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 Cléo Lavren - Le Clown Navrant

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- Moulti-faces irrésistible - Pire que Axe.

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Signalement : Hûme de 25 ans, 185 cm, d'une morphologie musclée mais svelte, une peau hâlée, les yeux d'un bleu cristallin, les cheveux auburn, un dos lacéré de cicatrices. Un charisme irrésistible.


MessageSujet: Cléo Lavren - Le Clown Navrant   19.07.09 11:06

    I. Identité:

    • Nom :Lavren (sa mère, la très parfaite Mme DeBussy-Lavren, aurait refusé qu'on lui attribue son nom à elle, la noblesse "ne convenant pas à une erreur")
    • Prénom : Cléopâtre mais tous l'appellent Cléo, c'est un peu plus... "commode". "Mon prince" par Cléanthe (ce dernier manqua de l'appeler : "Princesse", un jour).
    • Surnom : " Cléo", "OMG!" (fut assez récurrent aussi = "Oh My Government !")
    • Sexe : Mâle
    • Age : 25 ans
    • Race : Contre toute-attente, ce n'est qu'un hûme Pas comme les autres
    • Idéologie : Celle qui ne le traitera pas comme un paria ?
    • Métier : Artiste de rue. Anciennement artiste de cirque; Cléo a un panel de rôles et d'arts différent pour se représenter. Tour à tour jongleur, clown, acrobate, mime ou conteur, il peut ensuite se transformer en pierrot, voir même en chanteur.
      Au cirque, il avait cette étrange capacité de calmer les bêtes, ce pourquoi il était soigneur. Il fut bien assistant dompteur, mais ce rôle lui déplaisait (surtout face à un Tyrex, même si ce dernier l'adorait.)



    II. Conscience du monde et Magie:

    • Conscience : Plus bien-heureux qu'éveillé. Pour lui, ce qui paraît bizarre est acceptable. Vivre dans un Cirque lui a appris la tolérance.
      Pour ce qui serait trop étrange... On ne cherche pas à connaître le "truc". Le mystère... rend mieux.

    • Source & Technique : Rough

    • Spécialisation :
      Si quelqu'un s'aventurait à l'observer lors de ses périples lascifs, il y aurait fort à parier que cet anonyme ne puisse plus décrocher. Lorsque Cléo se meut, s'il venait à danser ou à effectuer une succession de geste (comme dans les arts martiaux ou une quelconque répétition théâtrale), la sensualité perle à l'envoûtement, ce n'est pas quelque chose qu'il contrôle, c'est un magnétisme qu'il ne peut refréner, quelque chose de très "naturel" chez lui. S'il venait en plus à chanter (si seulement, il le savait), il pourrait influencé les esprits les plus réceptifs . Il y a du Rough là dessous, la voix en est l'émanation la plus concrète.
      Il ferait pensé à ses anciens Romantiques du XIXième. Il en a tout les symptômes, lui manque la conscience de cet état et l'effervescence sentimentale.

      Concrètement ? Cléo attire les regards. Émanation de phéromone ou attraction féroce ? Impossible à déterminer. Lavren parvient -sans le savoir- à contenir son pouvoir en se grimant. Juste assez pour provoquer l'attention générale, sans ces dévorants regards qui le terrorisent à chaque fois.

      Il contient aussi l'envoûtement d'une voix pareille aux vieilles légendes, contant l'attrait de sublime créature aux voix enjôleuse dont personne ne pourrait se libérer. Il la contient un peu, en la déguisant, en variant les rythmes, la cadence, les tons, selon les personnages et figures qu'il exécute.
      Voilà pourquoi, il n'est jamais dépourvu de spectateurs.

      Mais à découvert, et s'il était conscient de ses pouvoirs, de sa réelle apparence, Cléo pourrait être bien plus qu'un "gentil séducteur". Mais un vrai gourou hypnotiseur.

      Mais... Il y a toujours un peu de Hide, dissimulé.

      Quand Cléo perd son sang-froid, quand il se met réellement en colère... Il en devient effrayant. Et plus encore : terrifiant.
      Est-ce là les perceptions des êtres qui en sont témoins ? Ou une réelle transformation de son apparence ? Sa peau semble se consteller d'écailles irisées, son cou s'étend, son visage devient monstrueux, les yeux exorbités semblent capter quelques lueurs irréelles et glacées.
      Ses cheveux semblent s'enflammer, et lorsqu'un rictus colérique apparaît, pour dévoiler des dents... contre nature...
      Alors, interprétation ou faits réels ?
      Allez savoir. C'est un artiste de Cirque après tout. Peut-être est-ce un de ces "trucs" qui le rend différent.
      Alors pourquoi en est-il, effrayé autant ?



    III. Descriptions:

    • Description physique :

      Grimé... Grimaces... Grimaçons. Et farces !

      Figé. C'est une statue que le vent caresse. Le vent ? Le seul à animer un peu de vie, ce pantin géant qui ne cille pas, ne cligne pas même les yeux devant les chalands.
      C'est ce qui surprend d'abord. C'est sa première boutade.
      Il l'appelle "Statue de Sel", car elle s'anime aux premières regards fascinés par cette représentation d'un grand type vouté, au costume large et bariolé. A la perruque immense et nez rouge grotesque.
      Il salue soudainement la foule d'un : "HOURRA !" qui en fait tressauter plus d'un. Sa voix est étrange, elle paraît aussi déguisée que l'est l'énergumène. Ses pieds gigantesques, ses chaussures gargantuesque qui jaillisse loin du sol avec lui, et effectue une pirouette qu'on n'aurait jamais devinée.
      Il vous fixe à son tour, son maquillage est étudié, presque raffiné dans son étalage de couleurs vives qui s'harmonisent étrangement à ce qu'il est.
      Et chacun se plait curieusement à penser, que n'importe quel artifice irait à l'artiste des rues, qui demande l'aumône d'une grimace entendue.

      Il n'a jamais qu'un seul visage, mais tout un panel de maquillage, de personnages, qui défilent au jour le jour, et la nuit la nuit. Il y a le Clown Henri, le mime Pierrot, il y a aussi Hubert, le jongleur. Et Thierry, le Mélancolique... qui parfois fait peur.
      Il a même "Mme Rosie", à la boule de cristal et au corps arrondi.
      D'autres naissent, éphémères, sous ses mimiques, sous ses gestes, et créations délétères.
      Ce serait bien trop long de tous les décrire ! C'est en animation, qu'ils feront plus rire.

      La seule chose, la seule chose vraie. La seule chose dont personne ne pourrait rire, celle qui ne change pas, quoi qu'il y fasse : ce sont ses yeux, ses yeux au bleu arraché aux cieux. Un regard si clair, si cristallin, un regard presque fragile, hésitant entre le gris acier les soirs d'orages, et le cobalt agacé lorsqu'il se trouble. La moindre variation de lumière... éclaire ces eaux limpides mais insondables... qui miment la joie, sans jamais vraiment l'irradier.


      A découvert...
      Si jamais... il l'était un jour,
      à son grand regret.


      Parfois, dans la rue, la beauté de certains foudroierait sur place, empêchant les pauvres hères autour, de penser ou d'agir, limitant leur champ d'action à la seule contemplation d'un être qui s'avancera nonchalant, comme absent de sa propre présence, avant de remarquer ses pairs.
      C'est que devant lui, une personne figée l'empêchera de passer, ne pouvant plus bouger devant cet homme au regard si pénétrant, à la chevelure hésitant encore entre la terre et l'automne... Des yeux qui transpercent désormais de leurs bleu orageux, comme pour défier !
      Le promeneur n'aura pas fière allure à côté. Mais... Qui le pourrait ? Qui pourrait se mesurer à un charisme quasi-surnaturel ?

      L'homme est encore jeune, c'est sans doute un mannequin vu sa corpulence, oui, sans doute. Une taille longiligne, une musculature sèche et bien calibrée, des lèvres charnues, un nez délicat, une peau hâlée que le soleil ne pourrait heurter. Une aisance affirmée, une présence écrasante sur laquelle tous sans exceptions, sont obligés de se retourner...
      Il est fait pour poser, c'est une certitude.


      Il s'abaissera à hauteur du flâneur, toisant son attitude hébétée et...
      Par l'État !
      Son visage se révulse, ses yeux exorbités crépitent d'un bleu luminescent , sa mâchoire se contracte en une moue prédatrice tel les grands rapaces prêt à foncer sur leur proie ! Et c'est horrifié que le pauvre type croira son heure venue ! Sa peau se couvre d'écailles irisées, ses cheveux s'enflamment, son visage n'a plus rien d'un Adonis réincarné mais...
      De celui d'un diable !

      Le passant s'enfuira épouvanté.

      Le jeune homme reprendra peu à peu contenance, une fois dissimulé, passant une main tremblante sur son visage attristé qui peu à peu, se réinventera une aspérité grimée et farceuse, bien loin de sa mélancolie naturelle.
      De nouveau vêtu de son fardeau divin, celui que beaucoup nommèrent "monstre"... continuera son chemin.

      Plutôt que de laisser cette exaction se reproduire, plutôt qu'être assourdi par un hurlement de terreur...

      Le Clown démasqué préfèrera fuir.

      Épouvanté par sa propre horreur.


      Sans ses atours, Cléo ne porte que des vêtements confortables, larges, loin de le mettre en valeur (mais il pourrait ne porter qu'un vieux sac de toile, il resplendirait quand même). L'homme porte une fascination pour le blanc (qu'il évite toutefois d'arborer pour ne pas "souiller la pureté" _ sauf en certaines façades grimées) et le vert, souvent un jean, une ample veste de cuir, reliquat de son ancienne aisance. En général, lorsque le temps le permet, il s'entoure d'une épaisse écharpe bleue, présent de Cléanthe, le rare amis qu'il ait jamais eu, qui dissimule la moitié de son visage. Il a tendance à porter des casquettes ou capuches et tout ce qui pourrait le dissimuler un peu (et qui le rendent bien entendu plus suspect).

    • Description morale :

      Renfermé. Inutile d'essayer de lui tirer une syllabe. Il sait trop bien que sa voix ne ferait qu'accentuer les choses, que sa réelle apparence est celle d'un monstre. Il le sait. On l'en a convaincu. Il n'aurait jamais du exister.
      Pourtant, il persiste comme toujours, à respirer, à vivre, malgré les regards appuyés, malgré cette indifférence qu'il ne suscite jamais, malgré cette malédiction qu'il traine avec lui. Cléo ignorera toujours pourquoi il ne s'est pas jeté de la grève cette nuit là, pourquoi cette obstination, ce désir de survivre. Pourquoi cette colère toujours grandissante, cette passion qui l'anime lorsqu'il ne contrôle plus la situation. Comment pourrait-il comprendre quoi que ce soit, en ignorant tout de sa véritable nature ?

      Complexé par ce physique trop glorieux, par cette présence prodigieuse, lui qui n'aimerait que passer inaperçu...
      Son hérédité explique ses airs lunatiques et son impulsivité, il est aussi très possessif de ce dont il s'estime "responsable" ou "gardien".

      Fasciné par la nature, il peut rester des heures silencieux accolé à un arbre à observer Dame Irtamis vaquant à ses occupations, il est d'ailleurs aimé des bêtes auxquelles il accepte de se découvrir sans masque.
      L'Adhenor fut pour lui, un Éden précieux, se renouvelant sans cesse. Longtemps élève studieux, il n'a pas perdu son engouement pour la lecture qui le prive de ce réel qu'il a tant exécré. Cléo a aussi goût pour la danse, quelle qu'elle soit, sa mère a tout tenté pour l'en empêcher, elle est parvenue à le dégouter du chant, mais pas entièrement du reste.

      Un temps, il était tant désireux de conquérir cet amour maternel qu'on lui refusait, qu'il excellait dans tout ce qu'il entreprenait, brillant élève, de grandes facilités pour tout retenir puis... vînt l'adolescence où il comprît que sa mère le haïssait réellement et il s'obstina à se détruire à petit feu. Depuis le Cirque Sïan et sa solidarité inter-différence, il n'aspire qu'à vivre... et à comprendre en dépit de ce qu'il est.

      Mais il suffit d'un peu de poudre...

      Que la Magie opère...
      L'homme se transforme, se meut différemment. Non : c'est toute son essence qui paraît différente, enjouée, enthousiaste et pleine de vie. Comme si c'était une autre personne, qui n'aurait jamais été retardé par la peine, qui rit à gorge déployée (même si la voix est de crécelle).
      Selon le masque, selon les dessins, selon les costumes : il est autre. Il se donne entièrement, complètement, sans demi-mesure. Procurer de la joie : voilà sa subsistance, voilà la raison même... de son existence.




    IV. Précisions supplémentaires:

    • Style de combat : Cléo est un acrobate, un jongleur émérite. Il n'aura aucun problème à l'esquive. Grand pacifiste, il essaiera toujours de calmer l'adversaire. Sa voix ensorcelante, en devient un parfait atout.
      Il n'a pas souvent à se battre, mais au Cirque, on est parfois confronté à de drôles de situations qui vous rendent... prévenant

    • Talents particuliers : Pour se maquiller, pour danser, jongler, faire le clown, conter, et même chanter. Il excelle dans la représentation du corps et de la voix.

    • Signes particuliers : Comment pourriez vous louper un clown avec de telles couleurs tapageuses ?
      Et sans apparat ? Par l'État ! Vous ne le louperiez pas non plus, éberlué par cet adonis bien loin de se douter de sa nature quasi-divine.

    • Liens et relations sociales :
      • Famille : Sa mère Agnès Debussy-Lavren a étrangement disparue. Il a probablement des cousins éloignés par son père, mais il n'en a pas connaissance, sa mère a coupé tout liens avec eux. Cléo aurait aussi des frères et sœurs issus d'un premier mariage paternel, mais il ne sait même pas qu'ils existent.
        Nul ne sait si feu Monsieur Lavren était son véritable père, Cléo tenait beaucoup plus de sa mère, mise à part ses yeux clairs. Il ne ressemblait absolument pas à Lavren père (même si ce dernier l'aima toujours comme un fils et ce jusqu'à sa mort "suspecte" dans le jeune âge de Cléo).

      • Amis : Mise à part la nature en laquelle il pouvait enfin ne pas avoir peur d'être lui-même, Cléo n'a jamais eu d'amis, tout ce qui s'approchait de lui, sa mère le détruisait ou bien c'était lui-même qui s'évertuait à effrayer.

        La seule personne qui ait jamais pu, vraiment le connaître... Il l'a laissé derrière lui, abandonnant au cirque l'étrange créature qu'était Cléanthe.... que tous appelaient Cléa, son alter-égo antithétique, qu'il désignait avec affection : son "chien de compagnie".

        Pourrait-on considérer que Cléanthe ait été son ami ? Cléo n' jamais pu en juger, n'en ayant jamais eu. Il n'a jamais eu conscience de la dévotion extrême de cet être (qui était en fait un Pactisan), il ne s'est jamais rendu compte que Cléanthe était fou amoureux de lui.
        La seule d'importance, tout ce qu'il se bornait à voir, c'était que Cléanthe était comme lui, un être "différent" qui n'avait pas demandé à l'être, cherchant juste à vivre simplement, et même si ses baffouillements et son bavardage l'agaçait lorsqu'ils étaient seuls (Cléa étant manifestement très gêné), il n'avait pu s'empêcher de s'y attacher comme on le ferait d'un animal de compagnie ou d'un vieux meuble (puisqu'il l'a constamment croisé sans le savoir, dans son parcours scolaire). Paradoxalement, Cléo était devenu très possessif à son égard, c'est "son chien" et il ne supportait pas qu'un autre que lui le rabroue, il n'acceptait pas qu'un tiers le blesse. Lors des crises les plus agressives de Cléanthe [lors de l'éveil soudain de Lyptis], Lavren parvenait toujours à le calmer en chantant (c'est la seule occasion où il s'y autorise.
        Mais aucun des deux ne sait encore que le Rough de Cléo n'affecte pratiquement pas Cléanthe, son symbiote y étant naturellement immunisé. C'est d'autant plus surprenant que Cléo paraît être le seul capable de ramener Cléanthe à la raison. Mais peut-être, est simplement question de sentiments que le symbiote perçu et partagea pour Lavren.

        Et puis... Il y avait eu ce petit oiseau, envolé trop tôt hors du nid, pas assez armé contre l'avanie cruelle de cette vie. Cléo l'a nommé et soigné. Il considère Ang-Ying comme l'oiseau rare du même nom. Un jeune oiseau qu'il faut aider à prendre son envol. Elle est fragile... mais déterminée, et il aimait bien la voir évoluer. L'aider peu à peu à grandir dans cette réalité.

        Il n'a jamais eu d'autre amis. Et il les a laissé en arrière. Il a fuit, épouvanté, de ce qu'il avait failli faire.


Dernière édition par Cléo le 24.07.09 20:30, édité 1 fois
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Signalement : Hûme de 25 ans, 185 cm, d'une morphologie musclée mais svelte, une peau hâlée, les yeux d'un bleu cristallin, les cheveux auburn, un dos lacéré de cicatrices. Un charisme irrésistible.


MessageSujet: Re: Cléo Lavren - Le Clown Navrant   24.07.09 2:20

    V. Histoire:

    « Avant qu'il ne soit hûme...
    Il est né monstre. »


    Elle le fixe encore, elle le fixe et semble le déshabiller du regard. Si elle le pouvait, oh oui, si elle le pouvait, elle irait jusqu'à le toucher, effleurer cette apparition, la rendre réelle, voir... la posséder.

    « Votre commande ? » une voix grave et chaude, promesse d'une sensualité exacerbée et de septième ciel toujours atteint .

    «  Mademoiselle ? » il s'impatiente, il n'apprécie vraiment pas quand on le dévisage ainsi. Et cela ne va jamais mieux quand il prononce un mot, non, au contraire, cela empire !

    Cette cliente distinguée, aux lunettes Khanel et vêtements griffées continue - adoration muette qui a tant le don d'agacer celui que tous nomment ici "Cléo". Il pose son plateau sur la table, une main accolée à lui et susurre :

    - Si vous ne consommez pas, il vous faudra partir.

    Miracle, la blonde refait surface et semble réaliser où elle se trouve : un petit café chic d'Ashagan (Malengha) où un serveur dont elle ferait volontiers son quatre-heure, attend impatiemment qu'elle se décide. L'embourgeoisée minaude quelques flatteries bien placées, glissant une liasse de billet dans sa poche et son numéro de téléphone. La mâchoire du jeune homme se crispe, son poing se serre, un rapide coup d'œil vers le gérant lui indique qu'il vaut mieux laisser faire.
    Cette cliente vient tout les jours à la même heure depuis deux mois, depuis l'arrivée de Lavren au service. Tous connaissent son nom, sa richesse, et ses goûts en ce qui concerne certains jeunes gens. Seul Cléo s'obstine à ignorer son identité et à ne jamais l'appeler autrement que d'une terrible conformité au client. Il sera viré, un mois plus tard, après s'être "déguisé de manière à terroriser Madame B." dans une optique sadique. Trop bouleversée, B. ne portera pas plainte mais exigera qu'il passe lui faire des excuses en personne chez elle, 20h précise.
    21h une forme méconnaissable s'enfuit d'un prestigieux hôtel particulier. Un hurlement suit. Malgré toute la pression de Monsieur B., la police ne retrouvera pas l'agresseur.

    Grisaille et crachin, la brume l'entoure, la grève des mers Intérieurs n'a jamais été aussi menaçante. Entre chien et loup, l'heure est à la métamorphose, bientôt les lueurs du soleil chasseront l'anthracite de mauvaise augure. Là, aux portes de Malengha, où il suffirait d'un pas pour être entraîné par les violents courants de la mer séparant Vanor. Une ambiance à polar, à film noir, un peu comme sa vie qui défile. Une succession de cauchemar et d'ennuis : une erreur de la nature.
    Ce ne serait pas difficile, de s'approcher des bords glacées... De basculer enfin de l'autre côté, là où les vivants ne viennent plus vous harceler parce que vous êtes différents, parce que vous les fascinez. Tellement simple. Il suffirait d'un pas, de plonger en ses eaux noires et polluées, à l'aube son corps flotterait, ou bien serait-il conservé dans les abysses de ces eaux funestes pour être doucement rongé par la vermine des lieux ? Puis célébrité locale future pour la découverte macabre d'un cadavre d'une drôle d'allure.
    Se délester de ce corps pesant, se délester de cet accoutrement, de cette imposture, détromper tout ses gens le prenant pour séraphin, sans connaitre sa véritable nature...


    ***




      - Un monstre... C'est un monstre

      - Mais enfin chérie, calme-toi voyons, je me doute que tu es déçue que ce ne soit pas une petite fille, mais ce n'est pas nécessaire de dramatiser !

      - C'est un monstre tu m'entends ? Ce n'est pas possible autrement.


    La sage-femme s'éloigne rapidement, tenant dans ses bras le couffin silencieux. Elle sait que les nouveaux-nés sont perméables au moindre ressenti... Comment un bout de chou pareil pourrait-il insuffler une telle haine à sa génitrice ? Décidément, elle ne comprend pas. Pourtant, Madame Debussy avait tout pour plaire, une femme charmante quoi qu'un peu austère, mariée tout récemment au richissime Lavren qui n'était pas de première jeunesse. Elle avait sûrement fait son office, celui de procréer avant la mort de ce dernier ?
    A moins que cet enfant ne soit pas voulu ? Quoi qu'il en soit, ce n'était pas son affaire, et rester à distance de cette rousse au regard marron-glacé, n'était pas pour lui déplaire.


    ***



    « Aujourd'hui, nous accueillons un nouvel élève ! Veuillez accueillir Cléanthe Loren_Oh quel nom particulier ! Nous avons donc deux élèves aux prénoms originaux_ » déclara le proviseur d'une voix nasillarde quelque peu haute.

    Cléo ne lèvera pas même les yeux, il est perdu ailleurs, où la vitre ne l'enferme pas dans ce bocal étriqué d'affiche obligée, vers les forêts Lespurienne, où il aimerait voir jaillir un de ces fameux tyrannosaures qui le libèrerait une bonne fois pour toute de ce quotidien.

    « Sur votre gauche, à côté de la fenêtre, Cléanthe, voici Cléopâtre, ainsi, vous n'êtes pas le seul à avoir des parents excentriques !
    Veuillez aider votre petit camarade à bien s'intégrer parmi nous ! »


    Un coup d'œil bien obligé tout de même vers ce type bien frêle et timide qui aurait sans doute préféré être ailleurs... que sous les projecteurs. Voilà un point commun. Le dit Cléopâtre ignore volontairement la maladresse et se concentre sur le nouvel arrivant. Il a tout de même des yeux fantastiques le nouveau, mais c'est bien tout ce qu'il a d'extraordinaire, le reste étant plutôt d'une banalité affligeante. Un probable futur rebut, un autre de ses discrets tellement peureux d'exister, qu'ils se font marcher sur les pieds. Tiens, la crevette semble le dévisager, est-ce l'esquisse d'un sourire ? Non, il a probablement rêvé. Enfin, il le fixe tout de même, et ça, ça le dérange. Cléo détourne la tête pour continuer sa contemplation muette vers l'en-dehors prometteur.
    Il ne sait pas qu'il croisera fréquemment à l'avenir, l'être insignifiant qui n'osa pas lui sourire lors de ses nombreux rappel à l'ordre.


    ***



    Elle s'avance un peu tremblante, tordant ses mains, s'approchant un peu plus de celui qui habite son cœur depuis son arrivée, celui qui refuse de parler, même aux professeurs :

    - Tu sais... Si tu n'as pas de petite amie...

    Elle ne récolte qu'une indifférence bafouée, l'adolescente se rebiffe :

    - écoute, je pense que ce serait bien pour ta popularité que l'on sorte ensemble, tu comprends ? ça ne te fera pas mal, parce que là, certains disent que tu... aimes les hommes. Et puis, je pourrai très bien choisir quelqu'un d'autre, Rémi m'a demandé hier. Mais moi, c'est avec toi que...

    - Casse-toi.

    Muette de stupéfaction, la jeune fille n'ose plus bouger. Et oui, c'est encore pire, encore pire lorsqu'il élève la voix, loin de rompre le charme, cela le décuple, comme au temps des lointaines sirènes appelant les marins à plonger... qu'elles dévoraient.

    Elle ose saisir sa main, lui montrer qu'elle n'est pas impressionnée, malgré ses jambes flageolantes et son cœur palpitant, elle ose le toucher, pour l'obliger à la regarder, qu'il voit qu'on ne se moque pas de la plus jolie fille de l'école.

      « CASSE-TOI ! » éructe-t-il se dégageant violemment, le regard enfiévré et étrangement rutilant ! La fille s'écroule sur elle-même, la fierté s'est fait la malle autant que ses affirmations. Elle balbutie quelques mots et ce qu'elle voit... Ce qu'elle voit la terrifie tellement qu'elle s'évanouira.

    L'élève Lavren sera de nouveau transféré.


    ***



    Distinguée et sévère, ses gestes sont d'une lenteur étudiée. Agnès Debussy-Lavren fait partie de ses femmes qu'on ne peut pas oublier, de celles qui fascinent et hantent vos nuits sous prétexte d'un battement de cil un peu appuyé, ou d'un murmure rauque qui n'a peut-être, pas même été vraiment prononcé. Les autres femmes la haïssent, elle représente pour elles un danger auquel les hommes sont bien en mal de résister. Les rumeurs courent... Elle ne serait pas étrangère à la mort de son époux. Les domestiques ne restent jamais longtemps sous son égide, malgré le train de vie royale, on dit qu'elle ne considère pas plus son fils qu'un parasite. C'est ce qu'il est, selon elle. Un être dépourvu d'avenir, dénué de qualités, qui n'aurait pas du bénéficier de son héritage, qui n'aurait pas du exister.

    S'ils savaient... S'ils savaient tous... Qu'une petite pièce dans les entrailles de sa demeure... recueille tout ses cris à elle et tout ses pleurs... Ceux de son enfant, ce fruit qu'elle hait tellement, sa honte de femme. Il ne sait rien de sa véritable nature et elle lui fait payer son injure d'exister. Chaque soir, il hurlera quand elle lui criera ses insanités, le terrifiant par la monstruosité de son visage révulsé, ulcéré par la haine... qui n'a presque plus rien d'hûme. Elle le lacère, elle le brule, elle voudrait le voir disparaitre mais il s'obstine à continuer... de vivre... à espérer qu'elle puisse l'aimer...

    Agnès ricane, ce matin, ce matin, une lettre est arrivée. Noir sur blanc, Cléopâtre Lavren se voyait récompensé et accepté dans un prestigieux établissement d'Ortaire, en tant qu'interne.

    Ce matin, ce morceau de papier se consumait dans sa cheminée.

    « Tu ne seras jamais que médiocre et inutile ! Un monstre ! Tu n'es qu'un monstre ! »

    Pourquoi ce prénom ? Pourquoi l'avoir appelé ainsi ? Était-ce son désir absolu d'avoir une fille ? Pourquoi cet acharnement envers cet enfant qui ne sait, qui ne veut pas se défendre de celle qu'il continue à admirer ? Ou pour se moquer, se moquer par ce nom, cette femme élevée au statut de Dieu, cette perfection soit-disant hûme, celle qu'il ne serait jamais.

    Peut-être qu'elle l'avait aimé, peut-être oui, à sa manière. Peut-être l'avait-elle même protégé... de certains mystères. Peut être que Madame Debussy-Lavren n'avait pas l'âme si noire. Peut-être que derrière son déchirement, se cache une autre histoire.
    Mais Cléo ne pourra jamais le savoir. Jamais.
    Car tout ce qui lui restait du passé lui fut enlevé, possessions vendues, mère disparue, et pas d'autre choix que de travailler pour vivre, au rythme de sa malédiction et de phénomènes étranges...Auquel il devait le devait le surnom de « démon à l'allure d'ange ».


    ***


    S'il ne s'y était pas jeté... dans ses eaux à la fois enviées et repoussantes. S'il ne s'y était pas abandonné, c'est aussi parce qu'on l'avait retenu. Un regard si particulier, une allure familière, de ces gens un peu fade ayant peur de toute lumière.

    Cléanthe n'avait pas posé de questions, leur chemins se croisaient sans cesse, la nervosité de ce dernier, agaçait Cléo dans son service quand Cléa trimait en cuisine, à récurer ce qui devait l'être. Il n'y avait jamais eu plus que quelques échanges polis, même si les souvenirs de ses rencontres récurrentes resurgissaient. La moindre anicroche provoquée, le moindre ennui causé, semblait engendrer une gaffe ou mise en scène de Cléanthe en écho, si bien qu'ils étaient toujours convoqués ensemble dans les bureaux si craints du directeur.

    Pourquoi ce soir ? Comment ce soir, celui qui n'arrivait pas à soutenir son regard, pouvait lui tendre la main ? C'est un mystère qu'il partagerait tout deux, un de plus. Quelque chose que Cléo Lavren ne pouvait encore assimiler, qu'on souhaite l'aider plus que profiter de ce qu'il pourrait apporter.

    Cet être qu'il avait trouvé si commun, s'était avéré le guide d'une nouvelle liberté, l'homme qui lui avait fait découvrir... un autre monde.



Dernière édition par Cléo le 24.07.09 20:23, édité 1 fois
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Signalement : Hûme de 25 ans, 185 cm, d'une morphologie musclée mais svelte, une peau hâlée, les yeux d'un bleu cristallin, les cheveux auburn, un dos lacéré de cicatrices. Un charisme irrésistible.


MessageSujet: Re: Cléo Lavren - Le Clown Navrant   24.07.09 3:48

    ***


    « Le monstre applaudi »


    « Attention, Mesdames et messieurs, Enfants et plus vieux,
    Quelques-soient vos regards, vos origines...
    ATTENTION ! Ça va commencer !
    »

    Les huées, les fumées... Les couleurs qui défilent. Ces hûmes qui n'ont plus le temps d'être pudiques, s'affichent, brillent devant ces milliers d'yeux que la lumière éparpille.

    On est glorieux. Sur scène. On se sent heureux, on se sent victorieux, on se sent... aimé.

    Encore une pirouette, encore un geste au danger délibéré... A la violence, avec grâce esquivée...
    Encore un jeu incroyable, encore une farce d'où explosera une nuée de rire en écho, encore, encore...

    Cléo en veut encore.

    Et même quand il est dans cette immense cage, accompagnant le Dompteur qui se retient de trembler... devant le premier « Tyrex - apprivoisé ».
    Cléo chante, la bête se calme et obéit aux invectives de son nouveau maître. Silence dans la salle, public ébahi.

    Cléopâtre exultant devant son nouveau peuple. Un nouveau chef-d'œuvre dont il est l'unique responsable.
    Et même, quand ce jeune homme svelte et grimé d'un blanc innocent, se love entre la gueule grand-ouverte du dinosaure menaçant, même dans ces moments oppressants, la joie exulte, l'inonde : le révèle.
    Lors que les yeux grands ouvert, aucun son ne vient perturber... La magique atmosphère... d'instant volé.

    Il est autre, il salue, il jongle, joue avec les flammes, avec sa vie.

    Mais Cléo, Cléo, toujours fuit.

    ***

    L'hiver venant, le Cirque Sïan s'était installé au nord-ouest de Twinkil, au sein d'une ville moyenne dont leurs spectacles seraient... le seul divertissement.
    Lors de ses ballades où Cléo découvrait le paysage environnant, s'exilant vers les montagnes enneigées, le saltimbanque avait croisé un oiseau d'une extrême rareté (comme lui expliqua ensuite l'un des ornithologue amateur de sa troupe). Petit oiseau aux plumes blanches et reflets dorés, de la taille d'une mésange, au bec d'albâtre irisé d'or, aux yeux de jade. Les autochtones l'appelaient "Niao Ang-mu-yu" qui, dans un ancien dialecte signifiait "l'oiseau flocon aux yeux de jade", surnommé aussi "Ang-Ying" (Flocon aux pierres précieuses semblables au jade) dans le jargon populaire environnant les lieux.
    L'oiseau était censé porter chance, synonyme d'espérance. Rien d'étonnant à ce que le clown réussisse à l'approcher, à lui parler, lui qui était si familier des bêtes.

    Mais quand, les représentations achevées, il découvrît une pauvre et frêle forme endormie, il crût que l'oiseau était revenu. C'est ainsi qu'il s'occupa d'une petite fille, trop vite échappée du nid. Déduisant à ses vêtements, sa pauvreté, il l'avait soigné, protégé, et peu à peu aidé à grandir dans un univers difficile et entier, que seul le cirque avait à offrir.
    Aidé par un Cléanthe peu amène sur l'objet du nouvel intérêt de Lavren, qui s'avérait pourtant chaleureux et prévenant en son absence. Ils se relayèrent pour l'aider et Cléo la forma à ce nouveau monde, imaginant les scènes où l'oiseau pourrait enfin étendre ses ailes, la gratifiant de rare sourires et gestes d'affection à celle qui peu à peu, se révélait, sans jamais vraiment trahir ce qu'il était.


    ***


    Les regards, les regards, une mise en scène, les regards ne blessent plus. Mais il a encore du mal, à se montrer nu, devant sa « nouvelle famille ». Encouragement muet de son ami, l'autre monstre aux transformations aberrantes et sourires du fragile oisillon qu'il protège. Cléo lentement accepte de se dévoiler, de ne plus se cacher.

    Ceux qui l'accompagnent, ces frères du bizarre, comprennent entre les lignes de ce regard azuré. Ils sentent qu'il faut lutter contre cette attraction étrange, et puis... Ils rient.
    Ils ont chacun, aussi, leurs tares, leur lot de monstruosité.
    Chacun dans son genre. Et les origines ? Les Origines : on les tait.

    Dans ce monde de paillette, de cris, de chants, de barrissements et autres hurlements animaliers, dans ce monde fait de lumière et d'exercices sans cesse répétés : Il n'y a pas de place pour le passé. Il n'y a pas de place pour la conformité.

    Mais...
    Cléo sait, que même s'y efforçant, même en enfouissant au plus profond de lui... Ce qu'il peut être... C'est à tout moment, qu'ils sont en danger.


    ***


    Était-ce trop court ? Était-ce trop vite ?
    Cléanthe, encouragé par les autres, voulu faire le premier pas...

    « On s'en fiche, là, sous ces toiles, on brille bien plus que les étoiles. C'est notre monde, il est bien plus beau qu'ailleurs »

    Alors pourquoi ne pas tenter... d'avoir un peu de bonheur ?

    C'est ce que Cléa insinuait, ce que son ami Cléo était incapable de concevoir dans la durée. Persuadé qu'un jour, l'horreur qu'il était, finirait...
    Par ressurgir.

    Et ça, ça...
    S'en était trop.

    Un événement... Incontrôlable... Il ne se contrôlait plus. La frayeur, la colère... l'amertume qui ressurgit en vague meurtrière...

    Le monstre est toujours tapis dans l'ombre... Ce n'est pas parce qu'on le croit loin, que le danger est éteint.

    Et dans son visage s'anime la fureur. Et ton son être grandit en horreur.

    Devant ses visages aimés... ébahis...

    Cléo... Cléo... Tu les as trahi !


    ***


    C'est étrange, combien les brumes amorcent toujours un changement...
    Quand il arrive à Secaria, son lourd fardeau pesant sur ses épaules, son large chapeau enfoncé... Et son écharpe bleue rescapée...

    Quand il arrive à Secaria...
    Il s'essaie à un nouveau départ. Loin de ceux qu'il n'avait pas osé... aimer.

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~Et encore un schizo sur le forum.~

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Signalement : L'autre main du Destin (probablement la gauche) Compte PNJ réservé à la validation des fiches. NE PAS MP.


MessageSujet: Re: Cléo Lavren - Le Clown Navrant   24.09.11 21:57

24 Jullet 2009, Seel a écrit:
Un avatar connu !
Validé mon poulet !
Spoiler:
 

NB: Les fiches ont été nettoyées de tous les post non rp. Désormais, l'auteur du topic est le seul habilité à poster.

Ce topic vous servira à la fois d'étendard, comme de journal intime ou fourre-tout, tant que cela concerne Cléo.
Spoiler:
 
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Cléo Lavren - Le Clown Navrant

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