elle entra, tout simplement.

Deux ou trois pas et elle s'immobilisa, relevant la tête, dégageant son visage pour chercher du regard son amie. Ce qui ne fut pas long. Les orbes se figèrent sur un bras en mouvement, glissèrent sur le visage de Lilia. Trouvée! Et... Oula, quelle tête! Lilia n'était pas toujours aussi glaciale. Leto retint un soupire en s'avançant. Avant même d'arriver à la table, elle se doutait de ce qui risquait de l'attendre. Pourtant, elle ne ressentait pas la moindre gêne, ni même un vague sentiment d'appréhension. Juste une étrange... Indifférence. Dans son avancée, elle retira son manteau, le fit glisser sur ses épaules, le replia sur son avant-bras. Hauts à bretelles superposés, couleur brun kaki et grisâtre passé, pantalons troués, elle se délesta de son long cuir sur le dossier de la chaise qu'elle tira, pour se vautrer dessus, face à Lilia, une bote prenant appui contre le pied de la table.

Pas de bonjour, rien de sympathique. Elle ne s'était pas trompée sur ce qu'il l'attendait. Mais elle affrontait sans peine le regard de Lilia, croisant simplement ses bras sur son ventre, dans un air de nonchalance parfaite. Si Leto avait quelque chose à se reprocher, ça ne se voyait pas le moins du monde. Elle inclina la tête sur le côté, considérant son amie, avant de répondre tout simplement.

"Moi aussi je suis contente de te revoir. Et j'ai passé une bonne journée, merci."

Histoire de faire comprendre que ouais, elle était à la bourre, et non, c'était pas une raison pour lui tirer la gueule comme si elle venait de lui dire que le gyn allait passer dans la catégorie drogues illégales.

"Bon, avant que tu ne lance une autre phrase cinglante, viens-en aux fait. C'est pas mon retard qui te gêne. Alors vas-y, qu'est-ce que j'ai fait cette fois?"

Qu'allait-elle trouvé comme reproche ou comme question? Sans doute rien de très plaisant. Mais bon, il fallait que ça sorte. Et puis Leto se sentait d'humeur parfaitement paisible.
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   10.07.09 20:49

A cet instant, la tête de Lilia valait vraiment le coup d'oeil. En plus de s’installer telle une reine qui accorde une audience face à son amie, Leto se permettait d’arborer un visage d’une telle neutralité que la balayeuse prit cela pour un total je m’en foutisme concernant la future engueulade qui n’allait pas manquer de tonner aux oreilles de la Versatilis. Et elle était à peu près certaine que ce sentiment là n'avait rien à voir avec une pseudo paranoïa. Son visage prit une teinte livide et elle inspira profondément, manquant d’exploser le verre vide qu’elle tenait toujours à la main quand elle crispa le poing. Le salut un brin sarcastique de la jeune femme tomba dans l’oreille d’une sourde folle de rage. Lui rendre la politesse ? Non mais et puis quoi encore ?! Lilia n’avait qu’à s’incliner face à elle et dérouler le tapis rouge peut-être. Les yeux rivés sur le visage de Leto, un grondement bas au fond de la gorge, Lilia se retint de lui en mettre une. Les parents de la Versatilis, paix à leurs âmes, avaient dû manqué l’étape du châtiment corporel visant à éduquer le nouveau né FDP pour que leur fille continue sa crise d’adolescence à 23 ans.

Alors quoi ? Elle allait devoir lui remettre les pendules à l’heure et la priver de sortie ? Un bon coup de crosse dans la nuque et l’affaire serait réglée, ici ou dehors. Le champagne n'avait pas encore pété mais il suffisait d'un soupire un brin fatigué pour que le bouchon saute pour de bon. Mais Leto n'allait pas faire l'immense connerie d'en rajouter une couche. Non ? Ah ben si. A croire qu'elle avait oublié le monde d’emploi visant à calmer une Lilia Guyver folle de rage. La prochaine fois, Lilia penserait à la rappeler que les répliques censées désamorcer la situation n'étaient pas spécialement obligatoire. En un instant, le verre fut reposé avec force sur la table et la métisse se leva à demi pour la choper par le col, penchée au dessus de la table, son visage à quelques centimètres de celui de son amie. La chaise avait reculé assez bruyamment pour que quelques clients se tournent vers elle et José décroisa les bras, prêt à intervenir si les deux folles commençaient un règlement de compte au sein du bar. Il y avait des ruelles pour ça après tout et le fait que ça soit deux nanas ne l’empêcherait sans doute pas de les virer à coups de pieds au cul.

Heureusement, Lilia n’en avait pas pour longtemps.

- Je t’arrête tout de suite beauté, et pas la peine de me sortir ton numéro de grande maîtresse du monde de mon cul.


Le murmure n’avait rien de menaçant. Lilia n’était pas assez folle pour foutre en l’air sa réputation de balayeuse en se chamaillant pour un simple retard. Cela ne concernait que Leto, et cette dernière avait intérêt à ouvrir grande ses oreilles histoire de bien comprendre où elle voulait en venir. Ce n’était après tout pas son genre de répéter plusieurs fois. Pour faire rentrer quelque chose dans le crâne de quelqu’un, rien de mieux que le plat de la main.

- Je t’ai pas offert le pass VIP pour me prendre pour une conne quand tu es devenue mon amie.


Lentement elle desserra sa prise et tâcha de lisser le col de son amie en offrant un sourire à José. Non non mec tout va bien, pas la peine de venir prendre des nouvelles, j’ai finis de la remettre à sa place. La tunique bien sûr. Retrouvant un visage un peu plus calme, même si elle n’allait pas manquer de s’envoyer trois verres de gyn histoire de faire descendre l’adrénaline, elle se rassit sur sa chaise, laissant son doigt glisser sur le rebord du verre. Quelques secondes passèrent où les curieux se détournèrent enfin, puis elle reprit d’une voix normale.

- C’est pas moi qui me suis tirée sans donner d’explications et qui a le culot de me pointer avec un quart d’heure de retard alors t'essayes d'agir comme une hume et tu attends pas que je te demande ce que t’as foutu pendant tout ce temps.


L’inquiétude avait toujours tendance à la rendre un poil plus nerveuse que d’habitude, à la manière d’une mine sensible qui explose quand on la frôle du pied. Lilia détestait se faire marcher dessus.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   10.07.09 21:37

C'était à se demander qui faisait sa crise d'adolescence. Après tout, Leto était une grande fille et pouvait bien se permettre quinze minutes de retard... Bon sang, quinze malheureuses petites minutes. Le genre de retard qu'elle n'avait jamais en mission. Elle pouvait bien se permettre un peu de zen attitude pendant son temps libre, non? Elle avait le droit d'en avoir besoin. Ce n'était pas parce qu'elle n'était pas hume qu'elle ne pouvait pas avoir envie de zoner, juste pour le plaisir. Et si Leto avait suivi Lilia dans ses escapades et ses tueries, ce n'était très certainement pas parce qu'elle recherchait à se créer une mère de substitution. Celle dont elle a laissé les cendre à Empur serait à jamais irremplaçable. Alors non, ce soir, elle n'avait pas envie de se prendre la tête pour s'en prendre plein la figure.

Ou peut-être qu'elle n'avait juste pas envie de calmer les ardeur de Lilia. Peut-être qu'elle avait déjà pas mal encaisser dans la journée et que d'endurer les sauts d'humeurs d'une balayeuse un peu trop enflammée ne la motivait pas plus que ça. Après tout, Leto était quelqu'un de paisible, la plupart du temps, à l'inverse de sa comparse. Quoi de plus normale qu'elle reste apaisée devant la fureur de Lilia? De fait, elle admirait aussi la résistance du verre vide. Assurément de la bonne qualité. Peut-être qu'elle devrait interroger le barman sur la provenance de la vaisselle. Le grincement de la chaise ne a fit même pas bouger et c'est à peine si elle sourcilla quand Lilia lui saisit le col par-dessus la table.Tirée en avant. Leto décroisa les bras, prenant appui sur le rebord de bois pour ne pas chanceler. Oui, Lilia. C'était exactement comme ça qu'on se faisait des potes: en se la jouant provocatrice de guéguerre de taverne.

Mais là encore, elle ne dévia pas un instant les yeux, cherchant probablement ce qui pouvait bien rendre Lilia particulièrement hargneuse à cet instant. Leto dû se retenir de sourire. Un petit rictus malsain serait sans doute très mal venu et aurait assuré une bagarre générale. Maîtresse du monde? Non, elle faisait juste remarquer à Lilia son manque total de civisme. Un écart digne d'un décérébré de Versatilis, et pas d'une balayeuse respectable. Si tant est que respectable et balayeuse soient des termes associables. Peut-être pas en fait. Mais pour le reste... Lilia était vraiment gonflé quand même. Oh non, elle ne la prenait pas pour une conne. Peut-être vaguement comme un jouet les jours où elle se sentait comme une envie de haïr le monde entier un peu plus que d'habitude. Mais ça, c'était le petit jardin secret de Leto.
Finalement, elle relâcha sa prise, et Leto tourna vers le tas de muscle un regard profondément blasé avant de se reporter sur son... Amie? Elle se revautra, comme si rien ne s'était passé. Mais finalement, il ne s'était rien passé.

"Que les choses soient claires... Je t'aime beaucoup, Lilia. Mais le gyn te rend vraiment pénible. Puisque tu adore douter de moi, et que tu en a fait un sport depuis quelques temps, aies au moins les couilles de me poser directement la question. Les entourloupes, c'est pour les SDP."

Elle se pencha légèrement sur le côté, glissant une main le long de sa ceinture, jusqu'à la poche arrière de son pantalon et en sorti quelques morceaux de papiers déchirés.

"Quatre offres pour des trois pièces, histoire que t'aies ta chambre, puisque tu refuse de dormir dans un lit si j'y suis. Si tu veux vraiment faire ton interrogatoire, t'as qu'à aller causer au vieux Mr. Wilson, il se fera un plaisir de te décrire combien de sucre il a mis dans mon thé pendant que nous parlions loyer. Il avait l'air d'ailleurs déçu que je doives le quitter pour te rejoindre. Mais au moins, ça l'a poussé à baisser ses prix."

Elle déposa les différents bouts de papier sur la table, les écarta, trouva celui qu'il fallait et le fit glisser sur la table. On y trouvait une adresse, le nom du proprio, ce Wilson, et aussi la description de l'appart.

"Je commence à me demander si tu m'as un jour réellement fait confiance, Lilia."

Elle plissa les yeux, sans doute blessée par le comportement de son amie. Qu'il était gênant de devoir toujours se justifier.
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   10.07.09 22:22

Tenter de calmer Lilia n’aurait sans doute servit à rien. La seule chose qu’elle désirait obtenir de son amie à cet instant c’était un résumé clair et concis de ses fréquentes absences pendant les 7 dernières années. Elle avait la drôle d’impression de se faire avoir sur tout les plans avec elle et ne pouvait s’empêcher de mettre cela sur le fait qu’elle n’était pas hume. La nature profonde des choses finit toujours par ressortir un jour ou l’autre, arguait son père dans ses grands moments de philosophie et elle qui avait toujours douté de ces quelques préceptes qui remettaient en cause l’esprit pacifiste des parents de Leto, voilà qu’elle commençait à y prêter plus attention. Plus calme mais néanmoins ronchonne, elle croisa les bras quand Leto lui fit une remarque concernant son amour pour la boisson, notamment le gyn blanc.

Leto la première savait que l’alcool avait plutôt tendance à la rendre euphorique, chose extraordinaire en soi car un clown n’aurait pu lui arracher un sourire amusé, alors une blague. Lilia se permit de lui lancer un regard menaçant qui n’eut sans doute pas l’effet escompté mais qu’importe, l’intention était là. Toute calme qu’elle était, ce qui était la meilleure chose à faire face à une Hume balayeuse métisse prête à descendre n’importe quel emmerdeur à coup de cross de Jack Jack, Leto n’avait pas intérêt à se foutre d’elle plus longtemps. Quant à avoir les couilles de lui poser directement la question, la jeune femme se réservait le droit de lui adresser un ricanement un peu narquois en persiflant doucement:

- C’est bizarre que tu parles des FDP…


Laissant planer le sous-entendu, elle ne put cependant retenir le regard curieux qui glissa jusqu’à la main de Leto. Allait-elle sortir une arme ? Non à en juger par les morceaux de papiers. Lilia haussa un sourcil et se rapprocha un peu de la table pour les contempler avant de relever les yeux vers son amie. Méfiante, elle écouta son petit récit et se pinça les lèvres. Bon, elle s’était totalement fourvoyée, encore heureux d’ailleurs ! Mais ça n’expliquait pas le reste, tout le reste, toutes ces foutues sorties sans d’autres excuses « Bon je reviens à plus tard ». Un morceau de papier glissa vers elle et Lilia prit la peine de l’effleurer du bout des doigts sans vraiment la lire. Elle la croyait évidemment, tout ce qu’elle avait demandé c’était une explication, mais elle n’était pas parano au point de lui demander des preuves. Si vraiment un jour elle avait de sérieux doutes, alors elle n’aurait qu’à prendre son manteau et sortir juste après elle pour la suivre. Mais même si l’idée l’avait souvent effleuré, elle l’avait repoussé presque par automatisme. L’inquiétude la rendait nerveuse, mais pas exécrable pour autant, et Lilia refusait de foutre en l’air son amitié.

- Je te fais confiance. Mais j’ai besoin de savoir ce que tu fous à chaque fois que tu sors sans me donner d’explications. Tu ne cherches pas un appartement pour deux à chaque fois merde !

Elle se massa un instant les tempes, avant de murmurer un peu plus bas.

- Je sais, je sais… tu as besoin d’intimité, ça ne me regarde pas, et cetera… mais…

Lilia soupira et se rapprocha un peu plus, manquant d’effleurer la main de son amie pour la sienne. Un peu apaisée par l’explication de la jeune femme, elle laissa place à une sincère inquiétude.

- Si tu as une fringale, je dois le savoir. Okay ? Je me fous bien de la nature de tes casse croûte tant que ta tête se retrouve pas sur l’un des panneaux d’affichage comme celui qu’il y a près de la porte.


C'était toujours comme ça avec elle, sa colère finissait par disparaitre lentement mais sûrement, gardant quelques braises au chaud histoire de revenir lui faire péter les plombs. Cela ne tenait qu'à une remarque, une attitude mais pendant ce court laps de temps on avait l'impression que Lilia avait comprit qu'elle était allée trop loin. Que neni, c'était à l'autre de faire attention où il foutait les pieds, point barre. Un nouveau coup d’œil aux papiers, et elle se mordit l’intérieur de la joue en pensant qu’elle avait simplement cherché à leur offrir un peu plus de confort. Prix bas, certes, mais pour l’instant elles n’avaient pas touché assez de prime pour se permettre de changer si vite d’appartement.

C’était assurément une bonne idée, après tout le canapé lit n’était pas des plus confortables, mais ce n’était pas du tout une priorité. L’intention de Leto avait tout de même porté ses fruits et Lilia lui offrit une esquisse de sourire un brin malhabile, presque désolée de la pique plus gratuite que sincère qu‘elle lui avait balancé plus tôt. Après tout, fringale ou pas, Leto n‘avait rien à voir avec ces fils de pute. Ce n’était pas leur première dispute, et certainement pas la plus violente. Dans un lieu public, surtout dans un endroit tel que le D-bar, c’était par contre original. Mais pas à refaire, comme le conseillait gentiment le videur qui gardait un œil sur elles, juste au cas où. De son côté, le verre vide commençait doucement à se plaindre.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   11.07.09 0:19

Ouais, c'était bizarre qu'elle en parles... Parce qu'elle en est une. ça allait, on le lui avait rejeté assez souvent ça à la figure. Le coup le plus fort ayant été un beau feu d'artifice avec ses parents comme flammèches. Fallait-il que Lilia s'éclate nécessairement sur ce point quand elle voulait lui faire de la peine ou espérait-elle sincèrement qu'un jour Leto lui enfoncerait sa lame à travers le coeur pour venir lui murmurer à l'oreille qu'elle "aurait dû écouter son salopard de paternel"? Cette pensée aussi soudaine que déplaisante fit détourner le regard à Leto. C'était bon pour le moment, inutile de jeter de l'huile sur le feu. Et ajouter Lilia aux cadavres d'origine d'Empur ne lui donnait étrangement qu'une sensation de dégoût. Pas très normal, pour la "FDP" qu'elle pouvait parfois redevenir aux yeux de son amies, même si ce n'était que le temps d'une remarque cinglante.

Mais au moins, elle avait réussi son coup, en détournant l'attention de Lilia pour l'obliger à reconsidérer la situation avec un peu de recule. Oui, elle ignorait à quel point Leto était une saloperie de psychopathe. Seulement Leto n'était pas qu'une saloperie de psychopathe. Elle ne pu s'empêcher de froncer les sourcils, contrariée à son tour. Non, pas que contrariée. Vexée aussi.

"Il y a une contradiction... Tu me fais confiance, mais il faut que tu sache où je suis et ce que je fais."

Elle serra les dents, retenant un commencement de colère. Il n'y avait pas de confiance là-derrière. Lilia se foutait aussi très bien de sa gueule à elle.

"Quelque part, tu ne peux pas vraiment t'empêcher de penser que je pourrais être comme les saloperies qu'on traque. Enfin ça ne m'étonne même pas à vrai dire..."

Non, pas avec l'éducation qu'elle a reçue, ni même avec tout ce qu'elle avait pouvoir en sept ans de traque. Leto ne savait même plus si elle devait lui en vouloir ou pas. Mais se battre toutes ses années pour être regardée comme une hume et constater que malgré une complicité impressionnante, ce doute demeurait, c'était juste... Affligeant.

"Ce n'est pas qu'une question d'intimité. Il ne t'est pas arrivé de penser que je pouvais avoir simplement envie d'être seule un moment? Oublie un peu ma nature. J'ai aussi besoin de me balader, de regarder le temps passer, de me vautrer sur un banc sous un arbre."

Des choses banales, que des bienheureux se plaisaient à faire, conforter dans la pseudo-sécurité que leur offrait leur ignorance. Le genre de chose que Lilia pourrait peut-être comprendre et qui permettrait à Leto d'avoir un peu la paix pour ses affaires moins... Pacifistes. Mais la dernière remarque, en revanche, la fit clairement tiquer. Gentiment, Leto se redressa, se pencha en avant sur la table, une lueur de colère clairement visible dans ses yeux. Elle s'accouda, fixa Lilia sans broncher, et lâcha entre ses dents, d'une voix à peine audible.

"Je bouffes pas du hume, ok? Si t'arrives toujours pas à y croire, balances-moi. Mais me la joue pas inquiète alors qu'ici, en plain milieu du lieu préféré de tous nos chers collègues, tu te permet de balancer des choses pareilles."

Là, elle était en colère. Et elle se fichait pas mal d'énerver Lilia. Elle commençait sérieusement à pousser le bouchon trop loin. Bordel... 23 années d'efforts pour encore douter. Des fois, Leto en venait presque à regretter de ne pas être restée chez elle ce maudit jour.
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   11.07.09 0:57

(J'suis gentille, j'poste quand même XD)


Y’a pas à dire, Leto savait s’y prendre pour raviver la colère de son amie, et c’était bien connu que Lilia faisait feu de tout bois, de toutes remarques. Piquée à nouveau au vif, elle se redressa, les dents serrées. Il n’y avait aucune contradiction dans ce qu’elle disait bordel ! Elle désirait simplement un peu plus de considération de la part de son amie au lieu d’être traitée comme un chien qui doit rester bien sage jusqu’au retour de son maître. Et bon sang, étaient-elle vraiment obligé de lui parler d’intimité pour une simple ballade en ville ? Des conneries humesque tout ça ! Lilia n’avait certainement pas besoin de s’allonger sur un banc pour faire le point, respirer un peu. Un moment passé avec Jack Jack histoire de le nettoyer, et cela lui suffisait bien. Depuis quand Leto avait ce genre d’habitudes ? Si c’était ça « ressembler à un hume » alors Lilia préférait de loin faire son coming out en allant traverser les pylônes. Conneries de pacifiste attardé.

- Et ça te tuerait de me dire simplement où tu vas, surtout si c‘est pour aller traîner ?! Merde ! J’ai parfois l’impression d’être un boulet à tes pieds !


Elle ne pouvait pas lui demander de renier sa nature. C’était totalement impossible pour Lilia d’en faire abstraction. Leto était peut-être pacifiste, mais elle était aussi une Versatilis et certains balayeurs s’en foutaient bien qu’elle attaque des humes ou non. Le genre d’hystérique avec la mentalité de son paternel, et elle se renfonça sur son siège, le regard brillant de colère tandis que Leto continuait sur sa petite lancée. Peu importe l’endroit où elles discutaient tant que la situation était à nouveau claire. Lilia n’était pas assez stupide pour gueuler ce genre de questions en plein refuge de balayeurs, et les tables étaient espacées pour que les murmures soient couverts par la musique. De toute façon, chacun ici avait ses petites affaires à régler, que ça concerne un contrat ou un avis personnel sur le gouvernement.

- Va chier. Tu commences vraiment à m’emmerder là.


Quand allait-elle comprendre que Lilia s’inquiétait seulement pour elle, et pas des dégâts qu’elle pouvait causer. Si sa nature la poussait à bouffer de la viande fraîche, soit ! Un hume de plus ou de moins dans ce monde, et le crime serait inculqué à autre Versatilis. La métisse lui faisait à ce point confiance qu’elle ne douta pas un seul instant de sa réponse. Elle n’en mangeait pas, très bien, et malgré sa rage, un poids énorme quitta sa poitrine. Non vraiment, peu importe l’endroit tant qu’elle obtenait les informations nécessaires. Lilia avait toujours été une fonceuse. Néanmoins, elle prit le temps de se demander si ce genre de confrontations entre les deux amies n’allaient pas signer la fin de leur relation. Un nouveau coup d’œil sur les annonces et ce qu’elles signifiaient vraiment. Bordel, où était passée leur complicité d’antan ?

- Les temps sont durs… c’est tout ce que je dis Leto. Je me fous bien de froisser ta pauvre petite âme de princesse mal embouchée avec mes questions. Je doute peut-être de tes sorties, mais pas de tes réponses.


Elle releva les yeux vers son amie, fixant l’iris un peu trop large. Pas besoin de gueuler dans tout le D-bar pour qu’un simple balayeur habitué aux Versatilis la repère avec un minimum d’attention. Elle aurait voulu calmer ce regard colérique mais ce n’était pas dans sa nature de capituler en premier, et malgré ses paroles douces, elle resta braquée face à elle, lui offrant un visage des plus butés. Elle avait commencé le combat, et n’allait certainement pas capituler aussi facilement tout ça pour que Leto l’écrase de son mépris en sachant qu’elle s’en voulait de l’avoir fait souffrir par ce genre de sous-entendus. Ce fut une voix mauvaise qui murmure dans son esprit que Leto n’avait pas à réagir ainsi si elle était vraiment innocente. L’adage disait: Y’a que la vérité qui fâche.

Dommage, on pouvait pas casser la gueule à une simple pensée.


Dernière édition par Lilia Guyver le 24.07.09 21:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   11.07.09 13:02

[*In love*]

Un boulet, c'était peut-être ça. Non, pas tout à fait. Les peurs de Lilia pouvaient être des boulets. Cette manie de vouloir savoir où elle était, ce qu'elle faisait. A croire qu'elle était en liberté conditionnelle sous la surveillance d'un geôlier particulièrement à cheval sur le règlement. Bon sang, elle n'a pas passé sa vie à se cacher pour se faire dire ce genre de trucs. A croire que Leto se baladait avec "abattez-moi, chuis une SDP" en lettre clignotantes dans le dos. Et si elle ne lui avait pas parlé de ce genre d'habitude, était-ce peut-être parce qu'elle avait tout simplement envie d'éviter d'avoir à se justifier à chaque balade? Le silence avait au moins le mérite de réduire les crises de colère.

"ça n'a rien à voir... Si toi t'as l'impression d'être un boulet, alors je devrais dire quoi? Que j'ai celle d'être un animal auquel on veut mettre une laisse pour le tenir à l'oeil?"

Ouais, voilà. C'était ça. Une bébête qu'on gardait à ses pieds pour ne pas avoir à s'inquiéter pour rien un placébo à la confiance. Même si de toute manière, ça ne l'empêchera jamais de faire une connerie quand l'envie lui prendrait. Leto poussa un soupire, se laissant à nouveau aller en arrière sur sa chaise, un bras glissant par-dessus le dossier alors que l'autre restait sur la table.

"Je sais que tu t'inquiètes. Mais quoi que je fasses, tu douteras toujours. Et je déteste être aussi impuissante quand il s'agit de te rassurer."

Elle baissa les yeux, capitulant. De toute manière, Lilia était bien trop fière pour la fermer quand il le fallait. Et Leto se fichait pas mal d'avoir le dernier mot ou pas. Ce genre de gaminerie avait cessé de l'intéresser quand elle n'a plus eu l'âge de faire mumuse dans un bac à sable. Déviant le regard, elle jeta un coup d'oeil sur les annonces. Elle eut l'étrange certitude qu'un jour ou l'autre sa tête et son nom s'y trouverait fixé sur un bout de papier jauni par les fumées de cigarettes. Et le pire, c'était que cette idée ne l'effrayait même pas. En revanche, pour Lilia... Puis un peu plus loin, elle remarqua un truc louche et fronça les sourcils.

"Lilia... C'est quoi un reptotruc? J'sais que je suis pas vraiment une lumière en zoologie, mais là..."

Elle se reporta sur sa comparse, haussant un sourcil. Non, il ne s'agissait pas d'une tentative de détournement de la conversation. Juste d'une interrogation purement spontanée. Mais elle revint à la conversation.

"Bon, court résumé des escales précédentes. Juste avant Secaria, j'avais dû voir un armurier. Il y avait du jeu entre la garde et la lame d'Erèbe. Je voulais pas t'inquiéter alors j'ai été faire réparer ça vite fait. J'en ai aussi profité pour faire aiguiser mes petites chéries et vérifier pour le coup qu'elles restaient équilibrées. L'escale d'avant, j'ai été chercher un moyen de cacher mes pupilles. Mais les lentilles que j'ai testé étaient merdiques. Je voyais les contours colorés et comme ça me gênait, je les ai foutu à la poubelle et du coup, je n'ai même pas eu besoin d'effleurer le sujet. La fois d'avant, j'ai été m'acheter des sous-vêtements. Et à mon avis, mes petites culottes sont loin, très loin de t'intéresser. A moins que je me trompes?"

Elle eut un petit sourire tellement fugace qu'il n'était même pas certain que c'en fut un.

"Pour les passages précédents, il va falloir quand même que je réfléchisse. Je m'éclate pas à lister ce que je fais. Mais ça devait être des trucs du genre. Un coup, j'ai été faire remettre en état les semelles de mes docks, plusieurs fois j'ai juste été faire du repérage dans les villes où nous allions pour savoir où se trouvaient les boucheries les moins chères. La viande, ça taxe quand même, et je veux pas qu'on explose notre budget simplement pour une histoire de régime."


Dernière édition par Leto le 12.07.09 1:09, édité 1 fois
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   11.07.09 15:36

Lilia eut un soupir fatigué et elle lança à son amie un regard d’une profonde lassitude. Elle n’avait même pas besoin de répondre à une telle question tant la réponse était évidente. La balayeuse n’avait jamais considéré ne serait-ce qu’un instant Lilia comme une bestiole qui devait obligatoirement porter une muselière. Généralement, ce n‘était même pas histoire de les protéger des morsures mais de leur éviter de se faire des frayeurs inutiles en voyant la taille des crocs. Et la bestiole qui semblait ne pas comprendre… Oh non, ce n’était pas sa meilleure amie qui attirait sa méfiance mais bien les autres, ces putains d‘excités du genre de son père qui ne faisaient pas la différence entre un chien bien éduqué et un hume lupus la plupart du temps. Mais ça elle ne le répéterait jamais assez pour Leto, ce qui était en soi quelque chose d'assez déprimant.

La métisse se rendait bien compte qu’avec ses questions elle ressemblait à une balayeuse suspicieuse qui vient tâter du bout de sa semelle le monstre anesthésié, histoire de voir s’il était encore capable d’attaquer. Nature profonde ou pas, et cela malgré ses méchancetés gratuites mentales ou orales, elle devait bien reconnaître aux parents de Leto qu’ils avaient fait un sacré boulot en matière d’éducation. Jusqu’à la fin ils avaient cherché à s’intégrer et même si Lilia prenait parfois cela pour un grossier mensonge, elle concédait à son amie le fait qu’elle se montre bien plus hume que certaines personnes qu’elles avaient pu croiser en 7 ans. Il faudrait un jour qu’elle se calme aux niveaux de ses insultes, surtout quand elle abordait ce sujet délicat. Avait-elle seulement dit à Leto combien elle avait respecté ses parents de leur vivant, et même encore aujourd’hui ?

Lilia en doutait fortement.

- Tu me rassures par tes réponses… et je sais que parfois j’ai tendance à en faire trop. Pour ton bien, ou ces conneries là… Appelle moi maman une seule fois, et tu t’en prends une.


Ce n’était qu’une plaisanterie et elle offrit son premier sourire de la journée à son amie tandis que cette dernière contemplait la salle d’un regard pensif. A cet instant, elle aurait aimé avoir pour don de lire dans les pensées des gens, ou juste dans celles de Leto. A quoi pouvait-elle penser ? Qu’elle la faisait décidément bien chier alors qu’elle avait décidé de passer un bon moment en sa compagnie ? Un sentiment de culpabilité lui vrilla la poitrine et elle cilla, essayant de ne rien laisser paraître.

"Lilia... C'est quoi un reptotruc? J'sais que je suis pas vraiment une lumière en zoologie, mais là..."


La balayeuse fronça les sourcils, marmonnant un « hm » interrogatif avant de se tourner vers le bar. Elle ne pensa pas un instant que la Versatilis essayait de détourner la conversation, plutôt soulagée au contraire de cette petite pause. Le panneau attira à nouveau son attention comme un peu plus tôt dans la soirée où elle avait commandé son verre de gyn. Elle haussa une épaule.

- J’en sais rien mais ça dit que c’est kleptomane. Ce truc ramène ses pattes sur mon Jack Jack, je lui fais sauter la cervelle.

Sa main se perdit sur le renflement familier du manteau et elle s’enfonça à nouveau dans son fauteuil en contemplant son verre vide. Le manque d’alcool commençait doucement à se faire plus intense mais elle décida d’attendre avant d’aller commander une bouteille entière, histoire de ne pas s’attirer de la part de Leto un regard des plus agacés. Cette dernière ne supportait pas son affection pour la boisson. Et quelque part, Lilia le comprenait très bien. La jeune femme la prit cependant au dépourvu en lui résumant finalement ses petites escapades. Un peu surprise, la métisse mit un temps avant de réagir, clignant des yeux et se redressant un peu plus pour l’écouter avec attention, hochant gravement la tête. Son inquiétude disparu totalement et elle laissa un sourire soulagé naître sur ses lèvres. Des broutilles en sommes, et même si elle mourrait d’envie de lui poser des questions au sujet de ses armes, elle prit la peine de se renfrogner à sa dernière phrase.

- Quel sens de l’humour, vraiment…


Bien sûr que non, ses petites culottes ne l’intéressaient absolument pas et ce n’était qu’une boutade affectueuse de la part de Leto, pas un sous-entendu quelconque quant à un évènement datant déjà de près d’un demi siècle dans l’esprit de la balayeuse. Le genre de chose qui ferait mieux de rester enterré très très profond, histoire que ça soit le premier dossier à disparaître le jour où elle commencerait à devenir sénile. Mais c’était aussi le genre de dossier à réapparaître par surprise dans vos rêves quand on ne s’y attend pas. Lilia essayait de ne pas compter les fois où elle s’était réveillée en sursaut, le corps moite de sueur et les muscles de ses jambes trop faibles pour la soutenir quand elle se décidait à aller se désaltérer à l’eau pour oublier ce maudit songe. Elle n’en avait jamais parlé à Leto et ne comptait certainement pas le faire de sitôt. C’était du passé.

- Tu fais ce que tu veux pour la viande Leto.
Murmura-t-elle doucement en réponse, histoire de ne pas alerter les autres tablées. Vraiment. J’irais pas regarder le budget. Je mange moins que toi et on ne dépense pas beaucoup généralement.

Il faudrait qu’elle pense à lui ramener un bon steak cette semaine, histoire de se faire pardonner sa curiosité maladive. Elle pencha un la tête en avant et tendit la main par réflexe pour lui effleurer le bras. Sa colère s’était totalement volatilisée suite aux explications de Leto et quelque part, Lilia appréciait ces petits moments de vie qu’elle lui résumait. C’était des choses qu’elle n’avait pas vécu avec elle mais elle ne restait pas loin. Comme une amie bien évidemment. Une amie à qui elle racontait tout. Rien n’avait changé entre eux, les années n’avaient en rien altéré leur complicité et à cette seconde, la balayeuse se sentit plus proche que jamais de la Versatilis. Tout allait bien dans le meilleur des mondes, des saletés de FDP seraient butés demain et elles pourraient avancer côte à côté pour toucher une prime dans les jours qui allaient suivre. Une dispute ? Quelle dispute ? Une simple mise au point. Affaire réglée, affaire classée.

- Tu veux boire quelque chose ? Je peux aller te commander un Cœur si tu veux…


Un autre sous-entendu, mais taquin cette fois ci. Le regard de Lilia pétilla avec douceur en attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   12.07.09 1:30

Les parents de Leto avaient-ils jamais su si Lilia avait un jour tenu à eux? Bien sûr. Ce n'était pas le genre de chose qui avait besoin d'être dîtes. Leto savait au fond d'elle-même qu'il n'y avait eu par le passé aucune rancoeur. Autrement, jamais Lilia ne se serait descendu une bouteille de gyn blanc dans la maison de trois Versatilis, même en compagnie de son précieux Jack Jack. D'ailleurs, à bien y réfléchir, les parents de Leto avaient-ils dit un jour à Lilia à quel point ils tenaient à elle? Peut-être même pas. Mais là encore, de simples sourires, des "bienvenu, entres donc", avaient toujours été très pertinents. Peut-être que Leto aurait dû lui dire combien ses parents tenaient à elle, eux qui avaient toujours désiré une famille nombreuse. Eux que l'Etat avait privé de ce qui était aussi naturel qu'évident pour les humes.

Et la pensée de répondre un "oui maman" fut bien grande quand Lilia redescendit les tours. Mais non, elle ne tenait pas à s'en prendre une à travers la figure. Non pas qu'elle penses sincèrement que Lilia était capable de lui en mettre une ici en plein Downward Bar, mais il valait mieux ne pas tenter le diable. Il y eut un sourire, auquel Leto ne pu que répondre, finalement. Elle ne cherchait pas la bagarre, juste à lui faire au moins comprendre une partie de son point de vue quand à l'accueil qu'elle lui avait fait. Et même sans preuve concrète, Leto était convaincue d'avoir réussi.

Quant à la réponse sur le... Machin kleptomane... Dans le doute, la main que Leto avait glissé derrière le dossier de sa chaise revint en avant pour effleurer sa ceinture, comptant du bout d'un doigt ses lames en étoiles. Un, deux... Cinq. Toutes étaient bien présentes. Quant à Erèbe, pas besoin de toucher pour sentir son poids contre sa hanche. Tout était en place. Néanmoins, l'avertissement devait être là parce que la chose était aussi fourbe que discrète. Les prunelles de Leto s'égarèrent un instant au niveau du sol, comme recherchant la... Chose qui devait vaguement ressembler à un lézard avec une poche de kangourou (imagination, quand tu nous tiens!). Mais rien d'inhabituel.

L'attention de Leto revint se porter sur Lilia, le plus naturellement du monde. Si elle avait voulu évoquer un souvenir que son amie se bornait à ignorer derrière l'excuse illusoire d'une ivresse trop prononcée, et bien tant pis. Elle savait très bien ce qui s'était produit ce soir-là et se doutait que Lilia en était encore hantée, en bien comme en mal. Des regrets peut-être? Des remords d'avoir marché hors du chemin tracé par les bonnes moeurs. Étrange quand on essayait de compter le nombre de grossièreté qui pouvaient être balancées à la minute, ou encore ces petits gestes dont elle n'avait même pas conscience et qui pourtant trahissait un petit quelque chose d'un peu trop tendre pour une balayeuse obnubilée par son travail. Comme maintenant, alors qu'elle lui effleurait le bras, l'air de rien, comme si elle n'avait jamais été e colère la minute d'avant.

"Là n'est pas la question. On bosse ensemble, le budget se doit d'être équivalent pour l'une comme pour l'autre. Et puis si je suis pas prudente avec les dépenses, comment pourrait-on trouver un appart' où tu pourrais avoir ta propre chambre et ton propre lit?"

Leto appréciait quelque part d'avoir sa chambre, mais voir Lilia dormir nuit après nuit sur ce truc inconfortable la laissait perplexe. Ses remords l'empêchaient donc à ce point de partager le confort du lit de Leto? A moins que la Versatilis ne doives lui signer un contrat de non tripotage au milieu de la nuit. C'était embêtant, vraiment.

"J'ai déjà grignoté, merci."

Ne serait-ce que pour la viande, et le sourire taquin qu'elle lui rendait. Et puis le Coeur, même si elle aimait ça, n'était pas vraiment ce dont elle avait envie ce soir.

"Je commence à aimer cette saleté de gyn blanc, alors... Prends donc carrément une bouteille. De toute manière je suis certaine que tu en meurs d'envie!"

Et étrangement, il n'y avait pas le moindre reproche là-derrière. Ce soir, l'une comme l'autre pouvait se permettre de décompresser. Demain serait un autre jour, n'est-ce pas?

"Il te faut de la monnaie?"

Tout en posant la question. Leto fouina dans les poches de son pantalon pour en sortir son porte feuille.
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   16.07.09 17:06

Et voilà que Leto recommençait avec ses idées à la con. Lilia leva les yeux au ciel avant de s’avancer sur sa chaise. Les coudes posés sur la table, elle joignit ses mains devant elle et prit une petite inspiration histoire de rassembler ses idées. Ca allait être difficile de lui faire entendre raison mais pour une fois, la balayeuse se sentait d’humeur à régler le problème avec toute la diplomatie nécessaire. Après tout, la Versatilis se souciait simplement de ses propres besoins. Le regard étrangement calme, enfin autant que possible au vu de son humeur de dogue, elle s’efforça de sourire avant de lui répondre d’une voix douce. Ce n’était plus le moment de frapper du poing sur la table, et à ce rythme elle finirait vraiment par se faire virer.

- Il faut que tu comprennes que ces trucs de budget également partagé… je m’en fous. Je te laisse gérer tout ça, acheter ce que tu veux. Moi, je demande juste le fric nécessaire pour veiller au bon fonctionnement de Jack Jack, et à mes munitions.


Les autres nanas avaient sans doute du temps à perdre dans les boutiques de fringues ou ce genre de conneries, mais ce n’était pas le genre de Lilia. Mais plus que tout, elle ne pouvait supporter la simple idée que Leto puisse se priver de nourriture, surtout que la viande coûtait quand même cher ces derniers temps, juste parce qu’elle préférait dormir sur un canapé. C’était certes gentil de sa part, mais cela laissait sous entendre que Lilia était assez coincée pour refuser la présence d’une autre nana à ses côtés, meilleure amie ou non. La jeune femme n’avait absolument rien à se reprocher mais elle préférait mettre les choses au clair.

- Je sais bien à quoi tu penses Leto, et je t’arrête de suite. J’ai pas besoin d’un nouvel appartement pour avoir ma propre chambre, mon petit monde merveilleux de fille. Si je dors sur le canapé c’est que ça me suffit. Sinon j’aurais cherché autre chose dès le départ.


Elle aurait très bien pu accepter une nuit de dormir avec elle. Après tout, ce n’était pas la présence de la jeune femme qui la dérangeait. Lilia était convaincue qu’elle avait totalement accepté ce souvenir lié à ses 17 ans, âge où elle s’était montrée plus d’une fois désespérée de ne pas trouver de mec. Évidemment, le fait qu’elle fasse semblant d’avoir tout oublié ne prouvait rien. Mais accepter de changer d’appartement n’aurait fait que confirmer les soupçons de la Versatilis. La balayeuse lui offrit un petit sourire rapide et se décida enfin à se lever. Leto l’avait invité à aller prendre une bouteille, et elle n’allait pas cracher sur cette invitation.

- Pas besoin de monnaie, j’ai encore trois caras qui traînent au fond de mes poches. Je reviens tout de suite.


Une simple pause, avant de rajouter dans un murmure complice:

- Et si y’a une bestiole qui s’amène près de Jack Jack, tu sais quoi faire.

Sujet définitivement clos. Lilia posa une main tendre sur le manteau avant de tourner les talons, se dirigeant vers le bar. Elle allait pouvoir se griser au Gyn Blanc de Gorsh sans que Leto ne lui jette de regard désapprobateur et comptait bien profiter de cette opportunité pour se vider la tête totalement. La soirée avait été plutôt éprouvante. Bien que d’un caractère emporté, elle détestait se chamailler comme une gosse et commençait doucement à se demander si elle n’avait pas un peu exagéré. Pour une première visite dans ce temple des balayeurs, Lilia venait sans doute de faire très mauvaise impression. Elle se fichait bien du regard des autres mais à ce qu’elle avait comprit, c’était la patron qui allait lui fournir ses contrats.

*Ma vieille, il est temps pour toi de marcher sur des oeufs. Attends d’être une habituée avant de commencer à péter des bouteilles sur la tronche des gens, ça vaudra mieux.*


- Une bouteille de Gyn Blanc de Gorsh, mec
. Lança-t-elle d’une voix un peu bourrue, déposant les caras sur le bar.

De toute la soirée, elle n’avait pas prêté une grande attention au barman et effleura un instant sa silhouette du regard avant de s’attarder sur les panneaux accrochés derrière lui. Attention au reptomarsupial…. Bientôt il faudrait accrocher une nouvelle affiche signalant sa présence aux autres balayeurs. Elle voyait déjà le texte: « A prendre avec pincettes ». Loin de se renfrogner, elle eut un léger sourire amusé et tourna le dos au bar pour s’y appuyer, ses yeux errant sur la salle avant de revenir à leur table. Quoique Leto était pas mal dans son genre quand elle se décidait à envoyer paître. Le barman déposa une bouteille sur le bar et elle l’attrapa distraitement tout en marmonnant un vague:

- Merci.


Laissant l’homme à ses autres clients, et s’attardant à peine sur l’éclat de ses yeux bleus, elle retourna à la table. Elle avait autre chose à penser que de mater les inconnus. De toute façon, ce n’était pas son genre et elle revint s’effondrer sur sa chaise, un rire un peu stupide aux lèvres tandis que le Gyn remplissait leurs deux verres. Lilia sentait déjà la brûlure délicieuse de l’alcool sur sa langue et elle reposa la bouteille avant de lever son verre pour trinquer bruyamment. Des mauvaises langues auraient dit que seule la perspective de se bourrer suffisait à la rendre heureuse. Ce n’était pas vraiment faux, mais le fait d’avoir éclaircie la situation avec sa meilleure amie l’y aidait grandement. Les plaisirs simples de la vie, comme on dit.

- A la tienne ma grande. Bénis soient les FDP qui crèveront demain. Amen !


Tentée de finir la bouteille au goulot, elle s’envoya le verre cul sec, les yeux pétillants, le cœur soulagé.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   20.07.09 20:33

Chips s'ennuyait, ce qui lui arrivait assez souvent. Mais Chips était surtout triste, ce qui était rarissime.

Il avait fini par quitter l'appartement sous les combles, en quête d'une petit note joyeuse dans cette maison de plus en plus plombée; l'animal avait l'impression que Caleb et Rodrigue faisaient un concours du plus malheureux, et pour l'instant le trafiquant ne dépassait son employé que d'une courte tête - enfin, d'une roue de fauteuil. Bien évidemment, le reptomarsupial avait tenté de leur rendre le sourire, et l'Etat savait qu'il était bon à ce jeu-là; il avait inventé de nouvelles cabrioles, cherché de nouveaux mots à kwiner, il avait même appris à envoyer en l'air un morceau de sucre qu'il faisait tomber directement dans son gosier - ce dernier numéro dut malheureusement être abandonné après qu'il eût coûté la vie à une lampe innocente. En désespoir de cause, il était même revenu à la bonne vieille stratégie de l'Escalade Crâlineuse, qui faisait toujours rire Rodrigue et râler Caleb.

Mais Rodrigue n'avait pas ri. Caleb n'avait rien dit. Un petit sourire, tout au plus. Un petit sourire très triste.

Alors l'animal avait décidé de faire un tour au rez-de-chaussée, accablé par son échec et par cette détresse hume qu'il ne parvenait pas à comprendre; d'accord, c'était bizarre que Caleb n'ait plus envie de se mettre debout. Mais pourquoi c'était si grave?

Chips en était là de ses lentes réflexions, vautré sur une poutre du plafond, lorsqu'un éclat métallique attira son regard perçant. Une jeune femme venait de quitter sa table, vraisemblablement pour aller commander quelque chose au bar, et ce faisant elle avait légèrement fait bouger la veste qui reposait sur le dossier de sa chaise, dévoilant un objet aux reflets prometteurs.

Tristesse ou pas, on ne change pas le reptomarsupial: l'animal se pencha un peu plus au-dessus du vide, le museau frémissant, les oreilles bien à la verticale: trukibri?... Owi, trukibriiiii...

Ni une ni deux, c'était fait: une pirouette autour d'une poutre, un saut négligent jusqu'au mur, appui, contre-appui, une silhouette carmine qui coula le long d'un pilier et Chips était au sol. La bête rampa jusque sous la chaudière la plus proche, en prenant garde de ne pas s'y roussir le poil, afin d'avoir un point de vue stratégique pour préparer son assaut. Mais à peine la bestiole avait-elle la table en visuel que ses oreilles s'affaissaient d'un air déçu: le trukibri était aussi un trukitire. Et la dernière fois qu'il avait chapardé une arme restait pour lui un souvenir très douloureux - ben ouais, un coup de crosse dans le bide quand le coup part tout seul, c'est pas très drôle. En plus, l'autre femme assise à la table était une 'Tilis, et c'était pas souvent gentil les 'Tilis.

Chips émit un grognement et dansa d'une patte sur l'autre: kwi faire, kwi faire?... Le fusil avait l'air trop gros pour être chipé de manière discrète. En plus, la dame revenait. Non, opération compromise mon commandant, il faut trouver une autre cible.

"Kwi beuh..." -__-

Et soudain il y eut de nouveau l'éclat argenté. Le reptomarsupial se dressa sur ses pattes, si vivement qu'il faillit cogner son petit crâne vide contre la chaudière qui le surplombaitt: kwi triomphe, ce n'était pas l'arme qui étincelait si joliment, mais un petit quelque chose dans la poche intérieure de la veste. Caleb en avait une aussi, en haut, comment ça s'appelait déjà? Paske? Blaske? Bref, c'était pour mettre du Jus Qui Brule, ce qui était mal. Mais ça brillait de mille feux, ce qui était bien.

Tant pis pour la 'Tilis: opération relancée, mon commandant. Premières lignes à l'assaut.

Chips bougea vite et bien, avec cette aisance et cette discrétions surréalistes dont aucun être sensé qui le voyait pour la première fois ne l'aurait cru capable. Il serpenta le long des chaudières, silencieux comme un chat, avant de foncer vers la chaise de la dame qui trinquait et son trukibri tant convoité. Un petit dérapage, discrètement, et la grosse bête arriva avec une certaine maîtrise à passer le rideau de la veste pour se glisser sous la chaise. Il émit un petit gloussement satisfait et commença à fouiller les poches intérieures, en oubliant dans sa suprême intelligence contente d'elle-même la longue queue qui s'agitait derrière-lui. Et qui dépassait ostensiblement de sous la veste.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   21.07.09 20:42

Ouais ouais... Elle rediscuteraient budget à l'occasion. maintenant que les choses étaient tirées au clair, il était surtout temps de se lancer dans des choses plus plaisantes. Leto se laissa à nouveau aller en arrière sur sa chaise, lançant à Lilia un petit sourire amusé. Ouais ouais, pas de besoin de chambre, hein? Mais le jour où Lilia trouvera un mâle à mettre dans son lit, il vaudrait mieux justement qu'elle ait un lit, et pas un canapé. Ou alors qu'elle emporte une conquête dans le lit de Leto. Mais étant donné les sous-entendus que ce genre de choses pourraient suggéré, la versatilis doutait sérieusement de la réalisation de cette option. Elle la suivit du regard alors que son amie se levait pour se diriger vers le bar, coulant sans réelle gêne ses prunelles sur la chute de rein de Lilia. Les belles choses doivent être regardées après tout, non? Bon. Quel dommage que le délicieux balancement fut aussi court. Le bar aurait gagné à être plus vaste, mais bon.

Reprenant sa pose nonchalante, un bras derrière le dossier de sa chaise, joyeusement vautrée, les jambes tendues et croisées sous la table, légèrement de côté pour ne pas gêner le retour de Lilia, Leto laissa son attention se promener vers les autres tables. Il y avait quand même quelques personnes. Des balayeurs pour certains. Elle croisa d'ailleurs le regard d'un duo masculin. Les dits mâles s'empressèrent de se détourner. Le petit spectacle offert par Lilia avait attiré l'attention, c'était certain. Surtout qu'une partie de la clientèle semblait tenir la métisse à l'oeil. Bon, il fallait aussi avouer que certains regards étaient plus lubriques que méfiants. Aaah, les hommes. Poussant un soupir de lassitude, Leto renversa la tête en arrière, étalant sans y prêter attention ses cheveux bruns sur le dossier. Mais autre chose avait attiré son attention. Une ombre? Hm... Ce devait être un simple reflet des mouvements dans la salle. Ouais, sûrement. Surtout qu'avec l'éclairage planté comme ça dans ses yeux, ses pupilles s'était brusquement rétractées. Illusion d'optique. Pour en être certaine, elle leva une main, ombrageant ses yeux quelques secondes. Rien. Elle avait rêvé.

Elle se redressa à peine sur sa chaise, inclinant cette fois-ci la tête en avant pour laisser quelques mèches se glisser sur les contours de son visage. C'était tout de même mieux ainsi. De toute manière, Lilia était à présent de retour et se laissa aller à son tour sur sa chaise, avec un rire un peu... étrange. Leto haussa un sourcil et coula un regard vers le bar. Le type bizarre aux yeux clairs lui avait raconter une blague? Non, ce n'était pas le genre de Lilia de déconner avec un barman en commandant une bouteille de gyn. Enfin pas sans avoir au préalable descendu la dite bouteille. Ce qui soit dit en passant n'allait pas tarder. Les deux verres étaient déjà remplis et Leto leva le sien, rectifiant le toast.

"A la notre, et aux pauvres bougres qui viendront s'ajouter à nos trophées."

Tuer des Versa... Dire qu'elle n'en tirait aucune réelle satisfaction. Mais bon, parallèlement, elle n'avait jamais été dégoûtée de tuer. Il fallait croire que le meurtre restait dans ses gênes. Comme quoi, ce genre de chose pouvait sauter une génération, mais pas deux. Et en parlants de gênes dérangeants... C'était quoi le machin qui ondulait sous la veste de Lilia? Leto abaissa son verre sans en avoir pris une goutte, alors que sa comparse avait déjà descendu le sien.

"Hm... Lilia? Le retpomachintruc... Je crois que je sais ce que c'est maintenant."

Le coude en travers de son dossier, elle leva sa main libre, et pointa de l'indexe dans un petit mouvement de haut en bas la queue qui dépassait allègrement du manteau de son amie. sur ce, elle visa son propre verre cul sec et tendit sa main libre pour attraper la bouteille, au cas où Lilia se relèverait trop brutalement.
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   21.07.09 21:24

Si fichant éperdument des regards des hommes fixés sur leurs deux silhouettes, capable s'il le fallait de pousser une beuglante pour les faire ciller, Lilia se concentra sur la pauvre bouteille de Gyn qui ne risquait pas de faire long feu. La fin de la soirée promettait d'être plus calme, et elle se permit de se laisser aller sur sa chaise, presque aussi désinvolte que Leto. Adieu appartement, nourriture et Versatilis. Bonjour beuverie et esprit tourmenté par l'alcool demain matin. Jamais une bonne gueule de bois ne lui était apparue si alléchante. Trinquant avec son amie, elle l'écouta d'une oreille distraite corriger sa phrase. "Pauvres bougres…" Lilia eut un clin d’œil amusé. Leto avait bien raison de plaindre leurs futurs trophées de chasse car celui qui aurait la malchance de se retrouver face à la balayeuse n’aurait même pas le temps de maudire la défaillance des pylônes. Le sang échauffé par l’alcool et par la vision de tout ces contrats qui leur restaient encore à honorer, la jeune métisse ne prêta aucune attention au regard soudain acéré de son amie, ni même à son petit avertissement déguisé. Elle se contenta de se resservir un autre verre, un sourire gourmand aux lèvres avant que la Versatilis ne pointe du doigt quelque chose qui se trouvait à côté d’elle.

- Quoi encore ?
Grommela-t-elle, effleurant le Gyn du bout des lèvres.

Les sourcils froncés, elle mit un temps avant d’aligner les mots de Leto dans le bon sens. "Reptomachintruc" et kleptomane s'il vous plait. ... Oh merde. Aussitôt dégrisée, elle retrouva une position plus stable sur sa chaise tout en reposant calmement le verre sur la table. Alerte, les muscles crispés sans pour autant dévoiler ses intentions, elle cilla lentement jusqu’à tourner la tête en direction de son manteau où s’agitait une espèce de liane bizarre. Enfin, une liane avec une touffe de poils bleus en panache dessus. Et une liane dangereusement proche de son petit amour. Craignant aussitôt que cette chose ne s’enfuit tout aussi rapidement qu’elle était apparue en compagnie de son Jack jack, Lilia n’hésita pas un instant à plonger sa main sur ce qui en vérité semblait être la queue du repto machin. Évitant toute fois de le blesser inutilement - elle avait assez fait scandale pour aujourd'hui - la balayeuse le tira toutefois avec fermeté hors de sa cachette. Ca ne pesait pas bien lourd, mais ça s'agitait drôlement et elle eut un petit grognement étouffé.

- Viens un peu par ici toi !


Consciente du fait que la bestiole puisse posséder de solides crocs capable d’entailler sérieusement sa main, ou tout autre morceau de peau à proximité de sa gueule, elle ne pu toutefois s'empêcher de ramener le machin carmin près de son visage pour l'examiner, le poing crispé sur le membre qui se tortillait furieusement au creux de sa paume. Une moue curieuse sur les lèvres, elle remarqua aussitôt que la bestiole avait eut le temps de lui chiper quelque chose. Mais ça ne ressemblait ni de près ni de loin à Jack Jack. Sa colère disparue aussitôt et elle contempla, amusée, la flasque coincée entre les pattes avant du lézard à poils. Lézard qui ressemblait surtout à une espèce de gros rat… Non même pas. A quelque chose qui n’existait sans doute pas sur Tyr. Un FDP ? Pas un truc présent sur le tableau de chasse à l'entrée, juste en affichette warning près des bouteilles. Donc par conséquent, pas quelque chose dont elle devait véritablement se méfier. Nul besoin de sortir un de ses flingues et elle se détendit, demandant à Leto avec un sourire grimace:

- C’est alcoolo les reptomarsupiaux ?


Pour sa défense, il faut dire que Lilia n’avait jamais possédé d’animal de compagnie et ne savait donc pas à quoi s’en tenir avec cette bestiole là. Mais à la vue de ses yeux noirs et de son dos arqué, elle le reposa sagement sur la table. Du doigt, elle effleura la crête sur son dos en une esquisse de caresse, un peu attendrie par la moue de la bestiole. Elle allait peut-être laisser une marque sur le métal brillant de sa flasque de Gyn mais qu’importe. Lilia le trouvait aussi mignon qu’un bébé T-Rex. Heureusement, la balayeuse possédait assez de retenue pour ne pas gazouiller bêtement face au reptomarsupial. Elle se contenta donc d’un véritable sourire, caressant le poil rouge vif du bout du doigts. Apprivoiser la bestiole de quelques marques d'affection ne l'empêcherait sans doute de la mordre si elle décidait de leur échapper en compagnie de son nouveau bien mais la métisse possédait d’assez bons réflexes pour retirer sa main si la chose attaquait. Lilia releva la tête vers son amie avec un rire un peu surprit.

- Il est pas mal hein ? Je me demande à qui il appartient… Enfin s’il a un maître. T’as un maître bestiole ?


Ce n’est pas comme si elle attendait spécialement une réponse de la part de la boule de poils. Après tout, les bestioles même étranges ne sont pas censées faire la causette. Quant au maître, au vu du panneau affiché au bar, on le connaissait au moins suffisamment ici pour y faire gaffe. Mais de là à dire qu’il avait un propriétaire… Le barman peut-être ? La balayeuse glissa un regard rapide sur ce dernier, s'y attardant peut-être un peu trop. Prise en faute par sa propre conscience, elle se mordit l'intérieur de la joue avant de revenir sur le reptomarsupial tout occupé à garder tout contre son poitrail le précieux butin qu‘il venait fièrement de dérober. Un instant, Lilia songea à lui reprendre sa flasque mais ce n’est pas comme si cette dernière avait une valeur particulière à ses yeux. Néanmoins, si la chose commençait à siffler le gyn à l’intérieur, là elle se déciderait enfin à la lui retirer des pattes. En attendant, qu’il fasse joujou avec. Machin-carmin-sans-nom avait quand même eut l’intelligence d’éviter Jack Jack, ça méritait bien une récompense.


Dernière édition par Lilia Guyver le 23.07.09 18:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   21.07.09 22:34

Rhaaa, mais... rhaaaaaa, mais naaan! Quelle était cette force soudaine et imprévisible qui l'extrayait de sa si belle cachette?! En plus ça lui pinçait la queue, cette saleté! Les griffes de l'animal dérapèrent sur le sol tandis qu'il se dandinait en grognant, dans l'espoir d'échapper à cette prise incongrue sur une partie de son anatomie dont il ne se rappelait même pas toujours l'existence, mais c'était peine perdue. Alors Chips allongea le cou, et ses crocs se refermèrent sur le goulot de la flasque métallique juste avant qu'elle ne se retrouve hors de portée.

Et hop! Ouh, bizarre, ce bar... Le plafond en bas; intéressante perspective. L'animal se laissa fasciner une seconde, avant qu'on ne l'élève assez haut pour qu'il se retrouve face à un visage hume. Froncement de sourcil: il n'avait rien contre le fait de pendouiller tête en bas, mais là ça faisait un peu mal quand même. Et puis il n'avait pas envie de jouer à ça maintenant!

"Kwiiii!" ><

Ramenant sa nouvelle prise contre son poitrail, la bestiole commença à remuer de manière insistante, dans le but visible d'extraire sa queue de cette main inconvenante. Il se mit à gigoter des pattes arrières, et s'il n'avait pas l'intention précise de blesser la jeune femme impolie, la longueur de ses griffes fit qu'il ne fut pas loin de le faire tout de même. Prudente, l'hume le reposa sur la table, et Chips s'empressa de se mettre dans le bon sens avec un grognement outré: ces bipèdes qui ne savaient pas respecter le jeu, alors!

Le reptomarsupial jeta un coup d'oeil critique à celle qui l'avait interrompu dans sa mission. Puis il tourna la tête pour dévisager d'un air tout aussi méfiant la Tilis d'à côté. Mouais. Ni l'une ni l'autre n'exprimait clairement une menace. La bête laissa alors tomber son trésor sur la table, pour mieux s'en saisir de ses pattes antérieures et renifler le goulot avec intérêt. Les deux bipèdes auraient tout aussi bien pu ne plus être là, si l'une d'entre elles n'avait pas alors commencé à lui picorer le dos de ses doigts. Agacé, Chips fit un écart et envoya claquer sa mâchoire près des doigts étrangers - "près" signifiant à la distance terrifiante de quarante centimètres; ben oui quoi, imaginez qu'il la morde pour de vrai? Ca se faisait pas de mordre les autres pour de vrai. L'hume dit alors quelque chose, et les oreilles de l'animal se dressèrent comme des points d'exclamation furieux:

"Kwi Chips! Pas bestiole! Chips est Chips!"


Namého. Le reptomarsupial sanctionna son rectificatif d'un hochement de tête solennel, avant de tourner ostensiblement le dos à la jeune femme brune et de s'asseoir sur son arrière-train pour manifester son ferme mécontentement. Le verre de gyn de l'intéressée, pris à revers par la queue hyperactive de l'animal, n'y survécut pas.

Chips décida qu'il allait bouder la jeune femme jusqu'à nouvel ordre (donc pendant la prochaine minute), et qu'ensuite seulement il verrait si cela valait la peine de recommencer les présentations. Déjà, malgré ses mains bien trop baladeuses au goût de l'animal rubicond, elle avait le tact de ne pas lui avoir tout de suite repris son trésorkibri. La bestiole retourna plusieurs fois ladite flasque entre ses griffes, avant de mordiller le goulot d'un air songeur: odeur connue. C'était quoi déjà?...

Alors son regard tomba sur le verre plein de liquide laiteux posé en face de la Tilis. Mmmmh, oui, c'était bien du... Mais pas de précipitation, un professionnel se doit de toujours vérifier avant d'alléguer (ouais, Rodrigue lui avait appris le mot alléguer). Chips jeta un regard en coin à la Tilis, genre "l'a pas l'air méchante mais faudrait voir à filer sec si elle envisage de sortir les crocs", avant de se pencher pour laper le verre de gyn blanc.

"Kwiiiii!" @.@

Le reptomarsupial se hérissa de partout, comme s'il venait de mettre la langue dans une prise électrique. Il eut une espèce de sursaut, émit un autre cri indéfinissable, puis s'étala comme une loque sur toute la table, les yeux en croix.

Une seconde. Deux secondes.

Puis Chips cligna des yeux, s'ébroua, se lécha les babines.

"Kwi miam..." ^o^

Et il replongea son museau dans le verre de gyn.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   23.07.09 17:56

[Courte contribution, mea culpa, etc]


Indépendamment du fait qu’une magie rough basée sur l’empathie est assez pratique lorsqu’il s’agit de flairer le danger – ou du moins, cet indicible basculement entre « soirée normale », et « petit cauchemar tyrrestre » , il faut savoir que, lorsqu’on est barman du Downward Bar et qu’un aspect relativement mystérieux de son travail consiste à surveiller du coin de l’œil la bestiole kleptomane du patron, un sixième sens est de toute façon indispensable pour s’en sortir. Ou du moins, tenter de s’en tirer avec un minimum de pertes matérielles et humesques.

Rodrigue releva la tête. Le regard directement fiché vers la table où l’on apercevait tout juste quelques remous sous un manteau féminin, et deux clientes plus ou moins interloquées devant cette intrusion non identifiée.

Soupir du barman. Moins atterré qu’on le voudrait ; cela sonnait presque comme une sorte de soulagement navré, ou d’espoir coupable. Chips repassait donc franchement à l’action ; il avait craint pendant un moment que le reptomarsupial connaîtrait le même état de dépression que son maître, ne serait-ce que par simple mimétisme. Mais « se morfondre » devait être une activité peu gratifiante, voire dénuée de sens pour la bestiole…

En un rien de temps, le barman contournait son comptoir et s’approchait de la table des deux femmes. Il apparut presque par surprise, droit comme un « i » et un regard profondément perplexe incliné vers Chips en pleine débâcle sensorielle au beau milieu de la table. Il cilla, releva la tête et prit la parole avec son habituelle indolence :


« Excusez-moi, mesdames. Chips est la bestiole du patron, il traîne souvent dans le bar. »


Curieux comme le terme relativement relâché de « bestiole » s’insinuait si naturellement dans son vocabulaire - mais il fallait avouer que c’était le seul qui définissait assez bien Chips (même si kwi Chips est Chips) : « animal de compagnie » était trop fade, « animal » tout court relevait d’une grave sous-estimation, et « mascotte du Downward » d’un constat bien trop alarmiste. Rodrigue s’approcha d’un pas, allongea la main avec vivacité pour élever le verre de gin hors de portée des babines avides du reptomarsupial.

« Chips, non. C’est interdit. »


L’air hautement réprobateur de Chips et ses tentatives pour se rapproprier le gyn firent prendre au barman un ton résolument plus menaçant, lorsqu’il reprit d’une voix lente et sérieuse (qui contrastait beaucoup avec la nature de son avertissement) :

« Et ton katana, Chips ? Tu le veux toujours ? Rends cette flasque. »
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   23.07.09 19:48

Ce truc avait décidément des couleurs... Étranges. De fait, ça pouvait exister sur Tyr ce genre de machin? Sans trop y croire, Leto envisagea malgré elle la possibilité que d'autres trucs aient pu passer les pylônes ces dernières années. Ouais, mais un truc pareil, la tête à l'envers? Bon, au moins il n'en avait pas après Jack Jack. Non, c'était pire pour un animal. Il en avait après la flasque. Sans vraiment comprendre ce dont il s'agissait comme bestiole, Leto inclina la tête sur le côté, à outrance, pour saisir dans le bon sens l'entier de ce machin poilu. Quant à la question de Lilia...

"Heu... Bonne question!"

Quoique peut-être que le contenu de la dite flasque n'éveillait aucun intérêt pour le truc bizarre. Leto se redressa un peu, posant ses coudes sur la table pour fixer le machin qui avait retrouvé son sens normal. Bon, ce machin n'était pas méfiant pour un sous. D'ailleurs, Leto se demandait s'il aurait réagit si subitement elle lui avait pointé son Erèbe sur le museau. Non. Il serait sûrement resté à tripoter la flasque, étant donné le désintérêt total qu'il leur témoignait.
Quoique... L'intérêt qu'avait Lilia pour le truc semblait irriter ce dernier au point d'avoir u claquement de mâchoire ô combien menaçant, ce qui d'ailleurs fit pouffer Leto de rire. Pas crédible pour un don. En tout cas, Lilia semblait se prendre d'affection pour les bestioles. Un intérêt refoulé pour les créatures extra-tyrestres? En tous les cas, la question était pertinente. Ce truc pouvait avoir un maître? Non, il devait avoir un maître, preuve en était faite de l'affiche présente près des bouteilles. Sans doute était-ce l'animal de compagnie du barman, tout simplement. En revanche, la réponse fut plutôt... Inattendue.

"ça parle...?"

Là, Leto tirait une tête du genre "j'viens d'voir un SDP en train d'aider une grand-mère à traverser une route". C'était juste... Etrange.

"C'est un chips? Une chips?"

Pas compris. Et ça se mangeait aussi à l'apéro? Étant donné la présence de poils, elle en doutait. Quoique, bien grillé au four... En tous les cas, sa réaction vexée lui fit tourner le dos à Lilia, et par la même occasion faire face à Leto qui avait maintenant le fasciés bien en vue. Drôle de tête, vraiment. Mais il fallait bien avouer que ce machin était... Vaguement mignon. Quoique, le regard qu'il lui lança ne lui disait rien qui vaille... Il voulait quoi, le reptomarsutruc-chips? Hey!! Son gyn blanc!! Leto tendit la main... Et la retira vivement en voyant le poil du truc se hérisser, le tout accompagné d'un "kwiii" strident pour s'effondrer.

"Et meeerde! Tu crois qu'il est mort?"

Entre temps, le barman s'était rapproché sans qu'elle n'y prête attention, trop occupée à observer ce machin. Ah non, Chips, c'était le nom alors. Oook. C'était vaguement plus clair à présent. Et non, c'était la bébête du patron, pas du barman. Et le machin se releva. Ouf! Non, parce que porter le chapeau pour la mort d'un reptomarsupial, c'était quand même limite honteux.

"Hey! Mon Gyn!"

Bon, si c'était pour le tenir éloigner de la bestiole... Admettons. Et puis, Leto avait carrément la bouteille à laquelle elle pris simplement sa gorgée.

"Ouais, gardez-le, la langue de ce Chips a traîné dedans."

On savait jamais, ça pouvait peut-être avoir des maladies. En tout cas, c'était quand même un peu écoeurant. Elle se reporta sur sa comparse.

"Il te plait tant que ça? Le reptomarsupial."

Non parce qu'il vaudrait peut-être mieux préciser, des fois que. Après tout, le barman entrait aussi dans la donnée.
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   24.07.09 0:49

Ce truc parlait ! Stupéfaite, mais aussi et avant tout subjuguée par cette découverte, Lilia en oublia le claquement de mâchoire faussement menaçant qui l’avait obligé à retirer sa main en vitesse. Le visage illuminé par une joie toute juvénile, elle se pencha légèrement au dessus du reptomarsupial pour l’observer. Après tout ce n’était pas tout les jours qu’on rencontrait une bestiole capable d’aligner quelques mots à défaut d’une phrase sujet verbe complément. Prudente, elle ne réitéra pas sa caresse et le regarda renifler le goulot bouché de la flasque, un sourire attendrie aux lèvres. Contrairement à une majeur partie des clients du D-bar, Lilia était totalement sous le charme du petit kleptomane. Mais elle aurait sans doute contemplé avec la même fascination un bébé t-rex entrain de chasser. Tout les goûts sont dans la nature, c’est bien connu. La balayeuse prêta à peine une oreille distraite à son amie et lui répondit dans un murmure visant à ne pas déranger la bestiole dans son étude:

- Mais non andouille, Chips c’est son nom.


Au vu de son enthousiasme, nul doute que la métisse n’allait pas tarder à harceler Leto comme une enfant devant les stands des chiots dans une animalerie pour que cette dernière l’autorise à le ramener à la maison. Elle préparait mentalement ses petits arguments, programmant une prochaine visite au D-bar si la réponse s’avérait négative pour telles ou telles raisons, quand le dit Chips se détourna de la flasque, sans toutefois l’abandonner, pour aller renifler le verre de Leto. Le mouvement circulaire de sa queue balaya malheureusement la surface lisse de la table, envoyant promener son propre verre sur ses genoux, tâchant sa tunique de Gyn Blanc. D’où l’utilité de boire cul sec, pensa-t-elle désappointée. Reculant sa chaise dans un grognement, elle attrapa un de ses mouchoirs et tâcha de limiter les dégâts sans succès. Poisseuse d’alcool, elle ne releva la tête qu’à l’entente du cri du reptomarsupial qui tomba inerte, les yeux rivés au plafond. Blême, la balayeuse balbutia doucement:

- On l’a…

"Et meeerde! Tu crois qu'il est mort?"
Demanda Leto en même temps.

Incapable de répondre, Lilia avança prudemment un doigt vers le poitrail de la bestiole carmine avant que cette dernière ne retrouve ses esprits en une fraction de seconde. Sursautant légèrement, la jeune femme se surprit à maudire le reptomarsupial de lui avoir flanqué une frousse pareille. Mais ce dernier, totalement inconscient, repartit aussitôt à l’attaque du verre de la Versatilis, y plongeant son museau l’air gourmand. Effectivement, les reptomarsupiaux étaient alcoolo. Si Leto se permettait la moindre plaisanterie concernant son propre penchant pour le Gyn Blanc, Lilia se sentait prête à lui balancer Chips ainsi que son verre en travers la figure. Les mains prises avec son mouchoir imbibé d’alcool, elle se releva en vitesse dans le but d’écarter la bestiole. Mais ce fut le barman qui l’en empêcha. La métisse n’avait même pas remarqué sa venue et elle ne put s’empêcher de s'attarder sur la couleur de ses yeux. Ils étaient violet. Au bar, elle les avait pourtant cru bleu mais ça ne devait être qu’un simple jeu de lumière…

Oh et merde ! Elle n’avait pas le temps de penser à ça !

- Oh euh… non mais c’est rien. Il ne nous dérange pas vraiment…


Ce qui était en soi un léger mensonge mais après tout, les dégâts sur son vêtement n’étaient que des dommages collatéraux. Dans un soupir fatigué, comme quoi 5 petites minutes avaient quand même suffit à lui faire revoir à la baisse son désir d’embarquer Chips à la maison, Lilia renonça à éponger l’alcool.  Elle se contenterait d’une douche en rentrant à l’appartement. En attendant, il valait mieux prier pour que l’alcool n’ait pas un effet désastreux sur une pauvre bestiole. Mais un petit quelque chose, sans doute son auriculaire, lui soufflait qu’il ne lui en fallait pas autant pour démarrer au quart de tour. Machinalement, elle jeta des petits regards en coin au barman qui tentait d’écarter le verre de Gyn du reptomarsupial assoiffé. Au vu de sa nonchalance, ça devait pas le pire coup que la bestiole lui ait faite au cours de sa carrière et la balayeuse compatit en silence jusqu’à ce que Leto la fasse violemment rougir. Alors celle là, quand elle décidait de s’y mettre, elle en ratait pas une.

- Oui, charmant. Très charmant même.
Grinça-t-elle entre ses dents en la fusillant du regard.

*Toi ma cocotte, tu perds rien pour attendre avec tes sous-entendus à la noix* Lui promit elle en silence avant de se tourner franchement vers l’homme aux yeux violet.

- Il peut garder la flasque, c’est pas un problème. Mais y’a encore du gyn dedans, donc il vaudrait mieux la vider avant de la lui laisser.


Incapable toutefois de le fixer droit dans les yeux, elle contempla ses mains sagement posées sur ses genoux, comme une petite fille prise en faute. Mal à l’aise, elle aurait tout donné à cet instant pour quitter le bar et se racla désespérément la gorge pour se reprendre. Partir était une chose possible, elle n’avait qu’à se lever, prendre sa veste, et entraîner cette foutue Versatilis au sourire goguenard hors du bar, ce qui soulagerait sans doute bon nombre de clients au vu de la soirée mouvementée dont-elles étaient l’épicentre. Amorçant le mouvement de départ, elle repoussa à nouveau sa chaise, manquant de bousculer le barman. Tout à fait du Lilia Guyver. Quand elle était en présence d’un spécimen masculin intéressant, il fallait toujours qu’elle se montre gourde. Se mordant vivement l’intérieur de la joue pour se calmer, elle eut un léger signe de la main en direction de Leto. Fuir, le plus vite possible, rentrer à l’appartement, retrouver entre temps sa respiration, et ne plus penser au visage pas trop vilain du barman.


Dernière édition par Lilia Guyver le 24.07.09 21:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   24.07.09 10:56

Le Rough créa la Main du Barman, et Il l'abattit sur Tyr pour exprimer tout son courroux, et le verre de Jus Qui Brûle fut repris au Chips.

La bête rouge s'assit sur son arrière-train pour jeter un regard furibard (quoiqu'un peu trouble) sur Rodrigue, avant de lâcher une clameur à mi-chemin entre la rage et le sanglot: mais qu'est-ce qu'ils avaient aujourd'hui tous ces humes?! Lui qui s'était difficilement (rigolez, c'est effrayant un Chips avec un cas de conscience) résolu à quitter Caleb pour reprendre une activité saine et réjouissante, voilà que tout le monde semblait se donner un mal de chien pour l'en empêcher! Mais ce qui lui faisait le plus de peine, c'était que ce qu'il pouvait pardonner à des étrangères, il ne le comprenait pas venant de Rodrigue; enfin kuaaa, c'était même pas le Jus Qui Brûle vachement cher et susceptible que celui-là il était interdit c'était compris, c'était juste un peu d'huile de vidange. L'animal trouvait que ça piquait bien la langue, un peu comme les chips au piment, et il aimait beaucoup les chips au piment. Alors pourkuuua?

De loin pas assez saoule pour en perdre son côté vindicatif, la bestiole se redressa sur ses pattes arrières pour flanquer de grands coups de griffes vers ces hauteurs inaccessibles où Rodrigue maintenait le verre convoité. Chips était en train de se tâter pour passer à la vitesse supérieure et entreprendre l'escalade de la face nord du Grand Lespurien, quand ce dernier lâcha une phrase qui fit l'effet d'un coup de poing à la pauvre bête: son katana? Oo

"K... kwi... mais kwiiiii! Pas juste!" ><

Chips se laissa retomber sur son derrière pour faire à Rodrigue ses grands yeux mouillés de reptomarsupial blessé au coeur: comment osait-il menacer son katana en tricot qu'il avait honnêtement gagné? Quel lâche, s'attaquer à un enfant...

L'animal baissa le museau vers la flasque, avant de s'allonger dessus façon boudin sans pattes, avec un grognement de désapprobation: d'accord, Rodrigue était pas bien depuis l'accident du laboratoire, Chips le savait mieux que quiconque (peut-être même mieux que le Lespurien lui-même), mais c'était pas des manières ça! D'habitude, quand c'était Caleb qui lui demandait de rendre un trésorkibri, Chips savait qu'il aurait une récompense s'il le faisait, pas qu'il serait puni s'il ne le faisait pas. Et surtout, Rodrigue ne râlait jamais, lui. Il souriait, il riait, il "ducalmait" le patron. Chips n'était pas certain d'apprécier ce changement de ton.

"Triche! Caleb y triche pas!"

Le reptomarsupial se trémoussait sur son trésor, tellement indécis que son petit cerveau n'allait sans doute pas tarder à produire de la fumée couleur gyn blanc, lorsque l'hume aux cheveux à virages fit une suggestion au barman. Les oreilles de l'animal se dressèrent tellement vite qu'il n'aurait pas été étonnant de les entendre produire un bruit de ressort - car oui, Chips devenait très doué en Tyrien Commun dès lors qu'il s'agissait de ses intérêts.

"Garder?"

Toujours vautré avec application sur la flasque, il tourna la tête vers l'hume pour la considérer d'un oeil tout neuf et visiblement beaucoup plus amical qu'auparavant, avant de revenir à Rodrigue, qui en tant que Hume Copain restait la référence de la conversation:

"Chips a droit garder? Chips veut gardeeeeeer..."

Et le boudin écarlate devint un boudin écarlate aux grands yeux humides.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   25.07.09 19:27

En voyant Chips lever de larges yeux humides vers lui, Rodrigue faillit céder. Effectivement, la menace du katana était injuste. Depuis quand menaçait-il Chips de la sorte ?
Rodrigue fixa muettement l’animal adhénorien avec une stupeur refluée au fond de son regard, sans savoir quoi penser. La réaction qu’il avait eut était la mauvaise ; en aucune façon concordante avec ce qu’il s’était donné à être. Depuis quand, voilà la vrai question : depuis quand avait cessé de jouer le jeu de Rodrigue Llorandes ?
Soudainement abattu d’un malaise latent mais non moins corrosif, le Lespurien détourna le regard du reptomarsupial, en affectant de s’inquiéter de la réaction des deux clientes. L’une d’elle semblait particulièrement stoïque face à l’invasion cramoisie, et avait décidé de boire à la bouteille plutôt que de tenter de récupérer son verre de gyn cambriolé. L’autre…Rodrigue leva les yeux, et sentit très distinctement son sang se glacer dans ses veines l’espace d’une seconde – une mince seconde où il s’était demandé s’il ne voyait pas encore un fantôme, et si cette jeune femme n’était pas l’ombre d’une cousine, ou d’une chanteuse de bar qu’il avait connue. Il cilla, et la regarda un peu plus attentivement – maintenant qu’elle était une cliente « normale », et pas de celles qui venaient le hanter tard dans la nuit. C’était vrai qu’elle leur ressemblait ; et il devinait en elle la gouaille d’Aurelia mêlée aux allures de diva éthérée qu’était Ophélie…

"Il peut garder la flasque, c’est pas un problème. Mais y’a encore du gyn dedans, donc il vaudrait mieux la vider avant de la lui laisser"

Rodrigue écarquilla sensiblement les yeux, dévisageant la Balayeuse comme si elle venait de lancer une grenade au beau milieu du bar. Le Lespurien éleva les mains et tenta, l’air très inquiet :

« Attendez, il va certainement… »


" Garder ? "

« …vous prendre au mot. »


Rodrigue glissa un regard impuissant vers le reptomarsupial vautré sur la table, qui levait à nouveau un regard suppliant vers lui. Les épaules du barman fléchirent sensiblement. Ah non, pas encore ce regard !
Le Lespurien jeta un coup d’œil en direction de Lilia, puis vers Leto, et revint enfin à Chips avec un visage grave qui s’apparentait à celui de la défaite la plus totale.

« Bon…J’imagine que tu peux remercier la demoiselle, Chips. »


Rodrigue étendit sa main libre pour flatter le museau du reptomarsupial, attardant suffisamment sa caresse pour exprimer en silence qu’il était désolé. Il se redressa à l’instant même où Lilia faisait mine de se lever, et lui heurtait le coude au passage. Il tourna son regard vers elle, devinant qu’elle s’apprêtait à partir, et posa furtivement une main sur son bras.

« Attendez ; pour vous dédommager, je peux au moins vous offrir un verre. »


Il s’efforça de leur sourire avec naturel en les invitant à s’installer au bar, où il leur servirait ce qu’il leur plairait. Chips était cordialement invité, évidemment. Mais tandis que son regard pervenche flottait sur les environs tamisés, sur le regard perçant de Leto et les cheveux bouclés du fantôme de chair, il sentait son cœur se refroidir, comme mourant. Il avait cessé de jouer ; le masque sur son visage ne faisait plus partie intégrante de son être, mais s’était changé en une pierre liquide qui l’étouffait. Et il avait fallut attendre tout ce temps pour s'en rendre compte.
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   26.07.09 21:06

"Hinhinhin" fut la pensée ô combien constructive qui fusa dans l'esprit de Leto, alors que Lilia lui répondait d'une voix grinçante. Le sourire trahissait d'ailleurs très bien ce rire moqueur, mais il fut si court et si bien adressé que seule sa comparse de chasse pouvait s'apercevoir de cet instant fugace. Le barman plaisait à Lilia! Pour une fois qu'elle contemplait un mâle avec autre chose en tête que la perspective de lui tirer un coup de Jack Jack en travers de la figure... Lilia se vengerait-elle de la perspicacité de Leto? Leto en revanche comptait bien saisir cette occasion pour titiller son amie. Les mâles intéressants étaient si rares après tout, et ceux qui intéressaient Lilia l'étaient encore plus. Celui-ci valait-il quelque chose? Leto jeta un regard en coin au mâle en question, prenant une nouvelle gorgée de gyn à même la bouteille avant de la faire glisser sur la table en direction de Lilia, et de préférence à distance maximal du reptomarsupial à tendances alcooliques.

Allons donc. La bébête allait pouvoir garder la flasque? Il y avait deux raisons très valables pour ça. D'abord. Lilia le trouvait indéniablement mignon (le truc poilu rougeâtre, hein!), et ensuite le barman se souviendrait d'elle comme la sympathique cliente qui apprécie les bébêtes vaguement inconnues. Le bon plan pour faire connaissance, et pour avoir un sujet de conversation amical à partager avec le barman et plus si affinités ensuite. Bien jouer, Lilia. Dire que toute cette planification s'était déroulée dans la plus parfaite inconscience!

Et le Chips agissait en faveur de Lilia. Les bestioles... C'était décidément très facile à amadouer une fois que l'on saisissait leur faiblesse. Le Gyn, le métal... A moins que ce ne soit plutôt le concept de truc brillant qui lui échappait? Mais autre chose avait échappé à la bestiole. Caleb... C'était qui ça, le patron du bar? Le prénom lui disait vaguement quelque chose. Ouais, ce devait être le propriétaire du truc qui rendait la grande balayeuse Lilia aussi gaga qu'une mère en pleine exaltation devant sa progéniture. Et puis bon, il fallait avouer que le regard tout mouillé avait un petit quelque chose de redoutable.

Lilia se leva, sans que ça ne surprenne vraiment Leto. La fuite avait toujours été la méthode de prédilection de la balayeuse face à une situation troublante, n'est-ce pas? D'ailleurs, elle la suivit des yeux, mais ne bougea pas d'un millimètre. De fait, elle n'eut pas besoin de le faire tout simplement. La main du barman s'était posée un instant sur son amie. Aha!! Bonne pioche, Lilia. Le monsieur avait l'air aussi touché par toi. Enfin au moins intrigué. Leto revint fixer un instant le barman, croisant son regard. Mouais, nous dirons intrigué. Et puis, puisqu'il tendait si aimablement la perche...

Leto se leva à son tour, attrapant d'une main son manteau, contournant la table pour glisser son bras sous celui de Lilia sans lui donner l'opportunité ne serait-ce que de baragouiner une excuse bidon du genre "j'ai un rendez-vous" ou encore "désolée mais..." Suivit d'une raison farfelue.

"Nous en seront ravies! N'est.ce pas Lilia?"

Et elle lança un regard sympathique à son amie, mais cette dernière sentira très facilement le "trop tard, t'es grillée" qu'elle cachait en dessous. Même si l'homme avait subitement une expression plutôt étrange, elle ne laisserait pas son amie se défiler. Après tout, elles seront à Sécaria pour un bon moment, alors autant prendre ses aises et s'assurer d'y avoir quelques petits plaisirs. Lilia avait tellement de peine à se trouver de réelles petits plaisirs. Et non, bichonner Jack Jack ne rentrait pas dans cette catégorie.

"Viens, on va s'installer sur les tabourets.!"

Et puis, c'était aussi un bon moyen d'en savoir plus sur le barman qui lui devait avoir des yeux partout. Ensuite, Leto pourrait trouver sa propre excuse pour s'éclipser.

"Et on fera une place sur le bar pour Chips."

Lilia aimant aussi bien le cleptomane...
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   26.07.09 22:02

(J'ai créé un monstre...)

***

Mais oui il pouvait la garder cette maudite flasque. Sa jumelle l’attendait certainement à l’appartement, planquée dans ses affaires. Lilia haussa vaguement une épaule et fixa avec obstination la boule de poils qui venait de s’allonger sur son trésor. Et puis bon, ça avait l’air de lui faire tellement plaisir. Il faudrait qu’elle trouve une autre babiole du même genre pour la prochaine fois. Attendez. La prochaine fois ? Parce qu’elle comptait vraiment remettre les pieds dans ce foutu bar ? Si Lilia était la reine pour fuir au moment le plus opportun, elle l’était aussi pour trouver des excuses bidons. La qualité du gyn par exemple. L’obligation de réserver ses contrats, et pour cela il fallait s‘adresser au patron. Juste des minables petites excuses qui l’empêcheraient sans doute pas de balbutier honteusement au moment venu mais elle aurait tout le temps de s’y préparer si elles se carapataient de suite. Au vu de la nonchalance de la Versatilis confortablement installée sur sa chaise, ça allait être plus difficile que prévu. Nom d’un T-rex, mais qu’est-ce qu’elle foutait encore cette grande nouille ?

- Pas la peine de me remercier. Enfin c’est qu’une flasque hein… Leto, tu viens ?


En Lilien ça donnerait: T’as deux secondes top chrono pour virer tes miches de cette chaise et m’emboîter le pas ma grande parce que Versatilis ou non t’es à deux doigts de te faire choper la chevelure par ta meilleure potesse ici présente et tu peux me croire, ça n’a rien d’agréable. Oh bonheur, Leto reçu le message cinq sur cinq , quittant sa place avec toute la bonne volonté du monde. Oh malheur, barman décida de jouer au galant homme exactement au même moment en leur proposant un verre. Enfin elles, elles hein ? Pas vous, toi. Pas genre… Bien heureusement, le barman la coupa dans ses réflexions de demoiselle énamourée essayant de comprendre le sens caché à toutes ces merveilles de la vie qui font qu’un homme et une femme un beau jour… enfin bref. Ce n’était qu’un effleurement, bon sang une main sur son bras rien de plus mais Lilia eut l‘impression de se prendre la foudre. Ce qu‘elle avait chaud tiens. Perdait-elle le contrôle de son pouvoir ? Il n’en fallu pas plus à Leto qui profita honteusement de son silence pour répondre à sa place.

"Nous en seront ravies! N'est.ce pas Lilia?"


Qu'elle est mignonne... Attendez. QUOI ? Ah la garce ! La métisse tenta tant bien que mal de la fusiller du regard mais l’effet tomba à plat. De toute façon, essayez d’être menaçante avec des joues cramoisies. Maudite soit cette foutue bimbo cannibale, si elle continuait son cirque nul doute que le barman allait battre en retraite. Sans parler de l’état d’ébriété dans lequel se trouvait la métisse en ce moment même. Cillant longuement du barman au reptomarsupial, elle eut un instant de flottement. Pouvait-elle décemment accepter ce qui ressemblait ni plus ni moins à une invitation ? Au vu du sourire de Leto, elle avait tout intérêt à le faire, et sans résister. De toute façon, elle le devait bien au barman au vu du scandale qu’elle avait manqué de créer plus tôt. Et puis, elle avait quand même bien le droit de savourer les plaisirs simples de la vie.

- Bi… bien entendu !
Croassa-t-elle.

Encore fallait-il que ses jambes se décident à obéir. Besoin d’un peu de courage peut-être ? Tiens, elle possédait justement ça en stock.

- Tu permets cahuète ? Je te la rends de suite, t'inquiète pas.


Avec prudence (c'était pas vraiment le moment de se prendre un coup de crocs), elle se saisit de la flasque, remerciant le reptomarsupial d'un simple clin d'oeil un peu nerveux. Elle du toutefois s'y reprendre deux fois pour la déboucher, pestant à voix basse pour se donner contenance, les mains tremblantes même si non bordel tout allait très bien. Deux lampées plus tard, Lilia arborait un sourire un brin carnassier, voire inquiétant. Rien de mieux que le Gorsh pour vous donner des ailes, songea-t-elle en reposant le récipient en métal qui fut aussitôt récupéré. La tête lui tournant un peu, elle prit un instant pour se ressaisir avant de se tourner vers l'incroyable beau gosse. Oh, tiens, il avait un jumeau lui ? Ou quatre yeux. Attendez une seconde. A non un seul. Ohé du bateau, ça tangue drôlement tout d’un coup. Lilia vacilla légèrement avant de se rattraper au bras de la Versatilis qui ne perdait tout de même rien pour attendre. Que disait-elle d’ailleurs ?

"Viens, on va s'installer sur les tabourets. Et on fera une place sur le bar pour Chips."


Quand même, Chips. Quel nom à la con.

- Un verre ou même deux !
S’exclama la métisse d’une voix enjouée. Je me sens d’attaque tiens.

Se concentrant pour avancer bon gré mal gré en direction du St Graal alcoolisé, Lilia évita les regards totalement hébétés des autres clients. Ce qui d'ailleurs n'était pas une mauvaise chose étant donné son instabilité.. Elle n’était pas complètement saoule mais bien décidée à le devenir dans l’heure qui suivrait, incapable de supporter une telle pression émotionnelle. C’est vrai quoi ! Son genre c’était d’envoyer paître les rares mecs qui tentaient de l‘approcher, pas de faire sa mijaurée. Mais voilà, mâdâme Leto avait décidé de jouer les marieuses, grand bien lui fasse. Elle allait vite se rendre compte qu’avec une cliente comme la balayeuse, la tâche ne serait pas facile, voire impossible. Avec une lenteur prudente, elle s’installa sur un tabouret dans un équilibre précaire avant de poser ses coudes sur la surface lisse du bar. Laissant Leto prendre place à ses côtés, elle eut un regard noir en direction de son voisin et renifla dédaigneusement. Pour l’instant elle était prête à assumer sa lâcheté. L’alcool était après tout une fuite comme une autre. Et tant pis si demain elle s’éveillait avec une gueule de bois telle que Lilia aurait d’autre chose à foutre que pleurer sur son sort, totalement morte de honte.

- Une bouteille de Gerety. Et du sanglant !


Bestiole avait-elle suivit ? Pour l’instant elle n’avait d’yeux que pour le regard envoûtant du barman, le menton reposant au creux de ses paumes.


Dernière édition par Lilia Guyver le 31.07.09 5:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   30.07.09 19:16



Gardeeeeeer! Gloria, enfin des paroles raisonnables! Chips se trémoussa avec force glapissements sur sa flasque bien-aimée et ses yeux se plissèrent avec délice quand la large main du barman passa sur son museau: bien sûr, tout était déjà pardonné. C'était Rodrigue. On ne pouvait pas en vouloir à Rodrigue. Parfois, il faisait peur. Parfois, il paraissait faux. Parfois, Chips entrevoyait en une passagère illumination le fait que Rodrigue pouvait être un danger, tout du moins pour un autre bipède. Mais l'animal sentait avec une acuité sans comparaison hume possible que si le Lespurien enfouissait du noir sous son sourire, il y avait encore autre chose sous le noir. Alors Chips aimait Rodrigue. Il l'aimait différemment de Caleb, pas tant comme un hume que comme un autre représentant de ce rough au coeur duquel la bestiole rouge avait grandi. La jungle aussi pouvait être dangereuse et faire peur. Mais elle avait ses bons côtés. Elle avait toujours ses bons côtés.

Chips se leva pour accompagner la main que le Lespurien ramenait à lui, quand soudain...

Drame! Sa flasque! SA FL...

"Tu permets cahuète ? Je te la rends de suite, t'inquiète pas."


... ASque... Kwi? Le reptomarsupial observa la jeune femme de travers pendant qu'elle engloutissait d'une traite la moitié du contenu du petit récipient de métal, ce qui parvint en passant à étonner la bête malgré sa définition plutôt laxiste de l'alcoolisme (d'autant plus laxiste que le Jus Qui Brûle pouvait être le Bien, car un Caleb saoul est un Caleb qui fait des câlins). Chips tourna la tête pour darder un regard interrogateur vers la Tilis, en se disant que ce couple de femelles était décidément bien bizarre. Bah, comme dit, le bizarre ne gênait pas Chips. Et tant que l'aura subtilement négative de l'extra-tyrrestre n'entrait pas en conflit avec les vapeurs bénéfiques de sa magie rough à lui, l'animal ne comptait pas envisager le combat. Donnant donnant: tu me fiches la paix, je ne m'occupe pas de toi.

Bon et puis fallait pas oublier que l'hume aux cheveux en virages venait de reposer la flasque devant lui et qu'il avait autre chose à faire que de rosser du pirate dimensionnel.

Le reptomarsupial ramena le trésorkibri à lui avec un amour perceptible pour en mâchouiller avidement le goulot qui sentait bon le gyn. Puis, voyant que les bipèdes migraient vers le bar, l'animal eut une merveilleuse et puissante réminiscence de sa période cowboy, quand Caleb marchait encore, que Rodrigue souriait et que la Dame A Crocs du bordel lui faisait des papouilles: la Sauvageonne, le Rough et la Tilis. Un vrai titre de film sur la chasse au T-rex. Chips voyait tout. Le bar, havre de paix dans un village brûlé par le soleil de Lespure Sud. Rodrigue, l'oeil qui frisait, le londres ombrageux, digne détenteur du Jus Qui Brûle de toute la région. La Sauvageonne, la jolie indigène forte et pourtant troublée par ce monde inconnu d'humes blancs. La Tilis, bandit solitaire, terreur des diligences. Et lui... lui...

La bête chopa la flasque dans sa mâchoire à la puissance insoupçonnée et sauta à bas de la table, avant de galoper jusqu'au bar déjà atteint par Rodrigue; lui, bien entendu, il était le Fidèle Compagnon, le plus rusé de la bande, le seul qui saura garantir les arrières de l'homme aux londres, séduire la belle amazone et s'attirer le respect de la meilleure gâchette de la région. Tout enjoué par sa vision, l'animal se hissa d'un bond sur le comptoir, prolongea son élan sur les étagères à verres pour aller déposer son trésorkibri dans l'une de ses cachettes temporaires (l'Etat seul savait où prouvait bien se trouver la définitive), avant d'effectuer un autre bond pour se retrouver sur les épaules de Rodrigue. Chips émit un kwissement satisfait, s'installa de tout son long autour de la nuque du Lespurien et attendit d'assister à la suite depuis son point de vue privilégié. Au passage, sentant les sombres pensées qui tournaient toujours dans la tête de l'hume, il gratifia ce dernier d'un coup de boule amical avant de mâchonner son col avec un ronron affectueux:

"Kwi pas trichte, kwi hombre!"
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- Un dernier verre ? Mmh ? - Innocent perverti

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Signalement : Hume, la trentaine, carrure solide, 1m85, cheveux noirs, yeux bleu pervenche, cicatrice sous l'oeil gauche.


MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   14.08.09 18:29

[Bouin... T-T]


Rodrigue, tout en contournant le comptoir, laissa sa main glisser sur le bois lisse et brillant, presque dans l’espoir de s’accrocher à une métaphorique bouée de sauvetage tout en affectant d’aller bien. Une noyade – c’était à cela que la situation s’apparentait. Il coulait, coulait encore – et la chaîne qui mordait sa cheville ne lui laisserait aucune chance. C’était ainsi, tous ces remous mécaniques, ces filets d’écumes aux silhouettes humaines semblaient lui renvoyer à une vieille fatalité : sombre, et rejoins tes abysses natals.

Le barman inspira longuement en piochant deux grands verres à Gerety au-dessus de sa tête. Le sourire qu’il arborait était quelque peu figé, douleur ravalée et changée en pierre au coin des lèvres. Il posa les verres avec une adresse bien rôdée sur le comptoir étincelant, en face des deux clientes.

« Sanglant, il l’est toujours un peu… »


Un effort : son sourire s’étira un peu, et il inclina légèrement la tête tout en leur servant l’alcool. Il évitait pourtant assez soigneusement de croiser le regard – assez insistant, il fallait l’avouer – de Lilia, et préférait se concentrer sur les clapotis infimes du Gerety. Noyade. La main de Rodrigue se suspendit l’espace d’une infime seconde – seconde lourde, noire comme l’océan, qui ranima une image et par là une comparaison singulièrement déplaisante.

    Maman noyée dans ses draps et son désespoir, les cheveux collés sur son front. Noyée…



« Je… »

Amarre lancée. Allez, raccroche-toi. Ne coule pas. Devenir aussi dépressif qu’elle ne servira à rien – ça ne l’aiderait pas, l’autre qui se tait. Ça ne sauvera personne. Rodrigue cilla et osa lever son regard vers les deux jeunes femmes, cherchant à toute allure quelque chose à ajouter. Lilia avait toujours les coudes plantés sur le comptoir, légèrement penchée en avant, tandis que sa comparse aux yeux surnaturellement dorés se tenait assez une nonchalance paradoxalement altière. Pas de fantômes, ni d’Euménides cauchemardesques – des clientes sympathiques : « c’était tout », au meilleur sens du terme.

« …vous remercie encore pour votre patience. »

Ha ha.

« Chips considère un peu le bar comme…son terrain de chasse. »


Au même moment, le sus-commenté reptomarsupial réapparut et décida de s’installer sur les épaules de Rodrigue. Ce dernier glorifia intérieurement l’efficacité de ses antalgiques, et remua légèrement épaules pour éviter que l’évadé de la jungle ne prenne pas plus appui sur sa brûlure. Le Lespurien accueillit pourtant l’invasion cramoisie par un sourire un peu plus détendu, et éleva une main pour flatter le toupet chamarré qui gondolait contre son gilet. Le coup de tête affectueux surprit manifestement le barman, qui cilla plusieurs fois avant que toute son expression ne s’adoucisse tranquillement :

« Por supuesto. »

Il tapota la tête de Chips, puis reprit à l’intention des deux clientes :

« Les habitués du bar ne viennent pas ici avec le moindre objet brillant et couteux…Je vous conseillerais d’en faire autant, pour la prochaine fois. »
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- Hmmm Chaaaaraaaal ! - aime défoncer les façades.

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Signalement : SDP


MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   14.08.09 23:09

Ouais, une garce, qui comptait bien se marrer un coup en poussant un peu Lilia dans les bras d'un barman. Bon, d'accord, elle doutait que ça marche en une seule soirée, mais au moins, voir son amie quelque peu troublée était en soit un phénomène tellement rare que dès que c'était possible, il fallait impérativement le provoquer. Et puis bon, la fusillade de regard en règle manquait un chouïa de crédibilité. Elle ne pouvait pas dire non, c'était un fait. Et intérieurement, Leto jubilait. Elle avait tellement peu de petits plaisirs dans la vie. Lilia ne pouvait pas lui refuser le bonheur de ce spectacle, non? Non, elle ne pouvait pas. Sadique, Leto? Allons, si peu...

Surtout que Lilia avait une arme efficace contre le dégonflement: l'alcool! Qu'elle ne tarda pas à descendre avec une fluidité impressionnante malgré un départ incertain pour ouvrir la flasque. Et une Lilia bourrée, une! Incroyable... ça trucidait du versa et c'était pas foutu de parler à un mec sans un certain pourcentage d'alcool dans le sang. Bon, avec un peu de chance, d'ici la fin de la soirée, elle serait trop bourrée pour rentrer. Et du coup, Leto la laisserait entre de "bonnes" mains. Heureusement que Leto était restée à proximité pour ne pas la voir s'étaler au sol. Effectivement, comme moyen de drague, il y avait mieux comme méthodes. La trouille avait laissé la place à un courage un peu trop enthousiaste peut-être. Il va bien falloir que Leto surveille sérieusement son amie. Parce que vomir sur les chaussures du beau gosse n'était pas non plus une méthode de drague. Leto croisa le regard étrange de l'animal tout aussi étrange. Ben quoi? Il traînait dans un bar et il n'avait jamais vu quelqu'un consommer autant d'alcool en si peu de secondes? Elle se contenta de hausser un sourcil avant de s'occuper de sa camarade.

Non sans un certain mal, elle réussi à conduire Lilia jusqu'au comptoir où elle pu s'assoir et même s'accrocher pour ne pas finir à raz les pâquerettes. Du même coup, elle ignora les regards des quelques autres clients sans doute abasourdi par le revirement de comportement. C'était vrai que depuis qu'elles étaient là, Lilia avait offert une belle palettes d'attitudes. Il ne manquait plus que le machin rougeâtre... Ah, c'était bon, le voilà. Si Leto avait pu fouiner dans l'esprit du machin nommé Chips, elle aurait sans doute manqué de faire une crise cardiaque en voyant l'image qu'il se faisait de Lilia (quoique ce n'était pas si loin des faits vu sa réaction face au barman) et sa propre image de bandit des diligences. OMG! Il y aurait de quoi faire un film, là.

Mais alors qu'elle s'asseyait à son tour, Leto fut quelque peu étonnée de l'attitude un peu éloignée du barman. Il s'était retourner pour leur servir leurs verres, comme demandé (pour ne pas dire quasiment exigés) par Lilia. Mais il semblait curieusement avoir un temps d'arrêt. C'était gentil de les remercier. Enfin c'était surtout Lilia qu'il fallait remercier. Leto, elle n'avait pas grand chose à voir dans cette histoire. En revanche, elle s'offrait le droit de mettre son grain de sel si ça lui chantait. Et le machinmarsupial revint en scène, droit sur les épaules du barman qui parut surprit par le coup de boule qui avait suivit. Il fallait dire que comme preuve d'affection, il existait aussi plus... Tendre. Leto tendit la main pour tirer à elle le verre de Gerety, déviant un court instant le regard vers Lilia avant de revenir au barman.

"ça devrait aller, on a rien qui soit vraiment de valeur sur nous."

Sauf leurs armes. Mais Chips serait bien mal réceptionné s'il venait à poser ses petites pattes sur le Jack Jack de Lilia. Leto, elle... Au fait, ça pouvait se manger un reptomarsupial? C'est que quitte à se venger, autant faire coup double.

"Et puis vous êtes là pour veiller sur ce charmant Chips."

Pour reprendre le terme employé par Lilia un peu plus tôt.
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