| | | [vice-versa] Tu parles d'une soirée... | |
| | Auteur | Message |
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Invité Invité

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 | Sujet: [vice-versa] Tu parles d'une soirée... Dim 21 Fév - 13:50:46 | |
| Ok... Ne paniquons pas... Réfléchissons de manière logique et rationnelle. J'étais en train de marcher dans une rue tentant de me fondre dans la masse, j'avais laissé ma peluche dans le coin que je squattais généralement, je n'en avais pas besoin pour faire un repérage dans le quartier de toutes façons, ça devait me prendre seulement quelques minutes. Alors on peut m'expliquer comment ça se fait qu'alors que d'habitude je voyais les choses de pas très haut, je me retrouvais à les voir de plus bas ? Et comment ça se faisait que ce fichu trottoir était encore plus haut que ce à quoi j'avais l'habitude ? Je me prend la tête entre les mains et les enlève en vitesse en voyant des poils blancs sur toute leur surface et plus que 4 doigts. Il était passé où le dernier ? Je baisse les yeux et me trouve des poils de partout. Là je crois que je peux paniquer...
Je pars en courant, sautant, zigzaguant sur mes petites pattes, oui oui, je peux le dire, j'ai des pattes. Je saute sur un trottoir moins haut que les autres et manque de me faire piétiner par une bestiole bizarre, je ne cherche même pas à m'arrêter pour demander se qui se passe et pars me planquer dans un coin derrière une caisse dans une petite rue, le temps de reprendre mes esprits. Bon, je suis devenu quoi au final ? Je jette un coup d'oeil sur mon corps, poilu, blanc, petit. Ok... Ça m'avance pas tout ça... De petites pattes, quatre doigts. Une souris ? Je regarde derrière, une toute petite queue. Non, c'est définitivement pas une souris... Je passe mes pattes sur ma figure, toute ronde et de minuscules oreilles. Un hamster... Bon, sang, je suis devenu un hamster... Je pouvais pas devenir un truc plus gros... Non. Un ridicule hamster... Je décide de rester dans mon petit coin de rue en attendant de trouver quoi faire, je finirais bien par redevenir normal. C'était la faim. Ça ne pouvait être que ça. Il n'y avait rien de logique à ce que je devienne un hamster. Je devais donc avoir trop faim. Mais en fait, je n'avais pas envie de sang, j'avais fait un bon repas y'a pas longtemps. Alors il ne restait plus qu'à attendre...
C'est dingue ce que la panique peut rendre stupide... |
|  | | Protecteur de CORPS - En mââââle, célemieux.

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 | Sujet: Re: [vice-versa] Tu parles d'une soirée... Mar 23 Fév - 20:55:41 | |
| Non, Kaiden n’avait rien à craindre. Confortablement allongé sur son lit, la gueule entrouverte, il eut un petit glapissement heureux, perdu dans une autohypnose des plus agréables, sa patte arrière gauche s’agitant follement sur le matelas, repoussant les draps. Inconscient du changement effectué sur son corps de valeureux bipède courageux, il continua à courser le lapin jusqu’à s’extirper du songe en baillant. Claquant sa mâchoire plusieurs fois, il avisa la faible lumière provenant des volets. Le jour, fin d‘après midi sans doute, un peu trop tôt pour se lever. Néanmoins, son corps le démangeait, et il s’extirpa des draps dans un grognement, les yeux mi clos. Ses griffes claquant contre le sol, il repoussa la porte d’un coup de tête et se dirigea vers la salle de bain, un peu étourdit par les odeurs de l’appartement qui frappèrent sa truffe sans douceur. Eliade, du parfum, un peu de sang, poussière, des odeurs provenant du dehors, du vivant. Quelque chose de très agréable, qui donnait faim. Mais Kaiden se contenta de les ignorer.
Il lui fallu près d’une minute, 60 secondes de trop qu’il passa la tête rivée dans la cuvette des toilettes à laper l’eau claire, pour comprendre qu’il y avait un problème. L’eau n’apaisait en rien sa soif, le sang si. Pourtant il s’était dirigé vers les toilettes instinctivement. Les toilettes. Pas le robinet de la salle de bain, ou celui de la cuisine. Les toilettes. Sans doute parce qu’il était trop petit. Il aurait pu atteindre les robinets en se redressant sur ses pattes arrière. Il ne l’avait pas fait.
Ses pattes arrière.
Claquant sa langue contre son palais plusieurs fois pour chasser cet effroyable goût de désinfectant, il baissa la tête pour observer ses pattes avant, ainsi qu’une partie de son poitrail, couvert de poils. Un joli poil cela dit. Noir, marron, un peu roux de ci de là, un peu plus clair sur le côté. Longs. Des poils. Des pattes. Des griffes. Et un nez très allongé. Museau. Il loucha sur sa truffe noire un instant avant de décider qu’il y avait effectivement un problème, et qu’il ferait mieux d’avertir Eliade. D’ailleurs, c’était étonnant que l’Oracle n’ait pas prévu ça. Elle qui savait pourtant combien de doigts il cachait derrière son dos.
Des pattes, des poils, une truffe.
Kaiden se précipita dans la chambre d’Eliade. La porte était fermée, bien évidemment, et il du s’y reprendre à deux fois avant de réussir à abaisser la poignée. Sautant sur le lit, il fouilla les draps du museau, essayant de les chasser en les grattant furieusement de ses pattes.
Des pattes, bon sang !
Rien.
Il eut long gémissement plaintif, les oreilles basses.
Rien du tout. Pas de maitresse. Juste un parfum douceâtre, savon, une peau froide, cadavre. Une odeur de mort, féminine. Mais surtout du vide. Il ne savait pas depuis combien de temps Eliade s’était enfuie, ne pouvait le deviner. Peut-être était-elle déjà sortie pour rencontrer un autre de ses Versatilis. Peut-être avait-elle été surprit de se retrouver métamorphosée en… en quoi d’ailleurs. La trace s’arrêtait à la fenêtre et au sol, une unique plume blanche semblait le narguer.
A priori un volatile.
Il ne savait pas lequel, ni comment le retrouver dans cette ville immense. Eliade aurait très bien pu prendre son envol vers les terres chaudes du sud histoire de s’offrir des vacances.
Il paniquait.
C’était différent des fugues habituelles de l’Oracle. Elle se contentait de se mettre en danger, Kaiden essayait de la retrouver, se demandait pourquoi le ciel ne lui avait pas non plus accordé un troisième œil, rentrait à l’appartement penaud et attendait, sur le canapé généralement, que Eliade décide de pointer son nez. Le problème étant qu’à cet instant précis, Eliade avait un bec. Et Eliade serait encore plus difficile à trouver. Fallait-il renoncer pour autant ?
Non, manqua-t-il d’aboyer en fonçant vers la porte d’entrée, peu enclin à suivre la trace d’Eliade en passant par la fenêtre. Trop gros pour ça. Un simple coup d’œil dans le miroir en pieds lui apprit qu’en plus de s’être changé en un valeureux canidé, il avait prit l’apparence d’un berger allemand. Fidèle, courageux, obéissant… A tout les coups, Eliade allait bien rigoler.
Et se faire plumer s’il remettait la patte sur la vampire.
A l’extérieur, le monde avait commencé à sombrer dans le chaos le plus total.
Des animaux, d’origines diverses et qui n’avaient certainement rien à faire dans une ville comme Secaria, batifolaient de si de là, plus ou moins paniqués selon le degré d’éveil. A priori, la magie avait encore fait des siennes, mais Kaiden n’étant certainement pas du genre à se poser des questions très compliquées, il relégua ça dans un coin de sa tête et tenta de retrouver la piste d’Eliade. Évidemment, le volatile s’étant fait la malle par la voie des airs, et l’air étant emplit d’odeurs, la tâche allait s’avérer plus compliquée que prévu. Sans perdre courage, il bifurqua dans une petite rue, traversant les quartiers aisés de Secaria jusqu’à rejoindre les grandes avenues, la truffe en l’air, et évitant des ennemis potentiels qui commençaient tout juste à comprendre à quel point la situation pouvait être intéressante.
Pour eux.
Le grondement terrifiant au loin d’un animal lourd, et sans doute très dangereux, lui hérissa l’échine et il rasa les murs, observant d’un œil torve un zèbre se faire poursuivre par un guépard. Ushaïa nature en plein centre ville.
Avant de stopper net.
Le parfum était ténu, et le voile manquait à chaque instant de se déchirer, traversé par des bestioles plus ou moins petites, dont certaines ne manquèrent pas de bousculer un Kaiden grognant tout bas. Attentif, il abaissa la gueule, plaquant sa truffe au sol pour essayer de repérer le parfum. Ce n’était pas Eliade. C’était autre chose, de petit. Beaucoup plus petit. Et ce n’était pas quelque chose de vivant. Une odeur de cadavre, de sel, pas vraiment sale mais pas assez raffiné. Masculin. Quelque chose qui se trouvait contre un mur, près d’une ruelle désertée. Quelque chose de blanc, de vraiment tout petit, qui observait les alentours d’un air apeuré et méfiant. Logique.
Un rongeur. Un vampire.
Ainsi, sa condition de chien n’avait pas que des désavantages.
Il s’approcha à pas lents, tâchant de se montrer amical, comme seul un chien pouvait l'être, évitant ainsi de sourire, ses crocs étant particulièrement longs - il les sentait contre ses babines. Pas faire peur à la bestiole - vilain chien. Sa queue touffue gifla l’air à un rythme rapide. Il s’abaissa face au petit rongeur, une espèce de hamster et le renifla de nouveau, en essayant d’éviter les petites dents pointues de l’animal terrifié. Ce n’était certainement pas la maquerelle, qui avait sans doute mieux à faire dans son bordel que de traîner en ville quand le jour déclinait à peine. C’était un nouveau. Il fallait absolument le conduire à l’oracle.
- Wouf ? Essaya-t-il sans succès, l’esprit vrillé par un bourdonnement inquiet persistant.
Ca ne provenait pas de lui, beaucoup plus aigu. Mais Kaiden n’eut pas la présence d’esprit de répondre à cette onde mentale. La langue pendant, il se tassa au sol, joyeux. Eliade allait être contente - gratouilles derrière les oreilles - bon chien chien.
- Waf ! Recommença-t-il en posant sa patte à côté du rongeur, l’acculant sans le vouloir au mur.
Non non, la petite bestiole blanche ne devait pas partir. Eliade allait vraiment très contente. 
*Trempé jusqu'aux os, une prostituée des plus dénudée dans les bras*Sylvia: Je te JURE qu'elle était énorme cette araignée ! Kaiden: ...... *Passer du monastère à Sodome, ça n'a pas prix. Pour tout le reste, y'a les visions d'Eliade* |
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 | Sujet: Re: [vice-versa] Tu parles d'une soirée... Mer 24 Fév - 15:07:48 | |
| J'entends un bruit à l'entrée de la ruelle et vois un chien énorme se diriger vers moi, je me plaque le plus possible contre le mur,tentant presque de fusionner avec. Et le chien continue de s'approcher, et je recule plus, à présent complètement aplatit contre. Il baisse les yeux sur moi, je lève les miens vers lui et la première pensée qui me vient fut qu'heureusement que j'étais déjà mort, parce que j'aurais volontiers fait une crise cardiaque sur ce coup-là. Je fixe la bestiole en face de moi avec de grands yeux ronds et lève les deux pattes avant en signe de sédition universelle.
*C'est pas moi, j'ai rien fait, j'suis innocent ! Me mange pas !*
Ok, j'étais en train de penser que je m'adressais à un clebs... Là j'avais vraiment touché le fond... Je réfléchis en vitesse, comment faire pour me sauver ? En courant ? En un bond je me fais croquer. Et si je le mord d'abord ? Je cherche une veine, n'importe quoi sous la couche de poils et... rien. Hein ? Comment ça rien ? Je renifle l'énorme bestiole et il n'y a aucun signe de vie, rien à croquer pour me nourrir. Les pattes m'en tombent littéralement. Je fixe le chien avec des yeux encore plus ronds. C'est quoi ce délire ? Alors je fais un truc encore plus stupide que le reste. Je lève une patte à côté de ma tête en signe de salut.
*Euh... Salut !*
J'avais les oreilles qui bougeaient dans tous les sens, tentant de chercher une solution de secours si il décidait quand même de me croquer, tassé sur les pattes arrières, ressemblant à une petite boule pleine de poils couinante. Je me préparais à lui mordre le nez au cas où. |
|  | | Protecteur de CORPS - En mââââle, célemieux.

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 | Sujet: Re: [vice-versa] Tu parles d'une soirée... Sam 6 Mar - 14:26:28 | |
| Le problème quand on est un chien, c’est qu’on a du mal à rester concentré. Le regard rivé sur la pauvre bestiole, Kaiden avait du mal à assimiler toutes les informations que l’extérieur lui apportait sur un plateau d’argent envoyé en pleine truffe. Mais la perspective de rendre un service à Eliade prédominait. Comprenant enfin que les ondes suraigus dans son crâne cherchaient à communiquer avec lui sous forme de phrases, il arrêta net de japper - renifler - aboyer comme un chiot cocaïnomane pour se concentrer sur le rongeur.
Mrouf ?
Manger ? Manger - gober mouches dans les air clap poursuivre chats - grondements - écureuils - queue qui s’agite dans les airs - sang. Le sang chaud nourrissant chaud qui ne coulait pas dans les veines du rongeur le sang nourrissant faim beaucoup faim le rongeur le vampire.
Focus.
Assit - donne la patte - saaaaaage.
*Manger. Pas manger toi.*
C’était difficile de créer des phrases sans laisser les autres pensées parasiter le résultat final par images mentales ou autres sensations. Il allait donner la nausée à ce pauvre hamster.
*Moi. Toi. Comme toi. Pas de cœur qui bat*
Kaiden griffa le sol, impatient. Il voulait parler avec la petite chose blanche qui frétillait du museau devant lui, l’air curieux, mais son instinct lui ordonner de bondir et de poursuivre ces délicieuses petites choses animales, et de mordre, de se sustenter enfin. Manger. Depuis que le mot avait été « prononcé », il s’était confortablement installé au fond de sa tête, chassant négligemment le souvenir d’Eliade. La retrouver ? Manger. Retrouver Eliade, ramener la victoire - de la chasse, Manger. Enfoncer ses crocs, dans la gorge - Eliade. Où était Eliade ?
Kaiden s’ébroua.
*Tu dois venir. Avec moi. Tu dois monter sur moi. T’amener à quelqu’un - prendra soin de toi. Viens. Viens. Monter sur moi. Avec moi. Viens*
Insistant, apeuré à l’idée de perdre de vue sa mission d’origine, il aboya et s’aplatit au sol comme il pu.
Avant de rouler sur le dos, agitant ses pattes follement, la langue pendante. Ouh que ça faisait du biiiieeeeeeeen… 
*Trempé jusqu'aux os, une prostituée des plus dénudée dans les bras*Sylvia: Je te JURE qu'elle était énorme cette araignée ! Kaiden: ...... *Passer du monastère à Sodome, ça n'a pas prix. Pour tout le reste, y'a les visions d'Eliade* |
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 | Sujet: Re: [vice-versa] Tu parles d'une soirée... Mer 24 Mar - 17:53:41 | |
| Je fixais le monstrueux chien en face de moi, bon sang, j'ai toujours été petit mais là c'est franchement abusé, je fais tout juste la taille d'une de ces pattes, je fais comment pour me défendre moi ? Je lui mord la truffe ? Mais il dit, pense, qu'il veut pas me manger, mais ouais bon, ils disent tous ça... Bon, l'avantage que j'avais c'est qu'il était un vampire comme moi, donc je risquais pas de me faire saigner à blanc, mais vu ma taille ridicule du moment, j'avais plus de chance de me faire gober en un coup...
Venir avec lui ? Ok, mais ma maman m'a toujours dit de ne pas suivre des inconnus ! Et je fais quoi sur ton dos gros malin ? Je m'accroche à tes poils et j'attends sagement de faire un vol plané pour me retrouver dans une poubelle ou autre joyeuseté du genre ? Je le regarde s'aplatir devant moi et pousse un soupir qui se traduit par un couinement aigu. Je m'approche à quatre pattes lentement et me recroqueville pour prendre assez d'élan pour sauter en espérant ne pas passer par dessus bord et me retrouver tête en dessus - cul dessus. Je calcule l'angle, contracte les muscles de mes pattes arrières et... manque de me faire écraser quand il roule sur lui-même. Je fais un bon de côté mais bien sur je suis pas dans la bonne position et atterris sur dos, je dois me contorsionner en couinant encore plus fort pour me remettre dans le bon sens et incendie verbalement l'autre vampire, ce qui se traduit dans un langage auditif compréhensible par une série de variation de couinement, de claquage de dents et de cris divers et variés que je semblais être le seul à comprendre de toutes façons. Je me redresse et lui lance un regard assassin avant de sauter d'un bon sur sa tête et de lui mordre la base de l'oreille avant de ressauter de l'autre côté pour me mettre à l'abri d'une quelconque représaille violente.
*Si tu pouvais éviter de m'écraser avant de me servir de guide, ce serait déjà un bon début entre nous... *
J'attends un peu et je ressors de ma cachette, avant de me poser devant sur nez, les bas joues gonflées et l'air le plus menaçant que je pus sous cette forme, poils complètement hérissés et tassé sur moi-même, près à bondir, mais il savait déjà que j'avais les dents pointus pour ma petite taille. Je commençais à faire ma toilette négligemment avant de m'arrêter net. Pourquoi est-ce que je faisais ça alors que j'étais en face d'un chien énorme ? Je posais les pattes avant au sol, mais quelques secondes plus tard, je recommençais à lisser mes poils d'une manière inconsciente. Je fichais quoi ? Je tentais de reprendre le contrôle.
*Au fait, je m'appelle Loki. *
Voilà, discutons, ça me permettra de garder pieds dans la réalité et de ne pas me permettre de courir dans tous les sens, comme j'en avais envie... |
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 | Sujet: Re: [vice-versa] Tu parles d'une soirée... Ven 2 Avr - 23:16:40 | |
| (Désolée, pas fameux é.è)
Le pincement aiguë à son oreille lui arrache un jappement de douleur. C’est que la petite bestiole n’y est pas allée de dent morte, et Kaiden reprend un instant le contrôle sur son instinct, s‘asseyant au sol, plus mortifié que jamais. Le petit rongeur semble hors de vue mais son flair lui indique aussitôt sa cachette et il se contente d‘écouter ses remontrances sans chercher à le renifler, par crainte d‘une nouvelle morsure. Bien que petite, la créature sait se servir de ses crocs et Kaiden ravale sa langue pendante dans un claquement humide, griffant le sol. Lentement, il chasse cet animal qui se fait tantôt chiot, tantôt l’esclave fidèle d’une maîtresse portée disparue.
Non, il n’a pas envie de jouer, ni de gronder pour écarter tout danger potentiel. Il n’y a pas de danger, juste des animaux - des humes sans doute, bienheureux majoritairement - qui errent, l’esprit confus, soumit à ces pulsions primaires. Lui est quelqu’un d’autre, quelqu’un qui a assez de conscience pour comprendre que tout ceci n’est pas normal et qu’il doit retrouver une attitude appropriée. Il doit mener à bien sa mission. Il est Kaiden, un vampire, avec un corps d’hûme qu’il doit absolument retrouver.
Et quelque chose lui dit qu’Eliade saura comment s’y prendre.
Alors oui, il le sait, ça tourne en boucle dans sa tête, alors pourquoi, bordel POURQUOI ne peut-il s’empêcher de donner un coup de langue sur le corps du rongeur, qui se retrouve derechef trempé.
Mais… mais il avait envie de faire sa toilette, geigne un berger allemand qui se tasse au sol au fond de sa tête sous son regard pour le moins glacial.
C’est pas comme ça qu’il va arranger les choses.
Et se dissocier n’est pas non plus la bonne solution. Il ne doit pas le chasser ce con de clebs, il doit l’accepter. Car s’il est sous cette forme, ce n’est pas pour rien. Tout est lié. Tout peut devenir sous contrôle. C’est bien la première chose qu’il ait apprit en manipulant la magie alors autant que les cours de Sophia lui servent encore une fois, et pas simplement pour appuyer sur la détente.
Un peu de nerfs Kaiden. T'es garde du corps ou maitre chien ?
Ah bah les deux tout compte fait.
Il le sent, en lui, qui se fond et redevient un. Et sa queue cesse de battre, et son corps se tend, alerte. Cette fois ci ce n’est plus la crainte animal, mais la conscience du garde du corps entraîné à se sortir d’à peu près toutes les situations. Eliade n’est pas là pour lui souffler les indices, mais il n’est quand même pas aussi démuni qu’un enfant de 5 ans perdu au milieu d’un grand magasin.
Rongeur.
Il a dit qu’il s’appelait - rongeur.
Il a dit qu’il s’appelait - Loki. Le vampire.
*Je suis sincèrement désolé. Restez près de moi. Ca… ça devrait aller maintenant*
Maintenant que le chien ne parasite plus ses pensées. Maintenant qu’il est le chien, et autre chose. De plus évolué.
*Grimper sur mon dos n'est peut-être pas une si bonne idée... Essayez de vous glisser entre mes pattes. Je promets de ne pas vous écraser et d’aller à votre rythme. Nous devons retrouver une amie à moi, de toute urgence. Elle pourra nous aider.*
Il tend le museau, inspire longuement les effluves de la ville. Impossible dans ce foutoir sauvage de retrouver une odeur nette d’Eliade, mais quitte à se promener, il pourrait toujours enregistrer le plus de données possibles pour lui fournir un rapport détaillé. Un mal pour un bien, et surtout un peu de chance. Notamment pour que le hamster ne se carapate pas définitivement. Kaiden se voyait mal partir à l’aventure avec entre les crocs un bagage poilu, odorant et foutrement trop vivant pour un vampire. 
*Trempé jusqu'aux os, une prostituée des plus dénudée dans les bras*Sylvia: Je te JURE qu'elle était énorme cette araignée ! Kaiden: ...... *Passer du monastère à Sodome, ça n'a pas prix. Pour tout le reste, y'a les visions d'Eliade* |
|  | | - Dindon de la Farce Moultipasse -

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 | Sujet: Re: [vice-versa] Tu parles d'une soirée... Mer 14 Avr - 16:47:39 | |
| Au moment même ou griffes du carcajou se desserrent, elle s'élance dans une course rapide. Je sais, ce n'est pas la première course de la journée. Pourtant cette course ci n'a rien du galop enjoué et hâtif joué plus tôt. C'est une fuite effrénée: courir toujours plus loin toujours plus vite sans une quelconque idée du but. Elle zigzague entre les pattes des nouveaux humes, saute de toiture en murets. Elle file comme une comète, sa queue de fumée derrière elle. Petit à petit d'ailleurs, la fumée se tarit et ne reste qu'une vague odeur amère qui lui colle aux poils. La peur, comme la fumée, s'estompe et l'écureuil consent enfin à ralentir l'allure pour à la fois se retrouver et surtout trouver un coin tranquille, noir et petit de préférence. Dans le feu de l'action, elle a perdu sa noix et en conçoit une réelle déception mais elle ne ferait demi tour pour rien au monde: se retrouver dans la gueule d'un carcajou lui a suffit pour la journée et même sans doute pour sa vie entière. Elle s'arrête enfin, bien décidée à se repérer ce qui n'est pas forcement facile quand on fait 1m50 de moins que d'habitude au bas mot. Juste au coin, à quelques pas, un chien tapi devant un hamster. Ermesynde voit rouge. Comme un taureau en rut, elle s'élance, bondit sur le dos du canidé et lui plante aussi profond que possible ses deux incisives dans l'échine. Avant même qu'il n'ait réagi, elle a bondit sur une gouttière adjacente, cramponnée mais menaçante, elle crie de toute ses forces et se prépare à effectuer un nouveau saut vengeur sur le dos de la bête.
~VA T'EN! VA T'EN!
Il ne manquerait plus qu'en plus de lui enlever ses compagnons de voyages on s'amuse à attaquer un pauvre hamster. Si blanc et si mignon et à l'air tellement inoffensif. Appeler ça instinct maternel si vous voulez ou crise de nerf: le fait est qu'elle n'a absolument pas pensé que le berger allemand n'avait peut être aucun lien avec les brutes croisées précédemment. Pas plus qu'elle ne pense que le hamster pourrait y être mêlé. 
Yeahhh ça va swinguer dans les palais! |
|  | | PNJ Sadique et paresseux

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 | Sujet: Re: [vice-versa] Tu parles d'une soirée... Lun 10 Mai - 22:51:47 | |
| Haut dans le ciel. Roi des cieux aux yeux aiguisés. Un rapace. Chasseur surtout. De ceux qui n'avaient pas su refouler leurs instincts. L'écureuil est une cible tentante. Il pique. L'instant suivant, Ermesynde se retrouve à quelques dizaines de mètres au dessus du sol, prise dans des serres sans pitié. Coup de chance (un vrai ce coup ci). Le rapace trouve plus gros que lui sur sa route. Devenu proie et alourdi par sa prise, il n'échappera pas au prédateur. Dans sa mort, il la lâche. Elle tombe. => L'écureuil va foncer dans l'ancienne 'Chasse Croisée'. |
|  | | | | [vice-versa] Tu parles d'une soirée... | |
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