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 Ce n'est pas à la plongeuse qu'on apprend à faire des pirouettes.

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MessageSujet: Ce n'est pas à la plongeuse qu'on apprend à faire des pirouettes.   13.04.10 1:12

Quel ennui, mais quel ennui. Quelle horreur. Impossible de dormir ici, elle n'avait rien à faire dans cette fichue chambre, ils avaient même fermé la porte à clé pour l'empêcher de sortir. Pire ! Les fenêtres étaient scellées et ne s'ouvraient même pas. Pire que la prison. Elle n'avait jamais séjourné en prison, mais ça devait être pire, obligatoirement pire. Et pour couronner le tout, quand elle dormait, elle rêvait qu'elle tombait. Une plongeuse, ça ne tombe pas, jamais, ça plonge, un point c'est tout. Et pourtant, elle était bel et bien tombée. Bien sûr, le Phalène était tombé avec elle, ça lui donnait des circonstances atténuantes. Mais quand même. Tomber. Une honte, une hérésie à sa religion personnelle, un scandale. Et par-dessus le marché, elle avait réussi à se blesser. Ah elle était belle la jeune et fougueuse plongeuse quand ils l'avaient récupérée, complètement emmêlée dans sa corde de sécurité. Elle ne s'en souvenait pas bien, mais il lui semblait qu'elle avait mordu celui qui avait touché sa hanche luxée. Ça restait vague dans ses souvenirs, le choc l'avait totalement étourdie, d'autant plus que pendant un bref instant, celui où elle avait tout de même eu le temps de compter les brins d'herbe qui se précipitaient vers elle un à un, pendant cet instant là, elle avait eu peur.
Bah ! Non, de la peur, impossible, inimaginable. Une plongeuse n'a pas peur de tomber, un point, c'est tout.
Et ça faisait maintenant beaucoup trop longtemps qu'ils la gardaient à l'hôpital. Plusieurs jours qu'elle couinait à qui voulait bien l'entendre qu'elle allait très bien et est-ce que je peux m'en aller maintenant s'il vous plait? Mais tout le monde faisait la sourde oreille. Bon, effectivement, elle pouvait reconnaître que le fait qu'elle ait essayé de prendre la poudre d'escampette la seule fois où ils l'avaient autorisée à quitter sa chambre avait dû pas mal les refroidir. Mais flutre, quoi ! Quand est-ce qu'elle allait bien pouvoir sortir?!

Cette nuit là, elle avait dormi comme une tombe, allez savoir pourquoi. Et à son réveil, elle s'était sentie... pas pareille. En même temps, comment faire pour se sentir pareil quand on est enfermé aussi longtemps dans une cage qui pue les médicaments, obligée de faire-a-tten-tion à chaque séance de rééducation mortellement ennuyeuse. Et en plus, ça faisait mal ! Elle avait du beaucoup bouger dans son sommeil, puisque lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle était enfouie sous son drap. A force de se tortiller et de gigoter dans tous les sens, elle était parvenue à s'extraire du lit. Assise sur le coussin, elle se gratta la tête, perplexe. Ils devaient l'avoir changée de chambre pendant son sommeil. Elle avait l'air beaucoup plus grande aujourd'hui. Bon, ça ne changeait rien au fait qu'elle était enfermée, mais elle avait un peu plus de place pour bouger, c'était déjà ça.
Elle renifla, plissant le nez. Il y avait une sacrée odeur quand même dans cette chambre là, ils avaient parqué quoi là-dedans avant elle? Une meute de cochons ou quoi?
En voulant se gratter le nez, un objet poilu non identifié passa dans son champ de vision. Elle se rejeta brusquement en arrière et le truc plein de poils suivit le mouvement. Ah ! C'était juste sa main, rien de gr... Sa main?! Elle agita les doigts à titre d'expérimentation. Ah oui, ça bougeait comme elle voulait. Bon... Des doigts plus longs, plus fins, de la moquette sur le dos de la main... Réfléchissons à ce qu'il convient de faire dans ces cas là.
Pepper opta pour une inspection méthodique de sa personne. Tête, là. Et poilue. Autre main, là. Et poilue. Tronc, là. Et poilu. Jambe une, là. Et poilue. Jambe deux, là aussi. Et poilue aussi. Queue, là. Et poilue. Bon, tout était à sa place. Alors pourquoi ce soudain affolement de sa pilosité?
Elle cligna d'un œil uniquement et tourna lentement la tête, comme pour ne pas effrayer la bestiole qui squattait son coussin derrière elle. Ah ! Une queue ! Une vraie ! Mais ! Bah merde alors, depuis quand passer trop longtemps à l'hôpital vous transformait en singe? Un mouvement involontaire de sa queue la déséquilibra et la fit rouler à bas de l'oreiller.

Bon, la question se poserait plus tard. Il s'agissait avant toute chose d'apprendre à maîtriser ses nouveaux paramètres corporels. Expérience n°1, se redresser et tenir debout. Réussie. Expérience n°2, balancer sa queue et voir ce que ça fait. Réussie. Expérience n°3, marcher sur le lit. Réussie. Expérience n°4, sauter par terre. Réussie. Expérience n°5, sauter sur le lit. Wouah, vachement bien réussie !

Et d'expérience en expérience, Pepper se retrouva à sauter, rebondir, s'accrocher, virevolter, se tortiller, fichant un bazar monstrueux dans la pièce, sans se soucier de tout saccager. Le tout accompagné par de joyeux cris horriblement stridents. Bon courage à celui ou celle qui se risquerait à ouvrir la porte.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas à la plongeuse qu'on apprend à faire des pirouettes.   13.05.10 20:54

Si on pouvait être sûr d’une chose, et parmi les capacités que Joan avait développées, c’est que celle qu’il maîtrisait le mieux était sans nul doute l’attente.
Ah ça, pour poireauter, il avait la palme ! Attendre que la belle s’endorme, attendre que la nuit tombe… remarquez, contrairement aux humes, perdre son temps était devenu pour Joan un vrai délice. Qu’avait-il à craindre du temps, à présent ?

Et puis, il avait une vraie raison cette fois, d’avoir attendue Une raison valable : il n’aimait pas se nourrir de jour. C’était on ne peut plus flagrant, et même si l’architecte n’était pas un cerveau brillant, il était suffisamment apte pour savoir que la discrétion n’avait pas de prix. On pourrait donc affirmer qu’en plus de savoir tenir la jambe, il savait se faire petit. Certes, ça ne lui était pas chose difficile…

Quoiqu’il advienne, pour l’heure, Joan s’était mis en route. Comme on n’y voyait pas plus loin que ses pieds, entre le brouillard et la nuit, les éléments lui portaient main forte. Il se dirigeait vers l’hôpital de Secaria, bien décidé à se remplir la… complexe… canalisation sanguine ? de son corps. Bref, à se sustenter quoi. Parce que Joan était un vampire de principes ! Et s’il n’aimait pas plus pomper les animaux de leur sang, il ne touchait pas non plus aux humes. Les seuls qu’il voulait mordre étaient les humes affluents, et ce n’était jamais que pour augmenter ses chances de redevenir comme eux.
De fait, il allait vider les poches de sangs, celles-là même qui auraient pu sauver des vies… On n’avait donc de choix que la mort, une fois vampirisé…

Il arpentait les couloirs de l’hôpital qu’il commençait à connaître et prenait soin de faufiler dans les coins d’ombre. Cependant, alors qu’il venait de passer une porte, un effluve le stoppa dans sa quête. Il plissa des yeux et ouvrit les narines. Il en eut presque mal au crâne tant l’odeur de ce sang était remarquable. C’était un sang noble, un sang magique. Peut-être celui de quelqu’un de très connu, du moins de très puissant, en terme de roughness. Joan fit un demi tour immédiat et ouvrit la porte, la porte où demeurait l’étrange créature à l’eaucarlate si parfumé.

La créature était une fille, ce qui ne facilitait en rien la tâche du pauvre vampire. Les yeux veinés de rouge fixait leur proie prochaine. Joan était prévision…
Ce qu’il n’avait pas prévu par contre, c’est qu’en s’approchant de la douce échine, il se transformerait instantanément.

Hein ? Il avait voulu s’approcher d’elle et soudain, il avait chu de manière incompréhensible. Un peu comme si on venait de lui trancher la tête et qu’il avait fait une chute vertigineuse de un mètre soixante dix. Le problème étant qu’il n’avait pas eu mal, en se ramassant au sol comme un misérable à la face dégoupillée se ramasserait dans son panier à tête, à son œsophage mais à son ventre. A son ventre ? Comment pouvait-il encore avoir un ventre vu qu’on l’avait coupé en deux ? Et comment pouvait-il encore émettre une quelconque pensée vu qu’on l’avait coupé en deux ?! Etait-il encore entier ?

Diantre oui ! Comme semblaient le dire ses pinces… Décidément… Secaria, c’était la plaie. Comme si n’avoir plus de sang dans les veines et un teint blafard qui, à lui tout seul, vous empêche d’avoir une carrière décente, n’était pas suffisant, il était maintenant affublé de pinces… voyez-vous ça. Transformé en vampire hier, aujourd’hui en scorpion. What about tomorrow, qu’on a envie de dire !
Enfin, il était surtout très près du sol. Quelle sorte d’animal était-il devenu ? Et franchement, ça n’avait rien à voir avec un délire méta philosophique… il était devenu un animal.
A la bonne heure…

Il essaya de faire bouger ses papattes et ce fut un succès. Bon, il était quelque chose de petit… ce qui le désespéra un poil. Qu’il n’avait pas par ailleurs, puisqu’il était recouvert d’une membrane douteuse et dure, en tout cas imberbe. Il tapa sa pince gauche sur sa pince droite. Ouaip, c’était dur. Il était une sorte de cuirassé, et il ne lui fallut pas trop longtemps pour comprendre qu’il était devenu Scorpion… ma foi… ç’aurait pu être pire, excepte la taille…

Mais que faire maintenant.. ? Il ne pouvait décemment pas escalader le lit ni sortir (puisqu’il avait eu la bonne idée de fermer la porte derrière lui…
Savez-vous ce qu’il choisit de faire ?
Eh oui… il attendit…



Pas trop longtemps, rassurez-vous, juste quelque petites heures… Le temps que le soleil et la petite se lèvent. Il avait pris le soin d’examiner la pièce, bien sûr, mais comme cela n’aurait aucune pertinence, gardons-le pour plus tard. La créature au sang millésimé finit par se réveiller et sauta hors du lit.

Bon, c’était cool : y avait pas que lui qui s’était fait avoir, dans l’affaire. La jeune fille aussi s’était transformée ! En singe ! En singe… Bon, au moins lui, il avait la classe, en scorpion… Mais là n’était pas la question. Classe ou pas, elle au moins, elle pouvait ouvrir les portes. Et Joan n’avait pas l’intention de croupir ici. Il la regarda donc faire l’imb… tester son nouveau corps, et entreprit de se faire remarquer. Il claqua des pinces et entama, de vive voix la discussion.

« Bien le bonjour, mademoiselle. Je crois que nous avons été victime d’une tragique et bizarre malédiction. Vous l’avez constaté, nous sommes devenus des animaux, pas très… »
Même si en temps normal, rien n’aurait pu arrêter Joan de se saôuler jusqu’à l’ivresse de ses propres paroles, il dû bien faire l’effort cette fois-ci :
On y comprenait rien ! Il parlait scorpion ! Quelle loose (logique, en soi). Ok, génial, pour se faire comprendre, ça allait être splendide. Parce qu’elle parlait sûrement que le singe, cette petite, et encore, un dialecte particulier à sa race. Joan eu l’immense et déraisonné espoir, à ce moment-là, que les animaux ai eu, ans que nous, humes, ne l’ayons appris, l’ingéniosité géniale d’apprendre à parler les langues animalières afin de se comprendre entre eux… Mais autant se rendre à l’évidence, c’était pure folie.

Joan soupira alors. Et la seule chose qui le traversa, à ce moment, fut cette modeste mais non inutile pensée :
*Seigneur, on n’est pas dans la merde !*
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