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 Animalerie

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- Les sensations pures... -

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Signalement : Grande, bronzée, cheveux châtains blond mi-longs, raides, fringues de princesse, bijoux. Bonne poitrine sans être exagérée, grandes jambes et musclée. Epaules larges. Visage un peu carré. Yeux lactescent.


MessageSujet: Animalerie   04.02.10 21:31

[Aspho, Mika, Chips]



Il y avait deux choses qui pouvaient rendre Talula folle de rage sur cette Tyr.
La première, c’était de perdre 300 carats au jeu.
La deuxième, c’était d’en perdre 600.

Jusqu’à ce jour, la maquerelle n’avait jamais eu à réviser son jugement. Oui, ces deux choses-là étaient réellement les pires qui puissent arriver, pire que de trouver du sperme d’un client dans la salle de bains commune, pire que de devoir rester polie dans une soirée mondaine, pire encore que cette fois où un foutu clebs à la con avait pissé sur ses escarpins neufs.

Oui, jusqu’à ce jour, il n’y avait pas pire au monde que de perdre lamentablement au poker comme le premier débutant venu. Et comme ça lui était déjà arrivé plusieurs fois, la vampire se sentait relativement protégé des affres de ce monde. Une invasion extra-tyrrestre ? Arrêtez, vous me faites rire. Un meurtrier silencieux qui se balade la nuit et transforme ses victimes en bouillie pour chat ? Pfff. De la rigolade. La fin du monde ? Bon sang, y a pas de quoi chialer.

Ce que Talula avait appris, c’est qu’avec un peu de sang-froid, et la vampire considérait en avoir, tout était gérable. (A l’exception d’Asphodèle. Sa simple présence était incompatible avec la notion de sang-froid. Même un ermite sous vœu de silence finirait par lui demander de fermer sa gueule au bout de cinq minutes passé avec lui.)

Mais aujourd’hui, comme tous les habitants de Sécaria, Talula se rendit compte qu’il y avait encore pire que de se faire plumer au jeu.
Descendre prendre son petit-déjeuner et constater qu’on a des poils très bizarre sur la main, par exemple. Voire même,- soyons fous ! – devenir une loutre ! Mais oui, après tout, pourquoi pas ? L’absurde était monnaie courante ici-bas.
La loutre voulut froncer les sourcils de mécontentement lorsque sa tasse de café s’explosa à terre mais cela semblait tout bonnement impossible, malgré sa bonne volonté. Elle se retourna. Quelque part, ça la rassura de voir que tout son lupanar était devenu une formidable animalerie : soit elle avait réellement abusé du fluide sanguine des malades mentaux sous psychotropes, soit ce qu’elle voyait était la réalité et elle n’était pas la seule pauvre conne à s’être transformée en loutre, ce qui aurait été vraiment, mais alors vraiment pire que de perdre, mettons, 1300 carats au jeu.

Elle fut un peu surprise par le nombre de truies qui traînait là, mais admira aussi un ou deux fougueux étalons et trois castors à la queue tordue. Tiens, une gazelle, et là, un crapaud. Trois mouches, quatre ou cinq poules, un anaconda, une autruche, un lion…
La loutre soupira.

« Kwiiii. » fit-elle.

(Talula ne remarqua pas tout de suite l’incongruité de la situation. Mais la loutre, tout comme le Chips, semblait communiquer à partir de cris très aigus qu’il était impossible de traduire autrement que par : kwi.)

« Kwiii kwi kwi » reprit-elle.

Ce qui donnait : Putain de merde, c’est ça, ma voix ?!!!
La loutre bondit sur la table du petit-déjeuner et, de là, par une acrobatie douteuse, réussit à s’accrocher au lustre de l’entrée. Pour se faire, elle dut courir sur le mur, bondir de meubles en meubles voire même rebondir sur la tête de ses compagnons animaux, casser quelques bouteilles et insulter la moitié des magiciens connus de Sécaria, donc rien qui ne soit très banal pour une vampire de soixante-dix ans.
Sur son perchoir, qui se balançait dangereusement, la reine du lupanar, dominant la scène, kwitaa à nouveau.

*Vos gueules !*

Le silence tomba dans la salle lorsque l’appel psychique traversa les esprits avec la délicatesse d’un tsunami ou d’un troupeau d’émeus de la toundra en rut. Pause. Réfléchir, réfléchir.

La loutre s’accrocha à un des candélabres du lustre et s’avança pour que chacun puisse la voir. C’était le moment de montrer à tous qu’elle avait un sang-froid de toute épreuve.

• Très chers clients, je sais que la situation est difficile à gérer mais je vous suggère de ne pas sortir pour le moment. Toute la ville semble en effusion si l’on considère le troupeau de rhinocéros qui vient de passer devant la fenêtre. Vous êtes ici, en sécurité. Si vous vous sentez d’humeur audacieuse, je ne vous retiendrai pas ; mais sachez que tant que vous êtes ici, vous serez sous protection, et il en est de même pour mes filles et pour chaque grain de poussière qui foule Les Milles et Unes Nuits.
Bibliothèque, alcools, nourritures, lits et étagères restent à votre disposition.*



Soupir de soulagement collectif. Avec un peu de chance, certains se rendraient compte de l'opportunité sexuelle incroyable qui leur tombait dessus.
Puis la loutre tourna son regard d’un bleu étonnamment perçant vers la porte d’entrée. La ville était folle ; mais elle devrait s’y plonger, une fois la situation prise en main ici, pour chercher une solution à ce problème.
Il fallait réunir un maximum d’Initiés pour tenter de comprendre ce qui se passait. Oui, c’était ça, qu’il fallait faire. Et plonger dans le port dès que possible pour prendre un bain.
C’est à ce moment que la porte s’ouvrit.
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- Rayon X-tra lucide - Charbre Carnivore.

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Signalement : Hûme d'un peu moins de 20 ans, 182cm, musculature sèche, plutôt maigre. Peau hâlée, tignasse brune, cicatrices en bandeau, oeil gauche laiteux et borgne, oeil droit d'un bleu profond mais inexpressif. Piercings à l'oreille. D'autres cicatrices de part et d'autres.


MessageSujet: Re: Animalerie   06.02.10 17:05

=> D'une jungle urbaine...


*Pince pas trop fort merde.*

Le loup se contenta de grogner pour toute réponse, trop occupé à analyser toutes les odeurs qui lui arrivaient en pleine figure; cherchant une cache suffisamment 'sécurisée', qu'il finit par trouver, histoire de se poser un peu et de réfléchir. Il racla sa gorge pour la Nième fois, et de guerre lasse finit par lâcher son encombrant passager en recrachant une partie des poils avalés. Heureux de retrouver toute la mobilité de sa gueule asséchée, qu'il claqua dans l'air à grand renfort de crachats peu ragoutants. Le loup, les oreilles dressées, attentives aux moindres variations dans l'air comme à la moindre lueur n'écoutait aucune récrimination du félin couvert de bave.

*suis-moi.*

Pas plus perturbé que ça, il venait de choisir sa route, déambulant parmi les rues les plus étroites ou les chemins les plus incongrus, Asphodèle alternait sa cadence entre sprint impulsif et un pas prudents.
C'est qu'il y avait des bêtes à vraiment éviter. Peu importe qu'il s'agisse d'hûme à l'intérieur, ceux-là n'avaient pas forcément repris le dessus; ou se plaisaient bien trop à laisser l'instinct primaire exploser à dessein.

Ne restait plus qu'une large avenue à traverser avant d'arriver enfin, à proximité. En cette 'saison', les terrains à découvert étaient les plus dangereux.

*On est presque arrivé*

C'était sans continuer le : « mais j'sais pas c'qu'on va y trouver »; après un ty-rex, deux jaguars, un bousier géant et un caïman croisé plus tôt (même si c'était parfois, de loin), l'animal aveugle avait tendance à se méfier. Alors ajouter qu'on « s'rait en sécurité » aurait été une présomption plus que hâtive. Y'avait plus qu'à espérer que la maquerelle s'était transformée en quelque chose d'imposant, que son autorité naturelle ferait le reste (il ne doutait pas un instant qu'elle puisse ne pas reprendre le dessus sur son totem). Plus qu'à espérer.

Un troupeau de rhinocéros chargea au moment où le loup se décidait. Il stoppa net, récupérant in-extrémis le chaton peu conscient. Émettant quelques jappements inquiets. Ce qu'il flairait aux alentours... s'approchait dangereusement, et viendrait bientôt confirmer sa réelle nature via canal-aura. Pas une seconde à perdre, le serval de nouveau en pleine gueule, Asphodèle fonça, trop conscient... d'avoir été pris en chasse.

*Chope la poignée !* beugla-t-il en pensée, à l'approche de l'entrée bien reconnue, lançant le félin avant qu'il puisse réfléchir.

Si le chat avait compris son rôle (ou tout simplement laissé parler l'instinct): il ne se prendrait pas la porte fermée en pleine poire. Car n'ayant pas ralenti d'allure, il ne pouvait PAS s'arrêter avant et il s'agissait d'être à l'intérieur... très rapidement.
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Mikael

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MessageSujet: Re: Animalerie   16.02.10 16:17

La terre.

Mikael eut un miaulement heureux quand ses pattes retrouvèrent ce sol bien aimé, faisant fi de la salive qui dégoulinait le long de son cou. Le petit félin s’étira par réflexe, jouant des griffes, les reins cambrés. Elle avait renoncé à prendre la fuite, même si ce sale clebs, ce voyou était plus proche de l’ennemi que du compagnon de route, et revint presque aussitôt vers Asphodèle, écœurée par ses crachats. Elle fit taire ses pensées insultantes par réflexe, ce n’était après tout pas vraiment le moment de vexer le seul animal qui pouvait lui trouver un abris dans l’heure. Cependant, elle prit garde à se placer hors de portée de la gueule du loup. Une nouvelle petite balade façon chaton, non merci.

* Tu m’emmènes au bordel ? *
demanda-t-elle soudain.

Mais c’était moins une question qu’une affirmation. Dans la réalité, Asphodèle avait proposé de l’y emmener, pour qu’elle puisse y trouver un vrai job plutôt que de mendier dans la rue. Les cauchemars gardaient toujours une certaine logique, même si elle se retrouvait à quatre pattes, sous la forme d’un chat bizarre aux longues oreilles, lui apprit son reflet dans une vitrine.

* Sous cette forme, je ne pourrais pas faire grand-chose. Faudrait vite que je me réveille ou personne va m’engager *
songea-t-elle, un peu dépitée.

Elle qui voulait faire bonne impression à la maquerelle.

La rue était déserte, mais la tension palpable et elle pressa le pas pour demeurer aux côtés du loup aux aguets.  Silencieuse, presque intimidée par le canidé en alerte, elle se contenta de hocher la tête, enfin d’essayer, quand ce dernier lui apprit qu’ils étaient presque arrivés. Soulagée, elle ignora le tremblement de terre qui s’approchait de plus en plus rapidement et s’apprêta à traverser.

Dire que sa mère avait passé des années à lui apprendre à regarder des deux côtés.

Enfin, sa mère n’avait sans doute jamais pensé à ce que sa fille croise un jour un troupeau de rhinocéros.

Aveuglée par la poussière que ces derniers soulevaient de leur sabot, elle sentit les crocs se refermer sur son cou une nouvelle fois et tâcha de se montrer la plus légère possible, les yeux fermement clos. De justesse. Et elle avait encore une dette envers le loup. Le cœur battant la chamade, tremblant de tout ses membres, elle répondit aux petits jappements par des miaulements inquiets. La réalité venait de lui foutre une claque en plein museau.

Elle avait vraiment manqué de se faire tuer.

Mais ce n’était pas encore terminé. Démarrant au quart de tour, Asphodèle fonça en direction d’un bâtiment d’allure plutôt discrète, que Mikael ne reconnu pas dans la panique. Elle eut à peine le temps d’enregistrer l’ordre qu’elle décolla, littéralement.

* Espèce de con !!! - bon sang mais qu'est ce qui t'arrive ??? *


Elle n’était pas un chat, elle était une humaine, alors comment pourrait-elle seulement penser agir comme un chat ? Est-ce qu’il y avait pensé une seule seconde ? Il lui fallait pourtant faire quelque chose, ou ça allait faire très très mal. Impact imminent et elle eut à peine conscience de sortir ses griffes, attrapant au vol la poignée qui s’abaissa sous son poids, sa gueule heurtant la porte non sans une certaine violence, ce qui la laissa étourdie. Mais elle avait réussie. La porte commença à s’ouvrir sous l’impact et elle se laissa glisser au sol au moment même où Asphodèle franchissait l’entrée, se réceptionnant sur son dos.

Les griffes non rétractées se plantèrent dans l’encolure du loup.

Pas encore assez stable pour lui crier qu’elle était désolée, Mikael se contenta de s’accrocher à l’animal de toutes ses maigres forces, sans prêter attention aux décors. Dérapant sur le sol lustré, le loup finit par s’arrêter, haletant, sans doute plus à cause de la peur que de l’effort et la prostituée en profita pour descendre de cette monture improvisée, se glissant aussitôt entre les pattes d’Asphodèle, regardant autour d’elle nerveusement, en ronronnant. C’était un bordel, mais il y avait des animaux, partout, des parfums, effluves de corps en sueur, du sexe aussi, poudre pour le corps, hommes, qui se mêlaient, et lui faisaient tourner la tête. C’était gras, c’était lourd, c’était primaire.

* … pas rester ici… veux pas rester ici… me force pas à rester ici… *
Miaula-t-elle en pensée, tremblant de tout ses membres.
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- Aéro-propulsé -

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Signalement : Grosse bête rouge et dodue d'environ 7kg, toupet de la queue et pointe des oreilles bleues, mâchoire de reptile pleine de dents pointues, griffes aiguisées capables d'escalader n'importe quoi y compris votre jambe


MessageSujet: Re: Animalerie   22.02.10 22:10

[pardon, c'est pas extraordinaire, mais là j'ai un peu de mal ^^"]

<- D'une symphonie mal accordée


Le gros chat ouvrit maladroitement la porte du bordel, le loup s'y engouffra comme s'il avait eu le diable en personne à ses trousses. Et le diable en personne, debout à l'autre bout de la rue, pencha la tête sur le côté d'un air sceptique: ben pourquoi qu'ils couraient?...

La présence de Chips en ce lieu n'avait rien de logique. Rien. Qu'il ait pu trouver un immeuble où il n'était jamais allé, sans même le secours de son odorat habituel, était déjà extraordinaire. Qu'il soit parvenu à l'atteindre, fragile hume perdu dans une ville peuplée de bêtes sauvages, relevait de l'impossible. Et pourtant, il était bel et bien là, de guingois dans son manteau trop grand, un opossum terrifié terré au creux de ses bras, l'air profondément satisfait. Il pointa la porte ouverte et adressa à son compagnon/paquet un triomphal:

"Kwi narrivés!" ^^

En plus, il avait retrouvé quelqu'un de familier. Ce loup, là. Il était bien en peine de savoir d'où il le connaissait (foutus humes sans nez), mais il en était certain: il le connaissait. Et il lui associait un bon souvenir, il avait donc hâte d'en savoir plus.

Il traversa la rue d'un pas encore mal assuré, en regardant bien sur les côtés pour ne pas se faire aplatir par un autre troupeau de rhinocéros. Un magnifique lion émergea alors en baillant de l'une des maisons, ses babines encore teintées du sang de son dernier repas. Il avisa le bipède vêtu de rouge et s'arrêta net. Chips lui sourit et lui fit un signe de la main. Le lion s'ébouriffa la crinière et préféra passer au large.

Car oui, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, les humes transformés qui arpentaient les rues ne parvenaient pas à voir une proie en cette fragile créature qui errait parmi eux. Parce que Chips était le seul hume habillé de tout Secaria. Le seul. Il souriait, il parlait et pourtant il était rough jusqu'aux yeux. Hume et tout sauf hume. Alors comme Asphodèle avait pu le redouter, les anciens humes de Secaria préféraient l'éviter. Ils ne le comprenaient pas et dans le doute ils préféraient éviter de trop l'approcher.

Ou alors, c'était que l'opossum qu'il trimballait puait vraiment beaucoup.

La créature atteignit le seuil de la maison close et s'y arrêta un instant, clignant des yeux pour s'habituer à l'obscurité. Doucement, il déposa son passager à côté du chambranle et abaissa un peu ses lunettes pour observer l'intérieur, ses sourcils arqués en signe d'incompréhension: jamais il n'avait vu autant d'animaux entassés dans un si petit volume. Des qui volent, des qui rampent, des qui courent, des qui nagent – mal, en l'occurrence. Une chauve-souris paniquée manqua s'emmêler dans ses cheveux d'un brun-roux presque cramoisi et Chips fit un pas dans le hall pour dégager l'entrée. Il observa encore un instant l'incongru spectacle d'un étalon très en forme qui cherchait à grimper sur le dos d'un énorme varan, avant de se rappeler brusquement qu'il avait une mission: trouver la Dame A Crocs.

Le reptomarsupial fouilla les lieux du regard avec un peu plus de concentration que précédemment. Il pivota sur lui-même comme un tout jeune enfant qui n'a pas encore très bien compris comment tourner la tête et dévisagea les reptiles, oiseaux, mammifères, trucs non identifiés qui se trouvaient là. Puis il vit le loup, celui qu'il avait aperçu dans la rue. Entre ses pattes se terrait une petit boule de fourrure qui avait l'air toute jolie et toute douce. Chips sourit:

"Kwi copain?"

Il accrocha le regard du loup. Borgne. Avec cette drôle d'aura, ce petit chatouillis qui hérissait les poils de la nuque de Chips. Connu, pour sûr. Le reptomarsupial pencha la tête, fit un pas en avant, main tendue. Peut-être que s'il pouvait le toucher, il saurait. Peut-être...

Et il la vit. Ou plutôt, il la décela. Sur sa gauche, en hauteur. Comme un clignotement, l'ombre d'un flash de magie, l'esquisse d'une aura connue et aimée. Chips stoppa net, releva la tête. Par-dessus ses lunettes, il avisa la loutre perchée sur le lustre. Et un grand sourire adorable fendit son visage d'une oreille à l'autre:

"Kwi m'daaaame!"

Il sautilla jusqu'au lustre en levant les mains, avant de constater que, ô incompréhension, il ne bondissait pas assez haut pour l'atteindre. Il laissa retomber ses bras le long de son corps et jeta un coup d'oeil désappointé à ses pattes arrières mal fichues. Puis il renversa la tête en arrière pour adresser un autre sourire béat à la loutre floue qu'il devinait à travers ses lunettes rondes:

"Chips mission! Chips cherche la dame! Chips a trouvé, Chips a gagné!" ^^
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- Et le Truand (Casu Marzu) - "Ooohcommilééémignooon!"

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MessageSujet: Re: Animalerie   23.02.10 14:08

Respiration quasiment imperceptible, langue pendouillant dans le vide, yeux mis clos, esprit carburant à vingt mille. Alphonse ne se trouvait pas dans la meilleure situation qu'il ait connu. Il n'y comprenait rien et ça le faisait flipper. Tout son corps lui hurlait de rester dans cet état catatonique et il s'y abandonnait volontiers à défaut d'une meilleure idée. Et sa peur toute animale s'accordait totalement avec son esprit hume. Et le peu qu'il voyait de l'extérieur, le peu que son odorat identifiait -et c'est fou l'odorat que peut avoir un petit omnivore charognard-, et tous ces cris qui ne lui étaient pas inconnus, n'étaient franchement pas pour le détromper quant à sa situation traumatisante. Il n'avait qu'une seule envie, partir en courant. Mais dur dur de fuir quand on est balloté par un grand échalas bizarre, peut-être le dernier hume de toute la ville.

Fear!

Éclats de fourrure chamarrée entraperçus, feulements, barrissements, sifflements, trilles apeurées et autres cris peu engageants, tremblement d'une charge pesante, odeurs diverses et variées -enfin le peu qui arrivait à surpasser la sienne déjà bien prégnante-, tout lui disait qu'il n'était plus dans une ville humaine. Mais que se passait-il donc ici ? La magie, il en avait vaguement entendu parler, comme d'une légende urbaine, mais là... Le nez dans la merde comme qui dirait...

Et cet hume... Pourquoi était-il le seul à y avoir échappé ? A moins que ce ne soit ce foutu rat rouge qu'il voulait découper quelques temps auparavant... Non ?! Pas possible !!!! Me dites pas que les rôles ont été échangés ? Pensa-t-il sous le couvert surchauffé de son petit crâne. Et pléthore d'autres réflexions plus ou moins pertinentes, sensations diverses et variées à l'acuité cruelle, vinrent effacer cette pensée comme la vision fugace d'une vache meuglant au cœur d'une tornade monstrueuse (les références pourries ont la vie dure). Du côté de son transport, au final, il n'avait pas vraiment à s'en faire. Il se montrait plutôt doux avec l'opossum et c'était bien le seul point à peu près positif -ou le moins négatif, en fait- de l'histoire. La destination, un grand mystère. Jusqu'à ce que l'hume bizarre vienne à s'arrêter sur le pas d'une porte entrouverte.

Sueur, foutre, ciprine, alcool venaient se mêler à d'autres odeurs plus animales pour s'exhaler par la porte en la plus immonde haleine que n'ait jamais connue une bouche. Le lupanar fleurait bon la débauche et l'étable, et ce n'était pas vraiment pour rassurer l'opossum. Quelles immondices d'un autre monde pouvaient bien se passer ici ? Comme il se posait la question, l'hume le déposa sur le pas avec une douceur attentionnée avant de disparaître dans l'antre du démon. Et Alphonse se serait bien gardé de le suivre là dedans s'il n'y avait eu deux petits détails extérieurs. Tout d'abord le grondement d'un grand félin reconnaissable entre tous qui faisait vibrer de peur sa part hume, d'autre part le cri perçant d'un grand rapace qui, lui, s'occupait d'effrayer sa part opossum. Tricotant des pattes arrières plus qu'il ne se mit à courir, Alphonse déboula comme une fusée de poils amalgamés et puants dans la sombre sécurité de la maison.

* Au secours!!!!!!!!*

Hurla-t-il de toute la force de son esprit soudain privé de la relative sécurité des bras de Chips.

Un étalon, plusieurs truies, quelques félins et autres canidés à l'allure plus ou moins douteuse, virent la boule de poils Alphonse courir de partout, cherchant un abris aussi sécuritaire possible, au comble de terreurs primaires conjointes. Il pila net devant un grand boa gentiment lové au pied du porte-manteau qu'il briguait. Et le serpent eut juste le temps d'esquisser un clignement d'œil avant de voir une cinquantaine de petits crocs briller de salive devant son nez en soufflant un Khiiiiiiiiiiiiiiiii de menace aux relents de vieille charogne. Puis en moins de temps qu'il ne faut pour le penser, l'opossum venait de grimper en haut de son abris temporaire faisant de la tête du reptile une marche bien pratique sur laquelle il avait apposé la marque de quatre petites griffes (ça peut faire mal de se prendre des griffes à rebrousse-écaille). Sous le couvert d'un melon à l'odeur proche de son propre poil, Alphonse se mit à détailler les alentours.

L'hume avec une espèce de grand chien tout dépenaillé au regard vitreux de cataracte, la loutre dans le lustre, le chat famélique au poil détrempé d'un truc pas très ragoûtant, et tous les autres plus ou moins attentifs à... La Loutre ??? Comment ça la loutre ??? Ça devait être une sorte de chef... Une loutre en guise de chef alors que dehors se trimballaient des lions et autres grands prédateurs... Il devait y avoir un sacré soucis d'intellect dans ces lieux... Qu'importe, Alphonse se mit à répéter très très très vite.

*C'est quoi ce bordel ? C'est quoi ce bordel ? C'est quoi ce bordel ? C'est quoi ce bordel ?*

Comme une litanie hyperactive, ne se souciant guère du fait qu'il hurlait dans l'esprit des animaux autours de lui, animaux qui commençaient lentement à tourner le regard vers lui.
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MessageSujet: Re: Animalerie   25.02.10 7:11

Ah !
Participants de tout sexe – de tout poil – de toutes écailles – de toutes formes – de toute taille – de toutes espèces – de toutes sous-espèces – Ah, vous, là ! Les nouveaux arrivés ; les habitués du mauvais moment ; les hasardeux ; mais où, je vous demande , avez-vous vu qu’on rentre comme ça dans une maison de putes ? De plus, rien de moins que dans mon lupanar, mon trou à rats et à rattes, mon bâtiment de baise payantes de plus ou moins bonne qualité ?

En fracassant la porte d’entrée et le mobilier, en glissant sur ses pattes arrières, pirouettant dans un manteau rouge, voire hurlant sans considération, déversant son flot de pensées erratiques dans le délicat et fragile réceptacle de la psychée commune ?
Bien sûr, Chips n’est en rien coupable.
Mais vous… !

Voilà, grosso modo, les pensées qui défilèrent derrière les yeux de nuit de Talula, tandis qu’elle agitait ses moustaches avec ennui et que ses très jolies petites oreilles poilues ( belle allitération non ?) suivaient le mouvement en cadence.
De ce discours sophiste soigneusement élaboré aux angles, ne se dilua qu’une impression ténue, mentale, chaleureuse, certes, autant chaleureuse que peut l’être un grill et aussi mordante qu’une bonne paire de canines railleuses dans la jugulaire, que la maquerelle laissa glisser dans l’esprit de tous.
Le temps que la sensation inédite et extérieure attire l’attention vers son pôle : elle-même.

• Ce bordel est, comme vous le dites, Mr, un bordel. Je vous félicite pour votre étonnante perspicacité ! Pourriez-vous...hmmm...comment dire...fermer votre gueule s'il vous plaît ? On ne s'entend plus penser. *

Furent les premiers mots psychiques que la loutre adressa au petit groupe disparate des nouveaux venus. ( Et comme ceux qui la connaissaient le savent, Talula faisait beaucoup d'effort pour être polie, là. ) Elle se dandina un peu, comme gênée par quelque chose, puis finit par monter sur ses deux pattes arrière en position mangouste. De sa situation relevée, elle pouvait déceler chaque mouvement. Son regard glissa sur le loup borgne et la petite chose féline qui se calait indolemment entre ses pattes. Serait-ce...une pointe de jalousie ? (!)

• Vous avez d’autres amis ou on peut fermer la porte avant que ce lion ne vienne croquer ces gazelles ? *

Mais elle ne s’attarda qu’à plonger son regard outremer dans celui, églantine et infiniment Rough, de Chips. Chips, à l’attitude inclassable. Lui.
Les oreilles s’agitèrent en signe de reconnaissance et la loutre loutra (terme que l’auteur utilisera à défaut d’une plus ample connaissance sur le système vocal de ces merveilleux mammifères.)

• Aide-moi à descendre, s’il te plaît : rattrape-moi.*

Et sur ces derniers mots, Talula s'élança dans un saut de l’ange suicidaire, pattes avant gracieusement écartées et moustaches frétillant au vent…
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- Rayon X-tra lucide - Charbre Carnivore.

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MessageSujet: Re: Animalerie   06.03.10 4:43

Cela n'aurait été qu'une perception altérée ? Ou était-ce... Ou y-avait-il autre chose qui s'y superposait? Une sensation oppressante... Tournoyante. Tournis.

Il n'avait pas eu le temps de vraiment y réfléchir, déboulant et glissant sur le sol; un putain de chat lui lacérant le dos (heureusement, il disposait d'une épaisse fourrure); et lui qui terminait sa course... Nez à nez avec un...

*NOM DE TOUTES LES CONNASSES MALENGHANE*

...Un lion.
Un loup, face à un lion... Ne fera pas long feu. Même s'il s'agit d'une âme aussi vindicative que celle d'Asphodèle. Il y avait là une différence de poids. Le canidé; la queue immobile et le dos arrondi, n'avait pu s'empêcher d'exprimer sa crainte et son mécontentement par un grognement bien sonore.
Le chat babillait, gênant sa progression, déambulant entre ses pattes. Mais Asphodèle avait un autre fauve plus important à... fouetter.

Minute.
La sensation oppressante ? Ouais, ce truc lui est trop familier. Et assez puissant pour refroidir toute agressivité et détourner son attention vers une porte grande ouverte.

* Au secours!!!!!!!!*

Asphodèle avait perçu l'onde mentale, avant l'aura. Mais même sans l'avoir analysée, il était pour le coup... Bien d'accord.
L'énergie que dégageait cet hûme (car ça avait bel et bien l'essence d'un hûme. Le plus étrange qu'il soit, le plus coloré et explosif qu'il n'ait jamais connu. Mais c'était bien devenu un hûme) réussissait presque à étouffer toutes celles des autres. Masquant un court instant... les effets pervers des nuisances Rough de la bête qu'il venait tout juste de déposer.

... Qui ne furent pas ignorés bien longtemps, jaillissant telle une fusée pour se propulser dans des lieux plus sécurisés, l'opossum était désormais perché, se pensant inaccessible aux nombreux prédateurs présents.
Et Asphodèle commença à comprendre d'où venait cette insidieuse nuée brune et à soupçonner l'effet qu'elle pourrait produire...

Entre deux feux, entre deux dangers, l'aveugle se focalisa d'abord sur le plus fatale.

*TOUT mais PAS LUI.*

C'était quoi ce délire ?- pensa-t-il, rejoignant de nouveau la pauvre bête apeurée, pris d'une étrange sympathie et solidarité.
Pourquoi cette CHOSE, cette PUNAISE ROUGE était , elle-AUSSI ?

Il sentît soudainement toute son attention à ELLE _(Le repto-marsupial humanomorphé), peser sur le moindre de ses poils. Asphodèle appréhendait déjà. Bien-vite oublieux de ce qui geignait entre ses pattes devant LA menace.

- Kwi copain?

Le loup, en réaction de l'avancée de l'ennemi fit un bond sur le côté (toutefois freiné par le Rough de l'opossum), augmentant l'intensité de son grognement par un :

*PAR... TOU...TES... LES... PU...TAINS A...SSECHEES...!*

(l'ambiance, sans doute, alimentait les insultes les plus absurdes, que n'arrangeait pas l'effet du pouvoir d'Alphonse). Étrangement, le fléau CORAIL paraissait ralenti et captivé par autre chose. Asphodèle releva aussi (lentement) la tête, dans la même direction, tout en s'interrogeant sur ces effluves jaunis qui s'accrochaient à la moindre forme de vie... en continuant à se diffuser.

*NO...M DE...* -il sembla que son stock d'inepties commençait à se tarir momentanément- *TA..L..U...LA ? * - Cette essence, il la reconnaîtrait entre mille autre (même en étant plus lent). Il n'y avait aucun doute. L'imposante et caractérielle maquerelle s'était transformée en...

...Une chose indéfinie, tas de viande sur patte (ou plutôt sur cimes), modèle réduit (Asphodèle n'avait probablement jamais vu de loutre auparavant, il n'arrivait donc pas à clairement définir ce qu'il sentait). Une chose qui venait de se jeter de ses hauteurs, inconsciente du ralentissement que subissaient les individus du bas.

*CO..N..N..E !*

Le loup banda ses muscles; cherchant à éviter les sillons parasitaires de l'opossum qu'il était seul à percevoir; pour bondir et glisser in-extrémis sous la maquerelle suicidaire, au cas où Chips (car il n'avait pas oublié son nom) raterait le coche, il servirait de matelas, n'étant plus à ça près.
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Mikael

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MessageSujet: Re: Animalerie   07.03.10 12:06

(Faible et maladroite participation. Désolée. Alphonse, gaffe à tes... fesses   )






Erreur, Mikael ne geignait plus. Elle naviguait entre la stupeur et l’état de choc. Outre le fait que les animaux autour d’eux avaient décidé de continuer certaines activités en compagnie du sexe opposé (quoique, ce varan était-il vraiment une femelle ?) l’attitude d’Asphodèle la terrifiait. Sans cesser de trembler, la prostituée recula lentement, de quelques pas, se glissant sous le ventre du loup pour échapper au regard du lion, planté devant eux, à quelques centimètres du museau crasseux de son bienfaiteur. Pas sur que grogner comme ça arrange les affaires de ce dernier mais le lion n’avait pas l’air d’humeur à lui régler son compte. Une chance.

Une chance ?

Ce fut pire quand la boule de poils hyperactive, suivie de près par l’hume aux cheveux rouges, entrèrent dans le bordel.

Le grand échalas souriant et drôlement habillé l’intéressa un instant, le temps d’un rapide coup d’œil et d’un petit miaulement plaintif, mais ce fut surtout l’autre qui attira son attention. L’autre, petit, galopant de ci de là, en hurlant tout ce qu’il pouvait. Les griffes de Mikael se plantèrent dans le sol et elle se tassa au sol, les yeux rivés sur la chose, puante mais si attirante, qui s’agitait comme une balle élastique lancée par un gosse, rebondissant partout. Un jouet. Il fallait absolument qu’elle

Qu’elle….
Il fallait …. Quoi ?

Et ce clebs qui n'arrêtait pas... de jurer....

L’écart soudain du loup la laissa indifférente, bien qu’exposée aux regards de tous. Pour ce que ça la mettait en danger de toute façon. Ils étaient bien trop occupés avec la loutre plantée sur le lustre qui venait de sauter dans le vide. Dame à crocs, porte ouverte, Kwi. Non vraiment, elle n’en avait rien à faire et s’étira longuement, découvrant ses petits crocs pointus. Redressant ses oreilles, elle fixa d’un œil torve la boule de poils qui se pensait en sécurité sur son porte manteau et commença à se rapprocher à pas lents, tanguant.

Comme une impression de s’être fait marcher sur la tête. Que le monde allait désormais touuuut douuuuucemeeeeeeeeeeent.

Il fallait qu’elle

suive le loup ? Et puis... quoi.... encore.....

Qu... elle....

Jou…

… e….


Tant mieux si les autres étaient occupés. Elle aurait tout le temps du monde pour grimper à ce porte manteau - feulement pas vraiment convaincu à l'égard du boa qui dodelinait de la tête - attraper ce truc si odorant et s’amuser un peu. Elle l’avait, après tout, amplement mérité.
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MessageSujet: Re: Animalerie   08.03.10 4:31

La loutre parlait, elle parlait dans sa tête, et pour Chips rien n'avait plus d'importance: il se contentait d'écouter, béat de bonheur. Oh, comme il aurait aimé pouvoir exprimer sa joie, sautiller, mordiller, faire de gros krâlins à tout ce qui passerait à portée de ses pattes... Il l'avait trouvée! Tout irait mieux, d'ailleurs c'était forcément déjà le cas n'est-ce pas? Peu importait la ménagerie locale, le joli gros chat qui rôdait près du perchoir de l'opossum, le lion sur lequel grondait le loup (lion qui soit-dit en passant n'avait ni faim ni envie de se battre, et avait donc décidé de faire honneur à sa réputation de roi fainéant en s'allongeant dignement sur les épais tapis du hall pour y faire un somme). Peu importait le chaos, car Chips avait trouvé la Dame A Crocs! Joie!

Puis il se passa quelque chose d'inattendu. Lentement, les sourcils brun-roux du reptomarsupial dessinèrent deux accents circonflexes au-dessus de ses yeux écarquillés. Son sourire disparut lorsque sa mâchoire s'affaissa mollement et il eut le temps d'un battement de cils pour se demander ce qu'il se passait: rattrape-moi?...

Puis la loutre plongea dans le vide, pattes en croix, le museau au vent dans une gracieuse et délirante parodie de saut de l'ange. Un autre aurait été destabilisé. Pas Chips. L'évidence jaillit dans son cerveau à une vitesse hallucinante: un truc qui tombe, un truc à attraper. Pas besoin de réfléchir davantage, c'était pratiquement un réflexe. Et même les vapeurs roughs d'un opossum terrorisé ne pouvaient ralentir un réflexe de reptomarsupial.

Son exécution, par contre...

Confusion. Chips se lança en avant, mais il n'avait plus de museau, plus de dents, plus rien pour rattraper sa cible qui descendait, descendait inexorablement, beaucoup trop vite pour ses gestes inexplicablement ralentis. Le nouvel hume émit un "kwiii" de détresse tout en pensant enfin à lancer ses grandes paluches de primate en avant, mais c'était trop tard. Il plongeait, ses bras se tendaient, mais la petite créature poilue tombait et il était trop...

BRAAAAAAF!

"Kwurgh!" X__x

Chips s'étala de tout son long de bipède mal coordonné. Ses lunettes rondes dégringolèrent de son nez, l'une de ses bottes s'enfuit dans la bataille. Le choc lui coupa le souffle, le laissant pantelant et quelque peu désorienté. Mais cela n'empêcha tout de même pas l'apparition sur son visage d'un grand sourire aussi idiot qu'attendrissant: loin devant lui, dans ces pattes avants qu'il ne comprenait qu'à moitié, il tenait la loutre à une dizaine de centimètres au-dessus du sol.

"Kwi trappéééée!" ^^

Très délicatement et avec une juste fierté, il déposa la maquerelle sur le plancher des brahmines. Puis il prit un air concentré et choisit ses mots:

"Kwi aider, m'dame. Aider Chips. Aider Caleb."

Jugeant son message d'une clarté satisfaisante, il posa les mains à plat par terre pour se mettre à quatre pattes et réalisa seulement à cet instant que sa chute aurait dû être beaucoup plus douloureuse. De fait, elle avait été amortie. Chips baissa la tête pour regarder sous son ventre et découvrit un sombre paillasson pelé qui, selon toute vraisemblance, était le grand chien au regard laiteux sur lequel le reptomarsupial était tombé en entrant. Dommage pour lui: il avait été trop lent pour rattraper la maquerelle volante, et trop rapide pour ne pas se prendre un faux hume sur le dos.

Chips resta immobile, tout d'un coup complètement indifférent à la présence de sa chère Dame A Crocs. Il fixait l'animal coincé sous lui. Son oeil mort. Son aura chaude et amère. Puis la lumière se fit - littéralement: le reptomarsupial parut s'illuminer de l'intérieur. Ses yeux se mirent à étinceler, son sourire s'agrandit encore (ce qui jusque là paraissait impossible) et il émit un toniruant:

"KWIIIII!"

Puis, avec une joie délirante impossible à décrire, il se jeta sur le loup, trouva le moyen d'enlacer son cou de ses bras maladroits et de lui faire un énorme câlin débordant d'amour: copaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiin!
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MessageSujet: Re: Animalerie   28.03.10 20:33

Tout à l'abri sous son melon miteux, Alphonse ne rata pas une miette de ce qui se passait. Faut dire qu'ils allaient tous assez lentement. Sauf dans la chute... La gravité reprend très vite ses droits quand les membres ne sont plus là pour la contrer. Et la loutre aux pensées glaciales en fit l'expérience en plongeant vaillamment et, il faut le dire, très sottement depuis son perchoir, espérant sûrement un chevalier servant pour la rattraper. Chevaliers qu'elle trouva malgré elle en double exemplaire. Et quelle paire ?! Un vieux loup miteux et le foutu rongeur rouge devenu hume... Mais c'est quoi cette ville où des loutres suicidaires tiennent des bordels qui ont tout d'une ménagerie bancale, où des loups s'allongent gentiment au sol pour amortir la chute d'hume ? L'espace d'un instant, Alphonse préféra rentrer son museau sous le chapeau, serrant les fesses pour ne pas songer à sa queue fixement enroulée autour du porte-manteau.

Inconsciemment, il sentit comme une nouvelle énergie se rajouter à celle déjà sienne quand la loutre pénétra son aura. Il en débordait déjà par tous les pores, il ne manquait plus que ça. Incapable de museler son impatience bien longtemps, il sortit prudemment du chapeau avec toute la gracilité d'un funambule trouillard. Sortir pour mieux sentir comme un regard cuisant au dessous de lui. C'est pas que l'envie l'étouffait -et même, on peut dire qu'elle le désertait cruellement- mais il arrive des fois où la raison n'est plus vraiment aux commandes. Et Alphonse suivit le courant brulant qu'il sentait pour tomber face à deux yeux amusés, cruels et foutrement félins.

Le brave opossum en lui reconnut tout de suite le prédateur et commença à trembler. Il était coincé sur son porte-manteau, pas franchement beaucoup d'échappatoire sauf par le bas, bas présentement occupé par un gros chat aux envies de jeu sadiques. Il ne restait qu'une solution. Le faire fuir sa position pour pouvoir trouver une autre planque plus sûre. De l'hume qu'il avait été quelques heures plus tôt, il ne subsistait rien en cet instant, l'instinct animal ayant totalement pris le dessus. Instinct qui se crut soudain sur un arbre bien enraciné dans le sol, et surement pas sur un mobilier tout juste équilibré. Avec lenteur -enfin, à son sens, va sans dire- il commença à s'avancer sur la branche qui surplombait le félin. Il se retourna avec circonspection, pointant son charmant petite derrière au-dessus du nez de Mikaël. Et tout se précipita soudain, à tel point que ce qui suit doit être dépiauté au ralenti.

Voilà ce qui se passa. L'opossum tendit les fesses à la verticale au-dessus du félin et lâcha quelques gouttes d'une glande située sous la base de sa queue. Gouttes qui s'écrasèrent sur le museau du serval dans un bruit humide presque imperceptible. Bruit qui se coupla à un grincement sinistre quand l'équilibre du porte-manteau fut rompu. Porte-manteau qui commença à gentiment basculer vers le centre de la pièce et ses joyeux protagonistes enlacés. Instinct stupide s'il en est, Alphonse s'agrippa de toutes ses pattes et queue à son support flanchant pour atterrir violemment sur le dos de l'hume, lâchant un petit cri plaintif faiblement couvert par le fracas du mobilier. La douleur s'enflamma en lui, gentiment accompagnée d'une odeur de plus en plus présente dans la pièce. Odeur qui trouvait son origine sur le museau humide du serval en la personne de ce liquide poisseux qui l'ornait, liquide qui n'avait rien à envier aux projections de nos amis putois.

Décidément, rien ne s'arrangeait...
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MessageSujet: Re: Animalerie   31.03.10 20:54

Dans les livres, on associait généralement à l’idée de chute des termes aussi singuliers que ‘enivrant’, ‘exquis’, ‘liberté’…
Ouais. Ces mecs-là ne s’étaient jamais permis de faire une chute qui dépassait la hauteur de leur deuxième étage, de toute évidence. A contrario, la seule chose qu’on ressentait vraiment pendant une chute, c’était son petit-déjeuner qui, en bon opportuniste, profitait de l’occasion pour aller faire une ballade du côté du larynx. Littéralement.

Talula ne vit ni ne comprit rien à ce qui se passa. Elle ressentit un étrange mélange de vertige, de perte de contrôle mêlé de peur et de vitesse. Le saut de l’ange se mua tout d’un coup en une chute terrifiante pour un animal principalement habitué au plancher des Brahmines et qui ne pratiquait pas régulièrement le saut à l’élastique ou l’aérodynamique.

Ohmerdeoh merde.

Le mammifère se risque à ouvrir un œil très rond et très vitreux. Ses moustaches frémirent ses restes d’angoisse. Elle ne distingua, en face d’elle, qu’un étrange faciès rose avec deux gros globes oculaire et beaucoup de couleurs qui la fixaient. Deux pattes la tenaient au-dessus du sol. Ses pattes arrière, en les étendant, pourraient racler le plancher.
Confus, le mammifère ne se défendit pas lorsqu’il fut reposé sur le sol. L’air légèrement béat, il s’étira trèèèèèès lentement, agitant ses oreilles par à-coups.

• …Merci, Chips.*

La conscience de Talula revenait doucement, perçait avec précaution les brumes de la confusion et de l’instinct pour laisser germer les graines de la raison qui ouvrirent grand leurs bourgeons en chantonnant gaiement des chansons tristes et virginales.

Talula se demanda un instant comment cette métaphore avait pu lui monter à l’esprit. Ce n’était pas dans son habitude de métaphorer sur les pitites graines et les pitites fleurs. Perplexe, la loutre tenta, dans un geste désespérément humesque, de se masser les tempes. N’y parvenant pas, elle opta pour une bonne gifle dans le museau, ce qui la réveilla aussitôt. Ceci dit, elle aurait pu économiser ses efforts car l’odeur affreuse que venait d’émettre une source non identifiée réveilla totalement les bourgeons de sa conscience qui se mirent à pousser à vitesse grand V pour devenir de beaux et vigoureux arbres. Dommage que dans leur hâte ils aient oublié de consolider leurs racines.

Mais il lui fallait toute sa raison pour résister non seulement aux ultimes assauts du vertige et de la nausée, aux ondes néfastes que lui transmettait son museau retroussé de dégoût, et à la vue plus que dérangeante qu’elle avait sur un Chips hûme câlinant –oui, câlinant – un loup borgne et légèrement ratatiné. Et pour une raison encore inconnue, y avait un porte-manteau dans l’affaire. Ce qui faisait que le couple burlesque était pour l’instant empêtré sous les toiles des manteaux, des vareuses et des chapeaux qui venaient de dégringoler de leur perchoir.

La gueule de la loutre resta quelques minutes –oui, minutes ! - grande ouverte sous l’effet de l’ahurissement. Non, parce que là, attendez, ça faisait quand même beaucoup en à peine 5 minutes, même les séquoïas de la raison avaient du mal à comprendre ce qui se passait !

Talula tenta, avant d’entreprendre quoi que ce soit de regrettable – comme balancer une vive sensation électrique dans tous les corps qui se situaient trop près d’elle, ce qui à coup sûr n’aurait entraîné que plus de panique – Talula tenta, donc, de se calmer. Et de parer au plus urgent.
La loutre s’approcha du tas de vêtements et arracha du bout de ses dents pointues un morceau d’étoffe qu’elle se porta sur le museau.

Puis, prenant son courage à deux pattes, le mammifère commença à déblayer la zone de combat en ôtant le premier manteau qui recouvrait la scène.

*putaindemerdefauttoujoursquecegenredeconneriemetombedessusbordelj'airienfaitpourmériterçamaisqu'est-cequ'ilsconsmaisqu'est-cequ'ilssontcons!!!*
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MessageSujet: Re: Animalerie   07.04.10 5:24

L'opossum revint sur le Ring. Comme un étrange échange de catch, chacun sa team, sa "partie".
Et le loup -quant à lui- gisait quasi k.o., sous la strangulation de l'éminence rose mimant un gros "kralin".
Pour le coup, nos catcheurs en herbe, auraient décroché toutes figures, compétitions et trophées. Le public aurait hurlé de rire, tout en encourageant de plus bel ces animaux en slip kangourous.

Entre la douleur d'avoir été aplati, la strangulation qui s'était resserrée (l'effet de surprise du faux-hûme, de recevoir un -vrai- marsupial sur le dos), l'odeur infâme qui se répandait au devant de son flair trop efficace... L'aura effervescente de Chips et les tentacules pourpres se dégageant d'Alphonse, Asphodèle n'avait... Plus rien à dire. Ni même à prononcer. Il était de toute manière "couvert" par le saut d'un vaillant manteau suintant l'eau de Cologne, mélange peu ragoutant en somme.

Protection (si tant est qu'il puisse en être une) vite enlevée par une loutre excédée. Le loup n'avait pas besoin de subir les effets dévastateurs du pouvoir de l'opossum pour être complètement ralenti.

Il subissait stoïquement la torture que lui infligeait l'hûme, à moitié sonné, n'ayant même pas pu espéré mordre l'un des bras nu qui se présentait à lui.

Une seule pensée raisonnée émergea :

* J'préférais... en..core... le... spectre...*

Les yeux lui piquaient, et les larmes jaillissaient, comme pour nettoyer cette vilaine odeur. C'est tout larmoyant que le canidé famélique sembla émerger de l'humus des racines de tourments infligés :

* CHIPS T'ES EN TRAIN DE ME TUER * -réussit-il à beugler, en un coup.
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Mikael

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MessageSujet: Re: Animalerie   09.04.10 12:28

A choisir, Mikael aurait sans doute préféré le spectre elle aussi. Mais on peut pas toujours avoir ce qu’on veut, et ça, elle l’avait bien comprit. Néanmoins, la situation dans laquelle elle se trouvait actuellement lui permit de contempler sa vie sous un autre angle. Qu’importe les souffrances qu’elle avait enduré pendant toutes ces années, rien n’était comparable à la torture qu’elle subissait.  Et rien ne le serait sans doute jamais. Quelque part, dans la tempête qui faisait rage dans sa pauvre cervelle de félidé, il y eut un vague soupir de soulagement. Il y avait toujours pire que de faire le tapin. Ce fut sa dernière pensée consciente.

Son karma avait sans doute posé sa dernière carte évanouissement dans les docks. Au lieu de s’effondrer, Mikael péta littéralement les plombs.

Vous saviez vous que le hurlement d’un chat pouvait ressembler à s’y méprendre à celui d’un hume ?

S’arquant brutalement, les poils redressés, le Serval essaya tant bien que mal de retirer cette chose sur son nez qui sentait si fort, se griffant au sang, miaulant de douleur. C’était un cri suraigu à vous vriller les tympans, mais elle ne l’entendit même pas, comme elle ne vit même pas le portemanteau s‘effondrer sur la fine équipe de bras cassés. Il n’y avait que la pulsation affolée dans ses tempes, et cette foutue odeur qui lui emplissait la gueule, manquait de l’étouffer.

Elle ferma les yeux, endiguant le flot de larmes qui roulaient sur ses poils et fonça soudain à la vitesse d’un éclair en direction du mur d’en face. Qu’elle se prit de plein fouet. Loin de l’arrêter, l’animal rebondit en direction du mur opposé, crachant et tournoyant sur elle-même, comme attaquée par quelque chose de plus palpable que cette odeur effroyable. Quelque chose qu’elle aurait pu tuer si seulement elle avait pu l’attraper entre ses pattes. Mais il n’y avait rien que cette brume verte qui s’élevait de son museau, empoisonnant toute la pièce.

Et personne pour l’aider.  

Le loup était trop occupé à se faire étrangler par cet hûme qui ressemblait finalement à tout sauf à un hûme normal. Quant à la loutre… Tout n'allait certainement pas bien dans le meilleur des mondes mais au moins était-elle sauve.

Dans un sursaut de terreur, elle entraperçut les escaliers et s’y dirigea d’un pas incertain, semblable à celui d’un hume ivre. Gravissant péniblement les marches, elle tâcha de s’éloigner de cette bestiole qui était à l’origine de ce mal. Sans cesser de pousser des petits geignements rauques, la voix brisée, le souffle coupé par ce venin, Mikael gagna l’étage, rampant au sol, frottant son museau éraflé sur la moquette épaisse, laissant ainsi une trace olfactive pour qui aurait le courage de la suivre. Elle entra dans une chambre à la porte entrouverte et se glissa sous le lit, s’allongeant sur le flanc, la respiration hasardeuse. Il y avait une bassine pas très loin, avec une éponge mais elle n’avait pas la force de s’y diriger pour nettoyer sa gueule amochée. Plus tard. Ses pattes tremblaient trop.
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MessageSujet: Re: Animalerie   25.05.10 21:19

Douleur, chaleur, odeur infecte. Autant de sensations qui se superposaient dans l'esprit effroyablement paniqué d'un pauvre marsupial qui n'avait plus rien de l'hûme qu'il était quelques heures avant de débarquer dans cette ville de malades. Et bien au chaud sous un manteau, il n'osait plus broncher de peur de réveiller encore d'autres choses désagréables. Il était si bien à cet instant. Protégé, il en oubliait presque la douleur sourde qui irradiait dans son dos. Mais c'était sans compter de prétendus secours externes et leur prétendue bonne volonté. D'un coup d'un seul, son manteau bouclier lui fut retiré, exposant un opossum feignant la mort aux regards de tous.

*Pas un geste, surtout pas un geste. Ne respire pas trop fort mon grand, oublie-les*


Immobile comme jamais, on aurait aisément pu le croire sonné ou carrément mort dans la chute. Mais comme le cri rageur du loup s'éleva, l'opossum revint à la vie tel une boule de poils surexcitée. Il devait absolument sortir d'ici. D'une détente à faire pâlir de jalousie un lièvre débusqué, il partit en courant à travers la pièce. Sous les volutes aveuglantes de la panique, il perdait totalement ses repères et dut bien faire trois fois le tour de la pièce, griffant au passage diverses parties animales rencontrées au hasard de sa course, avant que l'hûme en lui ne reprenne un semblant de contrôle pour susurrer d'une voix étouffée par la peur.

*La porte, va vers la porte*

Oui, Alphonse se parlait à lui-même. Mais que celui qui n'a jamais connu la peur panique vienne lui jeter la première pierre. Dérapant plus qu'autre chose, l'opossum via d'un coup vers la porte d'entrée. Porte qu'il trouva malheureusement close. D'un bond, il chercha à grimper le long du panneau de bois en agrippant la poignée qui s'abaissa sous son poids. Désespérément, il s'y accrocha, griffant joyeusement la porte de ses pattes arrières dans le vain espoir de trouver un appui inexistant pour se hisser. Et la porte de coulisser lentement sous ses gesticulations désespérées. A peine les premières odeurs de la rue lui parvenait que l'opossum s'y jetait. Dehors c'était dangereux, mais tout valait mieux que cette maison de fous. Et la porte de claquer derrière lui. Il courut sans chercher à réfléchir, sans chercher à voir. Il devait trouver une planque rapidement.
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MessageSujet: Re: Animalerie   26.05.10 11:33

Aïe. Mais AÏE!

Le monde de Chips s'était singulièrement assombri depuis que le porte-manteau lui était tombé sur le crâne, sans parler du hurlement à glacer le sang du gros joli chat qui venait de fuir à toutes pattes. Sans doute sonné par l'effet de résonance créé dans l'espace vide qu'était sa tête, l'animal humenomorphé avait eu pour premier réflexe de se recroqueviller contre sa peluche du moment, en resserrant encore plus son étreinte: keski se passait? Il avait mal là, non? Cette sensation lancinante, barrée d'une grande entaille acide, c'était avoir mal. Pourquoi il avait mal?

Puis le loup cria à son tour et Chips sursauta, faisant tressaillir la montagne de pardessus qui le dissimulait: tuer? Oh la la mais non, pas tuer, ça va pas?! Quoique, Caleb ne râlait-il pas lui aussi quand on lui serait la gorge un peu trop fort? Devait y avoir un truc à creuser, pensa le reptomarsupial toujours à moitié assommé. Dans le doute, il consentit donc à relâcher sa prise, avant de défroisser d'un air contrit le loup amoché.

"Kwi pard..."

SCHRIIIK!

"...DOOOOOON!!!"
@____@

L'oppossum venait de détaler comme une fusée à travers la pièce, utilisant comme tremplin le dos du pauvre hume qu'il larda de belles griffures. Tétanisé par cette nouvelle souffrance en provenance d'une partie de son corps dont il n'avait même pas vraiment conscience, Chips émit un glapissement et se dégagea du porte-manteau d'un bond, pour mieux aller se réfugier contre le mur le plus proche. La brûlure de son dos se raviva quand il l'appuya contre le papier-peint. Chips se décala avec un autre gémissement, plus plaintif, avant de porter une main maladroite à cette tête qui lui faisait mal.

"Kwi-aïeuh..." Bouin... T-T

Sous ses doigts, le relief sensible d'une grosse bosse le fit grimacer: mais enfin pourquoi on lui avait fait mal? C'était pas gentil de faire mal aux gens, ça se faisait pas. Et plus par incompréhension que par réelle souffrance, le charmant jeune hume dans lequel s'incarnait la bête écarlate se mit à verser des grosses larmes inquiètes.

"M'daaame... bobo..." i__i
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MessageSujet: Re: Animalerie   30.05.10 22:01

La maquerelle leva les yeux au ciel (enfin, au plafond) et pensa très fort :

*Le sorcier à l’origine de tout ça va me le payer.*

Premièrement, elle lui arracherait les yeux. Ensuite, elle lui sucerait le sang. Elle se repaîtrait de ses cris d’agonie et poursuivrait la torture pendant des heures, des jours entiers, jusqu’à ce que même sa propre mère ne le reconnaisse plus. Elle emploierait des outils abjects pour réduire ses os en poudre, elle briserait ses chevilles, elle lui ferait manger des petits pois et le laisserait seul face à une horde d’autruches sauvages de la toundra. Lorsque, épuisé et harassé par des semaines de souffrance intense, le sorcier ramperait devant sa petite taille de loutre, il lui dirait quelque chose comme ‘pitiééééé, maîtressseee’ et Talula aurait dès lors le plaisir de le livrer aux rats et aux serpents, pour que sa terreur alimente son plaisir sadique, et ensuite…
Bêrk. Non, vraiment, elle ne comprenait pas les cinglés qui passaient leur temps à étriper leurs ennemis : c’était dégoûtant.

La loutre retomba sur ses quatre pattes et s’écarta de l’amoncellement de manteau. Ses yeux outremer suivirent un instant la course effrénée de l’opossum dans la pièce et elle tenta même de lui faire un croche-pied alors qu’il passait en courant à ses côtés. Enfin, il bondit sur la poignée et disparut à l’air libre.

Il y eut quelques secondes de flottement, car tout le bordel avait fixé l’opossum d’un air à la fois fasciné et horrifié, et son brusque départ entraîna une profonde réflexion dans les cerveaux reptiliens des spectateurs. Puis le Pandémonium reprit ses droits et un cochon s’accoupla avec une truie tandis qu’une biche effarouchée galopait dans les escaliers, en proie à la panique.
La maquerelle se sentit aussitôt très décalée.

Elle s’était adaptée à sa nouvelle condition pourtant peu gaillarde de loutre vampire assez rapidement, et tentait encore de conserver à la fois calme et contrôle sur une situation qui de toute manière lui échappait. Cette impression de décalage était d’autant plus accentuée que l’ombre menaçante de Chips, haute d’un bon mètre 80, se déployait sans peine, alors même que sa voix restait celle du reptomarsupial qu’elle avait ‘sauvée’ il y a…quelques semaines. Et qui, encore une fois, lui demandait son aide en l’appelant…madame.

Peut-être n’arrivait-elle pas vraiment à comprendre qu’elle était un putain de mammifère poilu, peut-être ne réalisait-elle pas vraiment l’ampleur de la situation. Elle savait juste que…eh bien, elle était toujours Talula. Elle le sentait dans toute sa chair. Elle était toujours elle-même, combien même se promenait-elle sous cette apparence ridicule.

*Oh, ça va. Pas besoin de tout ce protocole. Je suis une fichue loutre, maintenant. * grogna-t-elle en réponse.

Elle jeta un coup d'oeil critique vers Chips. Le pauvre hume avait été salement lacéré par l'opossum, et il ne semblait pas particulièrement en forme non plus. Elle voulait partir, mais était-ce prudent....?
De plus, sa maison close était encore plus bordélique que d'habitude. Elle prit sa décision :

*ça va aller, Chips. Ce n’est pas très grave. Ça va bientôt disparaître. Tu n’as qu’à…aller te reposer un peu et manger des cacahuètes. Il y en a dans le buffet. Et…tu es en mission spéciale : tu dois t'allonger sur le canapé. On va...désinfecter tout ça et s'occuper du reste. J'irai voir Ca...Mancuso plus tard. D'accord ? *

Elle dandina du postérieur sans y faire attention et s’approcha d’Asphodèle, pour le moment en état de suffocation énervée. Les gens futés auraient évité de s’approcher d’un loup blessé et mal famé agacé, et auraient d’ailleurs évité Asphodèle tout court. Talula prit au contraire un grand plaisir à lui adresser un sarcastique :

*Tu vas continuer à agoniser longtemps, pauvre chou ? Ou tu comptes retourner traîner avec ta petite copine dans les étages ? D'ailleurs, tu devrais peut-être aller la récupérer avant de crever sur mon parquet. J'ai assez de saletés comme ça chez moi.*

L’insupportable maquerelle retroussa ses babines, exhibant deux canines pointues.

• En y repensant, je croyais que tu n’étais pas censé revenir, alors tire-toi !*

(Oui, elle lui en voulait toujours pour la porte cassée et la rencontre désastreuse avec l’Oracle.) Bien sûr, sa tentative d’intimidation tombait d’autant plus à plat que son ‘chez elle’ était couramment infesté d’une horde d’animaux disparates et sauvages, et qu’elle-même taillait moins grand qu’un loup, ceci dit elle déclara tout ceci avec une telle dose de rancœur et d’acidité qu’il n’était on ne peut plus clair qu’elle ne voulait rien à voir à faire avec lui.
Elle enjoignit d’ailleurs à sa petite phrase une impulsion électrique illusoire destinée à faire bouger un peu Asphodèle, et se dirigea vers le canapé où devait s'allonger Chips en sautillant.
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MessageSujet: Re: Animalerie   04.06.10 1:03

- Madame a pas perdu sa langue. J'me d'mandais si y'aurait un con assez brillant pour l'arracher.

Ou comment gicler l'inquiétude sous une vague d'acidité. Pourquoi s'inquiéter ? Elle était déjà morte, non ? Que risquait-elle vraiment ? Elle était débrouillarde, plus que quiconque.
T'es trop con Asphodèle.
Et ta bêtise t'a conduit dans cet état misérable. T'étais déjà pas bien reluisant.

Le loup qui, s'il avait repris sa respiration et un semblant de contrôle sur ses battements de cœur (malgré les relents du don de l'opossum qui s'atténuait lentement), tenta de se remettre sur ses pattes.
Le faciès ridicule de la loutre ne lui avait pas donné une seconde, l'envie d'en rire. Il n'en voyait pas le comique, de toute manière. Seulement les slaves enflammées et amères à chaque fois qu'elle pensait à... Lui.

Les dernières piques étaient-elles censées rajouter un peu d'huile à l'incendie ? Elles n'en eurent pas l'effet. Le jeune aveugle était passé par toutes les humeurs en moins de quarante-huit heures. Irritation, expectative, gale, crainte, agacement, intrigué, pitié... Et fureur, auquel s'ajouta ce fichu sortilège et son florilège de questions, de stupeurs, d'excitations et d'incroyables retournements de situation.
Il avait manqué de se faire écrabouiller par toute une horde d'animaux bigarré et ce, à plusieurs reprises.
Pour finalement l'être par un "hûme". Il y avait là... de quoi en rire réellement.

Chips continuait de gémir lamentablement alors que la loutre s'échinait à le calmer. Le canidé grimaça un ricanement. Une seule envie : le BOUFFER, et le faire taire définitivement.
Encore un ! Décidément. Encore un ! De revirement. Ses émotions semblaient se battre et lui revenir comme la marée d'un tendre tsunami.

D'abord se relever. Oui, ce serait une bonne idée.

Avez-vous déjà observé les premiers pas d'un faon ? Ou peut-être ceux d'un cheval nouvellement né ? Les pattes branlantes ne cessent de glisser, de chercher correctement leur appuis, dégoulinant de sueurs et du sang de leur mère, agressé par ce tout nouvel univers qui n'entendra que leurs pleurs avant qu'ils en comprennent enfin la fatalité.

Le loup expérimentait en ce moment même une aventure très similaire. Ses pattes refusaient tout simplement de se coordonner entre elles, l'une ne cessant de ripper sur le sol, le laissant retomber lourdement et maladroitement, avec douleur.

*...*

Oui, il valait mieux se taire.
Et souffrir en silence.

*MAIS TA GUEULE !*

Ou pas.
Le cri scandé à l'égard du pauvre marsupial; écume d'un état plus que lunatique; surgît, comme pour couvrir les élancements de sa propre douleur (dont l'animal était justement -l'un des- auteurs).
Chips pour le coup, en devînt muet de stupeur, ne s'attendant sûrement pas à un élan d'agressivité alors qu'il ne réclamait... qu'un peu de réconfort. C'est vrai quoi! Quand ça pleurait, c'est que c'était grave ! Il fallait des krâlins ! Et pas des cris qui... qui faisaient peur. C'est qu'il ne se rendait pas compte des faisceaux tortueux que sa tristesse renvoyait à l'aveugle, comme l'on mitraillerait quelqu'un avec du gros sel, sans s'arrêter. Sur un être déjà blessé, les plaies n'en étaient que d'avantage rongées.

Asphodèle avait trop... Mal, était trop fatigué, pour lire l'émoi de chaque protagoniste. Celle qu'il avait mené jusque-là avait miraculeusement disparue de la circulation, et il se retrouvait comme un crétin, le cul vissé au sol, sans être en mesure de se relever dignement qu'accroupi, sans avoir aucune raison (ou l'envie) de justifier sa présence..

*Eh la naine !*

La morgue, malgré l'épuisement, est toujours vivace. Chez l'animal blessé, c'est ce qui tressautera encore, même après sa mort.

*J'crois bien qu'j'vais rester un peu.*

Ce n'est pas un service qu'il demande. Il s'impose.

*'Stoire d'attendre que tu sois prête* et non pas qu'il soit en état de bouger convenablement, et pas en proie au plus frêle prédateur.

*...Parce qu'l'Mancuso, tu comptes le reconnaître comment ?*

Sous le masque du loup épuisé, un sursaut de victoire émaciée.

T'as beau dire, Vipère, t'as b'soin d'moi. Et c'est pas comme si une loutre pouvait parer à la moindre attaque, aussi Rough soit-elle.
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MessageSujet: Re: Animalerie   04.06.10 14:38

Il faut croire que la maquerelle était plus posée que ce qu'elle paraissait devant le loup éborgné. Ou bien que son nouveau Zoo s'anime beaucoup trop... Pour l'abandonner sans quelques consignes et ménages.

Asphodèle avait fait monté d'un cran son irritation (on aurait supposé que ce fut impossible, mais avec ce dernier la cime ne fait jamais que s'élever), et le marsupial-hûmemorphé continuait de chouiner avec quelques hoquets (il tentait vainement de se faire le plus petit et silencieux, à l'égard du loup).

Peut-être que Talula venait de constater que l'aveugle n'était réellement pas en bon état, ou entendit-elle raison ? Avait-elle perçu les craintes sous-jacentes du jeune balayeur ? Celles qu'il avait habilement déguisé sous un nouveau jet vénéneux.

Fallait-il que les serpents ne cessent de se mordre pour se prouver leur affection ?

Les animaux s'agitaient par trop, et la maquerelle dut reprendre la barre de son navire et équipage. Donnant ça et là, aux sbires et prostituées les plus colossales; de solides consignes pour maîtriser tous les débordements constatés.
Quant au règne animal ? La cuisine du bordel était toujours pourvu des mets divers... Même si cela risquait de ne pas suffire aux appétits des grands fauves.
Il suffisait d'en enfermer certains dans les cellules réservée habituellement aux clients adeptes de la domination, avec toutes les excuses de la maison et la promesse de futures prouesses.

Chips fut conduit dans une des pièces au-dessus, soigné par le va et vient d'un coton-tige baigné dans de l'alcool, que maîtrisait un habile guêpier arc-en-ciel. Ironiquement, le serval terrifié s'était réfugié sur les ornements d'une des armoires présentes et s'évertuait à se dissimuler à tous les regards.

Par commodité (ou sadisme), la maquerelle préféra placer le loup au même endroit. Si le marsupial était obstiné, son étrange fascination pour l'aveugle devait aider à obéir plus ou moins à son injonction.

On passera sur les échanges parfois abruptes du balayeur animorphé, à l'animal humemorphé. Ni sur les tentatives de "raccommodage affectif" de ce dernier (qui furent multiples et la plupart malheureuses sous les grognements d'un loup courroucé), on passera aussi sur les quelques mots échangés et perçus, quand les deux se calmèrent.
Ni sur ce que Mikaël, put bien entendre entre les va et vient de la maquerelle et les dialogues plus qu'étranges au sujet de la bestiole, du bordel, de porte bousillée, d'indic' plus que dangereux et disparus (surmonté de lamentation Chipsienne à chaque fois qu'était évoqué le nom de "Mancuso") ou des inspections du serval tremblotant, recherchant de quoi boire. Ou même sur la conversation dont elle était justement le sujet, où les termes "boulet", "cas désespéré", "Mère Talula" étaient récurrent. Vraisemblablement, l'explication de la nature de Mikaël et de sa place, s'était plus ou moins 'clarifiée'. Il faudrait se pencher plus en avant sur la question, quand chacun aurait retrouvé son étant normal.

Nous passons donc, le temps de quelques jours. Que Talula ait pu tout régenter de sortes à être soulagée sur le sort de ses pensionnaires dissimulés dans les profondeurs, de ses employés et clients. Que Chips ait eu l'occasion de quelques facéties au grand damne d'Asphodèle (qui s'était étrangement retrouvé avec un gros nœud rose, vite mis en morceau par ses soins).
Le temps que chacun panse ses plaies, se calme, se sustente et prépare sa nouvelle sortie.

... qui ne tarderait pas, découvrant une rue désertée, une loutre aux nerfs à vifs et un loup noir famélique mais narquois entamèrent leurs premiers pas.

Le faux hûme avait pour mission de "garder la maison-de-la-dame-à-crocs jusqu'à son retour". Asphodèle ne se faisait aucune illusion quant au respect de cette dernière, aux irisations orangées symptôme de la plus haute curiosité du marsupial.
Ces derniers jours avaient été pleins de surprises... C'était donc logique que cela continue sur la même trame.


=> Sur les voies (Asphodèle, Talula)
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