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 Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE

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MessageSujet: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   01.08.09 23:28

I. Identité:

Nom : Kurr
Prénom : Verrik Scipion
Surnom : Saedroth
Sexe : Masculin
Age : 25
Race : Hume
Idéologie : sans
Métier : Inspecteur Fiscal de l’ORACLE


II. Conscience du monde et Magie:

Conscience : Bienheureux
Source : n/a
Technique : n/a
Spécialisation : n/a


III. Descriptions:

Description physique : Deux mètre pour cent dix kilos plutôt en forme, malgré la vie de malade qu’il mène. Bien sûr, il y a quelques marques : un peu de gras dû à une alimentation déplorable, le teint un peu pâle, les poches d’un noir bleuâtre sous les yeux, les veinules turquoise dans le blanc de l’œil à cause de toutes les Nymphes bleues qu’il s’envoie. Les dents à peine jaunies par le tabac, mais aucune tache sur les ongles. Non, c’est sûr, ça pourrait être pire. Quelques cicatrices, aussi : une ligne blanche sur le coté gauche du cou, sous le col de la chemise. Une cicatrice faite par balle à l’abdomen, des entailles sur un bras. Ça arrive, dans le métier, c’est pas si grave.
Un visage long, ni beau ni laid, des cheveux bruns, courts, souvent gras, une courte barbiche, des yeux bruns, un regard vif, intelligent, inquisiteur, mais souvent injecté de sang, rouge et turquoise. Un demi-sourire sarcastique souvent collé au visage, mais rarement de vrais sourires. Un type normal qui en a vu des vertes et des pas mures, comme on dit.
Des épaules larges, une taille plutôt mince malgré un timide début de bedaine invisible tant qu’il n’est pas torse nu, une musculature sèche, pas très visible non plus : il est plutôt longiligne. Des mains aux doigts très longs, toujours des gants de ville en cuir noir. A part le visage, il ne laisse pas apparaître beaucoup de chair. Pas de bijoux, pas de tatouage, pas de piercing. Une marque de naissance, vaguement triangulaire, à peu près entre les omoplates. Une voix plutôt calme, posée, laissant entendre qu’il a eu une bonne éducation, assez quelconque en fait. Mais sarcastique, railleuse. Il peut parler comme un livre, si ça lui chante, ou jurer comme un charretier. Il mélange un peu les deux, en fait, c’est assez bizarre, dérangeant, comme une sorte de conflit entre le fonctionnaire d’élite de l’ORACLE issu d’une éducation luxueuse et le bon à rien qui traine dans les quartiers chauds.
Des vêtements couteux mais toujours plus ou moins défraichis, tachés, froissés : des complets de ville et des costumes de chez Lancaster, à 30 ou 50 caras pièce, des gilets en cuir ou en coton de première qualité, des cravates en soie, un long manteau noir lui arrivant aux chevilles, de bonne qualité, avec des boutons en bronze et suffisamment de poches intérieures pour y planquer tout le marché noir de Sécaria, et que la rumeur prétend blindé, des grosses bottes de cuir noir, cloutées et coquées, des gants de ville en cuir noir, un peu usés mais qui semblent avoir été faits sur mesure.
Il porte souvent des lunettes de vue teintées noires, à cause des yeux injectés de sang, lendemain de cuite oblige. Il est légèrement myope, pas de quoi le gêner, mais bien viser à plus de dix-quinze mètres lui est impossible. Il se traine depuis des mois une sale toux qui ne veut pas guérir, grasse et moche, avec de longues quintes qui l’épuisent. Malgré cela, il, fume comme un pompier, des Brunehaut menthol extra-longues qu’il garde dans un petit étui en métal orné du logo de l’ORACLE et qu’il allume avec un bon vieux briquet-tempête, avec le même logo, bien sûr, émaillé sur la coque du briquet. Ce logo, on le retrouve sur ses boutons de manchettes, sur un petit badge métallique, parfois agrafé au revers du col de son manteau, et sur les crosses de ses armes.

Description morale : Verrik est le résultat du mélange de trois cultures : la bourgeoisie d’affaire dont il est issu, avec ses manières rigides et ses fanfreluches sophistiquées, l’ORACLE qui l’a adopté, avec son fanatisme envers l’Etat et ses manières presque militaires, et les bas quartiers, avec ses vices et ses qualités disons… originales. Dans son langage, dans son caractère, dans son éducation, les trois se mélangent pour donner ce personnage tout en contrastes et en paradoxes, limier brillant aux manières d’aristocrate déchu.
Une chose qu’il faut comprendre, c’est que Kurr est un individu doté d’une intelligence et d’une ténacité supérieure à la moyenne hume. Sans ces deux vertus, il n’aurait jamais pu, privé de tout soutien familial, finir dans les dix premiers de sa promotion au concours de l’ORACLE. C’est également quelqu’un de rigide, compartimenté, bien plus qu’il ne le laisse paraître, qui essayera toujours inconsciemment de classer les gens autour de lui par catégories. Ce classement lui permet de prendre la distance nécessaire vis-à-vis des autres pour préserver un certain équilibre mental qui serait sinon mis à mal par le stress induit par son mode de vie (métier à hauts risques, semaines de soixante dix heures, pas d’attaches sentimentales d’aucune sorte, fragilité refoulée due à son rejet par ses parents, etc…).
Sans surprises, Kurr est un solitaire, sentimentalement instable, et profondément individualiste. Ayant plus ou moins reporté sur l’ORACLE en tant qu’institution le rôle de parents, il est fondamentalement intègre, ce qui signifie qu’il restera fidèle à un code d’honneur rigide où, certes, la fin justifie toujours les moyens, mais où il ne perd jamais de vue cette fin pour son profit personnel. Il est donc fondamentalement incorruptible et ne franchira pas un certain nombre d’interdits de l’ORACLE sans un effort psychologique intense, devant venir à bout d’un véritable auto-conditionnement. A noter que son respect envers l’ORACLE n’a pas été entamé par sa récente mésaventure, qui a par contre alimenté un sérieux début de misanthropie.
Il a projeté sa rancœur vis-à-vis de ses parents sur toutes les classes dites riches, ce qui peut lui faire perdre son objectivité dans les affaires où il s’agit, selon sa propre formule, de « botter des culs gras ». L’avantage est qu’il redouble alors de zèle. A l’opposée, il est susceptible de « couvrir » les classes dites pauvres, pour lesquelles il ne cache pas sa sympathie. Cette sympathie daterait de son adolescence voire des premiers temps entre son bannissement et son entrée à l’Académie.
En résumé, pas un mauvais fond, mais le cynisme amer de l'idéaliste déçu qu'il est. L’affaire du Sanatorium a été perçu par lui comme une véritable trahison et l’effondrement d’une de ses valeurs clés (l’incorruptibilité totale et absolue de l’ORACLE). Pessimiste et cynique à en crever, il est par ailleurs désinvolte et je m'en foutiste, ne se laisse démonter par personne et fait parfois preuve d'un humour plutôt corrosif. Ce comportement est une sorte de masque social à travers lequel il cherche surtout à s’affirmer. Comme de nombreux agents de l’ORACLE, il est extrêmement territorial, au point d’habiter sur sa zone de contrôle plutôt qu’avec les autres agents. Il peut d’ailleurs se montrer agressif s’il a l’impression qu’on marche sur ses plates-bandes. Arrogant, très conscient de ses qualités et parfois prompt à chercher le conflit, il est extrêmement rancunier, mais peut faire preuve d'une loyauté toute aussi extrême. Coté mœurs, sa préférence pour le sexe rémunéré est symptomatique d’une volonté de ne pas s’attacher afin de ne pas être déçu, et surtout de ne pas décevoir. En effet, il attache une importance particulière à ne rien devoir à personne, ce qui exacerbe encore son coté self-made man. En revanche, il agira dans l’ombre pour protéger et aider, de préférence à leur insu, les personnes pour qui il ressent de l’affection. Ce syndrome de l’ange gardien représente ce qu’il y a de meilleur en lui, et, étant incompatible avec le rôle de croquemitaine qu’il s’est choisi (il souhaite inspirer la crainte), est très mal assumé. Son alcoolisme est d’abord et avant tout une soupape permettant d’évacuer le stress induit par son mode de vie, et surtout par cette armure psychologique qu’il s’est progressivement forgé entre 18 et 21 ans. C’est également un reflexe autodestructeur, résultant d’une faible estime de lui-même violement refoulée par son apparente arrogance et alimentée par un sentiment d’abandon du à son bannissement. La violence physique de son métier est quand à elle très bien assumée grâce au conditionnement de l’ORACLE implantant en chaque membre la certitude qu’elle est nécessaire et légitime.

IV. Précisions supplémentaires:

Style de combat : Même pour un inspecteur de l’ORACLE, Kurr est vraiment très lourdement armé. Bien sur, sa petite plaque est un port d’arme universel qui lui permettrait de se trimbaler en ville avec une brouette remplie d’armes de guerre, mais soyons réaliste, il est rare que des membres de l’ORACLE se trimballent plus qu’une arme et feu et une arme blanche légère sur eux, sauf opérations nécessitant une grosse puissance de feu. Kurr, quand à lui, porte en permanence pas moins de quatre revolvers dont deux combinés, plus ses lames d’avant bras, dissimulées dans les manches de son manteau.

Les armes que l’on remarque immédiatement quand on voit Kurr, c’est la paire de Butcher des industries GJIAT & WOLF qu’il porte à la ceinture : Des Blacklights dotés de baïonnettes démesurées, ce qui les rend en fait plus proche de l’arme combinée que de l’arme à baïonnette. Bien sûr, une telle masse de métal déséquilibre l’arme vers l’avant et nuit à sa précision, et la rend indissimulable (40 cm de long au total, imaginez !) mais un combattant aguerri avec une de ces horreurs dans chaque main peut littéralement faire le ménage par le vide autour de lui, criblant de balles à moyenne portée avec de porter des coups mortels au contact. Et Kurr est tout ce qu’il y a de plus aguerri. Voici une photo d’un Butcher de l’armée :



Les Butchers de l’ORACLE, comme ceux que porte Kurr, sont en général en finition noire matte, avec des crosse rectangulaires plutôt qu’arrondies et contenant des balles supplémentaires que l’on retire par le bas de la crosse pour les mettre dans le barillet. Chaque coté de la crosse porte, bien entendu, l’emblème de l’ORACLE émaillé une surface de la taille d’un timbre-poste. Encore plus que les Blacklights, les Butchers sont rares et couteux.

Autres armes portées par Kurr, véritables coqueluches des inspecteurs de l’ORACLE, les deux Rotative Engeneering 21 dans deux holsters d’épaule (qui lui donnent l’air encore plus large d’épaule qu’il ne l’est déjà) correspondent parfaitement à son style de combat à distance : Arroser la cible de plombs en ne visant qu’approximativement (de toute façon, vu sa légère myopie, il ne fera jamais un tireur d’élite). En comparaison de leur taille considérable, le calibre utilisé (7mm à broche) par les Rotative 21 est ridicule, encore moins puissant qu’un Cardon, mais la capacité est supérieure : 21 ( !!!) coups entre deux rechargements. Pour compenser la faiblesse du calibre, les agents de l’ORACLE utilisent couramment des balles à pointe creuse, qui causent des dégâts monstrueux (une plaie de sortie de la taille d’une pièce de deux euros, pour du 7mm ça pique), mais complètement inefficaces sur une cible portant une quelconque protection et avec en plus une fâcheuse tendance à éclater en vol et donc à ne pas atteindre leur destinataire…



Gros défaut des Rotative 21 : Ils ne sont utilisés QUE par l’ORACLE. Exclusivement. Impossible de faire dans la discrétion avec ces trucs donc, vu que les porter équivaut à s’agrafer sa plaque sur le front.

Enfin, dernier élément de l’arsenal dantesque de Verrik Kurr, les bonnes vieilles lames à cran d’arrêt sanglées sur les avant-bras. Une pression sur un petit bouton, et clac, trente centimètres d’acier tranchant prolongent chaque bras de l’inspecteur de l’ORACLE.

Comment arrêter ce char d’assaut ? Un inspecteur de l’ORACLE en manteau blindé (enfin, c’est ce que la rumeur prétend), armé comme un cuirassé, ça peut paraître invincible. Et d’ailleurs, Kurr compte beaucoup sur cet effet psychologique. Mais il n’y a pas d’exceptions à la règle, personne n’est invincible.
Tout d’abord, Kurr vise mal. Bien sur, il toucherait un éléphant dans un corridor à trois mètres, mais passé les dix mètres, son seul recours est d’envoyer un maximum de balles dans la direction de la cible en espérant faire mouche. Ça fait beaucoup de bruit, pas mal de fumée, c’est très impressionnant, mais quelqu’un qui sait garder la tête froide peut espérer s’en tirer vivant.
A courte portée, c’est une autre histoire : Outre le risque de se faire cribler de balles, il faut composer avec une paire de lames (que ce soient celles des Butchers ou celles d’avant bras). Et là, Kurr est doué. Il est rapide, il a une bonne allonge, et une excellente technique, bref, c’est un adversaire à éviter… tant qu’il a de la place pour se mouvoir. Dans un espace confiné ou pire, collé à son adversaire, ses armes se retournent contre lui : impossible de riposter sans risquer de se toucher lui-même. Inutile de préciser que dans l’eau, bien qu’il sache nager, on s’en fout, il coule, vu le poids de son artillerie ! Idem, les acrobaties comme escalader une clôture ou sauter d’un toit à l’autre, on oublie, déjà qu’un petit sprint c’est compliqué avec toute cette ferraille…

Talents particuliers : Un inspecteur de l’ORACLE est quelqu’un de redoutable. Kurr est un excellent inspecteur de l’ORACLE. Bon combattant, comptable chevronné, capable de réciter de tête n’importe quel article du Code Administratif de Régulation Economique et Fiscale, as de la procédure, il excelle dans son domaine et il le sait. Il peut également mener une perquisition ou un interrogatoire sans problèmes.
A coté de ça, il sait se tenir (quand il veut) et peut même participer à un diner mondain sans commettre une seule infraction aux règles compliquées de l’étiquette, peut préparer un certain nombre de cocktails aussi bien qu’un barman professionnel, joue plutôt bien au billard et sait même faire preuve d’un certain charme, quand il est sobre.

Signes particuliers :
-Grande gueule. Mais alors vraiment.
-Alcoolique (Nymphe Bleue et Wispering Lady, descriptions à venir)
-Tousse comme un tuberculeux
-Suffisamment armé pour déclencher une guerre
-Client invétéré des bordels
-Fume beaucoup trop
-Véritable mufle quand il est bourré et de mauvais poil, sinon compagnon plutôt agréable
-Marque de naissance vaguement triangulaire dans le dos
-Fait souvent craquer ses doigts (c’est stressant à mort)
-Myope (pas une taupe non plus, mais la vie est dure sans ses lunettes)
-Plaque d’Inspecteur Fiscal de l’ORACLE.
-Ne supporte pas l’odeur de l’éther.
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MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   01.08.09 23:33

V. Histoire:

- Vous avez un problème avec l’autorité, monsieur Kurr.

Ça, c’est Maitre Hussler, un de mes profs, et le petit morveux, en face, en uniforme d’une prestigieuse école privée de Neven, qui se la joue devant tout le monde, c’est moi, à douze ans.

- Ouais papy, c’est exactement ce que m’a dit ta femme quand je lui ai foutu ma queue dans le…
- ASSEZ ! Dix huit coups de canne et trois jours de cachot vous feront tous les biens, espèce de sale petit impertinent ! Vos parents seront informés de votre attitude !


Voilà, ça, c’est ma jeunesse, si on étale ce genre d’incidents de dix à dix sept ans. Déjà une très grande gueule, déjà la réplique acérée, déjà un certain humour, et déjà en porte à faux avec l’autorité. Toutes les conneries qu’un jeune peut faire, je les ai faites. Plus quelques unes que j’ai inventées. Arriver bourré comme un cochon à la soirée de gala annuel de l’école ? Je l’ai fait, et j’en ai profité pour dégueuler dans le saladier de punch. Me faire chopper dans les dortoirs à deux heures du mat avec une jeune écolière en tenue d’Eve en train de faire ce que vous imaginez ? Je l’ai fait, à quinze ans, avec la fille du directeur. Tricherie aux examens ? Fait. Bastons ? Fait. Fugues ? Avec multiples récidives, votre Honneur. Insolences ? On les compte plus. Mon dossier disciplinaire doit faire la taille d’une étagère, et je dois encore être un record à battre pour tous les petits branleurs de gosses de riches qui sont scolarisés là bas.
Six mois par an, j’étais avec mes parents. Et c’était pas mieux. Tous les soirs, je faisais le mur pour aller faire la fiesta dans les quartiers chauds avec une bande de petits vauriens dans mon genre. Gonzesses, alcool, drogues, combats clandestins, vandalisme, vols, bastons de rue, j’ai tout testé, claquant joyeusement le pognon qu’on me filait aux quatre vents. Dans le meilleur des cas, je rentrais à l’aube, discrètement, et dormais deux heures pour me réveiller avec une gueule de bois à fendre à la hache. Dans le pire, mes parents recevaient la visite d’un officier de police leur expliquant posément que j’étais en cellule de dégrisement après une baston générale qui avait démoli un bar et à laquelle j’avais vigoureusement participé. A chaque fois, bien sur, l’argent de papa et les relations de maman arrangeaient tout, amendes, dommages et intérêt, cautions, renvois de ma prestigieuse école, enfin, tout, quoi. J’en étais venu à me croire invulnérable, intouchable, au dessus des lois, de tout le monde, bref, un vrai petit con, quoi.

Mais tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse, et là c’est moi qui ai dû me casser de l’hôtel particulier qui m’avait vu naitre. Chassé, renié et déshérité par des parents excédés par mes conneries, et surtout par la dernière en date (foutre une hypothèque sur le manoir de famille lors d’une partie de poker où j’étais tellement déchiré que je ne m’en souviens plus), j’ai d’abord survécu comme je pouvais dans les quartiers chauds où je faisais mes escapades nocturnes. Mais c’est une chose de se faire des virées là dedans de nuit, les poches pleines de caras, et de rentrer à l’aube rejoindre le confort douillet des quartiers chics, et c’en est une autre de vivre là dedans tout le temps. Au bout de deux ans à vivre d’arnaques, de menus larcins et de magouilles diverses, j’en ai eu marre, et c’est là que j’ai décidé de m’en remettre à ce que la nature m’avait donné : un cerveau, et un bon.

J’ai donc postulé pour le concours de l’ORACLE. Pourquoi eux ? Je sais toujours pas. Pour emmerder le monde. Parce que ça devait être super d’inspirer la peur. Parce qu’on avait un flingue et le droit de s’en servir. Parce qu’on pouvait enfoncer la porte d’une famille de bourgeois bien gras et bien coincés à deux heures du mat pour retourner leur baraque de fond en comble sans qu’ils aient le droit de dire autre chose que merci. Oui, j’étais un peu en pétard contre ma petite famille de m’avoir chassé à dix sept ans…

Et j’ai été reçu. Ça n’a pas été facile. Il m’a fallu apprendre le sens de mots que je croyais destinés aux autres. Travail, discipline, effort… En une semaine, j’avais cassé la gueule à presque tous mes petits camarades de chambrée, histoire de leur montrer qui était le chef, avant de me prendre la branlée de ma vie devant tout le monde par l’instructeur de close-combat, histoire de me montrer qui était le chef. Et ça m’a fait réfléchir. Du coup, je me suis mis au boulot, avec hargne, avec ténacité. J’ai passé des nuits à plancher comme un dingue sur des devoirs épais comme des bottins. J’ai sué des litres et des litres au dojo, où l’instructeur de close combat, comprenant que j’avais pigé la leçon, m’a appris de quoi mettre au tas quasiment n’importe qui. Bien sur, j’avais toujours une putain de grande gueule, qui m’a valu de me prendre des patates, et d’en donner aussi. Et il m’arrivait encore de me faire des petites virées dans la Downtown de Neven. Sauf que là, mal aux cheveux ou pas, c’était en amphi à l’aube, à gratter le cours de droit fiscal. La moitié de l’année, j’étais rattaché à une cellule qui y opérait, dans la Downtown. Moi qui croyais connaître ce quartier comme ma poche ! Ils m’ont montré ce que les jeunes gogos dans mon genre ne voient jamais, les caves, les combles, les fraudes, bref, tout ce que je préférais ne pas voir, le coté sordide du boulot, la misère hume, et ceux qui en profitaient. Ça m’a fait l’effet d’une grande claque en pleine gueule.

Au bout de deux ans, malgré quelques petits heurts, je sortais quatrième de ma promo. Inspecteur fiscal d’entrée, avec droit de choisir son district. La grande classe. Putain, chaque vois que je revois le jour où le Chancelier Général à la Régulation Economique et Fiscale, après le discours d’usage, nous a remis nos plaques en personne, à nous, les cent premiers de la promo, ça me fout limite la larme à l’œil. J’imaginais déjà la cuite monumentale que j’allais me mettre pour fêter ça. Eh ben je l’ai eu dans l’os ! Le soir même, j’étais de service. T’as voulu être affecté à la Downtown, le jeune ? Ces quartiers là, ça vit la nuit, donc la nuit tu bosses, donc tu bois pas. Ah, il s’était bien marré, le chef de cellule, en me disant ça ! Bah, pas grave, je me rattrapais les soirs où j’étais pas de service, maintenant que j’avais à nouveau les poches pleines de caras. J’étais pas bon, j’étais pas excellent, j’étais mieux que ça, j’étais un putain d’Inspecteur Fiscal de vingt et un ans qui connaît ce quartier comme sa poche vu qu’il y a été aspirant et qu’avant ça, il y trainait depuis l’âge de treize ans. Je connaissais tout le monde, tout le monde me connaissait et me devait un service. La plupart de mes anciens potes étaient resté là, et me servaient d’indics en échange d’une réelle impunité. J’étais une légende, le gosse de riche devenue loqueteux qui s’était révolté contre son destin et qui se baladait aujourd’hui avec une plaque de l’ORACLE. Certes, j’avais une grande gueule, un sens aigu du territoire et des loisirs pas toujours dignes de ce qu'on appelle les gens "comme il faut", mais on n'emmerde pas un mec qui rapporte son poids en or par mois à l'État, même quand il se pointe avec une demi-heure de retard, la cravate de travers, les yeux injectés de sang, des taches de dégueulis sur le col de la chemise et puant l'alcool et le sexe à trois mètres. Même quand il se pointe comme ça cinq matins par semaine. Pour mon chef de cellule, quand mes petits camarades lui faisaient un rapport à ce sujet, c’était clair et net :

« je m’en branle tant qu’il est efficace. Si vous buvez que de la flotte et que vous repassez vos chemises tous les matins, je m’en bas les meules. Vu le nombre de dossiers que vous traitez en comparaison de Kurr, je vous conseillerais même de vous mettre à la gnôle, qui sait, ça aura peut être un effet bénéfique sur vos performances ! »

Et inutile de vous dire qu’au pays des balais dans le cul tirés à quatre épingles, j’étais pas le roi. Mais je m’en foutais. J’étais jeune, trop compétent pour être emmerdé, riche et armé !

Bref, la belle vie, mais il a fallu qu'avec ma grande gueule, je fasse encore tout planter.

- Eh, Pélagie, viens jeter un œil à ça !
- Pour vous, c’est Contrôleuse Hurton, Kurr, et si c’est encore une de vos tentatives pitoyables pour…
- Arrête ton char, Contrôleuse, je crois que je tiens un truc, là, on n’aura pas été aux Archives Centrales pour rien… Et sauf votre respect mademoiselle, vous êtes vraiment trop coincée pour que j’essaye de vous foutre dans mon pieu !
- Si vous vous payez ma tête, je vous promets un rapport qui… Hé, mais c’est vrai que ça colle pas !
- Ouais, et tous les comptes depuis pas loin de trente ans sont comme ça. Sanatorium Psychiatrique de Neven-Est. Ça devrait être déficitaire de plusieurs milliers de caras, alors que là, on a de l’argent qui apparaît on sait pas trop comment, et qui est intégralement redistribué en primes de personnel. Je crois que je vais aller fouiller un peu là bas…


Dernière édition par Verrik Kurr le 01.08.09 23:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   01.08.09 23:33

Et ça avait commencé comme ça. Comme tous les coups vraiment merdiques, ça a débuté l'air de rien, des anomalies de quelques centaines de caras sur les comptes d'un sanatorium psychiatrique dans un quartier paumé. Mais j'ai voulu creuser, excité comme un limier qui choppe une piste, me voyant déjà en train de botter le cul gras de quelques grands commis de l'Etat qui se croyaient intouchables. Et à trop creuser, j'ai trouvé un trafic si crade que même moi j'en ai eu la nausée... Des riches pervers sponsorisant les pauses des infirmiers de garde pour violer des petites cinglées dans leurs cellules. Des trafics de médicaments, trafic de cheveux, de dents, de viande, vendue à des mecs qui trafiquaient avec des goules. Détournement de fonds sur le budget de la bouffe, sur la rénovation des locaux vétustes, sur les soins. Un truc à vous filer des cauchemars. Tout le monde était mouillé, du concierge au directeur. Et ça remontait plus haut, jusqu'au Ministère. Une vraie lèpre, qui touchait plusieurs établissements psychiatriques.

Pour la première fois de ma foutue vie, j'ai eu envie de me servir du pouvoir qu'on m'avait donné, pas juste pour mes petits délires mesquins, mais pour faire justice.

- Kurr, dans mon bureau.
- Immédiatement, monsieur.


Il avait l’air pas bien, le chef de cellule. Genre sur le point de faire un truc qu’il allait détester faire. Il avait fermé à clefs derrière moi, chose qu’il ne faisait jamais. J’avais un sale pressentiment.

- Dites-moi, Verrik, ça fait quatre ans qu’on bosse ensemble, depuis que vous êtes inspecteur, plus les deux ans que vous avez fait comme Aspirant avec la cellule, donc six ans qu’on se connaît, ça vous fait quel âge, vingt quatre ?
- Vingt cinq, monsieur.
- Ah, oui, vingt-cinq, c’est jeune, vous avez une belle carrière devant vous… Peut être que vous avez envie d’autre chose que la Downtown ? Une nouvelle affectation, peut être, dans un endroit plus huppé ?
- Sauf votre respect, monsieur, la Downtown, c’est mon district. J’y traine mes guêtres depuis que j’ai treize ans, je vois pas ce que j’irais foutre dans la Middletown ou l’Uptown, et encore moins dans une autre ville.
- Je vois… Bon, écoutez, Kurr, ça me plait pas ce que je vais vous dire, mais il faut que vous le sachiez. Votre enquête, le Sanatorium Psychiatrique, il faut que vous la classiez rapidement. Faites tomber quelques têtes, le directeur s’il le faut, et puis classez ça, personne n’ira vérifier derrière vous, je vous le garantis.
- Le directeur a des appuis plus haut, au Ministère, j’ai des noms qui…
- Je sais, bordel, Kurr ! Mais faut que vous compreniez un truc : on est là pour que la machine continue à tourner, pas pour la démonter au prétexte d’assainir le système !
- J’comprends pas ce que vous essayez de me dire, là.
- Je suis en train de t’expliquer, petit con, que les grosses têtes du ministère se sont aperçu que tu leur pistais le cul, et que là, ils commencent à s’impatienter. Tu n’est qu’un petit inspecteur, tu ne peux pas faire tomber qui tu veux, et il y a des accords entre ces mecs là et l’Inquisition. Et toi, avec ton zèle de petit branleur qui croit pouvoir changer le monde, t’es en train de violer un de ces accords. Alors le Sanatorium, tu finis ça rapidement, sans faire de vagues, tu colles tout sur le dos du dirlo et tu nous laisse arranger ça entre grandes personnes. En récompense de ta bonne volonté, tu passeras Observateur et t’auras même droit à une grosse prime et un mois de congé avec soldes pour la claquer. Putes et alcool à gogo, pendant tout un mois, et la promotion à la clé, et dans un mois, quand t’es calmé, tu reviens, je ferais semblant de pas voir que t’es encore à moitié beurré et que t’arrives direct du bordel, et la vie continue ! Un petit dossier merdique sur un asile de dingues miséreux dont tout le monde se fout, c’est pas cher payé pour tout ça, pas vrai ?
- …
- Allez, Kurr, moi non plus j’aime pas ce qui se passe là bas, mais on n’a pas fait vœu de changer le monde, pas vrai. Une offre pareille, ça ne se refuse pas, et il n’y a pas de délai de réflexion, c’est à prendre ou à laisser. Pélagie Hurton a accepté la semaine dernière, on l’a muté dans sa ville natale, elle est inspectrice maintenant, et elle s’en plaint pas.
- Hurton taillerait une pipe à une goule pour de l’avancement.
- Elle est ambitieuse, et surtout, elle est lucide, vous pouvez pas lui reprocher ça. Alors, vous avez réfléchi ?
- J’ai réfléchi.
- Et votre réponse est ?

Et là je me suis levé, la main tendue. Pensant que je m’étais résigné et que j’allais lui serrer la main, le vieux salaud s’était levé aussi, tout souriant. Pile poil ce que je voulais. Vif comme l’éclair, j’avais choppé un gros presse papier métallique en forme de lingot, frappé du logo de l’ORACLE, et je lui en avais asséné un coup dans la gueule, avec la satisfaction d’entendre la cloison nasale faire crac. Ça c’était pour le « petit con ». Puis un autre coup dans les bijoux de famille. Ça c’était pour la proposition. On ne corrompt pas un Inspecteur de l’ORACLE, connard, même quand on est son supérieur hiérarchique. Au bout de cinq minutes agitées, les autres, intrigués par le bordel, avaient enfoncé la porte du bureau et m’avaient plaqué contre un mur, tandis que mon chef de cellule, plus mort que vif, couinait comme un goret qu’on saigne :

- Je te briserais pour ça, petit merdeux ! Savoure-le bien, ton petit pouvoir d’inspecteur, parce que quand j’en aurais fini avec toi, tu pourras même pas récurer les chiottes de l’ORACLE ! T’es fini, tu m’entends, fini ! Personne peut plus rien pour toi, petite raclure, personne !

Ouais, sauf qu’en attendant, c’est pas moi qui avais le nez, trois cotes, une clavicule et un poignet cassé, deux autres cotes et la mâchoire fêlées et qui allait avoir les burnes bleues pour quelques semaines. Le lendemain matin, je postais un rapport complet, exhaustif et incendiaire sur l’affaire du Sanatorium Psychiatrique, ainsi qu’une demande de changement de district pour incompatibilité d’humeur grave avec mon chef de cellule. Bien sur, la Commission de Discipline Interne n’a pas apprécié mon geste, et j’ai eu droit à deux mois de mise à pied plus un blâme lourd. Mais là où moi, je n’ai pas apprécié, c’est quand je me suis aperçu que mon rapport avait été purement et simplement classé sans suites, tout comme mon accusation de corruption. Bref, c’était comme si rien ne s’était passé. Les gros poissons, au ministère, n'avaient même pas été inquiétés. Et là, ils étaient furax qu'un petit fouille merde d'inspecteur fiscal leur sucre les revenus de leur magouille...

Et puisqu'ils ne pouvaient pas me corrompre, ils allaient me salir : accusation de meurtre bidon, avec fausses preuves, faux témoignages, mais vrai cadavre, retrouvée à poil et ligotée sur mon lit. Officiellement, une pute que j'avais tué lors d'un jeu sado-maso qui avait mal tourné. Les sales enculeurs de truies! Comme si j'étais aussi tordu qu'eux! Ok, je ne crachais pas sur une petite visite au bordel plus souvent qu'à mon tour, mais jamais je n'ai... Enfin, passons. Les filles, elles, elles savaient mieux que quiconque que j'étais pas comme ça. Sauf que les filles, personne ne les avait invité lorsque j’ai comparu devant la Commission Disciplinaire Interne.

C’était par une belle journée de printemps, le genre où l’on se dit qu’il ne peut se passer que des choses bien, et que Tÿr est un endroit où il fait bon vivre. La salle d’audience était dans la Tour Centrale de l’ORACLE, au cœur de la Cité Administrative de Neven. Le Saint des Saints, quoi. Une pièce monumentale sans fenêtre, toute en marbre blanc, si haute de plafond que le moindre chuchotement résonnait. Pas d’autres lumières que les veilleuses sur la longue chaire où étaient alignés les juges, et un cône d’un mètre de diamètre, issu d’un projecteur fixé au plafond, dans lequel je me trouvais. Derrière les treize vieillards grisonnant, dans la pénombre, une statue, allégorie de la justice fiscale étatique : Belle jeune femme aux yeux bandés, nue sous son manteau long ouvert sur des formes aguicheuses, tenant d’une main la balance de la justice et dans l’autre un fusil anti-émeute Jak-jak, un pied posé sur une pile de lingots. Encore derrière, une tapisserie monstrueuse, noire et rouge, représentant l’emblème de l’ORACLE et tout en haut, gravé dans le marbre, la devise, notre devise « Nous sommes les gardiens du trésor de l’Etat ». Avant, tout ce décorum m’aurait paru grandiose. Là, son hypocrisie m’écoeurait.

- Inspecteur Fiscal Verrik Scipion Kurr, vous comparaissez aujourd’hui devant la présente Commission pour le meurtre sans préméditation de Lola Lynn, dix neuf ans, péripatéticienne non enregistrée de la ville de Neven, issue de la Dowtown, à votre domicile dans la nuit du…

Et bla, et bla, et bla… J’étais déjà jugé et condamné, sans aucun espoir de sortie. Le sale vieux sagouin de chef de cellule avait raison : ils avaient me briser les reins pour ce que je leur avait fait.

- …en conséquence de quoi la présente Cour condamne l’Inspecteur Verrik Scipion Kurr à l’exclusion solennelle de l’ORACLE afin qu’il soit remis à la justice pénale. Eut égard à l’extrême sauvagerie de ses actes et ses précédents particulièrement violents, l’Inspecteur Fiscal Verrik Scipion Kurr sera incarcéré séance tenante. Inspecteur, avez-vous quelque chose à dire pour votre défense ?
- Amen, la messe est dite.


Et là, les pourris du gouvernement m'ont recontacté. Nouveau deal : je réécris un rapport lavant de tout soupçon les grosses têtes, et on arrêterait un "vrai coupable" qui serait quelqu'un d'autre que moi, je serais réintégré, et j'aurais même droit à un petit quelque chose pour ma peine. Sinon, c'était la tôle et on me retrouverait pendu un beau matin dans ma cellule. Je ne pouvais rien faire d'autre : j'ai accepté.

J'ai donc été réintégré sans tambours ni trompettes et transféré à la "nouvelle capitale", loin de ma ville, officiellement une promotion, en réalité un limogeage. On m'avait même créé un poste spécialement pour moi, hors de toute hiérarchie : j'étais désormais un électron libre, totalement en dehors du système. Aucun soutien à espérer de la part de la hierarchie. Mais j'ai désormais les coudées plus franches que je ne les ai jamais eues.

Bien sur, on a essayé de me zigouiller, deux ou trois fois déjà. Mais j'ai un peu d'expérience de l'époque où j'étais un mauvais garçon, et je sais me servir d'un surin. Et puis... Inspecteur fiscal, c'est ingrat comme job, les fraudeurs rancuniers sont légion, alors je sais aussi par quel bout tenir un flingue. Quand on passe la moitié de son temps libre dans les quartiers chauds, ça entretient. Rendu un rien parano par ma "petite mésaventure", je me trimballe en général de quoi ouvrir une armurerie. Je fais des merveilles avec une lame, moins avec un flingue, mais il m'arrive de faire quelques cartons.

J'ai vingt cinq ans, je suis ici depuis deux jours. Après quatre ans d'une brillante carrière, je sais que celle-ci s'achèvera dans le placard à balais où on m'a enfermé. Je bois trop, je fume trop, je baise trop, mon médecin me dit que je passerais pas la cinquantaine à ce rythme. J'ai perdu toute foi dans l'Etat, la Justice et les hommes, mais il y a un truc que j'ai pas perdu.

Mon envie monstrueuse de botter les culs de ceux qui se croient au dessus de la loi, et de la loi fiscale en particulier.
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MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   02.08.09 16:09

Petit ajout pour l'Encyclopédie (section alcool)

Nymphe Bleue : Cousine tyrienne de la Fée Verte, cet alcool AD qui cogne presque aussi fort que du gyn blanc sent beaucoup moins les bas quartiers et est même plutôt couteux. On le reconnait à sa belle couleur bleue glacier (plus clair que bleu ciel, en fait cet alcool est quasiment transparent avec une légère coloration bleue), à son odeur mentholée et à la forme particulière de ses bouteilles : des bouteilles à base carrée, très hautes, avec un goulot long et étroit. La Nymphe Bleue est un alcool réputé pour ses caractéristiques inhabituelles qui la rendent infalsifiable:

- C'est un alcool qui rafraichit : le gout s'approche de l'alcool de menthe, en peut être vingt fois plus fort et le coté sucré en moins. Autant vous dire que même à température ambiante, ça arrache et ça refroidit, et glacé (comme ça se consomme par les vrais connaisseurs), c'est encore pire! Une gorgée de Nymphe Bleue vous file l'haleine kiss cool pour trois jours, étant donné que ça vous reparfume tout l'œsophage au passage.
- C'est un alcool qui réagit à l'eau : une goutte d'eau dans un verre de Nymphe Bleue et des petites veines bleu azur apparaissent dans tout le verre! Bien sûr, en touillant, on les fait disparaitre, mais c'est tellement joli... Et très pratique pour vérifier l'authenticité de l'alcool.
- C'est un alcool qui rend dingue : euphorisant et hallucinogène léger (l'une des hallus les plus fréquentes avec cet alcool est une profusion de jolies petites nymphettes bleu ciel en tenues d'Eve qui virevoltent de façon plus ou moins aguichantes dans le champ de vision du buveur), la Nymphe bleue fait petit à petit perdre le sens des réalités au buveur. Bien sûr, ça n'arrivera pas en un verre, mais au bout de quelques décennies de consommation régulière, vous serez un doux dingue super peace qui ne fait plus de différence entre ses hallus, ses rêves, son imagination et la réalité.
- C'est un alcool qui marque : il met un peu de temps à être évacué par l'organisme et colore le sang. Pas TOUT le sang, bien sur, mais une cuite à la Nymphe vous laissera le blanc des yeux injecté non pas de rouge, mais de bleu turquoise. Ah, et ça fait pisser bleu, aussi. Rassurez-vous, tout aura repris sa couleur normale en vingt quatre heures, mais la première fois, mieux vaut être prévenu parce que ça surprend!

Bien sûr, les rumeurs vont bon train à propos de cette boisson, souvent associée aux artistes, aux poètes et aux dépressifs : elle serait aphrodisiaque, guérirait de certaines maladies, etc... Rien de vérifié en tout cas.
Quelques Cocktails à base de Nymphe bleue :

- Blue storm : Une base de Nymphe Bleue, un trait de gyn blanc (qui réagit en formant des espèces de nuages laiteux en suspension dans le verre), une goutte d'eau pour les "éclairs" (cette réaction chimique est vraiment esthétique). C'est très joli, ça se bois juste frais, mais c'est vraiment pas un cocktail de tapettes! Deux Blue Storm suffisent pour qu'il faille porter l'hume moyen jusqu'à son lit, avec la promesse d'une gueule de bois monstrueuse le lendemain.
- Whispering Lady : Ou encore "le cocktail à dix caras". Celui-là, pas la peine de le demander au bistrot du coin, c'est vraiment un truc de riches! On le paye effectivement entre cinq et quinze caras, cinq étant la norme. Nymphe Bleue, Gerety, zeste de citroen, sirop de sucre de canne, glace pilée et une pincée de poudre de graine de pamo de très bonne qualité. Bref, le super cocktail, avec un vrai gout de paradis, et une petite propriété amusante : l'effet hallucinogène de la Nymphe Bleue est renforcé, si bien que les petites nymphes viennent carrément vous murmurer des trucs très agréables aux oreilles... Bref, un cocktail comme on en boirait par saladiers entiers, sauf qu'à cinq caras le verre, on est content quand on peut s'en payer un pour son anniversaire!
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- Attachiant de service - Punching-ball adoré!

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Signalement : Hume Evolus d'environ trente ans, pas très grand (1m72) et peu épais en ce moment, cheveux châtains, yeux noisette, bel homme, vêtements de très belle facture, pas de cicatrice visible quand il est habillé à part une entaille en virgule sous l'oreille gauche


MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   06.08.09 2:43

Je te félicite: ta fiche est vraiment très agréable à lire, et tellement en phase avec l'univers de Night que j'en ai presque les larmes aux yeux, didonc. Chips Le gugus est bien un peu bourrin, mais tu as bien mis ses points faibles en valeurs et je pense que tu n'abuseras pas de la situation, donc ça va. Wink

Les ajouts d'alcoolo à l'encyclopédie plairont sûrement à Mike, je pense qu'il n'y a rien à redire. Par contre, pour l'ORACLE, y'a pas mal de trucs à revoir, je t'envoie ça par MP.

Ah, et tu es vraiment fan de cet effet... on va dire pointilliste sur ton avatar? O.o Tu n'as pas un peu plus subtil et esthétique pour le rendre moins réaliste? Dans le pire des cas, tu peux me filer l'image de base par MP, je te bricole ça à ta convenance, ça ne me dérange pas. Wink


En attendant, l'essentiel y est: la fiche est validée. ^^ Eclate-toi bien! (au sens figuré de préférence, trop de sang sur les murs ça fait désordre)
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MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   13.08.09 14:41

Pour l'avat' : mea culpa, je suis d'une nullité affligeante en retouche graphique, je t'envois ça sous peu. Pour l'ORACLE : toute les retouches necessaires seront effectuées.

Et encore merci pour les compliments, ça fait plaisir de voir que mon perso plait! Chips
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- Très surfait - PATATE royale avariée

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Signalement : Fragment de l'Etrange, 1m90, cheveux noirs, yeux très verts, peau pâle, yeux cernés de rouge par la fatigue, la maladie et la dépendance. La lumière est comme déviée de lui.Élégant en noir, porte toujours des gants. Charismatique de par son statut de démon, voir même beau. Mais finalement plutôt effrayant et dérangeant. On ne cherche pas sa compagnie. Aura glaciale : La température chute au fur et à mesure que l'on s'approche de lui. Le contact de sa peau nue dépose une pellicule de glace sur les objets et la chair, gèle et coagule tout à long terme ( Peau à environ -15 degrés ). On peut le toucher à travers le tissu.


MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   21.08.09 15:01

La fiche avance ?
Caleb ? Verrik ?
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MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   25.08.09 15:55

ça bouge, je suis en train de travailler au hachoir mon article sur l'ORACLE...
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- Très surfait - PATATE royale avariée

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Signalement : Fragment de l'Etrange, 1m90, cheveux noirs, yeux très verts, peau pâle, yeux cernés de rouge par la fatigue, la maladie et la dépendance. La lumière est comme déviée de lui.Élégant en noir, porte toujours des gants. Charismatique de par son statut de démon, voir même beau. Mais finalement plutôt effrayant et dérangeant. On ne cherche pas sa compagnie. Aura glaciale : La température chute au fur et à mesure que l'on s'approche de lui. Le contact de sa peau nue dépose une pellicule de glace sur les objets et la chair, gèle et coagule tout à long terme ( Peau à environ -15 degrés ). On peut le toucher à travers le tissu.


MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   25.08.09 16:54

Courage ! Si tu termines dans la semaine, envoie le tout en MP à Caleb ! Je ne serais pas présent jusqu'au 4 !
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MessageSujet: Re: Verrik S. Kurr, Inspecteur Fiscal de l'ORACLE   25.08.09 17:13

Compris!
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