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 I'm fool to hold you (Leto)

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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   17.08.09 14:20

A cet instant, Lilia se foutait totalement des manigances de son amie. Bien loin de lui en tenir rigueur (La patience est un plat qui se mange froid et sobre, merci bien), elle préféra se concentrer sur le barman. Malheureusement pour elle, l’effet « intérêt poli » échoua lamentablement. La bouche un peu pendante, affalée sur le comptoir, la jeune femme émit un sifflement bruyant quand le Gerety fut servit, comme si elle saluait un coup de maître, se faisant ainsi remarquer d’une bonne partie de la salle. Ricanant stupidement, elle se tourna vers Leto, ne prenant même pas la peine de contrôler sa force en lui envoyant son coude dans les côtes. Le regard gourmand, elle haussa les sourcils dans un geste suggestif qui traduisait à lui tout seul l’étendue de sa lubricité. En gros, Leto ne pouvait pas ne pas comprendre. Et le barman non plus au vu de sa discrétion. Attrapant son verre dans un geste habituel (Même bourrée, il aurait fallu un tremblement de terre pour lui faire renverser son précieux alcool), elle avala le Gerety cul sec, toussota deux fois et fronça les sourcils quand Rodrigue les remercia, éclatant aussitôt d’un rire gras.

Kilécon.

- "Patience". Ah ça a une belle gueule mais là dedans par contre, hein…


Un simple geste de la main pour une deuxième tournée de Gerety, et son regard cilla pour se poser sur la bestiole qui avait élue domicile sur l’épaule de l’équivalent bancal du prince charmant. Si seulement il avait été balayeur au lieu de barman. Quoique, il pouvait peut-être lui offrir une ristourne sur le Gin Blanc. En attendant, il avait proposé un verre, pas deux. Lilia laisserait le soin à Leto de payer. Elle lui devait bien ça.

- Nous aussi on a notre terrain de chasse mon mignon. Peut-être même que le bar en fera partie, eh, qui sait.


Le mignon en question eut droit au retour du regard sensuel. Ou tout du moins d’un essaie fort peu prometteur. Lilia s’arracha au regard violet pour observer à nouveau le reptomasurpial devenu soudain démonstratif envers son ami. Ignorant totalement les petites répliques privées des deux compères dans une langue qui lui était tout à fait étrangère, elle pinça ses lèvres tremblantes au coup de boule affectueux, émue.

Peut-être un peu trop.

- C’est qu’il a juste besoin de tendresse
, bredouilla-t-elle soudain. C’est pour ça qu’il chaparde. Pour avoir un peu d’attention… Il est mal aimé.

Avec un nom pareil, ça ne pouvait être que le cas.

Reniflant bruyamment, les yeux humides de larmes, elle se tourna vers Leto. Pourquoi perdait-elle son temps à séduire (enfin à essayer) ce magnifique barman au corps avantageux alors qu’elle avait une amie si sincère à ses côtés ? Attrapant les mains de la Versatilis entre les siennes, elle les serra doucement. Et manqua de la faire basculer de son tabouret en l’attirant vers elle pour l’étreindre. Leto et ses côtes purent ainsi sentir la puissance de l’amour que la métisse leur portait tandis que cette dernière leur déclarait d’une voix chargée d’émotions:

- Je t’aime. Peu importe ce que tu es…


Avant que la phrase de Leto n'atteigne enfin son cerveau.

- Et Jack Jack ???
lança-t-elle en la repoussant tout aussi rapidement, tapant du poing.

C'est qu'il faudrait voir à pas l'oublier. Elle se reprit soudain, continuant d'une voix plus calme:

- ... Mais y’a personne qui touche à Jack Jack ! Le premier qui y touche sera le premier à y goûter. La crosse en premier. Et puis deux charges dans le cul ! Même toi petite bestiole rouge… rose.

La balayeuse eut un bref instant de perplexité avant de plisser les yeux exagérément. La bestiole commençait à devenir un peu floue… Mais à cet instant, ce n’était pas ce qui importait. Décidée à convaincre l’assistance toute entière, ainsi que José s’il décidait que l’ivrogne surexcitée pouvait continuer son petit spectacle ailleurs que dans le bar, si possible (Traduire: obligatoirement et sans même discuter), elle arracha son arme favorite des attaches de son manteau et elle le posa brutalement sur le comptoir, renversant ainsi le verre. Le sourire aux lèvres, elle le caressa affectueusement comme d’autres l’auraient fait d’un animal.  Sa fierté était palpable. Jack Jack était plus un ami qu’une arme pour elle. La seule chose qui lui restait de son père. Ivre, les sentiments mis à nu sans que son masque de jeune femme bourrue vienne tout faire foirer, elle en avait sans doute plus conscience que d’habitude. Cela n’avait rien à voir avec de la tristesse, ou de la nostalgie. Sans doute des regrets que même le Gerety ne pouvait remonter à la surface.  Depuis toujours, et malgré Leto, cela avait été Lilia et Jack Jack. Et cela le resterait.
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- Un dernier verre ? Mmh ? - Innocent perverti

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Signalement : Hume, la trentaine, carrure solide, 1m85, cheveux noirs, yeux bleu pervenche, cicatrice sous l'oeil gauche.


MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   18.01.10 21:10

[Cinq mois de retard, ce doit être mon record Bouin... T-T Kwi sorry ! ]


Presque insensiblement, et à mesure que Lilia s’agitait en lui jetant des regards lourds à intervalles fréquents, Rodrigue glissait ses mains vers le Gerety, sans baisser les yeux, cheminant à tâtons vers le col de la bouteille, pour la refermer avec une conviction funeste – et davantage dictée par son instinct que par véritable conscience professionnelle. Dans l’absolu, l’état d’ébriété de Lilia restait intéressant à observer. Même s’il commençait à deviner le sous-entendu tapi comme un prédateur dans ses regards ourlés de khôl. Un « plop » sec accueillit la fermeture de la bouteille de Gerety. En fait, il préférait autant ne pas y penser. Cette jeune femme ressemblait bien trop à Aurelia pour le laisser indifférent, mais il devait baisser les yeux, la laisser filer – comme il aurait dû le faire avec toutes les autres. Son regard s’inclina pensivement, et il écarta d’un machinal et lent revers de main la bouteille de Gerety. Une autre fois, peut-être, il se serait senti suffisamment idiot et sûr de lui pour se croire capable d’éprouver du désir pour cette fille ; alors que s’il répondait, s’il se mettait à lui sourire, à lui renvoyer son regard, voire à la raccompagner à la fermeture du bar, ce ne serait pas (jamais) par désir conscient, mais par faiblesse. Une docilité molle et distraite qui lui avait fait dire oui à sa mère, oui à Aurelia, et qui le ferait certainement plier éternellement l’échine devant ces spectres impérieux.

« On va s’arrêter là pour le Gerety, hum… ? A votre prochaine visite, je vous offrirai le deuxième verre. Promis. »

Et le Lespurien de glaner sur ces mots le verre vidé d’une traite de la jeune métisse, rigoureusement conscient qu’une telle descente n’entraînerait que des débordements difficilement contrôlables.

…Comme le fait de câliner sa voisine, par exemple.

Lorsque Lilia se jeta effectivement sur Leto, bras grand ouverts pour la serrer contre elle, Rodrigue ne réagit qu’en écarquillant sensiblement les yeux. Il reposa le verre qu’il tenait à la main dans l’évier, sans vraiment oser lâcher du regard cette effusion soudaine de bons sentiments. Cette demoiselle était, définitivement, difficile à suivre. Mais la relative placidité de sa comparse laissait soupçonner une certaine habitude face à ces traitements, aussi se contenta-t-il de chercher autre chose à regarder, en attendant. Mal lui en prit. Tous les clients des tables proches, y compris les quelques piliers de l’autre extrémité du bar, ployaient, tordaient, pivotaient leurs nuques pour observer les deux jeunes femmes ; et beaucoup d’entre eux souriaient avec une goguenardise emmiellée d’un enthousiasme douteux. On entendit même un sifflement discret, vite étouffé par un regard lugubre du Lespurien à l’intention du client. Quand Lilia daigna laisser son amie respirer à nouveau, et qu’elle se lança alors dans une déclaration enflammée pour son fusil de chasse, Rodrigue remarqua, impavide, les pairs d’yeux se détacher d’elle comme à regret, et sombrer à nouveau dans les profondeurs de leurs verres. Rodrigue inclina la tête à son tour, l’air pensif sans qu’aucune espèce de réflexion lui traverse l’esprit, et il se mit à caresser machinalement le col tendre et élastique de Chips du bout des doigts. Un sourire se fraya pourtant un chemin sur ses lèvres, à écouter les propos fantaisistes de Lilia. Il finit même par laisser échapper un rire, bref et blanc comme un souffle en hiver, avant de rétorquer tranquillement à la Balayeuse :

« Je pencherais plutôt pour "grosse bestiole cramoisie". »


Un BLAM sonore – un peu trop sonore, même – accueillit l’exposition du Jack Jack sur le comptoir. Rodrigue fronça légèrement les sourcils, par égard pour son zinc récemment astiqué, mais concéda d’un sourire qu’il s’agissait là d’un brave compagnon de route, en effet. Sourire qui s’estompa insensiblement, comme pour conforter le sérieux néanmoins bienveillant de son propos :

« C’est bon, Mademoiselle, rangez-le maintenant. Croyez-moi, les gens ici ont la gâchette trop facile pour le bien de l’établissement. On voudrait se limiter à une fusillade par mois, si possible. »


Le ton était tout à fait posé, mais le sourire nonchalant était revenu s’accrocher à ses lèvres. Quelque chose lui disait qu’il allait devoir garder un œil sur ces deux clientes plus qu’il ne voudrait – ne serait-ce que pour aider à reconduire la métisse complètement soûle jusqu’au pas de la porte. Mais tant pis. Ou tant mieux, peut-être. Il avait plus que besoin de distractions.
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- Hmmm Chaaaaraaaal ! - aime défoncer les façades.

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Signalement : SDP


MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   04.02.10 0:39

Hm... Non, mauvaise pioche. Parti comme c'était, avec ce que Leto qualifiait d'absences à peine visibles mais pourtant bien là, Lilia n'allait pas séduire le barman ce soir. Son verre de Gerety en main, posé sur le comptoir, ses prunelles étaient venues fixer quelques secondes l'homme au reptomarsupial, avec une insistance qui aurait pu paraître proprement mal placée si ça n'avait pas été aussi bref. La première chose qui la détourna de cette analyse rapide du barman fut un coup magistral en plein dans les côtes. Si la versatilis n'avait pas été entraînée à encaisser depuis, elle se serait sans doute effondrée à même le sol, recroquevillée sur elle-même.

Mais là, non. Elle n'eut qu'un sursaut, ses doigts se resserrant brusquement sur son verre au point de s'en renverser quelques gouttes sur les doigts qu'elle s'empressa de glisser entre ses lèvres avant d'en mettre partout par mégarde alors qu'elle reportait son attention sur une Lilia trop bourrée pour faire montre de finesse dans sa lubricité. Quoique pour ce qui était de la finesse en général... Ce qui leur vaudrait l'absence d'une seconde tournée de Gerety. Un mal pour un bien sans doute, pensa Leto en apportant son verre contre ses lèvres pour en boire une gorgée sans ciller. Certaines choses se dégustaient, même si d'autres avaient besoin de le descendre plus vite qu'elle. Ouais, Leto avait une descente de gonzesse quand elle s'y mettait. Et elle ne cherchait pas à se soigner de ça.

Curieuses secondes de silences tandis que Lilia abandonnait du regard le barman pour se tourner vers elle. Leto ne fit que hausser vaguement un sourcil en jetant un regard en coin à sa comparse, et comme par anticipation, sa main redescendit pour poser son verre sur le bar. Grand bien lui en fit pour ce qui allait suivre. Ce fut d'abord ses mains qui furent accaparée pour être pressée, dans un élan de tendresse que Lilia avait pour habitude de réfréner en publique. Jusque-là, ça allait. Sauf qu'à ce stade, cette remontée de bons sentiments allaient nécessairement connaître un débordement. Tout finissait par déborder quand l'équation comportait Lilia aditionnée à une bonne dose d'alcool.

"Hm?"

Ah, voilà le débordement. Heureusement que pour l'enlacer, Lilia avait dû lui lâcher les mains. Et heureusement que Leto était suffisamment sobre pour avoir le réflexe salvateur de s'agripper au bord du bar pour éviter de basculer avec son tabouret sur Lilia. Cette effusion d'amour fut accueillie avec un calme olympien, et ce malgré cette révélation d'amour alcoolisée doublée d'une parabole verbale plus qu'embarrassante. Mais bien sûr, malgré ce qu'elle était... Collègue balayeuse aussi prompte à dégommer de la proie qu'elle. Restons sur ce genre de "malgré ce que tu es" afin d'éviter un drame, cela vaudra mieux. Une main toujours fermement agrippée au bar, l'autre vin se glisser dans le dos de Lilia pour tapoter affectueusement.

"Mais oui, mais oui... Moi aussi, je t'adore."

Le tout en ignorant royalement le sifflement tordu qui arriva à ses oreilles. Lorsqu'enfin Lilia, dans sa grande bonté, lui permis à nouveau de respirer normalement, elle croisa le regard de quelques clients, ne se gênant pas pour avoir un je ne sais quoi de particulièrement meurtrier dans les prunelles pour les inciter à retourner rapidement à leurs verres. Et ce fut un visage parfaitement neutre qu'elle ramena en faisant à nouveau face au bar pour reprendre son verre et retourner à ce à quoi elle s'était destinée en prenant place sur ce tabouret, laissant Lilia partir sur les explications amoureuses de son précieux Jack Jack.
Le "blam" caractéristique de l'arme heurtant le comptoir ne fit même pas frémir Leto qui, pour toute réaction, tendit le bras pour relever le verre vide de Lilia avant qu'il ne roule plus loin et aille s'écraser au sol, pour ensuite prendre une gorgée de plus de son Gerety. Cependant, le regard du barman ne lui échappa pas. Pas plus que l'intérêt subit que José pourrait manifester. Lui et les autres clients d'ailleurs. Leto détourna les yeux, comme pensive pendant une à deux secondes, et finalement, elle vida d'une traite le reste de son verre avant de le reposer sans brutalité aucune sur le bar pour glisser ses mains à sa ceinture, jusqu'à une poche de cuir de laquelle elle sorti de quoi payer les dits verres.

"Je pense qu'on va remettre ce verre offert à une autre fois."

L'argent glissa sur le comptoir un peu plus en avant, en direction de Rodrigue. Un Jack Jack sorti signifiait deux choses: un trop plein de nostalgie (pas vraiment dans le bon sens du terme) qu'il serait difficile de canaliser, et par-dessus le tout, des hypothétiques ennuis. Sortir une arme en général provoquait toujours des ennuis d'une manière ou d'une autre. Leto descendit de son tabouret pour enfiler sa longue veste sans la fermer cependant.

"On devrait rentrer... Demain, pas de grasse matinée, Lilia. On y va?"

Pas d'ordre directe, pas de brusquerie, sous peine de voir un autre sentiment proche de l'indignation ou de l'agressivité venir remplacer tout ce déluge d'amour et de tendresse. Il y en avait assez eu pour ce soir et Leto préféra y mettre un terme avant de se voir interdire l'entrée dans l'établissement. Sa main se posa tout en douceur sur l'épaule de Lilia, tâchant de lui faire comprendre d'un regard qu'il était temps de remettre ce bon vieux Jack Jack à sa place pour passer ensuite à autre chose. Surtout qu'à ce stade. Lilia allait avoir nécessairement besoin d'une personne sur qui s'appuyer au sens propre pour espérer repasser le seuil du bar en sens inverse.
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Lilia Guyver

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MessageSujet: Re: I'm fool to hold you (Leto)   12.02.10 12:58

Leto avait raison de redouter l’effet « nostalgie » que pouvait provoquer une trop forte absorption d’alcool chez notre balayeuse téméraire - ou folle à lier, c’est selon. Le regard vague, et les répliques de ses deux comparses lui passant loin au dessus de la tête, elle continua de caresser son arme, la main douce, aimante, prudente, s’enfonçant lentement dans un dédale de pensées inutiles. Et croisant des portes, des tas et des tas de portes qui semblaient lui chuchoter de venir faire un tour dans le passé.

Juste un p‘tit tour, une belle ballade pour clore cette désastreuse aventure à faire pleurer dans les chaumières.

Lilia, les origines. Interdit aux âmes sensibles
, qu’ils diraient.

Mais non. Pas ce soir, toujours pas. Pendant des années Lilia s’était contentée de fermer ces portes à double tour, oubliant derrière - elle - des petits cartons sagement rangés, là, prenant la poussière, au fond de sa tête. Des souvenirs inutiles, et auto destructeurs, sur ce qu’avait été sa vie, avant, quand les choses avaient encore un sens.  

Des tas et des tas de portes oui, qui s’entrebâillaient lentement malgré les nombreux verrous qu’elle avait posé. Et elle ferait quoi avec Jack Jack ? Elle les flinguerait ?

Lilia émergea brusquement dans ce bar aux lumières tamisés, fixant l’air hagarde - regard bovin mais plus vraiment sensuel, oh loin de là - ce barman qui venait - magie magie - de faire disparaître la bouteille de Gerety. La fête est finie ?

« … verre offert à une autre fois. »


La main de Lilia se crispa impulsivement sur la crosse de Jack Jack, presque menaçante, dans un désir de flinguer ce départ précipité, la tentative lamentable de Leto pour lui faire quitter ce putain de bar. Non, elle voulait rester encore, elle avait soif. Elle avait soif depuis si longtemps et les litres d’alcool n’y avaient rien changer. Mais ça changerait ! Il suffirait d’un verre de plus, ou même de deux, elle le savait, elle en avait conscience, tout en frôlant l’inconscience, prête à tirer. Et la tension devint un instant électrique, pendant un dixième de seconde où il n’y eut rien d’autres que le regard des clients posés sur la balayeuse.

Un lent sourire déchira les lèvres de Lilia et elle replaça Jack Jack à l’intérieur de sa veste, sans geste brusque, remettant en place les nombreuses lanières d’une main habile.

- Allon ’y
. marmonna-t-elle, avalant ses mots, soudain fatiguée. On  ‘epasse ‘a à l’occasion  ‘toute façon.

Un simple coup d’œil en direction du panneau d’affichage près de la porte et Lilia se tourna à nouveau vers Rodrigue. Beau mec. Aussi beau qu'elle n'avait aucune chance de se le faire, ça c'était clair. Leto attendait sagement qu’elle se décide à quitter ce perchoir, autant ne pas le contrarier. Elle cligna de l’œil, avec ce même sourire aux lèvres, jouant le jeu jusqu‘au bout, salua le reptomarsupial - grosse bestiole cramoisie, et se laissa entraîner vers la porte du bar, n'osant repousser la main posée sur son épaule, si lourde.

Quel cirque. Oui mais Leto connaissait la chanson.

Elle aurait pu fermer les yeux et faire preuve de mauvaise volonté, traînant des pieds, que cette dernière n’aurait pas flanché. Ou si peu. Avec un soupir las mais pas vraiment énervé. Les choses n’avaient jamais changé en 7 ans, le feraient elles un jour ? Un soir, où la Versa en aurait marre, de compter ses verres, de la voir se perdre, se noyer dans l’alcool, sans rien foutre pour changer. Quoi ? Changer de moule  ? Elle en aurait marre

Elle s'éloignerait - ce qu'elle fait déjà. Avec des tas d'excuses.

Muette
Colère froide
La représentation sublime de sa propre

Mon cul.

Et elle déciderait sans doute… Elle choisirait…

Lilia fronça les sourcils en essayant de choper les mots qui s’éloignaient, de plus en plus vite. La porte se dédoubla, se quadrupla, des tas de putain de portes, avant de disparaître dans un brouillard blanc. L’ensemble du bar bascula sur son axe et elle dévia à droite avant de se faire ramener d’une main ferme contre le corps de la balayeuse aux yeux dorés. Ramener sur la bonne route.

- Qu’est-ce que je ferais sans toi Leto ?
Bredouilla-t-elle d’une voix pâteuse.

La réponse représentait un tel danger qu’il valait mieux se la fermer.
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