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 Symphonie mécanique en aube mineure

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- Et le Truand (Casu Marzu) - "Ooohcommilééémignooon!"

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MessageSujet: Symphonie mécanique en aube mineure   28.07.09 22:31

Ou plutôt devrait-on parler de vacarme monstrueux...

Craquements métalliques et autres bruits de soupapes grinçantes. Toute une mécanique aléatoire mise au supplice. Dans un dernier râle vaporeux, le camion rendit bruyamment l'âme, envoyant voler de ci de là des fragments de son corps ferreux. La portière conducteur aurait pu tomber sur le pavé dans un fracas d'acier et de verre, laissant libre champ à des volutes épaisses de fumées venues tout droit du moteur mort. Elle aurait pu en effet dans un mauvais film américain laisser passer un Alphonse les cheveux en pétard et la face noircie de charbon. Manque de bol, elle s'ouvrit presque trop bien, glissant sur ses gonds huilés tel la jarretière sur la cuisse glabre de la jeune mariée. Et pourtant, volutes de fumée, jeune homme échevelé et visage noir étaient bien de l'équation. Mais c'était tout à fait naturel.

Quittant son siège avec la grâce d'un chat au réveil, Alphonse vint fouler pour la première fois les pavés de Secaria. Dans son dos, le camion à vapeur, machine censément révolutionnaire vantée dans tout Neven comme le futur certain de la locomotion... Mon cul!, finissait de mourir. Et comme s'il n'y avait assez du brouillard, la carcasse refroidissait en fumant copieusement. Mais ce n'était pas cette vapeur incommodante qui risquait de vraiment gêner le jeune noir. Preuve en était de sa cigarette à l'étrange fumée trop blanche et épaisse qu'il avait coincé au coin de ses lèvres charnues. Les mains glissées dans les poches de son costume trois pièces - si on peut encore parler de costume dans le cas d'un tel patchwork de tissus vert pomme, jaune et turquoise -, Alphonse se retourna pour mieux juger de l'étendue du carnage.

- Oh la la ...

Lâcha-t-il très flegmatique, en guise de cri de colère profonde, ignorant vertement le combat soudain plus brusque de chats se battant les faveurs d'une femelle quelque part dans son dos. A croire qu'ils étaient trop concentrés sur la pulsion de leurs hormones pour avoir été gênés par la mort on ne peut moins silencieuse de la machinerie. Le jeune ghôule était pour sa part bien trop pris par des soucis immédiats pour même se demander ce qu'il allait devenir. L'avenir de ses denrées dans la remorque l'inquiétait suffisamment. Surtout qu'on disait Secaria peu sûre. Enfin, le soleil serait bientôt là... normalement... s'il arrivait à percer cette foutue purée de poix.

[totally open ^^]
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MessageSujet: Re: Symphonie mécanique en aube mineure   14.08.09 19:11

~ Chroniques du Chips, Livre I ~


Ce matin-là, Chips avait décidé de sauver le Monde.

Ou pour être plus exact, son Monde, qui était évidemment le seul à compter vraiment - contrairement aux humes, l'animal rubicond n'avait pas l'hypocrisie de prétendre le contraire.

Sans entrer dans les détails de la métaphysique du reptomarsupial, disons que ledit monde était essentiellement basé sur la coopération de la caste dite des Humes Copains (deux membres). Chips n'en attendait pourtant pas grand chose: de la nourriture, des crâlins, deux trois éclats de rire et/ou regards faussement excédés. En échange, et d'ailleurs sans que les intéressés en aient vraiment conscience, l'étrange bête rough effaçait quelques cauchemars, éclipsait des hallucinations par trop dérangeantes... Pas grand chose non plus, à son échelle. L'échange fonctionnait parfaitement et tout allait bien dans ce qui était, on l'aura compris, le Meilleur des Mondes.

Or cela faisait près d'un mois que tout ceci se cassait joyeusement la gueule. Pour une raison que Chips ne parvenait pas à comprendre, Caleb ne voulait plus se lever du fauteuil à roues dans lequel il passait ses journées. Soit; après tout, chacun ses jeux. Là où le reptomarsupial ne suivait plus du tout, c'est que cette nouveauté-là paraissait n'amuser personne, Rodrigue encore moins que Caleb. Le premier se faisait de plus en plus froid et cassant, le second parlait de moins en moins, et l'ensemble du bar paraissait s'enliser presque physiquement dans la honte, la rancoeur et la culpabilité.

Donc Chips en avait eu marre.

Fort de ce constat, mais conscient que ce n'était pas lui qui allait sauver la situation (il avait déjà utilisé toutes les cordes à son arc, il en avait même rajouté de nouvelles rien que pour ça), l'animal avait décidé d'aller chercher le troisième membre des Humes Copains, présent dans la caste par dérogation. Il savait que c'était une Dame A Crocs, qu'elle portait l'odeur des quartiers nord et qu'elle était rough au dernier degré. Bon, cela faisait des semaines qu'elle était passée au Downward pour la dernière fois, mais cela relevait du détail: Chips était certain qu'il la retrouverait, s'il le voulait. Il retrouvait toujours tout, s'il le voulait.

Ainsi, la bête était partie par les toits, avant le lever du soleil. Dans la légère confusion qui accompagnait toujours la fermeture du bar, Rodrigue le croirait à l'étage, Caleb le penserait en bas, et comme ces deux-là ne s'adressaient pratiquement plus la parole personne ne s'inquiéterait de lui pendant les douze prochaines heures. Confiant, ses oreilles sensibles enfouies sous le bonnet violet en tricot confectionné rien que pour lui par le barman, Chips s'était faufilé par une lucarne, avait serpenté entre deux cheminées et avait disparu dans la brume.

Atteindre les grands axes était facile, on ne voyait que cela. Or, pour se déplacer dans une jungle, mieux vaut d'abord repérer les points les plus élevés, n'est-ce pas? Bondissant de toit en toit, Chips avait fini par prendre patte sur les grandes voies proches de la gare, toujours en serpentant dans l'ombre pour ne pas se faire tripatouiller par des mains étrangères - il était en kwi mission, ça déconnait pas. Museau levé, la démarche sautillante pour ne pas garder trop longtemps les pattes au sol (ben oui, le bonnet de Rodrigue marchait pas si bien que ça apparemment, il repoussait pas le froid comme prévu), l'animal essayait de déterminer l'exacte direction du nord lorsqu'une fragrance incongrue tomba dans ses narines sensibles.

Et fit beuguer instantanément tout neurone présent dans la boîte crânienne de la bestiole.

Le reptomarsupial émit un cri strident d'enthousiasme stupéfait (ouais on sait, ça fait beaucoup d'adjectifs, mais... c'est Chips) avant de foncer ventre à terre vers la gare - occasionnant au passage trois ou quatre accidents de la circulation, qui ne firent heureusement que deux blessés légers. L'un des chauffeurs, jurant avoir dû éviter un énorme rat rouge, fut adressé aux urgences psychiatriques de Secaria.

Le camion était là, juste à la sortie de la gare, en pleine débâcle à vapeur. Chips passa au galop dans le dos du chauffeur, se faufila sous le châssis et gagna l'arrière du véhicule. L'une des portes était ouverte. La bestiole s'y faufila avec une impatience fébrile, avant de farfouiller sans égard dans l'impressionnant bordel plus ou moins bien équilibré qui remplissait le camion. Et soudain, il vit.

"K.. ROH KWIIIIIIII!!!"
Des chiiips!

Insensible au boucan ainsi occasionné, la bête se jeta sur le premier sac à sa portée et l'éventra d'un coup de griffe à la puissance stupéfiante. Le terreau se répandit en cascade sur ses pattes, noir, encore chaud et humide des pluies adhenoriennes. Chips s'y vautra la tête la première, avec un kwissement béat qui évoquait un sanglot de pur bonheur: maaaaiiiiisooooon...
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- Et le Truand (Casu Marzu) - "Ooohcommilééémignooon!"

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MessageSujet: Re: Symphonie mécanique en aube mineure   14.08.09 23:50

Si on devait faire entendre à tout un chacun les bruits conséquents d'une bestiole excitée suivi de ceux d'un carambolage, il va sans dire que la majorité des gens n'auraient même pas prêté une once d'attention aux stupéfactions sonores d'un animal lambda. Mais le passé d'Alphonse fit qu'il y prêta bien plus d'importance qu'aux bruits de métal froissé et de verre brisé. Sept longues années dans la jungle adhénorienne, ça vous forge un tympan de naturaliste paranoïaque...

Alphonse fit soudain volte-face en entendant un cri percer la nuit et la brume... même si pour la majorité des êtres vivants, il venait juste de se retourner tranquillement. Tous ses traits se raidirent, une tension certaine s'installa entre ses sourcils alors soucieux. Était-ce une hallucination auditive ? Forcément ... Ils ne pouvaient pas y en avoir ici aussi... Sûrement un spectre de son traumatisme adhénorien. Machinalement, sa main était partie chercher le manche de sa machette le long de sa cuisse, se serrant convulsivement sur un vide fort inquiétant au demeurant.

- Et merde!

Foutu pays! Le port d'arme visible était prohibé. Et conduire avec une machette dans le dos - emplacement qu'il avait du choisir à défaut de porter des jupes fendues sur la cuisse - ce n'était guère conseillé, quand bien même serait-on insensible à la douleur. Guère le choix dès lors. Alphonse recula prudemment vers l'habitacle. Comme il envoyait la main sur le siège passager où reposait tranquillement sa lame, un éclair rouge fendit le brouillard vers l'arrière de son camion. C'est tout juste s'il capta un variation dans le brouillard. Le contact du manche couvert d'un manchon de cuir tanné par la transpiration le rassura cependant. Il était en territoire inconnu après tout. Tout son être était tendu comme un ressort. Non pas prêt au combat comme tout bon explorateur martial qui se doit mais bel et bien prêt à courir. Ici plus d'obligations de travail pour justifier un musellement de sa nature profonde. Juste une peur instinctive qui s'installait insidieusement, dévorant peu à peu sa logique déjà mise à mal par sa drogue.

Et là, ce fut le drame.

Un cri bestial déchira brusquement la nuit et le brouillard depuis l'arrière de la machine défunte. Chargé d'un désir malsain et d'une jouissance cruelle qui firent littéralement bondir Alphonse à une bonne dizaine de mètres du camion. La machette levée en position défensive, le rasta tremblait... à son rythme. N'avait-il pas entendu des histoires de démons et autres créatures extratyrestres hantant les rues secariennes, mettant en charpie les pauvres étrangers innocents croisant leur route ?

Des bruits de destruction caractérisée commencèrent à sourdre de la remorque. Alphonse était totalement torturé entre ses craintes pour lui-même et celles pour son chargement qu'un être inconnu et violent mettait à mal sans aucune vergogne. Cependant, une pensée commença à se faire maîtresse en son être. S'il venait à perdre le contenu de la remorque, il n'aurait plus du tout de biens et, pire encore, plus une once de ce précieux humus où poussait son herbe. Rassemblant tout son courage, Alphonse entama un contournement prudent du camion jusqu'à être capable de voir la source du carnage. Et tout son être se détendit soudain.

- Même ici...

Lâcha-t-il soudainement dépité. La tension quitta totalement son corps et le rasta sembla se ratatiner. Sa prise se fit plus ferme sur le manche de la machette. L'instant d'après, la lourde lame tranchait en tourbillonnant air et brouillard avec une force impressionnante pour aller se ficher à quelques centimètres de la tête d'un Chips totalement occupé à son bain d'humus. La sécurité d'un révolver qu'on retire claqua bruyamment dans l'air désormais silencieux.

- ... les rongeurs sont envahissants.
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MessageSujet: Re: Symphonie mécanique en aube mineure   15.08.09 15:08

Finalement, le monde attendrait encore un peu avant d'être sauvé. Chips se plaisait à Secaria, il aurait pu se plaire partout du temps qu'il restait avec Caleb. Mais ça, cette odeur, cette terre, c'était plus que son chez lui, c'était pratiquement sa mère. Alors sa mission souffrirait bien d'un peu de retard, juste le temps qu'il enfouisse son museau dans le terreau, qu'il s'y allonge et s'y prélasse, qu'il...

Un sifflement dans l'air.

FIUUUU SCHLAK!

"KWIII!"

La grosse bête rouge fit un bond de trente centimètres dans les airs, semant de l'humus dans toute la remorque, avant de se métamorphoser en une boule de poils hérissée de partout capable de se déplacer à la vitesse du son. Il fusa vers la cabine du camion et plongea derrière une valise qui avait visiblement eut une vie longue et difficile. Il s'y recroquevilla en tremblant, son bonnet enfoncé sur les yeux: mais enfin c'était koua, ça?!

Le reptomarsupial s'ébroua, avant de loucher sous le rebord du vêtement de laine pour examiner ses pattes pleines d'humus. Et la stupéfaction devint l'agacement qu'il ressentait toujours à l'égard des humes mauvais joueurs: mais enfin quoi-euh, il était simplement en train de prendre un petit bain de terre arable, il ne faisait rien de mal! C'était quand même vachement léger comme prétexte pour lui envoyer à la tête un... un quoi?

Chips repoussa son précieux bonnet plus haut sur son crâne avant de se faufiler jusqu'au bord de la valise pour jeter un coup d'oeil vers son ex-lieu de béatitude. Il ne savait pas ce qu'était le machin planté dans le sac d'humus, mais ça ressemblait assez aux grands couteaux que Rodrigue utilisait pour couper la viande. Trukikoup. Pas glop. Mais là, coincé juste au-dessus de la lame brillante, c'était quoi? C'était rond, coloré. Ca avait l'air doux. C'était...

...

Le reptomarsupial voulut sortir prudemment de son abri, mais tout d'un coup c'était comme si on l'avait branché sur une centrale vapeur de taille industrielle: totalement indifférent au jeteur de trukikoup (qui du point de vue de l'animal boosté avait de toute façon l'air sacrément, mais alors sacrément lent), il jaillit d'entre les deux valises tellement vite qu'il ne dut former qu'une tâche floue sur la rétine d'un éventuel observateur, pour se crasher contre le sac éventré avec une force qui l'étonna lui-même. Enfin, de loin: parce que pour l'instant, l'animal avait mille fois plus grave en tête que cet étonnant coup d'accélérateur.

Il ôta son bonnet d'un coup de patte. Le vêtement de laine tomba sur le plancher maculé de terre fraîche. Chips l'observa, leva le museau pour s'intéresser au mystérieux objet rond et doux. La similitude des textures et des couleurs était totale. Les oreilles de l'animal s'affaissèrent, et un murmure qui ressemblait à de la détresse à l'état pur franchit maladroitement ses babines:

"K... kwi... pompon..."

Le pompon de son bonnet. Le trukikoup venait de couper le pompon de son bonnet.

Un coup de patte, délicat et timide. Le petit amas de laine se détacha de la machette pour rouler au sol comme un animal mort.

Alors Chips se laissa tomber sur son arrière-train, enfouit son museau dans ses pattes antérieures et se mit à pleurer.
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MessageSujet: Re: Symphonie mécanique en aube mineure   31.08.09 18:04

Technique ultime du chasseur de hamster sous acides :

1. S'approcher avec la lenteur monolithique d'un continent. De ce point de vue, Alphonse était forcément champion toute catégorie, continents mis à part.

2. Faire taire les tremblements et autres réactions nerveuses d'un corps en tension. Pas très difficile quand la tension n'est pas au répertoire de son vocabulaire.

3. Choper un coin de fourrure loin de toute dent/griffe et autre appendice potentiellement dangereux tel les petits yeux larmoyants. D'où l'intérêt de ce monstrueux point entre les omoplates que seuls connaissent les hyperlaxes...

Le grand noir appliqua à la lettre cette méthode ancestrale. Sa main attrapa avec la fermeté de la prise d'un mort la peau du dos du reptomarsupial, juste entre les omoplates.

-Viens voir là toi.

Dit-il d'une voix étonnamment tendre. C'est uniquement une fois le rongeur porté à hauteur de ses yeux, qu'Alphonse se permit de revenir sur les événements qui venaient de se succéder. Il ne s'attendait pas à une telle rapidité chez cette bestiole. A vrai dire, depuis qu'il avait jeté sa machette, il n'avait plus vu qu'une boule indistincte de poils aller et venir dans sa remorque, dérangeant au passage les affaires plus ou moins entassées pèle-mêle là. Presque avait-il cru entendre la bestiole parler... Sûrement l'effet du choc initial.

Il avait foutu un sacré boxon, le rat... C'est d'un regard navré qu'il remarqua que, déjà, sur l'humus pointaient les premières pousses fragiles de sa plante. Exposé à la fois à l'air et à son pouvoir, l'humus réagissait très vite. Comme s'il pensait sciemment à ce qui arriverait quand Alphonse serait à court. D'un geste expert, il sortit une roulée de son paquet qu'il alluma au cul de sa prédécessrice presque finie. Le mégot voltigea dans la nuit. Il n'était pas question de s'arrêter pour un rat aussi gros et larmoyant soit-il.

- Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi maintenant ? Si encore vous étiez comestibles...

Tout dans sa voix laissait à comprendre qu'il était on ne peut plus sérieux.
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MessageSujet: Re: Symphonie mécanique en aube mineure   23.09.09 13:08

Tous les superlatifs du Tyrien Commun n'étaient pas suffisants pour décrire l'ampleur de la douleur de Chips. Certes, la bestiole était d'un naturel jovial et affectueux que rien ne pouvait entacher sur le long terme; mais en cet instant, elle était en proie à ce que les professionnels s'accordent à appeler un Gros Chagrin, et il allait lui falloir plusieurs minutes pour en revenir. C'est que ce bonnet, voyez-vous, était un cadeau de Rodrigue. Chips considérait beaucoup de ses prises de guerre comme des cadeaux qu'il se faisait à lui-même, mais là c'était très différent: il s'agissait d'un objet qu'on lui avait donné, mieux, d'un objet qu'on avait fabriqué pour lui et lui seul. Lui porter atteinte, c'était comme faire du mal à Rodrigue lui-même et à l'affection qu'il avait pour le reptomarsupial. C'était d'une cruauté insoutenable.

Egaré dans ses sanglots de consternation, Chips ne prêta évidemment pas la moindre attention à la main qui s'approchait de lui avec une lenteur qui, elle aussi, défiait toute tentative de description. Il ne le sentit même pas lorsqu'elle se referma fermement sur la peau souple située entre ses omoplates, et il ne daigna émerger de son Gros Chagrin que lorsqu'il ne sentit plus le sol sous ses pattes. Reniflant, les yeux inondés d'énormes larmes, l'animal extirpa son museau de ses pattes toujours pleines de terre. Il resta un bref instant interdit devant le visage de l'hume: ben dis donc, y'en avait qui savaient pas que c'était interdit de jouer dans les réserves de charbon... Et soudain il comprit: c'était un Hume Charbon! Comme il en voyait parfois chez lui! Joie!

Mais non, non, pas joie! Le reptomarsupial se recentra fermement, en secouant la tête avec un "kwi" déterminé: ce n'était pas le moment de se laisser distraire. Un crime avait été commis (au ralenti) et cela exigeait une réponse intransigeante (et rapide). Qui plus est, l'Hume Charbon venait d'appeler Chips par un autre mot que Chips, et la bestiole commençait à trouver agaçants tous ces humes pas capables de comprendre que...

"Chips l'est Chips!!! Pas Kwimestible! Chips!"


Histoire de marquer le coup, la grosse bête rouge esquissa un mouvement de balancier qui lui permis d'allonger un bon coup de patte sur cette tête pleine de cheveux tout bizarres et fascinants et... NON! On se recentre, kwi dit!

"L'a tué pompon!" ><


La bête s'efforça de flanquer un second coup sur la masse capillaire non identifiée, évidemment pas tant dans le but de faire mal (quelle drôle d'idée) que dans celui de bien faire comprendre le scandale de la situation: couper un pompon innocent, quelle honte... Et puis, on n'avait pas idée de se permettre de l'attraper tout en étant aussi lent, quoi! Même si "on" était un individu aux relents rough qui avait l'air vachement bizarre et tout étrange - d'ailleurs c'était quoi ce truc qu'il venait de jeter? Chips manqua se dévisser le cou en une vaine tentative pour attraper au vol le mégot usagé: ça sentait bon, c'était koua? Ca ressemblait un peu aux Trukifument de Caleb. Peut-être que cette version se mangeait...

Le reptomarsupial se hérissa brusquement: mais enfin, pourquoi il pensait à tous ces trucs en même temps?! La priorité était ailleurs! Fier de sa bonne résolution, l'animal toujours pendu par la peau du cou croisa les pattes antérieures et darda vers l'Hume Charbon un regard qu'il espérait proche de celui arboré par son maître quand il était pas content. Ah ah, on fait moins le malin maintenant, hein?

"D'abord réparer! Sinon, pas copain!"

Fort de cette terrible menace, Chips redressa fièrement le museau, superbe dans l'oscillation accélérée de son glorieux pendouillage.
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MessageSujet: Re: Symphonie mécanique en aube mineure   04.02.10 22:19

Spoiler:
 

Un clignement d'oeil, le museau qui frétille, les oreilles qui vibrent encore d'un bruit métallique. Le museau qui frétille ? Comment ça ? Euh rem-bobinage de la séquence demandée.

Plongé dans d'intenses réflexions (très très très intenses d'ailleurs, plusieurs mois.... une réflexion continentale xD), Alphonse reçut les deux coups de papattes scandalisés avec tout le flegme d'un caillou. Tout juste si ses nerfs faciaux tentèrent d'envoyer un message (pas de chronopost là, à l'ancienne : mode pigeon voyageur neural) au cerveau pour relater la sensation de pression fugace sur la peau. Comme s'il pouvait encore faire attention à ce genre de choses, surtout quand son cerveau travaillait (une honte! vraiment!) à résoudre sa présente situation, situation qui bien sûr n'incluait en rien de boule de poils rouge hyperactive. Mais comment faire désormais pour transporter toutes les affaires de la remorque jusqu'à son domicile. Domicile d'ailleurs qu'il ne savait situer à cet instant précis dans ce magma de rues et avenues embrumées qu'est Secaria. Regard vitreux et poigne de mort, le grand black tout emmitouflé resta planté là, le bras soulevant toujours Chips comme si de rien n'était.

Mieux que tous les coups de latte du monde, ce furent les mots du reptomarsupial qui le tirèrent de son état catatonique. Ils se frayèrent un chemin insidieux dans l'esprit d'Alphonse alors qu'il flirtait avec la concentration la plus intense, avec toute clarté nécessaire pour dissiper ses précédents doutes quant à la faculté de parler de cette chose. Et le choc fut proportionnel à l'écoute fortuitement offerte. La vie reprit soudain ses droits sur le visage du rasta qui lâcha aussi sec Chips comme il esquissait un magnifique et O combien athlétique bond en arrière. Le stress commença à l'envahir. Quelle était cette ville où ces foutus rongeurs parlaient ? C'était quoi ce délire de faire copain copain avec une bestiole psychotique ? Il en serait presque venu à se demander s'il n'avait pas roulé ses dernières clopes maison avec quelques résidus douteux de son chargement.

- Mais putain de merde, c'est quoi c'te ville, sérieux ?!


S'exclama-t-il le visage virant légèrement au gris (un black qui vire au blanc...). Et par un savant évitement, sans jamais quitter des yeux le rat rubicond, il retourna chercher sa machette dans la remorque. Contact connu, rassurant. Vague sensation de peur qui s'estompe lentement. Énervement d'un long voyage qui commence à titiller des nerfs peu réactifs. Flegme qui se dissout pour laisser place à un masque renfrogné. La porte arrière de la remorque claqua violemment, au point d'en ébranler les gonds, scellant dans sa vibration métallique le contenu loin des regards et autres créatures curieuses.

- Là... Là... Là... Ça suffit! C'est bon, stop!

Plantant son regard comme un canon sur Chips.

- Maintenant, tu vas te barrer des alentours de mon camion, saloperie de vermine, si tu ne tiens pas à ce que je recouse ton bonnet miteux avec tes propres tendons. Et plus vi...

Et le jour se fit dans son cerveau. Un reflux étrange de frayeur s'immisça dans son regard. Une sensation disparue, un flot de paroles trop rapide, une pression absente, un goût évanoui. Sa cigarette finissait de se consumer à même le sol où elle était tombée quelques minutes plus tôt comme il fuyait le petit être parleur. C'est tout juste s'il ne se jeta pas sur le mégot. Tout juste car à ce moment là, Alphonse vit le sol fondre sur lui. Et plus rien hormis un bruit de métal cognant le sol avec une force qui l'étonna.

Les yeux clos pour ne pas voir ce qui venait soudain de se passer, Alphonse n'osait plus bouger. Faire le mort, faire le mort, faire le mort. Message récurent dans son cerveau qu'une partie plus profonde ponctuait de remarques cyniques du genre "Pas très dur vu que tu l'es déjà à moitié". La peur lui nouait les tripes mais arrive forcément un moment donné où il faut réagir. Après cinq bonnes minutes de silence, le rasta décida d'inspecter ses alentours direct. Avec son petit museau sensible... son tout nouveau petit museau d'opossum dépenaillé.
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MessageSujet: Re: Symphonie mécanique en aube mineure   14.02.10 23:55

Vautré les pattes en l'air sur le pavé de la route, Chips se remit dans le bon sens avec une série de grognements excédés: non, vraiment, pas copain! Aucun sens du savoir-vivre! La bête rouge s'ébroua pour ébouriffer ses poils pleins de terre et de poussière avant de se détourner de l'Hume Charbon avec une contrariété ostensible. Maintenant, tout ce qui l'intéressait, c'était de récupérer son bonnet, son pompon et de reprendre sa mission au plus vite, abandonnant le rustre à son sort forcément dramatique puisqu'il ne serait pas lié à celui de Chips.

Mais même cela, on le lui refusa: la porte de la remorque claqua de façon péremptoire. Chips émit un « kwi? » stupéfait: mais comment pouvait-on oser... L'hume se mit alors à déblatérer des menaces plus ou moins compréhensibles par l'animal, le regard courroucé et le débit lentissime. Le reptomarsupial se hérissa d'un air indigné: là, c'était trop fort! Il n'avait pas voulu en arriver là, mais il devenait évident que s'il voulait mater cet impertinent, il lui faudrait employer les grands moyens.

"Kwispèce de..."

Mais dans sa grande sagesse, le Destin décida d'intervenir, car à coup sûr Alphonse ne se serait pas remis d'une insulte tirée au hasard du répertoire de Chips – répertoire qui s'était construit aussi bien grâce à Caleb qu'aux ivrognes du bar et à peu près n'importe quel hume qui avait croisé le chemin de la bête dans les deux dernières années. On imagine les trésors qu'il pouvait receler.

Trésor qui resteraient cachés, donc, car à cette instant le rough s'abattit sur la ville, si soudainement que même le reptomarsupial ne le sentit pas venir. L'instant d'avant, il était une grosse boule de fourrure rouge en train de mobiliser toutes ses (maigres) réserves de mauvaise humeur. L'instant d'après, eh bien...

"Kwi?..." O.o

Une voix trop grave, bien que toujours assez haut perchée. Quelques secondes de flottement. Par terre, sous son nez, des mains. Des mains d'hume, pas de poils, cinq fois un doigt sans griffe. Au bout des mains, des bras. D'hume, toujours. Entre les yeux qui observent cette surprenante apparition, plus de masse rouge et floue ornée de deux discrètes narines, mais une ombre rosée qu'il ne percevait qu'en louchant.

Et puis, soudain, la révélation.

"KWI FROAAAAA!!!" ToT

L'animal qui n'en était plus vraiment un ramena vivement ses mains à lui. Mais il était toujours en contact avec le pavé au niveau de ses pattes arrières, beaucoup plus grandes (au point qu'au lieu d'être sur ses pieds il se trouvait à genoux) et, comme tout le reste de son corps, honteusement beaucoup plus glabres: où était sa fourruuuuuuure?!

Frissonnant, claquant des dents dans les courants d'air vanoriens, Chips ne parvenait plus à penser: il avait tellement froaaaa... Il lui fallait sa fourrure de toute urgence, tout le reste était secondaire! Il tourna vivement la tête à droite, à gauche. Là! Un manteau, il savait reconnaître un manteau! Il savait que c'était chaud quand on s'endormait dessous et que les humes en mettaient un pour sortir, que ce soit dans la rue ou de la salle de bain – le manteau s'appelait alors peignoir. Chips eut l'impulsion de ramper sous le vêtement tout proche, mais la morsure glacée des pavés sur ses avant-bras le fit renoncer avec un gémissement contrit. Indécis, l'animal chercha à s'asseoir sur son arrière-train. Mauvaise idée.

"KWIIIIIIII!!!"

Le cri de surprise et de douleur se perdit dans le concert de glapissements, rugissements et croassements en tous genres qui s'élevait de la gare. Chips se remit sur les genoux avec un petit sanglot, sans comprendre comment il pouvait être possible d'avoir aussi froid quelque part. Le manteau, en tas devant lui, semblait le narguer. En plus il était plus ou moins rouge, comme sa si douce, si belle, si indispensable fourrure...

Allez, concentration! Ca, c'était une main, non? C'était relié à son corps, non? Même que quand il essayait de la bouger elle lui obéissait. Bon alors déjà, elle allait lui ramasser ce manteau. Chips fronça les sourcils, tira la langue avec application, et au bout de trois essais il parvint à refermer la main sur le vêtement convoité et à le ramener à lui. Nouvelle pause, le temps de se rappeler comment les humes faisaient pour utiliser ce machin anti-je-gèle. Minute. Le déplier... ouais, à peu près comme ça... Après il y avait un truc à faire avec les manches, mais Chips ne se rappelait plus quoi. Alors il fit appel à ses dons d'imitation pour enrouler le manteau autour de ses épaules (le col en haut, s'il vous plaît), ce qui lui arracha un soupir de soulagement immédiat: ce n'était toujours pas terrible, mais au moins il ne sentait plus le vent.

Alors seulement Chips prit le temps de s'examiner. Il regarda cette main qui s'agitait devant son nez, ces drôles de pattes arrières maigres et longues. En se tordant le cou, il plongea le nez à l'intérieur de son manteau pour observer le reste. Malgré la pénombre, il put voir que c'était tout rose et sans poils, avec des reliefs bizarres qui servaient à rien et dont on ne fera pas le détail, afin de laisser le lecteur spéculer sur le sexe des anges. Chips releva la tête et cligna des yeux: il reconnaissait la gare et le camion tout proche, mais le monde était devenu flou. Il renifla, et fit la grimace: c'était pire que d'avoir le rhume! Pas étonnant que les humes soient tellement bizarres, ils devaient être hyper-stressés, les pauvres: ils étaient pratiquement aveugles et n'avaient même pas de nez pour compenser.

"Kwi Chips... hume?"

Ah oui, sa voix n'était plus la même, kwi sûr.

"Huuuume... Chiiiiips..."

Amusé, il vocalisa pendant quelques secondes, avant de secouer brusquement la tête: ce n'était pas le moment de jouer! La menace du Froa Qui Gèle n'était que repoussée, pas déjouée. S'il était hume (constat qui, maintenant qu'il l'avait fait, ne le traumatisait pas plus que ça: les trucs roughs, ça arrivait tout le temps), il fallait faire l'hume et trouver de la fourrure pour hume. Caleb mettait toujours pleins de couches avant de sortir, même quand il n'avait pas de parade nuptiale à faire, il devait bien y avoir une raison à ça.

Chips se hissa lentement sur ses jambes, guère rassuré par cette soudaine hauteur qu'il prenait sur les choses: il était tellement graaaand... Grand et instable, d'ailleurs: c'était quoi cette drôle d'idée de marcher sur ses pattes arrières sans même une queue pour s'équilibrer? Aveugles, sans nez et toujours au bord de la chute... pauvres humes...

Indifférent aux animaux éberlués qui traînaient un peu partout (il fit juste attention de contourner un alligator en passant par l'arrière, c'était dangereux ces bêtes-là), le reptomarsupial fit ses emplettes. En bon imitateur, il eut tôt fait de repérer dans les alentours ce qui pourrait lui être utile. Il trouva un vieux pantalon de toile, qu'il parvint à enfiler car il se rappelait bien qu'il fallait mettre une jambe dans chaque morceau – ça vous en bouche un coin, hein? Les bretelles étaient un peu grandes, mais l'une d'elles voulaient bien tenir en place, ce qui suffisait amplement au reptomarsupial. Sous une paire d'escarpins non loin de là, il vit une large robe à fleur, qu'il passa parce qu'il aimait bien les couleurs. Il dénicha ensuite un pull à col roulé. Il l'enfila à l'envers, presque sans se perdre entre l'entrée et la sortie - entretemps, il s'était souvenu de l'usage que l'on fait des manches. Puis il essaya d'ajuster une paire de mocassins sur ses pieds, sans succès. Il eut plus de chance avec des bottes trop grandes pour lui dont un grizzly venait de se défaire d'un air excédé. Il acheva son oeuvre en ramassant une paire de ces étranges objets transparents qui se posent sur le museau, savent lire et donnent l'air intelligent. Du coup il voyait encore plus flou, mais tant qu'il regardait au-dessus, ça allait.

Ah, kwi va mieux!

Très content de lui, Chips revint d'un pas vacillant auprès du vieux camion. Une autruche paniquée manqua l'écraser au passage, mais l'hume par intérim s'en tira d'une élégante pirouette qui s'acheva contre la porte de la remorque avec un CLONG sonore. Pas plus chamboulé par ce choc qu'il ne l'aurait été sous sa véritable apparence, Chips tritura maladroitement la clenche toute proche afin d'ouvrir le véhicule à l'agonie. Puis il repoussa la porte et mis la main sur son bonnet avec un « kwi! » triomphal: là, une bonne chose de faite! Il chercha à l'enfoncer sur sa tête, mais déception, le royal couvre-chef était trop petit. Bizarre, d'habitude les vêtements ça changeait pas de taille tous seuls, non? Il faudrait demander à Rodrigue. En attendant, la bête fourra le bonnet dans la poche de son manteau comme il avait vu Caleb le faire. Il prit soin de récupérer son pompon et de l'entreposer dans son autre poche, avant de se désintéresser totalement du camion: il avait toujours sa mission à accomplir, et ce n'était pas un petit détail comme de changer d'espèce qui allait l'en empêcher.

Juste, il était où l'Hume Charbon?...

Coup d'oeil à son manteau: avant ce petit contretemps, il était sur le dos du fou du Trukikoup, c'était presque sûr. Donc si on faisait péter le neurone... Chips examina le tas de vêtements dans lequel il avait trouvé sa parure, et compris enfin que ce qu'il avait pris pour une sorte de chapka était en fait un petit animal. Pas très joli, un peu pelé. Et mort?

"Kwi?"

Chips se plia en deux et heurta la bête inerte de la paume. Aucune réaction. Juste ce petit pressentiment rough qui faisait toujours partie du reptomarsupial, cette intuition qui lui disait que l'étrange animal était en vie. Il dormait, peut-être? Chips ne savait pas trop: il ne parvenait pas très bien à réfléchir, comme si ses pensées allaient au ralenti – heureusement qu'il était hyper-actif en temps normal... En tout cas, lui savait qu'il n'aurait pas aimé qu'on le laisse tout seul pendant qu'il dormait. Surtout pas avec des trucs à dents qui se baladaient un peu partout. Alors Chips ramassa la bestiole inconnue de ses grandes mains maladroites, la cala tant bien que mal au creux de ses bras comme Rodrigue le faisait toujours avec lui. Puis il jeta un regard panoramique sur l'axe en pleine fin du monde, à la recherche d'un indice connu de lui seul. Indice qu'il dut trouver, aveugle ou pas, car il arbora soudain un petit sourire satisfait et repartit vers le nord de son pas chancelant de bipède nouveau-né.



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Symphonie mécanique en aube mineure

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