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 Ouh la vilaine! [Vice Versa]

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MessageSujet: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   17.11.09 17:29

Du tapage, du bruit, des gens...

L'odeur rance de sueur et de cigarette, comme un premice au carnage et a la folie...Lui en fallait-il davantage? Certes non, après tout à quoi bon se parer d'illusions, elle était la, prophète de mort, comme messagère de misère, et pourtant personne ne semblait la considérer comme telle...
A quoi bon, en ce cas, se cacher comme un rat? Elle était là, visible aux yeux de tous, cependant...
Cependant, il fallait du temps, de la patience, de l'ouverture d'esprit pour la voir telle qu'elle était, sanglante, intrépide, odieusement maléfique...
Mais point de tremblement dans l'assistance, pas de cris, de pleurs, de suplplications, rien d'autres que les mornes conversations quotidiennes des pilliers de comptoirs, ivres pour certains, comme a l'accoutumé, pour la plus grande joie des filles venues chercher de quoi payer leur prochain baille...

L'argent, le sexe....

Toujours ces mêmes notions délirantes, toujours cette même euphorie decadente, enivrante pour la sanglante, toujours ces mêmes preparatifs, repetitifs...

Attention, crient-ils, attention car l'heure approche, pour l'un d'entre vous de voir la mort comme jamais avant, de la sentir, brûlante dans tout son corps...Soit...Ignorez les signes, pusiqu'il en est ainsi, mais ne gemissez plus a l'approhe de votre dernière heure, vous avez été prévenus...

Etat d'esprit macabre pensez vous?

Non, juste celui d'une folle ensanglantée, a l'allure fine et légère qui se fiche de son environnement, pour l'instant, une femme, belle comme tout autre dans un lieu miteux, mais plus tard, un instrument sanglant, une furie dangereuse, un mauvais présage plus noirs encore que les corbeaux du desespoir, plus affamé qu'un loup esseulé, plus vif et sauvage que le Ty-rex, elle est là tapie dans l'ombre attendant son heure...

A-t-elle faim?
Non car avant d'arriver, elle a deja fait son funeste carnage, ce qu'elle cherche en ses lieu, quelque distraction...

Prends garde étranger a la jeune blonde accoudée au comptoir, sous ses airs innocents, il est fort probable que la douce morde à pleine dents...
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   18.11.09 19:06

Notre toutou préféré avait eu l’extrême malchance, ou peut être négligence, de laisser son regard flâner le long des trottoirs et des devantures des magasins. Il ne pouvait s’en prendre qu’a lui-même, après tant de temps, il s’était pourtant habitué à faire attention à l’endroit où il posait les yeux, mais il fallait dire que c’était une chose difficile à maîtriser. Et puis, on en croisait pas si souvent que cela en fait, mais là, la bouteille exposée lui avait sauté aux yeux, déclenchant inévitablement une suite de réactions purement réflexe de la part de son squatteur.
Et maintenant, ne serait qu’une demi heure plus tard, il avait tout du camé en manque de dope. Le jeune hume frissonnait, transpirait, ajoutant une nouvelle odeur au cocktail qui l’entourait déjà. S’il ne trouvait pas bientôt de quoi assouvir sa soif… Il sentait que la perte de contrôle n’était pas loin. S’il attendait encore ne serait ce que quelques minutes, il risquait fort de finir à poil encore une fois.

C’est pratiquement désespéré qu’il finit par passer la porte du bar, se redressant et tentant de maîtriser ses muscles quelques secondes encore, le temps de passer devant la ghoule sans se faire éjecter. Il prend soit de rentrer le menton dans son écharpe, le bonnet au raz des yeux et les mains dans les poches, se concentrant pour contrôler ses pas et ne pas se précipiter vers son havre, un tabouret de bar libre. Déjà qu’il n’est pas des plus reluisant, il manquerait plus qu’on aperçoive ses yeux rouges et qu’il s’effondre en public… Il manque tituber pendant sa traversée de la salle, bouscule une blonde accoudée au comptoir à laquelle il ne prend que le temps de marmonner un « scuse m’ amzelle », mais finit par atterrir à destination et s’avachit sur son siège.
Poli, il prend d’ailleurs d’abord le temps de retirer son bonnet et son manteau avant de faire signe au barman en désignant d’une main agitée de tremblements la bouteille de son choix. Alcool qui lui sera servit dans un verre minuscule et résistant.

Cléanthe, refermé sur lui-même, incapable de distinguer autre chose que cette bouteille, puis ce petit verre en face de lui, l’esprit totalement obsédée par une seule chose, est bien incapable de prendre conscience de quoi que ce soit qui l’entoure. Cela ne changera que lorsqu’il aura enfin assouvit les désirs de son hôte. Fébrile, il essuit vaguement ses mains emmitouflées dans des mitaines en laine trouées avant de les approcher du verre tentateur placé devant lui, qu’il approche de ses mains tremblantes comme s’il s’agissait d’une relique, un graal qu’il faillit renverser.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   24.11.09 13:49

Un verre devant elle, sur le comptoir, ce liquide rouge, comme le sang, comme la mort...Elle se concentre comme jamais...Elle y regarde a deux fois maintenant , tout son monde se pare de lumière, et tout à coup, c'est comme une renaissance, une vue nouvelle, une compréhension jusque là inhibée par sa folie meurtirère...
Mais tout est plus clair aprèsent...

Et ce ne sont pas l'alcool et le sexe qui dictent ces lieux, mais le sang et la cruauté....Oh comme elle aime ça, elle sent certains regards qui glissent sur elle...
Un athée de cette parade pourrait y voir du desir charnel, mais il n'en ai rien, enfin, pas tout à fait...
La jeune femme, si tant est que l'on puisse l'appeler ainsi, ne savait pas pourquoi elle s'était rendue dans ce bar aux apparences trompeuses, mais maintenant, elle comprend, mieux que personne, ce sont ses propres instincts qui l'ont menée dans la gueule du loup...

"Mais c'est moi le loup...Alors, quel petit agneau vais-je faire tondre aujourd'hui?"

Mais ce ne sont pas des agneaux qui grouillent en ces lieux...Rapunzel le sait, elle l'a bien compris...Qu'est-ce qui l'a trahie? Sans doute sa peau grisâtre qu'elle refuse de masquer sous des tonnes d'artifices...Ou peut-être ce tique étrange qu'elle a de passer sa langue sur ses canines trop aiguisées...

Quoi qu'il en soit, le regard qui coule sur elle, elle le connait bien...Désir certes, mais emprunt d'une rage....

Bienvenu au pays des fossoyeurs...

Un peu de desorde...N'ayez craintes, chers Tyrs, car voici l'antre des balayeurs...

Bien sûr qu'elle le savait...C'est tellement bon la provocation!

Approche...Approche petit...

Elle se concentre, la belle effarouchée, elle se retourne pour voir dans sa proie, et jouer un peu avec elle, avant de lui asséner le coup final...

Et voila qu'elle plonge ses yeux d'emeraude dans le gris souris de son assaillant, elle fouille, la vilaine, elle y voit ces pauvres extratyrestres demembrés et sauvagement arrachés a la vie pendant un somptueux festins d'Humes...Tttt ttt...Trop faible, tu te crois bon, le Balayeur, et ton Ego va grandement te faire souffrir...Elle se concentre et deja le club commence a s'estomper, le decor devient flou pour faire face a un nouveau genre...Ici, il y a un lit d'enfant et là...

« scuse m’ amzelle »

AAAArgh!
Idiot abruti, stupide imbecile, il sort d'où le maladroit, pour la bousculer comme ça...Plus de vision, plus d'illusion...Car plus de concentration...

Argh!
Ca la met hors d'elle, et chaque partie de son corps se met a fremir de colère...Elle contient son grognement...
Elle reporte son attention sur le Balayeur, mais la place est vide...Bien sûr...Il l'attend dehors, quand elle sortira, avec ses propres armes....

Effet de surprise 0.
Forcément il va se mefier maintenant...

Bon il est ou le Gros Con qui a tout fait foirer...Ah là.

La blonde se déhanche pour se rapprocher du type, un paumé semble-t-il, et un abruti, sans conteste...
Respirant profondément, elle s'approhe, feline...

"En plus d'être un rustre né semble - t -il, t'es un alcolo? Dans le genre boulet tu tapes fort, mon pote..."
lui souffla-t-elle alors que sur ses lèvres se dessine un rictus mauvais...

Sur ce elle lui donne une tape dans le dos, digne d'un rugbyman, dont la secousse a pour effet de renverser la precieuse mixture...

"S'cuse M'sieur..." ajoute-t-elle une mine faussement repentie.
(Edit : desolee d'avoir tardée, promis les prochaines reponses iront beaucoup plus vite :) )
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   25.11.09 17:50

Sa main c’était refermée avec délicatesse autour du verre, il l’avait observé comme on admire les formes d’une femmes parfaite, et avait porté le breuvage à ses lèvres. Hélas, trois fois hélas, il eut à peine le temps d’y tremper les lèvres, de commencer à absorber une gorgée du liquide qui allait fracasser son cerveau et calmer son symbiote, qu’une voix suave lui envahi les oreilles. Des mots qu’il ne parvient même pas à comprendre d’ailleurs, mais qui dérangeaient son activité par leur intrusion intempestive. Il n’était pas encore en état de décoder quoi que ce soit, pas tant que ces quelques gouttes n’auraient pas calmé son crâne et ses tremblements. Mais il fit un effort, il parvint même à percuter le sens des mots, il faut dire que ce n’était pas la première fois qu’il en entendait de pareils, leur sonorité était familière. Il y répondit de la manière habituelle :

- Rustre né, comme vous y allez, on ne naît pas comme ça. Et on a pas gardé les brahmines ensemble que je saches, ce tutoiement est indécent, comme ce qualificatif de "mon pote".

Ces mots surprenaient souvent l’interlocuteur non avertit qui s’attendait à un baragouinage inintelligible, et ils avaient l’immense avantage qu’il les connaissait quasiment par cœur ce qui lui évitait de réfléchir vraiment. Un sourire lui retroussa le coin des lèvres et il tourna le dos à la demoiselle pour s’apprêter à déguster enfin la totalité de son breuvage lorsque une énorme secousse, un choc dans son dos, qui interrompt sa dégustation, le fait basculer en avant, renversant la plus grande partie de son Gyn sur le bar et sur lui. Ses dents heurtèrent également méchamment le bord du verre qu’il tenait encore contre ses lèvres et il bascula de son tabouret, se rattrapant de justesse au bar, une main agrippée au bord du comptoir. L’autre tenant le verre, il s’était retenu avec le coude pour tenter de sauvegarder quelques gouttes. Maintenant un discret fumet alcoolique se rajoutait aux senteurs qui l’entouraient auparavant.
Le jeune hume resta immobile quelques instants, comme s’il ne croyait pas réellement possible la catastrophe qui venait de se dérouler. C’était trop horrible, inconcevable, inimaginablement désastreux… Il posa en tremblant ce qui restait de son verre devant lui, puis se figea comme si la fin du monde était arrivée, son visage exprimant toute la souffrance de l’univers connu.
Lentement il se retourna vers celle qui avait causé la perte de sa boisson, pas en colère, consterné et paniqué plutôt, terrassé par la pensée terrible qui lui occupait le crâne : Il n’avait même pas bu une demie gorgée. Ses yeux s’étaient fait suppliant, ils cherchaient un sauveur, comme si quelqu’un autour de lui avait le pouvoir de remonter le temps pour annuler ce qui venait de se dérouler et lui ôtait tout espoir d’apaiser vraiment sa soif. Ça n’était pas avec ce qui restait au fond de son verre qu’il allait arriver à quoi que ce soit.
C’est alors que ses yeux vitreux, qui jusqu’ici fixaient sans la voir le visage de la jolie blonde, firent le point sur un sourire méprisant et mauvais. Comment est ce qu’un aussi joli visage pouvait il paraître aussi déplaisant ?

Si la demoiselle avait parue désolée, l’affaire n’aurait pas été bien loin, mais ses excuses ironiques et son regard dédaigneux firent naître un grognement dans la gorge de l’hume. Face à un tel être, dans un tel endroit, entouré de balayeur, Cléanthe était plutôt du genre à se faire petit et discret, mais il n’était pas dans son état normal, et pas non plus capable de discerner l’aura de danger qui pouvait flotter autour de celle qui déclenchait son ressentiment.

Ah, la garce ! L’immonde salope ! Et elle y prenait plaisir en plus !

Il se sentit perdre le contrôle, sentit les crocs grandir dans sa bouche, ses poils se hérisser sur ses bras… Son regard flou de drogué se changea en celui d’un prédateur, bestial et acéré, le grondement au fond de sa gorge n’avait rien d’humesque… Oui, cela peut paraître excessif pour un pauvre verre renversé, mais enfin, chacun ses petites manies.
Mais ses sens soudain affutés, son audition et son odorat décuplé le ramenèrent à la raison par les effluves qu’ils captaient. Ils lui rappelaient où il se trouvait.
Aussi le pactisant ordonna-t-il à chacun de ses follicules pileux de rester à leur place, tout en agrippant le bord du bar de toutes ses forces pour ne pas se jeter sur l’intruse. Il devait garder l’esprit clair, ce n’était pas l’endroit approprié pour une démonstration de ses talents, pas du tout.
Il se remit debout lentement, s’aidant de ses deux mains. L’effort qu’il dû faire pour se contrôler se vit nettement sur son visage, dont les pupilles reprirent brutalement leur aspect normal, et lorsqu’il ouvrit la bouche, ses crocs, pas encore résorbés, se virent nettement. Ce fut d’une voix rauque qu’il s’exprima, la haine transparaissant dans ses paroles.

- J’espère au moins que vous avez l’intention de réparer cet… accident.

Il se forçait à rester poli, compréhensible. Ce langage l’aidait à se contenir. Plus il faisait attention à ce qu’il disait, à articuler, et plus il repoussait au loin la bête en lui. D’autant que son odorat l’avait informé en quelques secondes que l’être en face de lui n’était pas de sa race. Il ne savait pas encore à qui, ou plutôt à quoi, il avait affaire, mieux valait ne pas se risquer à affronter l’inconnu.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   25.11.09 23:28

Le D-Bar, lieu de perdition et de tous les vices de Sécaria...

Nan ! C'est juste le repaire du Privé, il y passait certainement plus de temps qu'à son bureau, aprés tout c'est là qu'on glane le plus d'infos sur ce qui se trame en ville.

Mais lui qu'est-ce qu'il foutait encore ici? Cléanthe... Un petit jeune qui a toutes ses chances de percer dans l'métier avec ses talents de pisteur, mais v'la qu'il prenait exemple sur son patron et passait lui aussi trop de temps avec la bouteille.

Et celle-ci, elle est pas nette, j'vous l'dis moi... Fixer comme ça l'vaurien de balayeur s'pas net, t'façon y'a trop de gens pas nets qui peuplent les rues maintenant.

La scène qui se passe à l'instant, un truc incroyable, la p'tite dame pas nette qui se leve et file une torgnolle du feu de dieu à Cléanthe qui en tombe presque d'son siège, si ça c'est pas un gag !

Arf... Nan merde... L'gamin s'enerve ça va partir en eau d'boudin tout ça...



Riker tourna un peu de son tabouret pour tendre le bras vers l'encolure de Cléanthe

- "Arrete donc de faire l'mariole en public, gamin...

Il attrapat Cléanthe par l'encolure de sa chemise et le relevat sur son tabouret. Mike descendit de son siège et fit quelque pas vers la dame. Il inscrit sur son visage un grand sourire amical

- "Mike Riker" fit le privé en inclinant la tête en guise de salutations


- "Premiere fois que j'vous vois dans l'coin, et une belle plante comme vous, j'crois j'l'aurais de suite remarquer."

Il se retournat vers Cléanthe avant même d'attendre une réponse.

- "Excuses-toi auprés d'la dame" lançat-il comme un père parle à son fils.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   26.11.09 0:16

Ah celle la tu l'attendais pas, mon vieux...



Petit regard amusé, quoi d'autre à cet instant...Après tout, son diner venait de se faire la malle, enfin, il l'attendait dehors pour régler ça "entre hûmes..." ah non pardon...Pas entre hûmes.


Alors quoi, qu'est-ce qui lui prend?


Oh ca y est...Lumière est faite dans l'esprit de la blonde...Quoi? Serieusement? Il s'attendait vraiment a ce qu'elle ne bronche pas? Abruti, tu vis dans quel siècle?


Et après le langage châtié, ce sera quoi? Il va parler en vers? N'importe quoi...


"Non effectivement, pour la bonne et simple raison que je n'ai jamais gardé de brahmines, moi, mais toi, à l'odeur...J'en doute."


Toujours ce rictus mauvais...Ben quoi, on est vilaine ou on ne l'est pas...


Les jolis yeux de la demoiselle flottent sur les alentours... Avec son esclandre, Monsieur l'Idiot pourrait bien la faire repérer... Et vu le nombre de balayeurs a la ronde, ça risque de faire juste, sonder, imaginer et créer un monde pour tout cette belle ethnie... Alors malgré son caractère plutôt aventureux, la belle aurait tendance a se raviser pour cette fois... Pas la place ni le temps de la jouer impro...


Bien sûr, elle pourrait le faire...Dixit Mademoiselle-j'ai-l'égo-surdimensionné.


Non. Bien sûr que non...


Pour l'instant, l'heure est aux conséquences, et voyons donc comment s'y prend l'imbécile...


Il...Grogne? Quoi ? Comme un vulgaire clébard qui voudrait pas qu'on touche a son os?


C'est tout?


Pouah...


Les mains dans les cheveux; Rapunzel de se retient de rire...Grrrrrr...


Oh...


Grrrrrrr....


Bien sûr ça change tout...


"Ouhhhh, grand mère que vous avez de grandes dents..." murmure -t-elle dans un souffle...


Intéressant...Un autre comme...Elle? Vraiment? Qu'est ce que ça donnerait...?


Peut-être que lui aussi joue des canines pendant les câlins, ça pourrait être marrant...


Mais il est du genre rationnel, semble-t-il...


Oh non, pas encore un, les plus barbants...


La bébête se ravise? Intéressant... Pas si dure à cuire... Alors qui porte la culotte maintenant, entre les deux?


Ah nan, c'est vrai, pas Rapunzel, elle ne porte pas de culotte...Enfin...


- J’espère au moins que vous avez l’intention de réparer cet… accident.


Rire aux éclats de Rapunzel.


"Cet accident? Je suis désolée je ne peux pas remonter le temps...Je veux dire, votre mère a accouché; c'est trop tard, si vous voulez réparation, va falloir vous suicider tout seul mon grand, j'suis pas une tueuse"


Clin d'œil a l'un des balayeurs du fond de la salle.


Le visage de porcelaine de Rapunzel s'éclaire d'un fin sourire, quand soudain il se transforme en confusion totale...


"Ah ça? , dit-elle en désignant le verre, ça dépend, toi, tu vas réparer l'accident que tu as provoqué en me bousculant?


- "Arrête donc de faire l'mariole en public, gamin..."


Non...c'est pas vrai s't'une blague?


C'est qui celui la encore? Lui aussi va jouer le melo pour un verre d'alcool, ou les cas sociaux ont finit leur virée au bar?


Dans un soupir, la jeune femme se retourne vers son nouvel interlocuteur, le regard incrédule.


"Mike Riker"


Pas un son ne sort... Nouveau regard interloqué de la jeune femme.


- "Première fois que j'vous vois dans l'coin, et une belle plante comme vous, j'crois j'l'aurais de suite remarquer."


Sourire amusé. Oui la flatterie, ca peut marcher...Des fois...


Alors la voix suave de Rapunzel répond :


"Oui, je débarque...Je ne savais pas que la loi du talion ne s'appliquait pas ici..."


Oui les vieilles habitudes : tu m'mords, j'te bouffe.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   26.11.09 18:29

La garce continuait à l’exaspérer. Oui, c’était vrai que maintenant il exalait une douce odeur de gyn, mais ça n’était pas désagréable, et avant qu’elle ne s’empresse de commettre l’hérésie de renverser son verre, il se trouvait plutôt soigné. Enfin… Il était quasiment certain d’avoir changé de vêtements la veille. Peut être. C’était flou tout ça.
Sa façon de sourire rendait très difficile le contrôle que devait s’imposer l’hume, il crevait d’envie de la défigurer, juste pour voir comment elle allait vivre sans sa parfaite petite physionomie à la con. Il déteste les beaux. Ils sont nés avec trop de chance de leur côté, lui rappelle sa propre tronche à lui. Alors s’il peut en maltraiter une qui se croit tellement parfaite, pourquoi hésiter ?
Plus elle parle, et plus ses doigts se crispent sur le rebord qu’ils agrippent. Les griffes lui en pousse.
Une chieuse arrogante de ce genre là, il en a pas vu souvent ! Et dire qu’elle se pavane comme ça au beau milieu d’un endroit ou le moindre des buveurs aurait envie de lui faire la peau s’ils s’était avisé de sa véritable nature…
Ses épaules se contracte, il s’apprête à prendre son élan pour bondir sur la connasse qui lui fait face, lorsqu’une voix très familière l’interrompt dans ce même élan. Odeur connue également. Cléanthe se fait ramener en arrière, comme tiré par la peau du cou, et se voit réinstallé proprement sur son tabouret, sur lequel il reste figé, interloqué et tout penaud.
C’est le patron…
Toute véhilité de combat arrêté, il se tourne vers le privé qui vient de lui rendre un brin de dignité humesque, et lui adresse un regard suppliant.

- C’est elle qui a commencé, elle a renversé mon verre patron.

Encore quelques secondes et il se mettait a bouder. D’un geste un poil rageur, il attrapa le verre qu’il avait posé sur le bar, et avala les quelques gouttes qui traînaient au fond. Il fallait bien calmer la bête, ça suffirait pour le moment, et puis, ça aurait pu être pire, ça aurait pu être du fromage. Il observa le détective faire preuve d’une galanterie très excessive, de son point de vue, en marmonnant dans sa barbe, le menton enfoncé dans son écharpe.

- Belle plante, belle plante… Si Cléo était là on pourrait comparer lui il la possède la vraie beauté alors que l’autre là Ouais à la limite on peut la comparer à une plante non-humesque verdâtre et putréfiée même pas digne qu’on lui adresse la parole celle là et lui il s’en approche comme si c’était une apparition qu’est ce qui faut pas entendre non mais je vous jure la prochaine fois que je la croise je lui …


Il fut coupé dans sa litanie par son patron qui osa lui faire une demande inconcevable. Cléanthe se révolta rien qu’à l’idée qu’on puisse penser que c’était à lui de faire des excuses. Il manquait plus que ça ! C’était son verre à lui qui avait fini dans les limbes !


- Mais, non ! Je vois pas pourquoi hein, c’est moi qui ait finit par terre !

Il évitait de poser le regard sur Mike, sachant que si son boss réitérait sa demande, il se sentirait obligé de lui obéir, ne serait ce que pour avoir la paix.
Il savait qu'il ne tarderait pas à céder, que c'était la lutte de la dernière chance en quelque sorte.

- Et je me suis déjà excusé
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   28.11.09 1:46

Riker se rendit bien compte qu'il venait de briser l'élan d'agressivité de Cléanthe en l'embarrassant ainsi, aprés tout c'etait le but recherché. Une bagarre ici ça n'aurait rien arrangé à ces affaires et puis bon autant savoir ce que cette femme fait en ville.

Une jeune fille bien d'apparence qui traine au D-bar c'est forcement louche, peut être un futur contrat juteux d'adultère ou de fugue.

- "Ah ben c'est parfait si tu t'es excusé."

Il fit signe à Rodrigue de resservir la même chose aux deux belligerants et se tournat de nouveau vers la jeune fille

- "Oué, s'te loi là... Bah apparement elle a cours dans la rue mais pas ici, on est là pour s'amuser ou décompresser donc on reste civiliser.

Il se contentat de la regarder tout en portant son verre de maltat aux lèvres qui esquissait toujours le même sourire depuis le début de l'affaire.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   28.11.09 10:42

S'amuser...

Oui c'était bien ce que notre petit blonde voulait faire en entrant ici...Elle avait d'ailleurs tout mis en place pour ça jusqu'à ce que l'autre dégénéré se sente obligé de briser ses plans...Mais bon, a l'heure actuelle, il semblait que ce soit le moindre retour de flamme lui provoque un sentiment de folie meurtrière : à experimenter davantage, plus tard...

Mais dans cette élan de conversation, sommes toutes qui refletait plus un dialogue de sourds, elle entendit ce mot si drôle qui la fit exploser littéralement de rire..."Patron"....

Décidément, ces hûmes ont un humour tordant, alors quoi? Le vieux bonhomme apprenait au jeune comment se souler dignement, et pouvoir se contenir pour vomir dans la rue? C'est plus sage...Ils sont vraiment pas net...

- Belle plante, belle plante… Si Cléo était là on pourrait comparer lui il la possède la vraie beauté alors que l’autre là Ouais à la limite on peut la comparer à une plante non-humesque verdâtre et putréfiée même pas digne qu’on lui adresse la parole celle là et lui il s’en approche comme si c’était une apparition qu’est ce qui faut pas entendre non mais je vous jure la prochaine fois que je la croise je lui …

Le regard mauvais de Rapunzel replonga dans celui du pauvre type, décidément, il a vraiment envie de mourrir celui la...

-...Passe la bague au doigt? Non? Eh bien te gène pas mon grand fais-moi peur mais si tu ne peux tellement pas contenir tes pulsions de gays sucidaire sur le retour, c'est pas la peine de me faire perdre mon temps...Je comprends mieux ton penchant pour l'alcool, vu ta vie si merdique...

Le silence se fait aprésent autour d'elle...Qu'est-ce qu'il croit cet abruti, qu'il peut l'insulter sans en subir les conséquences...Idiot.

- Et je te corrige, celui qui a commencé c'est toi en...

...Laissant filer mon dinner qui s'apprete maintenant a mettre fin a ma vie?

-...En me bousculant tout a l'heure en t'excusant a peine...Je t'ai juste rendu la politesse...

S'excuser provoca alors comme une violente incompréhension chez l'autre qui se revolta...

"Laissez tomber Mr Mike, votre poulain ne semble pas connaitre les lois de la bien seance.Quant à moi, c'est oeil pour oeil...Vu la police qu'on nous a flanquée..., dit elle en lançant un coup d'oeil aux balayeurs..., il vaut mieux se debrouiller seul...

Sur ce, elle sortit quelques pièces qu'elle deposa sur le comptoir pour regler l'ensemble des consommations.

"Pour votre devouement à essayer de dresser un animal farouche...Je sais ce que c'est..."

Puis elle detourna les talons et se dirigea vers la sortie. Mais avant de passer la porte, elle se tourna ver Mike pour lui demander d'une voix suave:

"Mr Mike, que faites vous dans la vie?"
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   29.11.09 18:34

Le pauvre hume perturbé ne s’attendait certes pas à ce que l’extra-tyresque en face de lui réussisse à entendre ses paroles. Elle devait avoir une ouïe de lynx pour réussir ce tour de force. Une ouïe de lynx ? Aouch, s’il réussissait à penser de telles expressions, c’était qu’il était grand temps de trouver de quoi se calmer. En plus de ça, il était emmerdé qu’elle ait entendu mentionner son idole. Maintenant, elle pourrait prononcer son prénom de ses sales lèvres de salope insensible renverseuse de verre, et il ne voulait pas de ça.
Il ne soutint pas le regard qu’elle lui jetait, pas vraiment son genre, mais rentra encore plus le menton dans son écharpe, attrapa son bonnet pour se l’enfoncer sur le crâne, tout en grommelant de plus belle. Et voilà que la damoiselle se lançait dans une tirade, qu’il ne réussit pas à suivre jusqu’au out d’ailleurs. Ça demandait trop de réflexion pour son petit crâne occupé à autre chose.
Seule réaction à la diatribe qu’elle venait de lui sortir, il hausse les épaules. Ces insultes là sont de celles qu’il connaît, il s’en fiche comme de son premier poil.


En revanche, son regard s’éclaira lorsque qu’un verre plein apparu devant lui, et il jeta un regard de gratitude au privé qui buvait à côté de lui. Ça c’était un type bien, il savait où étaient les priorités !

Après ça, il ne suivit plus grand-chose de ce qui se passait autour de lui, jusqu’à avoir avalé un plein gorgé de gyn. Il était beaucoup mieux maintenant. D’ailleurs, son ventre plein et la chaleur qui régnait dans le bar l’incitaient à la somnolence, et il ne tarda pas à entrer dans un espèce de léthargie passive d’animal heureux. Il suivait la conversation qui se déroulait à côté de lui bien sûr, c’était facile, mais il ne prenait pas vraiment garde à ce qui se disait.
Son seul soucis était que Riker n’avait aucune idée de ce à quoi il était en train de taper la discut’. Bon, après, vu le genre de buveurs qui traînaient autour d’eux, il n’y avait aucun problème.
Aucun problème.
Diantre, ce que c’était bon de se sentir bien.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   30.11.09 2:10

La jeune fille venait tout juste de lui demander ce qu'il faisait dans la vie, il commençat à repondre

- "J'suis un simple...."

Et plus un son, mis à part des grognements sortir de sa bouche. Alors qu'il baissait la tête une furieuse envie de fouiller des poubelles lui venait à l'esprit. Son regard se portait maintenant sur ses mains et quelle horreur ! Mais ce ne sont plus des mains, pourquoi maintenant et ici? Pourquoi le sort m'a fichu ces pattes gantées de noir et équipées de griffes? Il continua à s'inspecter et se rendre compte qu'il avait subitement retrecit.

Son corp était non plus recouvert de vetements mais de poils gris, blanc et noir. Et il etait dorenavant doté d'une queue striée de noir et gris.


Naaaaaaaaaaaaaaaan !!! J'suis devenu une de ces saleté de Raton-Laveur....

Il se decidat enfin à tourner la tête vers Rapunzel et y vit une patte enorme recouverte d'écailles et avec de longues griffes tranchantes au bout des doigts.

Le sang du privé ne fit qu'un tour et il se escaladat le comptoir pour se planquer derriere pris d'une panique frenetique.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   30.11.09 16:52

A peine les premiers mots d'une tirade...

Rien de plus...Il se foutait de la gueule du monde lui aussi, a grogné comme une bébètte...

Soudain, ce n'était plus Mike qui était devant elle, mais une mignone petite frimousse poilue Noire et Blanche...

Alors comme ça, le bonhomme aussi avait des pouvoirs...Mais qu'est-ce qu'il lui prenait de se lancer dans une metamorphose comme ca...Il était dingue, c'était plein de balayeurs ici, et ça aller chauffer...Lorsqu'il prit conscience que Rapunzel le regardait, il leva la tête et d'un bond se sauva derrière le comptoire...

Oh c'est bon, c'est pas parce qu'il se transformait en un animal qui ne servait a rien qu'elle allait se moquer de lui...Enfin si...Un peu...Beaucoup.

C'est alors qu'elle leva les yeux sur l'autre alcoolo...Il avait disparu et a sa place se trouvait, sommenolante, une petite fouine...

"C'est dingue..." pensa-t-elle....

Ce pourrait-il qu'elle soit dans une illusion? La poisse : ne pas controler ses pouvoirs dans un endroit comme celui la...C'était cuit cette fois...

" Eh Merde!" souffla-t-elle

Mais alors que les mots s'appretaient a sortir, un grognement puissant resonna à la place....

Soudain, Rapunzel comprit...Elle n'était pour rien dans toute cette folie, elle était victime comme les autres, et ironie du sort, elle allait se faire bouffer par...

...Par rien?
Comment ça par rien?
Car en se retournant elle ne vit rien...

La jeune femme baissa les yeux sur ce qui était censé être ses mains, mais à la place elle decouvrit de petites pattes atrophiées à la peau étincelante...

Si Rapunzel l'avait pu, elle aurait sourit...

...Un ty-rex. Elle était devenue un ty-rex.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   30.11.09 23:21

Tout somnolent, Cléanthe songeait que son patron n’avait décidément rien de mieux à faire que de draguer les jeunes filles louches traînant dans les bars. La pensée que lui-même traînait dans un de ces bars avec autant de négligence que Riker ne lui vint même pas à l’esprit. Lui il était jeune !
Un éclair noir et blanc passa devant ses yeux à moitiés fermés, et il s’ébroua. Voilà qu’il avait des hallucinations maintenant. Voir un raton laveur se promener dans un bar ça ne lui était encore jamais arrivé. Bon, avec le gyn, c’était normal d’avoir le cerveau fracassé, mais ça… Il se demandait ce qui pouvait bien se passer dans le fond de son crâne pour voir ce genre de délires animalesques.
Il tourna un regard ensommeillé autours de lui.
Non d’un être supérieur évolué et omniscient ! C’était bourré à craquer de bestioles dans ce coin ! Y avait même une chèvre qui prenait un gerety ! Elle allait se faire du mal la pauvre. Quand même, il fallait qu’il soit sacrément bien pour avoir une vision pareille.
Il se passait des choses horribles, tout autour d'eux.

- Commande des chaussures de golf, sinon on s’en sortira pas vivant.

C’est là qu’un espèce de rugissement étrange et déplacé s’ajouta au concert de cris ambiant. Fichtre, il se retrouvait au beau milieu d’une espèce de zoo, ces créatures buvaient de l’alcool, et personne ne faisait rien pour remettre de l’ordre dans tout ça. D’ici peu, elles allaient s’entre dévorer.

- Hé Mike, dit leur de mettre leurs putains de chaussures de golf ! Doux jésus quel bordel !

Il ne lui vint pas à l’esprit que ce qu’il baragouinait, mélange de mots à demi prononcés et de cris animaux étranges, était complètement inintelligible. Par contre, lorsqu’il découvrit que l’extra-tyresque était devenue tyr-rex, il ne prit pas le temps de consulter son cerveau pour lui demander son avis, ses instincts primaires firent bien leur boulot et il bondit à son tour derrière le bar, se faufilant près du détective pour s’y planquer, sans prendre garde au fait que se glisser dans un trou pareil ne lui avait demandé aucune difficulté.
Bon dieu de bon dieu ! Qui avait fait entrer un individu pareil chez des gens normaux ! Quand on ne savait pas contrôler ses transformations on restait chez sois !
Inutile de préciser que pas un gramme de mauvaise conscience et de culpabilité ne vint pirater son cerveau à cette pensée pourtant fort injuste quand on connaissait ses propres déboires.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   01.12.09 1:37

Planquait derrière le comptoir le privé entendit un grognement puissant qui éveillat son instnct de survie en lui intimant de se barrer bien vite d'ici. Mais son côté humesque gardait le dessus

Faut tiré tout ce merdier au clair...

Mais avant il y a certaines priorités à accomplir, il se dirigeat en se faufilant à travers les tuyaux qui serpentaient sur le sol et allat directement vers le frigo qu'il appreciait tant, il l'avait fait ouvrir si souvent à Rodrigue. C'est le seul, l'unique et le magnifigue refrigerateur à Gerety du D-Bar !

Il l'ouvrit et en sortit de ses deux petites pattes agiles mais velues une bouteille qu'il tenta de déboucher avec ses petits crocs bien aiguisés. Le bouchon sautat et il versa en prenant garde de bien soutenir la bouteille à deux pattes tout en se stabilisant avec sa queue. D'ailleurs en courant il faillit plusieurs fois de deraper dans les caisses qui jonchent le sol, va falloir s'y habituer... Enfin soit revenons à l'essentiel, le Gerety, une fois le vers servit il y fourrat son museau et lapat le contenu.

Bon voilà, maintenant que j'ai les idées claires, au boulot !

Il se tournat vers Cléanthe et tenta de l'appeler mais il n'émit que de petits grognements qu'il etouffat bien vite en planquant ses pattes sur sa gueule

Mouarf... J'sais plus parler... Fais chier merde !

Il fit alors signe à Cléanthe de le rejoindre, assez surprenant d'ailleurs de voir un furet et un raton-laveur comploter ainsi...

Il mit au point un plan de génie qui consistait. Oui j'vais vous passer l'interminable narration que serait de décrire les mimiques que Riker employat pour faire passer son message...

Revenons au plan, donc à force de mimiques le privé fit comprendre à Cléanthe qu'il devrait arriver à grimper sur la Tyrex en escaladant sa queue pour ainsi avoir un point de vue idéal et ne pas se faire croquer, point trés important par ailleurs.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   01.12.09 12:08

Mauvaise nouvelle pour le petit zoo du d-bar...

Un nouveau bruit retentit, différent cependant, mais de toute aussi mauvaise augure...

Car ce petit grognement n'était autre que le ventre de notre grand ty-rex...Certes, la jolie blonde avait mangé avant d'entrer ici, mais ce qui suffisait à calmer un estomat d'extra-tyrestre était loin d'être suffisant pour une grosse bébètte comme elle l'était aprésent...

Et tout le bordel de la menagerie qui se jouait autour d'elle n'avait rien d'apaisant...
Elle possédait déja d'ailleurs des instincts de chasseurs et de tueurs qui étaient developpés a l'extrème a présent...

Elle y reflechit a deux fois : la bouffe + les balayeurs = ticket gagnant?

Oui mais voila, si un jour elle redevenait Rapunzel telle qu'elle l'a toujours été, il est fort probable que tout ce qu'elle est fait lui soit reproché...Alors, quoi? C'était un sacré casse-tête, elle pourrait toujours se defendre d'avoir répondu a des instincts animaux, il n'en restait pas moins qu'elle était maître de ses actes...D'un autre côté, si elle restait a jamais comme ça, il fallait bien qu'un jour ou l'autre elle se nourrisse, et jusqu'à preuve du contraire, les ty-rex n'étaient pas herbivores...La poisse.

Toute cette reflexion approfondie dans son corps de tyrex lui donnait mal a la tête aussi, pour se donner une contenance, elle poussa un nouveau grognement censé calmer la menagerie, ainsi que ses nerfs...

C'est alors qu'elle vit Meiko se carapater vers le frigo...
Il semblait fort probable que chacun ait gardé ses petites manies, et donc sa façon de pensée...Si tout cela se finit donc, elle sera jugée responsable...Pas cool.

Mieux vaut donc se tenir à carreau...Pour le moment du moins...

Elle tenta d'interpréter tant bien que mal les gemissements des deux autres...Si elle avait encore cette faculté, Rapunzel aurait soupiré de desespoir...

Elle tendit la patte et chopa la première bestiole près du frigo...Meiko allait surment être prit de panique en pensant finir en casse croûte...

Elle finit par le deposer avec soin et delicasse sur le sommet de son crâne, avant de retendre la main, et de prendre de derrère le comptoire la petite fouine, pour faire de même.

"GRRROOOOUUUUUAAAAAA"

s'exclama-t-elle alors qu'elle avait mis la patte dessus, ce qui signifiait plus ou moins

"Ah, dégueu, il est plein de puces..."
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   02.12.09 11:28

Le furet s’était bien calé dans son coin et ne comptais pas en bouger, il observait tout ce qui se passait avec consternation. Des trips comme ça, il en avait pas eu souvent ! C’était carrément psychédélique.
Il observa le raton-laveur qu’il avait déjà vu passer se précipiter vers le frigo. C’était étrange comme cette bestiole lui faisait penser à son patron. D’ailleurs… Il avait comme l’impression de capter la voix de Riker jaillissant de ce truc. Et, réaction qui ne l’aurait pas étonné venant d’un hume, mais semblait beaucoup plus irréaliste venant d’un animal, le machin plein de poils de servit une bonne rasade de gerety. Remarque, autant en profiter, c’était pas tout les jours qu’on pouvait s’en servir gratuitement hein !
Et puis il se servait magnifiquement de ses pattes. C’était très intéressant à observer toute cette histoire.

Étrangement, après s’être servit sa ration d’alcool, le raton se dirigea vers lui, sans manifester la moindre peur. Ça c’était fort ! Une bestiole pareille qui n’avait pas peur des humes, ça ne se rencontrait pas tout les jours !
Le truc rayé poussa quelques cris, et finit par gesticuler. Cléanthe s’en approcha, intrigué, toujours incapable de remarquer des évidences comme sa taille réduite, ses griffes, et son absence de vêtements.
Là, à sa grande surprise, il eut l’impression que les pensées du privé débarquaient directement dans son cerveau. Pas de problème ! C’était pratique, dans un sens. Par contre le plan…

* Non mais ça va pas ? Je suis pas suicidaire au point de m’amuser à faire du rodéo sur le dos d’un truc pareil. Vaut mieux que celui avec le plus d’expérience y aille non ? Moi je peux très bien me planquer dans un trou, ça c’est une bonne idée. *


Bien sûr, les paroles n’avaient pas réellement été prononcées, mais ce n’était qu’un détail. Une façon de communiquer en remplaçait une autre, le jeune furet ne s’y attarda pas. D’ailleurs, un doute affreux commençait à le titiller. Il avait comme l’impression de ne pas être lui-même.
Soudain, un rugissement assez flippant le fit se plaquer contre le sol, les griffes enfoncées dans le vernis du bar. Aille. Il avait comme le pressentiment qu’il n’allait peut être pas aimer ce qui allait suivre.
Effectivement, lorsque que Mike disparut, embarqué dans les airs, sa première idée ne fut pas qu’il avait brusquement apprit à voler. Mais la peur le tenait figé sur place. Lorsque enfin il réussis à persuader ses pattes de se mettre en mouvement, il était trop tard. Il prit à son tour la voie des airs. Il se débattit, sans émettre le moindre bruit, mais en se tortillant dans tout les sens.
Il allait mouriiiiir.

* Non je veux pas, je suis encore trop jeune pour çaaaaa *


Mais non, il fut lâché juste à côté du raton, qui avait l’air en pleine forme. Lorsqu’il capta les pensées de Rapunzel, il s’insurgea.

* Hey ! Je trouve cette remarque légèrement désobligeante. Je ne suis PAS plein de puces, j’ai déjà prit des bains hein ! Dès que c’est gros, ça n’a plus aucun respect…*


A peine quelques secondes après ces paroles, il se gratta furieusement derrière l’oreille, et se rendant compte de sa manœuvre, baissa la tête d’un air tout penaud en face de son patron. Et ses eux se posèrent, enfin, sur ses pattes.
Oh…
Bon…
Encore heureux qu’il ait l’habitude d’avoir des poils.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   10.12.09 1:13

Et voilà un Furet et un Raton-Laveur chevauchant une Tyrex? Mais c'est quoi ce merdier? Qu'est-ce qui se passe? Mais que fait la police? Euh... oué en fait on s'en tamponne l'oreille avec une babouche, ils comprendraient rien à ce qu'il se passe.

Une fois Cléanthe treuillé sur la tête de Rapunzel aux côtés du privé, celui-ci prit une pose de géneral sur son cheval et fit signe de la patte droite en tendant un petit doigt griffu vers l'exterieur.

* - Avanti, avanti ! Allons-y! Cherchons pourquoi nous sommes devenus comme ça !*

La Troupe nouvellement créer passat gentillement la porte, c'est à dire : Défoncer la porte, exploser un pan de mur pour laisser passer une Tyrex parce que bon une porte de 2 mètres de Haut ça suffit pas (surtout en largeur en fait mais ne repetez pas sinon j'me fais bouffer...)

Et il arrivèrent dans la rue.

La suite ICI
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Signalement : Hume Evolus d'environ trente ans, pas très grand (1m72) et peu épais en ce moment, cheveux châtains, yeux noisette, bel homme, vêtements de très belle facture, pas de cicatrice visible quand il est habillé à part une entaille en virgule sous l'oreille gauche


MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   14.03.10 22:26

*Mais qu'est-ce que c'est que cette MERDE?!*

Ce qui se traduisit hors du cerveau du locuteur par une sorte de:

"MREOOOOW!!!"

Arrêt sur image: un chat sauvage de bonne taille emprisonné dans les draps tombés de son propre lit, feulant sa fureur et flanquant des coups de pattes en tous sens.

Retour rapide: deux minutes plus tôt.



-> Plus d'un mois auparavant, une soirée au coin du feu


Caleb ne faisait rien. Depuis l'accident, c'était ce à quoi se résumaient ses journées et ses nuits. Quand il avait le courage de se lever, il restait prostré dans son fauteuil roulant, près de la fenêtre. Il mangeait peu, fumait beaucoup. Il prenait ses médicaments, ce qui le ralentissait encore plus, mais au moins lui rendait la situation à peu près supportable. De temps en temps, il ouvrait l'un de ses livres de comptes, pour se donner l'illusion de travailler. Il passait une demi-heure sur la même page, puis abandonnait. L'activité la plus joyeuse qu'il parvenait encore à avoir, c'était de jouer mollement avec Chips quand l'animal se faisait trop insistant.

Ce matin-là, il n'était même pas sorti du lit. Il observait ce plafond qu'il connaissait par coeur, perdu dans des pensées tellement mornes et répétitives qu'il ne les comprenait même plus. Puis c'était arrivé.

A la différence de l'immense majorité des habitants de Secaria, Caleb sentit que quelque chose se passait - et pour cause: l'espace de trois brèves et atroces secondes, sa poitrine lui donna l'impression de se déchirer de l'intérieur. Il hurla, se redressa à moitié pour porter une main à son coeur. La crampe, fulgurante, envahit son cou et son bras gauche, et le Techie eut le temps de se dire que son coeur avait lâché et que cette fois c'était bel et bien terminé. Puis il perdit connaissance.

Il ne resta inconscient que le temps de tomber du lit. Il heurta le parquet et émit un cri de douleur et d'indignation qui lui parut instantanément anormal: crise cardiaque ou pas, depuis quand glapissait-il de la sorte?... Et puis, "crise cardiaque"... Cela paraissait soudain très relatif: il était en vie, éveillé, et la douleur avait disparu tellement vite qu'il aurait pu douter de son existence si elle ne l'avait pas laissé tremblant et un peu sonné. Que s'était-il passé?

Puis Caleb prit conscience que ce grand voile blanc qui lui bouchait la vue n'avait rien à voir avec le choc qu'il venait de subir: c'était son drap, que quelques secondes auparavant il avait pourtant rejeté au niveau de ses genoux. Et ce tissu bleu dans lequel il était empêtré? Son pantalon de pyjama. Aussi absurde que cela lui parut, il lui arrivait à présent jusqu'aux épaules. Il tenta de le repousser. Vit qu'il n'avait plus de mains pour le faire.

Moment de flottement. Puis, comme je le disais tantôt:

*Mais qu'est-ce que c'est que cette MERDE?!*

Caleb s'entendit miauler et quelque chose se brisa du côté de son self-control. Il se mit à larder son drap de coups de pattes, griffes sorties. Il se fit mal, mais cela ne lui prit que quelques instants pour le tailler en pièces et s'extraire de sa prison de toile. Le souffle court, clignant des yeux dans la pénombre de sa chambre, il prit le temps de s'examiner. Evidemment, un bref coup d'oeil suffit à confirmer ses doutes, et sa fourrure se hérissa tout le long de son dos:

*Un chat... un putain de chat...*

L'évidence le frappa alors avec la violence d'un brahmine lancé au galop: un putain de chat, oui. Mais un putain de chat qui se tenait sur ses quatre pattes.

Caleb fit quelques pas, la tête tournée selon un angle absurde pour observer son arrière-train. Les muscles fins et nerveux de ses pattes postérieures fonctionnaient sans heurt et il sentait les reliefs du plancher sous ses coussinets sensibles. Lentement, il s'assit comme il avait vu les chats le faire. Son corps obtempéra avec aisance et Caleb fut pris d'un vertige.

Du calme, du calme. D'accord, pour une raison qui lui échappait, il venait de se transformer en un gros chat roux et brun et la métamorphose, en plus de purger son sang des médicaments qui l'assommaient, lui avait rendu ses jambes. Dommage, le choc était un peu trop rude pour qu'il parvienne à sauter de joie.

Allez, réfléchissons. Cela n'avait rien d'un rêve, donc c'était forcément de la magie. Intentionnelle? Acte malveillant ou aide maladroite? Psyker ou... rough?...

*... RODRIGUE!!!*

Caleb se précipita hors de la chambre, oreilles plaquées en arrière et crinière hérissée: si c'était cet enfoiré de barman qui était responsable de ce bordel, il allait l'entendre! Mais le Techie n'avait pas fait trois mètres que son coeur commençait à palpiter de manière désagréable. Son monde s'obscurcit et il dut s'arrêter en titubant, le souffle court. Pris d'un mauvais pressentiment, Caleb chercha à faire apparaître son double. Comme il s'y attendait, il ne se passa absolument rien. Il fallait se rendre à l'évidence: il ne savait pas pourquoi, il ne savait pas comment, mais quand cette foutue magie s'était chargée de remodeler son gros coeur d'hume en un petit palpitant de chat, elle avait fait disparaître son implant.

Un chat avec ses quatre pattes fonctionnelles mais un coeur malformé. Génial. De mieux en mieux.

Caleb reprit sa route vers la porte de son appartement, qui heureusement n'était pas fermée - le trafiquant n'avait aucune envie de se battre avec une clenche située un mètre au-dessus de sa tête. Il se faufila dans l'escalier, qu'il eut quelques difficultés à descendre: se balader le nez à quelques centimètres du sol n'était déjà pas très confortable, alors dévaler des marches la tête la première... Sans compter qu'une nouvelle difficulté l'attendait au premier étage:

*Oh merde... évidemment, cette foutue porte est fermée...*

La porte blindée de son bureau. Bien sûr. Cela aurait été trop facile. Heureusement, il n'était pas le premier quadrupède qui cherchait à se déplacer dans le Downward Bar, et par chance il connaissait plutôt bien les habitudes de son prédécesseur. Caleb entreprit donc de gratter le sol à gauche de la porte. En quelques secondes, il avait découvert celle des planches qui était la plus mal clouée, l'avait soulevée tant bien que mal (en se plantant une écharde dans le museau) et s'était faufilé dans l'entresol qui était le royaume de Chips. Une minute plus tard, le temps de serpenter entre les fondations de la mezzanine et de trouver la sortie qui lui éviterait un conflit avec une autre porte close, Caleb débouchait sur le balcon qui surplombait son bar. Et comme il était veinard, il arriva juste à temps pour être témoin de la sortie du Tyr-rex et de l'explosion de sa porte d'entrée.

*Mais qu'est-ce que... oh, par toutes les putains de l'Etat...*

Aussi bouche-bée qu'un chat pouvait l'être, Caleb resta figé sur son perchoir, abasourdi de constater qu'il n'était pas la seule victime de ce fichu tour de magie. En contrebas, ça grouillait de rongeurs, mammifères, reptiles et bestiaux en tout genre. Une cacophonie indescriptible emplissait l'air, des hurlements de terreur ou d'incompréhension lui envahissaient la tête. Près de la porte, trois humes dénudés s'étranglaient avec des colliers de chien en aboyant tant bien que mal leur détresse. Et par-ci par-là, les plus gros commençaient déjà à se défouler sur les plus petits.

Oh bon sang, où étaient José et Rodrigue?...


Dernière édition par Caleb Mancuso le 23.07.10 23:40, édité 1 fois
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- Un dernier verre ? Mmh ? - Innocent perverti

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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   27.03.10 12:31

Analyser le plus froidement du monde la situation ; ça, c’était ce qu’il aurait aimé faire. Sauf que, pour le moment, Rodrigue était prostré à l’ombre d’une table renversée, et regardait droit devant lui le zoo péniblement littéral qu’était devenu le bar. Ses oreilles rabattues sur son crâne frémissaient de temps à autre ; il n’en demeurait pas moins figé, et en apparence calme. Sauf qu’il était loin de l’être, pensez-vous. Voir une belle – quoique blafarde – cliente installée à son comptoir devenir le temps d’une seconde de brouillard coloré un Tyrex d’une taille cauchemardesque avait de quoi impressionner, pour commencer. C’était la seule image de ces quelques dernières minutes dont il gardait un souvenir douloureusement net – il s’était cogné la tête dans l’instant contre les étagères du bar, avant de faire une chute (inexplicablement longue). Il était resté un temps indéterminé au sol, passablement sonné et empêtré dans des monceaux de tissu sortis de nulle part, à n’entendre qu’une confuse cacophonie de hurlements et piétinements en tout genre.

Nouveau tressaillement de l’oreille. Il regarda la dite Tyrex défoncer la porte du Downward, chevauchée par Mike – c’était bien ce brave Mike, n’est-ce pas ? Le raton-laveur exalté ? – sans manifester davantage d’effroi. L’ouverture ainsi ménagée dans une violence des plus débauchées suffit à vider le bar du trois-quart des « clients ». Le spectacle aurait presque pu être drôle, sauf qu’il était beaucoup trop surréaliste et dément pour plaire au barman.
Rodrigue glissa un regard vitreux à sa gauche, puis abaissa ses paupières animales. Lui-même était devenu un renard ; c’était du moins l’animal qu’il avait aperçu dans les larges éclats de verre lorsqu’il avait repris connaissance. C’était la nouveauté qui, en plus de la jolie bosse qui ornait son occiput de goupil, l’avait plongé dans cet état lugubrement contemplatif. Il s’était glissé sous une table en trottinant aussi vite qu’il le pouvait, ce qui lui avait laissé le temps de s’empêtrer dans ses pattes fines et lestes, et de manquer d’écraser une malheureuse souris qui passait par là en jurant dans un jargon typiquement twinkilien. Depuis son poste d’observation, il tâchait de reprendre ses esprits, et, comme dit plus haut, d’analyser froidement la situation.
Tous les hûmes présents dans le bar s’étaient transformés en animaux ; la métamorphose inverse s’était aussi produite, à en juger dans les humoïdes dévêtus qui beuglaient de terreur près de l’entrée. Personne ne semblait y avoir échappé. Il était à peu près certain, d’après ce que l’on pouvait voir par l’entrée élargie, que les environs immédiats avaient connus le même sort.

Rodrigue eut enfin la réaction, lucide, saine, et appropriée, de jurer à son tour.
Mais seul un grognement étouffé glissa entre ses mâchoires de renard et fit frémir ses moustaches. Exténué d’observer ce spectacle d’une incohérence insultante, l’animal au pelage roux clair se hissa sur ses pattes et glissa un museau prudent hors de son abri. Il reconnaissait difficilement ses clients habituels dans ces créatures agitées. Il trottina jusqu’à la grande banquette, sans savoir réellement où aller. Ce n’est que lorsqu’il bondit de côté pour éviter la charge beuglante d’un sanglier qu’il songea soudainement à Caleb. Ses oreilles se levèrent brusquement, et il orienta son museau blanc vers les escaliers en colimaçon, son attitude reflétant instinctivement son anxiété. Il n’avait aucune raison de croire que Caleb ait échappé à la métamorphose… Devait-il aller voir là-haut ?

Sans prendre la peine de réfléchir davantage à la question, le goupil s’élança à travers le bar. Il avait du mal à maîtriser ce corps élastique et menu dont il avait hérité, mais cette agilité toute neuve lui plaisait, d’une certaine façon. Il slaloma furtivement entre les tables renversées et les débris divers, effectuant un étrange parcours en zig-zag guidés par ses muscles animaux.

Il n’était pas loin d’atteindre les premières marches de l’escalier quand un pressentiment lui matraqua les os avec une violence inouïe : DANGER. Littéralement électrisé, le renard freina subitement, et, se tassant sur lui-même, roula de côté juste à temps pour éviter un coup…de sabot. Le renard aplati au sol loucha sur le dit sabot, puis leva le museau. Une patte énorme, aux muscles épais et saillants recouverte d’une fourrure rase crème, se prolongeait sur un corps de bestiau tout aussi énorme. Le renard, ridiculement petit en comparaison, se redressa en position assise, étirant son cou, encore et encore, pour essayer de voir la face du bovidé qui venait de s’interposer. Et avant d’avoir pu le faire, ses pattes antérieures se décolèrent du sol et le barman retomba sur le dos en se tortillant, empêtré dans son corps définitivement trop léger.

* Rodrigue, c’est toi ? *

Le Lespurien flaira beaucoup trop d’incrédulité dans le ton employé par la bestiole. Le renard ferma son faciès animal le plus sévèrement possible, les oreilles en bernes, et, toujours couché sur le dos (c’était quand même plus commode pour regarder l’auroch qui venait de pencher la tête au-dessus de lui), laissa échapper la réponse sans même songer à la façon de l’exprimer :

* José… ? Pourquoi est-ce que je ne suis qu’à moitié surpris ? *

Il perçut le rire bovin du colosse tandis qu’il secouait sa tête de bon cœur. De toute évidence, le videur prenait la situation avec une sérénité défiant l’intelligible. Rodrigue, perplexe, se remit d’un coup de rein sur ses pattes, et s’ébroua. L’énorme auroch recula lourdement d’un pas, dardant au passage des regards lourds de menace aux quelques derniers transformés qui approchaient d’eux. Le pelage roux de Rodrigue se hérissa visiblement, et la question qui venait d’émerger à nouveau dans son esprit fusa tout aussitôt :

* Personne n’a eut accès à l’étage, dis-moi ? Caleb…*

José secoua son énorme tête négativement, manifestement fier de n’avoir pas manqué à son devoir quotidien en dépit des circonstances pour le moins apocalyptiques. Le renard parut soulagé, puis tourna sa tête par-dessus son épaule pour observer sombrement le chaos de plumes, de coups de griffes et autres cris animaux. Même si la situation lui donnait surtout envie de se frapper la tête contre les murs, il ne devait pas perdre de vue l’essentiel : protéger Caleb. Et, si possible, éviter que le bar ne tombe en ruine avant la fin de ce cauchemar.

Comme pour le contredire, un énorme craquement retentit dans le Downward. Le barman se retourna à temps pour voir un des multiples conduits des chaudières qui striaient les hauteurs du rez-de-chaussée se plier et tomber en travers des tables, le tout dans une cacophonie métallique assourdissante. Rodrigue reconnu sans peine, et avec un certain soulagement, qu’il s’agissait d’un des conduits hors-service. Le genre qui ne servait plus que de lieu de promenade à Chips. Par contre, ce qui tomba avec le conduit tordu arracha une expression d’effroi qui, déjà inédite chez un renard, l’était et encore plus de la part de Rodrigue.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   02.05.10 22:59

Cela faisait des semaines que Caleb n'avait pas quitté son appartement. Il y vivait sur un rythme monotone de silences et de soupirs, à peine ponctué par les gémissements inquiets de Chips et les regards embarrassés de Rodrigue. Il pouvait passer des journées entières pratiquement sans bouger, tassé dans son fauteuil, à observer par la fenêtre le quotidien d'un monde devenu étranger. Tout était lent, calme et triste.

Forcément, le contraste avec sa situation actuelle était quelque peu violent.

L'ombre démesurée d'un aigle chauve en perte de contrôle s'étendit sur le balcon et Caleb plongea instinctivement en avant pour se tasser entre deux barreaux de la rambarde. Mais la maladroite menace, qui de toute façon avait d'autres préoccupations que de goûter à un félin beaucoup trop gros pour lui, se contenta de virer de bord pour aller élégamment s'écraser contre le mur opposé. Moustaches frémissantes, Caleb observa sa chute au beau milieu de ce qui était encore récemment quelques chiens en laisse et la panique totale qu'elle y provoqua. L'une des malheureuses créatures s'abattit sur le flanc, le souffle rauque et les yeux révulsés, étranglée par son collier. Les deux autres eurent plus de chance: un gros canidé noir, sans doute par fraternité inconsciente, parvint à dénouer leurs liens avec ses crocs et les deux pauvres humes purent s'enfuir vers la rue d'un pas heurté, ni quadrupède ni bipède. L'aigle chauve remit ses plumes en ordre avec une étrange dignité, avant d'emprunter le même chemin.

Circonspect, Caleb s'installa plus confortablement au bord de son perchoir. Il ramena sa longue queue annelée de chat sauvage sur ses pattes antérieures et se pencha en contrebas, scrutant le bar de ses yeux myopes. Les doux triangles de ses oreilles oscillaient au sommet de son crâne, avides d'informations. Une foule de questions se bousculaient dans sa tête et il savait confusément qu'il devait chercher à retrouver ses deux employés dans ce bazar, mais il avait toutes les difficultés du monde à se focaliser sur ce simple objectif tant l'absurde spectacle le fascinait.

Il vit un sanglier charger à travers la salle principal sans tenir compte des meubles ou êtres vivants qui pouvaient se situer sur sa route; il envoya valser une bonne demi-douzaine d'animaux, dont un malheureux castor twinkilien qui dut vivement regretter de ne pas être aussi volumineux que ses cousins géants de Vanor. L'animal amphibie culbuta sur dix mètres avant de parvenir à s'arrêter. Il se redressa tant bien mal, s'ébroua, puis adressa un somptueux bras d'honneur au sanglier. Caleb s'entendit émettre un rire beaucoup trop haut perché, rire qui aurait volontiers viré à la crise de nerfs si le ciel n'était pas alors tombé sur la tête du pauvre greffier.

Il y eut un fracas épouvantable et les oreilles du chat s'aplatirent, écrasées par la sensation d'un péril immédiat. L'hume en resta pétrifié. L'animal, lui, réagit: ses muscles se déployèrent comme des ressorts et il fit un bond phénoménal, loin du métal tordu du conduit qui broyait la rambarde et cette partie du balcon. Un bond phénoménal. En avant. Dans le vide.

Oups.

Caleb n'eut même pas la présence d'esprit de hurler: son coeur était parti en flèche, beaucoup trop vite pour fonctionner correctement, et il restait tout juste assez de bon sens au Techie pour qu'il comprenne qu'il allait se faire très mal. Il ne s'attendait absolument pas au brusque coup de rein qui remit ses pattes dans l'axe et courba son dos, si bien qu'au lieu de s'écraser sur les débris des tables du bar... disons qu'il se contenta d'atterrir violemment. Mais plus ou moins sur ses pattes, et pour une chute d'un étage, il se fit étonnamment peu mal.

Moment de flottement, le temps que le vacarme métallique s'éteigne. Caleb était tassé sur le sol du bar, les oreilles aplaties, le regard flou: par l'Etat, heureusement que ce corps de chat était livré avec le mode automatique... Il releva la tête, évalua la hauteur de sa chute. Puis il se redressa lentement, sur ses pattes fines et agiles, ses pattes qui fonctionnaient si bien. Pour la première fois, il prit conscience qu'il était sorti de son marasme de reclus. Il bougeait, il parlait, il avait ses jambes. Et soudain Caleb se mit à rire, un grand éclat de rire jubilatoire et totalement incongru dans cette ambiance de fin du monde.

*Dément! C'est dément!*

Il tourna sur lui-même comme pour attraper sa queue, puis bondit sur l'une des rares tables encore debout. C'était facile, honteusement facile. Caleb se rengorgea, insensible à la panique relancée par la chute du conduit de chaudière: tous les animaux s'éparpillaient autour de lui et force cris de terreur résonnaient dans sa tête, mais il s'en fichait. Il marchait, il était libre! Il rit encore une fois, avant d'apercevoir l'auroch à la robe claire qui se tenait près de l'escalier. A côté de sa patte antérieure droite, un renard se tenait pratiquement au garde à vous. Les regards des deux animaux lui parurent fixés sur lui avec une insistance familière, ce qui lui donna une étrange idée:

*José? Rodrigue? C'est vous?*

Seconde de flottement. Puis nouveau petit rire.

*Mais oui! Eh, c'est moi, c'est Caleb! C'est... qu'est-ce que vous regardez comme ça?*

Comme ça, c'était avec des yeux exorbités, au point que cela se voyait même sur le faciès d'un renard ou d'un bovidé. Plus un élément subtil et indéfinissable qui ôta soudainement toute envie de rire au trafiquant d'armes: ce regard, c'était de la peur. Au même instant, il comprit que si les autres occupants du bar fuyaient de la sorte, qu'ils continuaient à fuir, ce n'était pas à cause du conduit effondré.

Le chat regarda par-dessus son épaule. Et il la vit, en tain de se détacher doucement de la cheminée de cuivre qu'elle avait faite céder en cherchant à s'y percher. Enorme. Noire comme la suie. Ses huit pattes hérissées de poils, annelées de rouge et jaune. Ses mandibules qui goûtaient l'air. Ses yeux, vides et trop nombreux. Des yeux fixés sur lui. Parce que si un chat sauvage est bien trop grand pour intéresser un aigle chauve, il entre tout à fait dans les goûts d'une araignée lespurienne d'un mètre de diamètre. Et allez savoir pourquoi, Caleb sut immédiatement que la conscience hume qui sommeillait derrière ces yeux-là était pour l'instant tout à fait en accord avec les pulsions du monstre dans lequel elle s'incarnait.

L'araignée bondit, féroce et silencieuse. Le Techie hurla et déguerpit aussi vite qu'il le pouvait, sautant de la table pour courir vers le comptoir. Mais encore une fois son coeur malade se mit à protester, ce qui transforma sa terreur en panique totale: non, non, pas maintenant! Le chat trébucha, repartit de plus belle. Son sang battait à ses tempes et noyait ses pensées, si bien qu'il avait complètement oublié la présence de Rodrigue et José. Tout ce sur quoi il parvenait à se concentrer, c'était qu'il fallait qu'il passe derrière le bar, il y trouverait bien une cachette trop petite pour que l'araignée l'atteigne, il...

Voile noir, le coeur qui cogne, la tête qui tourne. Non, non, non...

Le monstre émit un terrible sifflement de victoire.

Tentant le tout pour le tout, Caleb prit son élan, bondit pour atteindre le comptoir. Mais il était trop tard, il ne contrôlait déjà plus convenablement ce corps auquel il n'était pas habitué, et au lieu de se hisser sur son perchoir il se cogna de plein fouet dans le bar. Une myriades d'étoiles envahit sa vision et il s'effondra de tout son long entre les tabourets renversés, sonné.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   23.05.10 17:02

Rodrigue s’était rendu compte, en quelques mois seulement, que le poste de barman n’était pas un métier si reposant qu’on pouvait le penser au premier abord. Surtout en vivant à Sécaria.

… Surtout en travaillant dans ce bar, en fait.

Ses oreilles dressées, Rodrigue contemplait la monstrueuse forme sombre s’extraire précautionneusement de son carcan de métal froissé ; et il avait donc tout lieu de penser que cette abomination de la nature tyrienne, piétinant son cher lieu de travail de ses huit pattes velues, venait subitement d’entrer dans la liste réduite des pires rencontres de sa vie de barman sécarien.
D’autant plus que son très estimé employeur, tombé du ciel entre-temps, paradait sur une table, sans paraître flairer dans l’air le parfum sucré de la terreur, ni même remarquer de visu que la quasi-totalité des animaux avaient détallés dans l’instant. La scène avait des airs surréalistes assez déplaisants. Caleb s’était transformé en chat, ce qui en d’autres circonstances l’aurait considérablement troublé ; Caleb marchait, ce dont il aurait pu se réjouir également …Mais Caleb mettait (encore) sa vie en danger sous ses yeux. A croire qu’il le faisait exprès.
Dans son immobilité estomaquée, le renard frémit légèrement d’une oreille – équivalent le plus approchant d’un tic nerveux.

Au moment où Caleb bondit de sa table pour échapper à la charge de l’araignée, Rodrigue se tassa au sol, tremblant d’une tension qu’il ne cherchait même pas à contenir.

* CALEB ! *

La panique électrisa son menu corps d’animal ; sans plus attendre, le barman se précipita entre les tables renversées, suivant une trajectoire cassée et vive. Il eut le temps de voir Caleb s’effondrer contre le comptoir du bar, et cette vision alarmante débrida toute la vélocité sauvage de son corps de renard : il effectua un bond surprenant en avant, se projetant lui aussi contre le bar. Il atterrit les quatre pattes contre le bois du zinc, et d’un rebond, il se campa devant le chat sauvage. Face à lui, l’araignée s’était doucement immobilisée, peut-être surprise, ou peut-être simplement ravie de pouvoir compter un renard à son tableau de chasse. Elle se hissa sur ses longues pattes, en émettant des stridulations râpées et dissonantes. En guise de réponse, Rodrigue montra les dents, grondant et sentant son échine se hérisser. Le cœur battant, il ne pouvait que goûter à pleins poumons les effluves acides de sa soif de sang, l’insanité qui pulsait dans son esprit comme un poison. Et dire qu’un type aussi monstrueux s’était trouvé dans son bar, et qu’il n’avait rien remarqué…
Rodrigue attaqua. Parfaitement conscient de ne pas faire le poids, il se précipita pourtant vers les pattes de l’araignée, claquant des dents dans le vide pour la forcer à reculer, ou du moins à concentrer son attention sur lui. S’il se débrouillait assez bien, Caleb aurait le temps d’aller se mettre à l’abri... Il esquiva habilement les frappes hargneuses de l’araignée, jouant à contorsionner son corps alerte autant qu’elle semblait frémir d’un plaisir obscène à chercher à épingler sa petite proie mouvante. Rodrigue, profitant quelques infimes secondes de la protection d’une table effondrée, tenta de regarder derrière lui pour s’assurer que Caleb s’était bien relevé. Il n’aperçut pas le chat sauvage, et d’ailleurs il n’eut pas même le temps de le chercher des yeux aux alentours : l’araignée profita de ce moment d’inattention pour plonger sur lui, crochets en avant. Rodrigue se déporta de côté au dernier moment, esquivant de justesse l’étau claquant des crochets ; mais il perdit l’équilibre, effectua un roulé-boulé désarticulé entre les pattes du prédateur avant de s’immobiliser, passablement étourdi. L’araignée broya les débris de bois pris entre ses crochets, puis les laissa retomber avec une colère palpable. On entendit alors un immense fracas, mêlant débris de chaises renversées et brisées, les stridulations furieuses de l’araignée et le mugissement d’un énorme auroch blanc qui, ayant foncé tête baissée, harcelait de coups de cornes les flancs du monstre. L’araignée, trop légère, tomba de côté, ses longues pattes griffant l’air, tandis que José continuait de pousser de toutes ses forces la bête jusqu’à la coincer contre le mur. A quelques pas seulement de cette lutte féroce, un renard ébouriffé releva prudemment la tête. Rodrigue observa avec une affection renouvelée le videur batailler avec entrain et confiance, puis tourna la tête vers le bar déserté, à la recherche de son patron.
Il se releva lentement, s’ébroua avant de cheminer rapidement vers le comptoir, humant le sol pour tenter de retrouver la trace de Caleb. Il ne savait pas trop comment faire confiance à son nez de renard, mais lorsqu’il perçut un parfum indescriptible – velours, tabac, soleil, … – il devina qu’il s’agissait de Caleb. Le renard releva la tête, promenant ses yeux pervenche sur le capharnaüm qu’était devenu le bar ; hésitant, il tenta de lancer par la pensée :

* Caleb ? *
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   24.06.10 20:35

Pendant un moment, on n'entendit que les sifflements rageurs de l'araignée qui mordait de tous ses crochets l'échine luisante de José. Puis une voix, arrogante et posée, même si on y discernait encore un infime tremblement:

*Je trouve que tu commences à m'appeler par mon prénom un peu trop facilement, Rodrigue.*

Le chat sauvage s'extirpa du tas de débris sous lequel il avait trouvé refuge. Il leva le museau pour évaluer la hauteur du bar tout proche, avant de se ramasser sur lui-même et de s'y propulser d'une détente. Cette fois-ci, il atterrit bien sur le comptoir et s'y assit d'un air souverain, dissimulant ses pattes encore flageolantes. Sans paraître prêter attention à son barman, Caleb posa un regard critique sur la masse confuse que formaient l'auroch et l'araignée géante. Puis ses yeux glissèrent en un lent panoramique sur l'ensemble du bar. Les rares individus encore présents se tassaient contre le mur du fond, hurlant, beuglant, gémissant, piaillant de tous leurs poumons. Le vacarme était insupportable, pour les oreilles comme pour l'esprit.

*Eh! On se calme! Un peu de silence!*

Caleb se redressa sur ses pattes, inconscient que quelques kilomètres au nord, Talula tentait de reprendre le contrôle de son bordel exactement de la même manière. Enfin, presque exactement.

*OH! VOS GUEEEUUULES!!!*

Il avait crié de toutes ses forces. Les humes métamorphosés se turent, surpris. Et sans doute l'araignée fut-elle déconcentrée, car soudain tout le monde put entendre le bruit humide de la chitine éventrée. Le monstre lâcha un râle immonde: José venait de plonger une corne de près d'un mètre dans son abdomen couleur suie. L'arachnide tenta de frapper l'auroch de ses pattes griffues, de le mordre encore une fois. Mais ses coups mal maîtrisés ne portaient plus. José se dégagea d'un brusque coup de tête et l'araignée s'effondra au sol avec un sifflement de douleur, répandant son sang translucide sur le béton. Alors, à la surprise générale, on l'entendit parler:

*Non... pitié... je vous en prie, pitié...*

Un tic agita brièvement l'oreille de Caleb. Puis il s'avança lentement le long du bar pour s'approcher des combattants, d'un pas égal et élégant qui faisait onduler ses omoplates sous sa fourrure. Sans doute l'araignée prit-elle cela pour un encouragement, car elle reprit:

*Je... j'ai perdu le contrôle... je vous jure... je suis désolé, je... ça ne se reproduira plus...*

Décontenancé, José contemplait la masse noire effondrée à ses pieds. Il adressa un regard troublé à Caleb, avant de revenir à l'araignée, visiblement indécis quant à la conduite à tenir. Le trafiquant d'armes, arrivé au bout du bar, remarqua que du sang s'écoulait de l'encolure du videur là où les crochets de la créature avaient injecté leur venin. Sa toison couleur crème rougissait par plaques, là où les poils urticants l'avaient touché.

*Je vous en prie...*

Une voix tellement hume. Intelligente, effrayée. Sincère, peut-être. Caleb adressa à Rodrigue un regard impossible à interpréter. Rodrigue, que cette chose avait failli mettre en pièces pendant que son patron à moitié assommé se traînait à l'abri.

*Pitié...*

Les prunelles dorées de Caleb n'exprimèrent rien lorsqu'il s'adressa à José:

*Tue-le.*

L'auroch souleva ses massives pattes antérieures et les laissa retomber sur l'être à huit pattes. Il y eut un cri, bref et perçant. Puis le son sourd des sabots qui heurtaient le sol, auréolé d'un craquement révulsant. Et le silence.

Caleb reprit la parole d'une voix froide, aiguisée comme une lame, que peu dans l'assistance devaient lui connaître:

*Maintenant, je vous prierai de rester tous très calmes. Tant que vous ne cassez rien de plus et que vous ne tentez pas de dévorer votre prochain, vous êtes les bienvenus ici. Mais je ne tolérerai pas d'autre dérapage, me suis-je bien fait comprendre?*

L'absence totale de réponse lui apprit que oui. Satisfait, il sauta à bas du bar tandis que José revenait auprès de lui, la démarche titubante. Le videur finit par se laisser tomber sur les genoux à côté du comptoir, en dodelinant de la tête:

*Je me sens pas bien, patron...*
*Reste tranquille, mon grand. C'est le venin de cette saloperie. Mais je pense que ça ira, une morsure suffit déjà pas pour tuer un hume, un grand gaillard comme toi devrait s'en sortir.*

Il s'approcha de l'auroch, s'assit à côté de sa tête et posa l'une de ses pattes sur sa tempe d'un air solennel.

*Tu as fait du très bon boulot.*
*Merci, patron.*

Malgré tout ce qu'il venait de se produire, José avait toujours le même ton calme et serein. Caleb le lui envia. Puis il tourna la tête pour chercher le regard de Rodrigue et un sourire sembla s'inscrire dans ses yeux d'ambre.

*Toi aussi Rodrigue. Du très bon boulot. Merci.*

Pause.

*Si on oublie le fait que tu es totalement cinglé de t'être jeté sur ce machin alors que tu n'es qu'un putain de renard. Et puis merde, un renard?! Quelqu'un sait ce qu'il se passe, ici?!*

Pas un mot pour évoquer le fait qu'il marchait. Pas un mot sur ce qu'il venait d'ordonner à José. Comme si tout cela était parfaitement normal. Ou n'avait jamais existé.
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   25.06.10 1:05

Un perroquet désorienté s’était réfugié sur les lustres longilignes du bar ; en battant furieusement des ailes pour y trouver un appui solide, il faisait tanguer la lumière des lampes sur les reliefs fracassés du bar, ajoutant encore plus de mouvement au chaos qui y régnait. Rodrigue resta longuement plongé dans un silence feutré, immobile, mais balloté entre ces jeux agressifs d’ombre de lumière. Pendant que Caleb grimpait sur le comptoir, lui le contourna prudemment en rebroussant chemin, évitant du bout de ses pattes fines les débris de verres qui minaient copieusement le sol. Le cœur encore battant de son altercation pourtant brève contre l’araignée, il ne consentait à lâcher le chat sauvage des yeux que pour s’assurer par quelques coups d’œil rapides que José dominait toujours le combat. Il avait fait mine de ne pas relever la remarque de Caleb – pourtant, à en juger par le pli qui se creusait entre ses yeux de renard, et surtout par la crispation tenace de ses mâchoires…il était contrarié. Caleb n’avait-il eu rien de mieux à faire que le réprimander pour des broutilles pareilles, alors que lui s’était « juste » inquiété de le voir coursé par cette satanée araignée géante ?
Le renard se faufila sans bruit entre les débris hérissés du mobilier, sans savoir quoi faire – mise à part bouder ou tenter de ravaler sa frustration. Il se posta en contrebas du comptoir, les sens en alerte et prêt à intervenir si José avait besoin de renforts… si bien que lorsque Caleb s’époumona pour attirer l’attention vers lui, le renard trop concentré sur le combat sursauta de trois bons centimètres ; dans son élan, son occiput heurta un tabouret, et un glapissement sourd lui échappa. C’était la deuxième fois en moins d’une heure qu’il se cognait la tête, et il en avait marre. Tassé sur le sol, il chassa les chandelles dansant dans son champ de vision juste à temps pour voir l’immense auroch blanc planter ses cornes dans l’abdomen chitineux de l’araignée. Les oreilles dressées sur la tête, Rodrigue se haussa sur ses pattes pour mieux observer la scène : la créature noire s’effondra dans un hurlement discordant, mêlant confusément les stridulations insupportables de l’araignée à un cri qui tenait davantage…de l’hûme. Surpris, le Lespurien sortit de l’ombre brouillée du comptoir, à la fois pour se rapprocher de José et de l’araignée agonisante, mais aussi pour pouvoir consulter Caleb du regard. Ce dernier se tenait juché sur le zinc, altier et toujours nimbé de son éternelle aura d’autorité – et ce en dépit de son apparence actuelle. La lumière glissait sur son pelage, retraçant inlassablement en lignes mordorées et mouvantes la ligne de son dos. Et Rodrigue n’accorda pas un regard à l’araignée tandis qu’elle gémissait ; à ses suppliques gémies d’une voix vaguement familière (avaient-ils discutés au comptoir ? était-il un client habitué ?...), le barman n’y superposa que l’image, fixe et mobile à la fois, du chat sauvage qu’était devenu son patron, mais surtout, l’impression de froid qui se dégageait peu à peu de lui, en total désaccord avec son apparence solaire, ce froid…

Froide colère. La glace sous les ongles et l’hiver dans le regard.

Caleb l’avait regardé, et ses yeux félins n’avaient rien demandés, rien cherché à savoir – c’était un constat qu’ils avaient établis, seuls, dans le silence. Rodrigue sut que l’araignée était condamnée avant même que les mots ne soient exprimés nettement par sa pensée. « Tue-le ». Ah !
Les sabots de José s’écrasèrent contre le corps craquelé de l’araignée, pressèrent la chitine qui exsudait toujours plus de sang. La créature géante fut agitée de quelques soubresauts terribles, ses longues pattes se replièrent et la vie s’échappa tout aussitôt d’elle dans un soupir terrifié. Le renard frissonna et détourna son regard de ce spectacle bien trop délectable. Son regard se ficha sur Caleb, encore une fois, comme pour échapper à ce léger voile de volupté que l’enserrait, cette voix suave qui riait et chuchotait au fond de lui que c’était bien –non, que c’était simplement merveilleux, de sauver une âme torturée en la brisant ainsi. Douce fin…oui, douce fin…il a compris…ah !

Le renard avança lentement une patte en avant, comme hypnotisé par le vide qui l’entourait. Caleb faisait son discours et ne le regardait plus ; d’ailleurs, Rodrigue faisait à peine attention à ce qu’il disait ou faisait. Il déposa minutieusement sa patte contre un bris de verre. Et il appuya. La douleur qui fusa dans son corps le ramena à la réalité – et il respira à nouveau. La voix reflua, assourdie, muselée. Les effets des calmants qu’il avait pris en tant que hume n’agissaient plus, de toute évidence…
Il perçut du coin de l’œil de léger saut effectué par Caleb pour rejoindre José. L’auroch blessé, agenouillé, avait le col maculé de sang, mais ne semblait pas dangereusement affaibli par son combat. Les voir, tous les deux, apporta un apaisement supplémentaire mais trouble au Lespurien. Ses muscles se décontractèrent. Rodrigue s’approcha, à petite foulée prudente, ressentant à chaque pas comme un rappel à l’ordre pulsant sous sa patte gauche. Il avait peur. Le froid dans le regard de Caleb, il l’avait ressenti comme une gifle – à un moment, un infime moment d’hébétude, il avait songé que ce serait lui qu’on condamnerait à mort.
Rodrigue s’arrêta auprès de José, affectant un calme olympien tandis que Caleb rassurait l’auroch sur son état de santé ; le Lespurien avisa les plaies laissées par les crochets venimeux, et grimaça furtivement. Avec sa carrure menue – ridicule et incohérente carrure de renard -, il n’avait pas été d’une grande aide au videur, et ce sentiment d’impuissance assombrit nettement son expression. Il allongea prudemment le cou, flaira les rets rouges sombre qui souillait l’encolure blanche de l’auroch, mais se braqua au premier frémissement nerveux de l’animal blessé.

*Si on oublie le fait que tu es totalement cinglé de t'être jeté sur ce machin alors que tu n'es qu'un putain de renard. Et puis merde, un renard?! Quelqu'un sait ce qu'il se passe, ici?!*

Oreilles en berne. Rodrigue glissa lentement son regard de José vers Caleb, passant d’une expression facilement comparable à de la franche compassion à une sorte de mine grincheuse et vexée, subtile imitation du faciès de Caleb.

* Je me suis contenté de remplir mes fonctions. Pour une fois. Caleb. *

Le renard se hissa sur ses pattes, et s’approchant du chat sauvage, plongea son regard pervenche dans les prunelles d’or du Techie transformé avant d’ajouter d’un ton égal :

* Et vous, vous êtes aussi cinglé que moi d’avoir paradé devant ce machin. Pensez-y un peu ! *

Le renard sembla significativement se calmer, et, dans un mouvement de recul, ajouta comme si de rien n’était :

* Je ne sais pas non plus ce qui se passe, Patron. Mais c’est assez déplaisant. *


Comme pour confirmer ses propos, le renard se coucha, les flancs contre l’épaisse patte repliée de José, et se mit à lécher pensivement ses coussinets sanglants. Il marqua une pause réflexive, puis ajouta :

* Vous avez bien fait de les forcer au calme. Maintenant que ce type est mort (il désigna l’araignée recroquevillée au beau milieu des débris) , ça devrait doucher les instincts primaires des autres. Je crois. *
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MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   25.06.10 21:25

Pour une fois. Caleb. Pensez-y.

Frémissement d'une moustache. Regard insondable, fixé sur Rodrigue. Tiens, il avait gardé ses yeux violets. Le contraste avec son masque orange et noir de renard était élégant et troublant. Il prenait soin de l'une de ses pattes entaillées.

La colère. Froide, dangereuse. La laisser monter, enfler, s'étirer et se déployer. Submerger le vague sentiment que Rodrigue avait raison d'être contrarié.

Caleb nota qu'il n'entendait que très vaguement les conversations murmurées de l'autre côté de la salle, parmi les clients qui hésitaient entre partir et rester. Ainsi, cette étrange parole mentale semblait se comporter comme la vraie voix, elle faiblissait avec la distance. Personne n'avait dû entendre ce que Rodrigue venait de dire. Personne n'entendrait Caleb tant qu'il ne hausserait pas le ton.

Bien.

Le coup partit. Sans avertissement, sans signe avant-coureur, aussi vif et brusque que pouvait l'être la patte d'un chat. Le Techie frappa Rodrigue à la volée, en visant le museau. Griffes rentrées, mais violemment. Puis il bondit sur le renard. Les deux humes s'étaient incarnés dans des animaux au gabarit semblable, mais Caleb avait la surprise pour lui: il renversa son garde-du-corps sur le côté pour le plaquer au sol, oreilles rabattues en arrière d'un air menaçant, une patte appuyée sur sa gorge. Il ne voulait pas faire vraiment mal. Par contre, il tenait à ce que Rodrigue sache qu'il pouvait changer d'avis d'une seconde à l'autre.

*Maintenant tu vas fermer ta gueule et m'écouter très attentivement.*

Le Techie parlait bas, mais d'un ton sifflant qui trahissait sa fureur. Si José désapprouvait, il n'en montra rien.

*De un, plus jamais tu ne me fais la leçon, encore moins en public. Jamais.*

Il appuya sa phrase en découvrant furtivement les crocs, son épaisse fourrure hérissée sur son encolure. Personne ne lui manquait de respect; plus qu'un principe, c'était une question de survie. Dans le milieu qui était le sien, la moindre hésitation, le moindre signe de faiblesse était une invitation à l'attaque. C'était pourquoi il ne voulait pas se montrer en fauteuil roulant à ses clients. C'était pourquoi il avait ordonné à José de tuer l'araignée. L'important, ce n'était pas tant d'être puissant que de montrer, ou au moins de faire croire qu'on l'était. C'était une vérité tellement ancrée dans la personnalité de Caleb qu'il luttait jusqu'au désespoir pour la maintenir.

Le trafiquant d'armes regardait Rodrigue, les yeux pervenches dans ce faciès de renard. Il en avait fait exécuter pour moins que ça. Mais bien entendu, il n'était pas question de mort pour le Lespurien. Trop de choses avaient été dites, des semaines auparavant, autour d'un feu de cheminée. Trop de confiance avait été placée dans la balance. Alors oui, Caleb était furieux. Mais s'il avait vraiment pensé que son barman cherchait à lui manquer de respect, il ne se serait pas donné la peine d'un avertissement. Et il n'aurait surtout pas abordé le point suivant.

*De deux, tu fais encore référence à ta conduite dans le labo, je te vire à grands coups de pieds au cul, que tu sois un hume ou un renard. Compris?*

Caleb attendit quelques secondes, histoire de donner plus de poids à ses paroles. Puis il s'écarta, lentement, pour laisser Rodrigue se relever. D'un coup d'œil, il vérifia que personne n'avait prêté attention à leur petite altercation. Il revint ensuite à son employé, l'œil sombre et grincheux.

*"Pour une fois", non mais je rêve... Tu as fait ton boulot ce jour-là, combien de fois faudra que je te le dise?! Peut-être que tu t'es loupé, d'accord. Mais tu as fait ce que tu avais à faire.*

Encore une interruption, qui cette fois dura plus longtemps. Caleb détourna le regard, songeur, réfléchissant visiblement à ce qu'il allait dire. Si bien que lorsqu'il reprit la parole, son ton était complètement différent. On sentait toujours l'irritation d'un homme qui a eu très peur et a du mal à le dissimuler, mais la voix du Techie exprimait à présent beaucoup plus d'amertume.

*Je te remercie de m'avoir sauvé, Rodrigue. Je t'en suis vraiment reconnaissant. Ce qui m'énerve, c'est que tu prennes des risques inconsidérés parce que tu as l'impression d'avoir une dette envers moi, ou je ne sais quoi.*

Il voulut dire que cela le gênait, mais cela lui sembla un peu ridicule et il préféra se taire. Histoire de dissiper son malaise, il reprit d'un air plus emporté:

*Enfin merde, il aurait suffi que tu dises à José de charger tout de suite, au lieu de le laisser trouver ça tout seul. Mais non, il a fallu que tu joues les héros. Cette araignée aurait pu te buter; qu'est-ce que j'aurais fait d'un renard mort, moi?*

Caleb s'interrompit. Puis l'absurdité de sa dernière phrase lui apparut brusquement et il fut pris d'une crise de fou rire. Un véritable fou rire nerveux, qui l'obligea à s'asseoir et l'empêcha de parler pendant une bonne minute. Sa voix hume riait dans l'esprit de ses deux employés pendant que son corps félin était pris d'étranges hoquets. Un renard mort, par l'Etat... Un chat cardiaque, un auroch atteint du SAINT et un renard mort. C'était n'importe quoi.

*N'importe quoi... totalement n'importe quoi...*

Il souffla profondément, tenta de se calmer. Faillit repartir de plus belle lorsque son regard croisa celui de Rodrigue. Mais après quelques secondes supplémentaires, Caleb finit par reprendre le contrôle de lui-même. Il s'ébroua, secoua la tête. Lorsqu'il se tourna à nouveau vers son employé, l'expression de ses yeux dorés s'était faite plus amicale, quoique que sa voix resta assez brusque:

*Ça suffit les conneries, ok? La prochaine fois, je compte sur toi pour laisser tes émotions au placard tant que tu es en service. Sinon, ça ne sert à rien que tu restes mon garde-du-corps. Tu nous feras tuer tous les deux.*

Caleb avait retrouvé tout son calme, à présent. Il fixait Rodrigue avec assurance, comme ce jour lointain où il avait demandé au barman s'il était prêt à abandonner son ancienne vie pour en découvrir une nouvelle, plus dangereuse, plus secrète. Tellement plus fun.

*Alors qu'est-ce que tu en penses? Je peux te faire confiance?*


Dernière édition par Caleb Mancuso le 23.07.10 23:41, édité 1 fois
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- Un dernier verre ? Mmh ? - Innocent perverti

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Signalement : Hume, la trentaine, carrure solide, 1m85, cheveux noirs, yeux bleu pervenche, cicatrice sous l'oeil gauche.


MessageSujet: Re: Ouh la vilaine! [Vice Versa]   27.06.10 20:39

[i Muy macho ! Des chiiips! ]


Un mince éclat de verre s’était logé entre ses griffes ; Rodrigue garda les yeux baissé vers sa patte, léchant attentivement l’infime plaie pour le déloger de là.
Il ne remarqua pas avec ses yeux le brusque changement d’humeur du chat sauvage, mais lorsque dans l’esprit de Caleb se précipita l’idée d’une correction à infliger, la déflagration de colère déferla sur Rodrigue juste avant que le coup ne l’atteigne. Le goût de sel dans la gorge – voilà comment il ressentit sa fureur avant de se faire plaquer au sol. Rodrigue ne réagit qu’à peine, étourdi qu’il était par cette impression soudaine qui engluait ses poumons, et ce fut tout juste s’il dressa l’oreille pour manifester son étonnement. Il leva cependant les yeux vers Caleb, grave, silencieusement stupéfait. Le temps d’une inspiration, les babines noires du renard frémirent, et son regard devint aussi froid qu’autrefois. Oh Caleb, comment ose-tu… Il le fixa d’en bas, sans réelle agressivité – car il ne songea même pas à repousser le chat – mais avec une défiante toute…bestiale. Comme l’animal prêt à se battre sans se poser de question, par jeu ou par automatisme, par pure volonté de dominer et écraser son rival…et qui n’attendait qu’un signe supplémentaire, un tout petit rien pour lui sauter à la gorge, et…


*Maintenant tu vas fermer ta gueule et m'écouter très attentivement.*


Pause. Les yeux du renard s’ouvrirent en grand, comme s’il était abasourdi, tandis qu’un froid désagréable envahissait son crâne. C’était un chat qu’il voyait, un félin sauvage. Mais la voix de Caleb restait la même, avec ses inflexions autoritaires, cette espèce de flexibilité d’accent propre aux polyglottes. Encore un peu, et il aurait mordu cet homme-là…
Rodrigue musela aussitôt son réflexe, dégoûté à l’idée de laisser ces instincts d’animal surpasser son flegme une nouvelle fois, puis, patiemment, implacablement, il força son faciès à se détendre : son museau vaguement endolori par le coup de patte ne découvrit aucune dent, et son regard, faute de pouvoir s’adoucir, se détourna obstinément de côté. Il était prêt à écouter, oui, et il écouta, docilement, les deux points martelés dans sa tête par la voix de Caleb. Quand il eut terminé, Caleb ôta sa patte de la gorge de Rodrigue. Le Lespurien se redressa d’un coup de rein, silencieux, se contentant de s’ébrouer légèrement, presque machinalement. Il avait compris la leçon. Ce n’était pas la peine d’en rajouter, il avait déjà entendu ce discours autour d’un feu de cheminée au fort parfum de bouleau et d’amertume. Et ce fut avec la même amertume que Caleb reprit la parole, s’attirant le regard adouci mais pesant de son employé.

*Je te remercie de m'avoir sauvé, Rodrigue. Je t'en suis vraiment reconnaissant. Ce qui m'énerve, c'est que tu prennes des risques inconsidérés parce que tu as l'impression d'avoir une dette envers moi, ou je ne sais quoi.*

Oui, c’était bien ça : un « je ne sais quoi ». A défaut de pouvoir esquisser un sourire désabusé, Rodrigue laissa sa longue queue rousse heurter sans bruit le sol, sa tête à peine inclinée. Il devait bien avouer qu’il avait foncé sans réfléchir à la moindre stratégie ; l’urgence – et cet infect instinct animal livré avec la fourrure vermeil – avait devancé tout esprit de calcul. Il ne regrettait en rien son geste, mais il comprenait néanmoins les remontrances de Caleb. Sur ce seul point, il acquiesça de façon plus manifeste. Il aurait voulu dire, pour sa défense ( ou peut-être juste pour enquiquiner plus sournoisement Caleb), qu’il s’était très sincèrement inquiété pour sa survie et que même José lancé au grand galop ne serait peut-être pas arrivé aussi vite que lui-même pour distraire l’hûme métamorphosé, mais le Techie sabota toute tentative d’intervention par…quelque chose de très inattendu. Il se mit à rire. Et même s’il l’entendait distinctement, la soudaine hilarité que mimait le chat en face de lui avait des allures inquiétantes de crise d’épilepsie animale. Rodrigue, les oreilles en berne, fronça ce qu’il pouvait de sourcils et pencha la tête de côté, définitivement perplexe. Il ne voyait pas ce qu’il y avait de drôle dans les derniers propos tenus par Caleb, même s’il prit un soin méticuleux à les retourner dans sa tête. L’image du héro, peut-être ? … Bah, il renonçait à comprendre, pour cette fois.
Rodrigue jeta pourtant un regard interrogateur à José, qui n’avait pas l’air d’avoir mieux compris que lui ce qu’il se passait dans la tête de leur patron. L’auroch avait presque le cou tendu en avant, comme s’il s’attendait à voir Caleb s’effondrer raide mort d’une seconde à l’autre et en concevait une angoisse profonde mais pas vraiment manifeste. Et ce fut avec un soulagement tout aussi bien intériorisé qu’il vit Caleb retrouver son calme – non sans mal, constata Rodrigue – et parvenir à s’exprimer à nouveau clairement. Dernière mise en garde du patron ; mais le renard sentait qu’il n’y avait plus d’animosité dans sa voix, juste l’esquisse d’un accord tacite, pas loin d’être une offre amicale. Le faciès animal du barman resta inexpressif, mais un sourire s’incrusta furtivement dans le regard qu’il posa sur Caleb. Encore un marché, hein…Patron.

* Je ferai de mon mieux. Pardonnez mon émotivité. *

Une pointe de dérision ponctua son assentiment. Mais Rodrigue était on ne peut plus sérieux, et cela se ressentait malgré tout dans son intonation, ou bien dans son port de tête figé. Le temps d’un regard circulaire, le barman songea confusément au temps qu’il leur faudrait pour rebâtir le bar, et de là découlait une autre interrogation, autrement plus essentielle et alarmante : allaient-ils conserver ces formes grotesques encore longtemps ? Il lança un coup d’œil critique à un dodo qui se dandinait de façon hystérique à travers du bar, une montre à gousset en or se balançant au bout de son bec. Faites que non.

* Mais quelle sorte de magie peut être à l’origine de ce bordel ? *

La question était posée à voix haute – si on pouvait toujours parler en ces termes – mais elle ne s’adressait à personne en particulier. Comme il l’avait déjà remarqué au début, l’extérieur du bar semblait aussi touché, et peut-être fallait-il s’imaginer que tout le quartier, voire toute la ville avait été touché par cette catastrophe zoologique. Après un soupir de circonstance, le renard se leva et s’ébroua légèrement. Il éprouva délicatement sa patte sur le sol, et n’en ressentit d’une douleur diffuse, aussi supportable que salvatrice. Bien. Il pouvait gambader dans cet affreux zoo en toute quiétude, s’il en avait envie. Peut-être serait-il bon de constater les dégâts, et s’assurer que personne n’avait …

Idée. Fulgurante, ravageuse.
Si le renard avait pu blêmir, il aurait certainement fait peur à voir. Rodrigue tourna aussitôt la tête vers Caleb, l’air alarmé, et lança :

* Chips… Qu’est-ce qui a pu lui arriver, à lui ? *
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Ouh la vilaine! [Vice Versa]

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