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 Apolline Auer

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MessageSujet: Apolline Auer   28.05.10 12:31

I. Identité:

Nom : Auer.
Prénom : Apolline, Louise.
Surnom : Anastase.
Sexe : Féminin.

Age : Nadine et tout un chacun vous répondraient qu'on ne demande pas son âge à une demoiselle. Ils auraient d'ailleurs tous raison, c'est très inconvenant. La situation singulière de la jeune Auer fait qu'on ne vous en tiendra sans doute pas rigueur, petits chanceux. Ne soyez donc pas déçus, ni effrayés quand elle vous expliquera brièvement qu'elle entame le siècle quatre de son existence; elle est toujours aussi fraîche et ferme que dans sa trentième année. N'espérez pas plus de précisions, il est inutile de s'y attarder à partir de la centième année; et Apolline le sait pertinemment.

Race : Hume evolus démoniaque, enfin il paraît. Personne ne sait vraiment comment la qualifier depuis son retour des enfers.
Idéologie : Bien qu'elle ne soit biologiquement parlant pas apte à entrer dans une telle guilde - les cornes et les pattes lui faisant défaut - Apolline est très majoritairement considérée comme un membre des plus influents de la Camorra. Autant qu'une cliente exquise que toute Chèvre rêve de voir pénétrer dans sa boutique; mais seules les pierres les plus précieuses attirent le regard émeraude de la belle Anastase. Quand on passe plusieurs siècles à acquérir les artefacts les plus incroyables, autant que les organes les moins naturels, vous avez immédiatement une place de VIP au sein de la guilde des Rhazals. Ces gens sont charmants, n'est-il pas ?
Métier : Si en réalité son domaine s'apparente à celui de la contrebande de produits luxueux et rares, en tout genre, elle préfère se nommer elle-même adepte de Collectionnisme. Ainsi dont, Collectionneuse ravissante ou simple détraquée adepte de syllogomanie, le titre importe peu, mais il est à votre convenance.


II. Conscience du monde et Magie:

Connaissance des extra-tyrestres : Voila bien des années qu'elle sait qui ils sont, ce qu'ils font, et bien plus encore que vous ne pourriez l'imaginer. La chère jeune femme - si l'on puis le dire - est un véritable puits de connaissances mystiques et occultes.
Conscience : Eveillée.
Technique : //.
Spécialisation : //.


III. Descriptions:

Description physique : S’il eût été un parfum nommé Aisance Sociale, il est évident qu’Apolline en aurait été l’égérie. En effet, elle représente l’archétype même de la froide jeune femme de bonne famille, et rien en son apparence – ni rien en ce qui concerne son caractère d’ailleurs – ne déroge à cette règle. Bien évidemment, un tel nom n’existe pas pour une fragrance car celle-ci ne se vendrait pas, d’autant plus que la demoiselle possède d’autres desseins. De nature douce et délicate, Apolline est le genre de femme que l'on peut très aisément appeler une beauté froide. Cette image glaciale vient probablement de ses airs délicats et précis, toujours contrôlés, comme si tout se qu'elle faisait avait été joué, répété, et revu en boucle auparavant par elle même. Rien ne semble la surprendre, ou presque.

Son physique est sans doute le deuxième et majeur élément qui lui colle ce préjugé à la peau. Un préjugé qui, dans se cas, se relève véridique. Indubitablement. La jeune femme possède de longs cheveux qu'elle coiffe grâce à un serre-tête quand elle ne les laisse pas libre de voler au gré du vent. C'est un style qui lui va bien, et elle en est consciente. Sa chevelure de couleur extrêmement claire apporte une touche angélique à un physique ténébreux, mais s'ajuste parfaitement à son regard figé. Ce dernier prend d'ailleurs sa source dans ses deux yeux en amande, émeraudes. Son visage aussi diaphane que dur semble taillé directement dans un marbre, et on aurait l'impression que sa peau est dépourvue de tout pore. Apolline à des traits noble et parfois quelque peu hautain qui affichent constamment une expression faciale mystérieuse. De manière générale, la jeune fille couvre ses lèvres d'un rose à lèvre très léger. C'est à peu près tout ce qu'elle ajoute sur elle, ses caractéristiques physique étant déjà amplement suffisantes au naturel.

Née dans une grande famille de propriétaires terriens, Apolline possède ce genre de démarche qui distingue la masse des élites sociales. Ses pas légers et implacablement réguliers se comparent à une sorte de danse, et lui permettent cette démarche droite et imperturbable. L'attitude générale de la jeune femme exulte d'une perfection suffisante, comme quelqu'un à qui tout sied et dont la place qui échoit n'est autre que celle là. Le corps d'Anastase est tout sauf disgracieux. Des courbes merveilleuses qui s’accordent divinement avec une poitrine non trop généreuse et une carrure frêle. Il serait simple de penser que la jeune femme pourrait se briser en mille morceaux si elle n'était pas constamment droite et immobile. A la place, la foule songe à elle comme à une sorte de phare au beau milieu des marées et des tempettes, c'est à dire indestructible. Elle à aussi de longues jambes qu'elle affine d'autant plus avec des escarpins discrets et classieux.

Oui, vous l'aurez compris, l'aristocrate est autant perfectionniste avec tout ce qu'elle entreprend qu'avec ce qu'elle est. Il est impossible de la voir un matin enfiler très rapidement une tenue et filer à toute allure sans passer contrôler son image dans un miroir plus grand qu'elle même. La maniaquerie de cette chère collectionneuse passe en premier lieu par son apparence, la première chose sur laquelle les autres peuvent la juger. Quoique dans son cas, il s’agit plus d'un intérêt personnel à se plaire qu'a un moindre intéressement à l'avis du monde qui l'entoure. Ce n'est pas de l'Orgueil mais de la suffisance, ce qui est très subtilement différent, elle vous l'accorde.

Les tenues vestimentaires de la jeune femme sont aussi classiques que spécifiques. Premier point, elle ne porte que des vêtements qui soulignent sa féminité. Ainsi les bustiers, chemisiers de soie ou de satin, pourpoints, tuniques, et autres attirails strictes et élégants sont présents dans sa garde robe. Enfin ! Quand on peu se permettre de se vêtir ainsi ? Pourquoi s'en priver ? Quoi qu'il en soit, son 'travail' la somme de se vêtir ainsi, à sa plus grande joie - il est nécessaire d'en imposer, quand on veut négocier à son avantage - et demande aussi des tons sombres ou froids tels que le beige, bleu marine, noir ou gris. Parfait dira-t-elle, ce sont des couleur qui passent très bien sur elle et contrastent idéalement avec sa peau de porcelaine.

Description morale : A côté de cela, Anastase est une jeune femme très droite et intelligente qui se permet de toujours faire passer ses propres intérêts en second plan, derrière ceux de sa 'passion' du moment. Passion de toujours, devrais-je dire. Et malgré qu'elle s'adresse souvent avec un accent quelque peu singulier, elle n'est pas peu fière aujourd'hui de posséder une très grande exploitation en Lespure. Des fruits en tout genre qui servent la plupart du temps de monnaie d'échange. Tout bon petit soldat bien formé fait passer ses envies et désirs derrière les obligations de son devoir, c'est un peu la même chose pour elle sauf qu'elle est vraiment prête à se faire sauter la tête pour cela. Par cela, il ne faut pas croire à un kamikaze des temps moderne, Apolline est très réfléchie et possède un intellect assez développé qui lui évite bon nombres d'ennuis. Ainsi qu'un registre de phrases condescendantes infini.

La jeune femme est - en outre - une perfectionniste comme le monde en a peu connu, et cela passe autant par son exigence envers les autres et sa dureté vis à vis d'elle même. Tout le monde en veut plus, mais pour elle c'est une véritable raison de vivre : c'est sa manière de penser. Au premier abord on pourrait penser que tout lui semble somme toute assez simple, mais c'est uniquement parce qu'elle se force à réussir tout ce qu'elle entreprend. La jeune femme ne souhaite pas qu'un jour quelqu'un réponde à une de ses critiques « Tu n'as qu'a essayer, tiens ! » puisque généralement, elle ne délègue que les taches qu'elle sait faire elle même ou ne délègue rien. Donc si quelqu'un cherche un modèle pour savoir ce qu'elle attend des autres, il n'a qu'a la regarder faire de son propre chef.

Sa maniaquerie de la perfection est aussi présente dans ses gestes, sur son apparence, et parmi ses organisations de travail. Rien ne doit être laissé au hasard et tout semble important. La jeune femme passe la majeure partie de ses heures à toujours rechercher le plus loin possible ce dont elle à besoin pour ses affaires et est, un peu malgré elle, dévouée à sont travail comme s'il était toute sa vie. Depuis plusieurs siècles, il serait peut être temps d'admettre que c'est bien le cas. Apolline - sans être imbue d'elle même - s'estime bonne dans son domaine et peut être même la meilleure. Voir même presque surdouée, mais cela personne n'osera le lui rappeler. Elle passe déjà assez de temps à critiquer les autres tout en vantant ses manières de faire qui sont toujours précises et efficaces, on ne peut le nier. Apolline n'a pas la prétention de pouvoir sortir de son terrain de jeu, et ne participera pas à une épreuve de force physique, mais est relativement douée pour ce qui est des combats à l'épée. Une fantaisie qu'elle tient de son père, celui qui l'a élevée, et qui lui prête ce petit côté obsolète alors qu'elle est totalement en avance sur les autres dans son travail. Un ou deux coup d'avance valent mieux qu'un objet qui lui passe sous le nez. Un paradoxe métaphorique qui résume assez bien le personnage pour éviter de se perdre dans les méandres de sa psychologie.


IV. Précisions supplémentaires:

Style de combat : Anastase ne sait pas vraiment se battre au corps à corps. Elle préfère confier cela à des gens dont c'est le métier - autrement dit, payer des fou-furieux pour son propre compte - ou ne pas se battre du tout. Le cas échéant, elle saura toujours donner de faibles coups, utiliser ses ongles manucurés pour griffer, et ses escarpins vernis pour les placer aux bons endroits. Elle peut aisément utiliser une sorte de rapière en argent, souvenir d'une vie passée. C'est à peu près tout. Néanmoins, s'il s'agit d'une bataille d'acheteur ou d'une vente aux enchères, elle est le soldat par excellence. La jeune femme peut aussi utiliser les objets qui sont autour d'elle, et ceux qui sont en sa possession possèdent des souffrances bien plus atroces qu'un simple coup d'épée ou qu'une ou deux balles de révolver.

Talents particuliers : Sans entrer dans des détails inutiles, les talents de la jeune femme sont nombreux; et elle s'en sert bien entendu à outrance. Quand vous êtes doués dans quelque chose, n'est-il pas nécessaire d'en faire l'étalage public ? A moins que ce soit l'inverse ? Peu importe, l'aristocrate - elle - sait où elle brille, et n'hésite pas en profiter. Ses longues péripéties commerciales l'ont rendue aussi déterminée que possible, avec une volonté de fer. Elle est d'ailleurs très douée pour négocier, charmer, et sait user de toutes les ruses en sa possession, tel une véritable manipulatrice. Attention, elle n'a qu'une parole. N'allons pas dire qu'elle obtient toujours ce qu'elle veut; ce ne serait qu'un terrible euphémisme. Elle n'a pas une place au sein de la Camorra pour rien. A côté de cela, Apolline est une violoniste de grand talent et un fin stratège - ne cherchez pas la corrélation, il n'y en a aucune.

Signes particuliers : On la croirait volontiers originaire de l'extrême nord de Twinkill à cause de son accent très prononcé, notamment en ce qui concerne le son [r]. Dans la réalité il n'en est rien, bien entendu. Elle possède ce défaut de prononciation à cause de la nourrice que ses parents employaient à son égard - quelque peu simplette d'ailleurs - qui avait cette étrange manière de parler quand ils sont allé la chercher dans les terres septentrionales de Twinkill, et qui l'a gardé jusqu'a la fin de son contrat.


Dernière édition par Anastase le 02.06.10 23:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Apolline Auer   28.05.10 12:34

V. Histoire: Comment parler de l'histoire de de brin de femme sans qu'il n'y ait de longueurs ? Non pas que sa vie ait été ennuyeuse, loin de là. Mais bien et bien parce qu'elle a - et n'est toujours pas morte - déjà vécue de manière excessivement longue. Depuis près de quatre siècle, son existence lui ronge les entrailles. Parce qu'il faut un commencement à chaque chose - sauf la bannane qui en a deux - Apolline est née dans le charmant continent de Lespure. Née au sein d'une prestigieuse famille de grands propriétaire terriens, elle est immédiatement entrée dans les grandes sphères de la société de Secaria. Si à l'époque, l'origine agricole des revennus de sa famille la rendait méprisante au plus haut point, elle concerve aujourd'hui ces terres avec jalousies et cultive aussi bien les pommes de terres que d'autres produits exotiques, qui lui servent constamment dans ses échanges. Certains disent qu'elle est le principal fournisseur de la guilde, mais qui saura vérifier de tels faits ? Ne sait-on jamais à quel point le sort est emplis d'ironie.

Dès son plus jeune âge, la petite avait developpé une passion pour les choses qui brillaient, autant que pour la rareté. Enfant, elle aimait jouer à la rivière avec ses ami(e)s et faire des chasses au trésor. Celui ou celle qui ramenait la pierre la plus brillante, la fleur la plus merveilleuse, ou le poisson le plus coloré avait gagné. Si elle ne gagnait pas toujours, en revanche; elle s'arrangeait constement pour conserver avec elle les butins les plus incroyables dès la fin de la partie. Et au fil du temps, elle aprit à connaître les cachettes, et finit par remporter haut la main toutes les parties. Aujourd'hui la situation pourrait être la même, sauf qu'après plusieurs siècles de recherches, elle sait sans nul doutes plus de choses qu'aucun ne pourra jmais obtenir. Sans compter ses différentes contacts qui l'aident sans cesse a conserver l'avance qu'elle peut avoir sur ses concurrents. Mais revennons à la petite Apolline, avait de parler de la grande Anastase.

Alors que la jeune enfant grandissait, elle commença à se passionner pour la vie citadine. Les rares fois ou sa mère la faisait quitter sa campagne natale pour se rendre à la capitale furent les plus belles experiences de sa vie. Bien que le trajet fut long - calèche, bateau; et de nouveau calèche. L'époque ne permettait pas encore les voyages aériens, et les dirigeables n'existaient que dans les histoires pour les enfants. C'est d'ailleurs lors de l'une d'elle que son existence se modifia une première fois. Elle et sa génitrice s'étaient rendue à l'Opéra pour assister à une représentation du grand Orchestre de Secaria. Une grande violoniste se produisait cette nuit là. La petite avait tant aimée sa manière de jouer qu'elle demanda dans l'instant à ce qu'on lui offre à elle également un instrument de ce genre. Bien que riche puisque puissant dans le continent, les parents d'Apolline restaient peu à même de cotoyer les grands de la culture. Ils prirent cette demande comme un caprice de plus et offrirent l'instrument à sa petite protégée comme tout un autre cadeau. Celui-ci allait pourtant s'avérer être différent des autres.

Dès lors qu'elle posa son archet sur les premières cordes, son professeur savait qu'elle serait douée. Sa manière d'enchaîner les note était si fluide et le son qu'elle produisait si velouté. Apolline se relevait être une élève très efficace, qui travaillait d'autant plus que la difficulté avançait, sans jamais qu'une partition ne lui resiste. Elle commença les premières représentations dans son continent natal, et finit par décrocher l'auditeur qui allait la propulser sur les scênes citadines. Un compositeur de renom qui avait pour réputation de déceler les jeunes prodiges s'etonna de trouver un tel être dans une campagne reculée ou il venait passer quelques jours de repos. Sa folle épopée musicale s'engagea. Elle qui rêvait depuis toujours de quitter son domaine pour vivre la vraie vie de citadine, son voeux fut plus qu'exaucé. En quelques moisn elle avait déjà acquis une grande renommée. Ce soir là, elle revoyait les siens pour la dernière fois; trop heureuse de quitter ce monde pour un nouveau, plus brillant et raffiné. Elle vivait à l'époque dans un grand appartement, là ou une gouvernante mandatée par ses parents devait s'occuper d'elle. Officiellement, bien entendu. Dans les faits, la réalité était toute autre. Elle jouait tous les soirs avec le Grand Orchestre et se retrouvait ensuite dans les soirées privées de la capitale, adulant autant qu'etant adulée. Jouant autant de musique que de débauche, elle n'avait alors que treize ans - et une renommée sans cesse grandissante.

Les travers de collectionneuse de la petite étaient encore présents. Mais au lieu de ramasser des pierres avec ses camarades dans les ruisseaux de Lespure, elle dévalisait les luxueuses boutiques d'orfevre du grand monde en compagnie des compositeurs et chef d'orchestres du moment, en particulier ceux qui s'entichaient d'une telle enfant. Bien que l'époque fut proche, un homme agé accompagné d'une adolescente n'était pas rare; et en particulier dans les milieux aisés. C'est ainsi qu'elle fit l'acquisition d'une magnifique violon Vradistarius le jour même de son quatorième anniversaire. C'est cet instrument de haute renommée qui l'accompagna de par la suite, durant les sonates, concerto et autres oeuvres qu'elle jouaient avec plus de virtuosité chaque fois.

Le premier contact de la belle enfant avec le monde occulte se déroula alors qu'elle n'avait qu'une vingtaine d'année. Elle était alors réputée et vivait une idylle romantique interessée avec un violoncelliste compositeur de cinquante ans plus agé qu'elle, dans le beau manoir qu'il venait d'acheter pour celle qu'il pensait être - enfin ! - la femme de ses rêves. Avec vue sur les grands parcs de la ville, evidemment. La rencontre arriva lorsqu'elle sortait de l'Opéra, IL semblait l'attendre sur le parvis. De tous les gents qui étaient venus la saluer à la sortie, elle ne remarqua que lui. Grand, svelte, d'une peau aussi claire que l'ivoire et aussi lisse que le lait. Seuls ses grands iris rougeâtres contrastaient avec ses cheveux argentés. Jamais auparavant elle n'avait vu un homme aussi beau. Il se trouvait à l'écart de la foule, et la regardait intensément. Peut être était-il un fan ? Peut être était-il lui aussi venu lui offrir un bouquet de fleur ? Apolline se rapelle l'avoir souhaité de tout coeur - si elle savait ce qui allait s'en suivre.

La soirée se déroula comme si tout deux s'étaient connus depuis toujours. Alors qu'elle se vantait d'avoir les pieds sur terres et de manipuler plutôt que de se laisser faire, Apolline quitta deux jours plus tard son violoncelliste et après une semaine enmenagea dans la grande villa du bel inconnu. Il disait l'aimer, elle n'en demandait pas plus. Un charme et une aura l'entourait, au point qu'elle ne pouvait vraiment lui résister. Elle ne découvrit que plus tardivement qu'il n'était pas un simple Hume. Loin de là, il n'était autre qu'un être démoniaque, tout fraichement arrivé dans le monde de la virtuose, et avait été charmé par le son divin que produisait cette dernière sur son instrument. On dit toujours que les démons ne peuvent aimer. Dans le cas présent, même le mot amour ne pouvait réellement représenter le lien fort qui unissait ces deux êtres. Tant qu'Apolline accepta sans broncher la vérité quand il lui annonça qui il était vraiment. Elle l'aimait au point même d'accepter de tirer un trait sur sa carrière, et même de quitter le monde mortel pour vivre avec lui là ou il serait à sa place : en Enfer.

Jamais la jeune femme n'oubliera son arrivée dans cet autre monde. Elle ne savait que tout ceci existait que depuis quelques semaines quand elle emprunta le passage qui l'enmena vers le royaume démoniaque. Et bien que les sensations restes, plus le temps passe et plus les images deviennent floues en ce qui concerne le moyen d'y accéder. Cela fait tellement longtemps ! Pourtant, rien ni même le temps ne saura enlever de sa mémoire l'aspect merveilleux des lieux qui vinrent l'acceuillir. A la place d'une plaine désertique à laquelle elle s'attendait, elle découvrit un paysage luxuriant, aux arbres jonchés de milles et un fruits juteux. Un ciel au couleur tantôt rose et rouges, tantôt dorées et violettes. Les cascades et les rivières coulaient dans l'autre sens, tandis que de somptueux palais abritaient les démons les plus puissants comme les moins dangereux. Autre point etonnant, elle était loin d'être la seule Hume à franchir le portail sombre. D'autres monstruosités avaient déjà leur propre femmes et monceaux d'enfants. Apolline se surpris même à apprécier leur compagnie. Tout semblait si différent de ce qu'elle imaginait des enfers.

Pendant un temps qui lui sembla être infini, elle vécu aux côtés de son démoniaque mari, et de ses démoniaques voisins. La vie n'avait pas le même sens que chez les mortels, et chaque action semblait irrémédiablement plus intense. N'allez pas non plus croire qu'elle perdait son temps tandis que son conjoint passait ses journées à voleter entre les mondes pour collecter des âmes, avant de rentrer gentiment la voir le soir pour recevoir le concert privé qu'il aimait plus que tout. Non, Apolline - qui se faisait désormais nommer Anastase, dans le milieu - se savait capable de prouesses. Elle accumula un réseau etonnant en un temps reccord. Et régulièrement, elle partait avec son démon dans diverses zones de l'univers - par le biai de passages mystérieux dont seul lui avait le secrêt - et rencontrait sans cesse de nouveaux êtres. Et de nouvelles reliques. Si sa passion pour le violon ne lui manquait que modérément, sa folie de recevoir sans cesse de nouveaux artefacts et autres pierres précieuses était exacerbée. Sans doute, les pêchés de son amant la transformaient-ils peu à peu. Bien plus maligne que de rechercher des seuls objets de richesse, son choix se porta sur des joyaux de magie incroyablement puissant. Tantôt de véritables pierres, tantôt des armes ou des objets a l'allure simple, tous avaient un attrait merveilleux qui ravissait la jeune femme au plus au point. Aujourd'hui encore, elle seule sait les incroyables dons que renferme la caverne à malice qui lui sert de coffre fort. Des choses peu ragoutantes si trouvent, et même si Anastase ne s'en servira probablement jamais; elle est obnubilée par le désir de les posséder rien que pour elle.

D'aucun le sait pertinnement, le bonheur n'est jamais éternel. Et alors que la vie semblait être abondante de plaisir, un malaise rongeait la jeune femme et gagnait du terrain de jour en jour. Le monde qu'elle connaissait, les rivière d'or et les ciels fleuris n'étaient maintenant plus que lac de cadavres et autres fonds noircis sans soleil. Au fur et à mesure que l'humeur d'Anastase se modifiait, elle se rendait compte que l'Enfer avait un tout autre aspect, bien moins reluisant que celui auquel elle s'était habituée. L'enfer est un de ces mondes particuliers ou l'élément physique n'est qu'une variable qui dépend de votre propre atmosphère. Tout n'est qu'illusion et rien n'est moins sur que ce que l'on peut regarder avec ses yeux. Le problème était simple. En dépit de tout, la jeune femme n'arrivait pas à avoir d'enfant. La compatibilité entre démons et humes n'était pourtant plus à prouver, elle en voyait le fruit tous les jours. Elle seule avait un problème qui rendait cette opération impossible.

Connaissez-vous le destin des couples infertiles ? Ils sont voués à l'échec. La souffrance de l'un - souvent la mère baffouée - devient telle que l'autre finit par la subir. En quelques temps, l'amour se déchire et le couple se brise. Dans les circonstances qui sont celles de la jeune Apolline, la situation - bien que singulièrement différente - allait se dérouler de la même manière. Pendant plusieurs années encore, elle continua de voyager au bras de celui qu'elle avait aimé, se concentrant d'autant plus sur ses propres affaires plutôt que sur tout autre chose. La violoniste était une des reines du commerce mystique et avait sa place d'honneur parmi les membre de la dite Camorra. Partout ou elle allait, elle était connue pour son sens des affaire juteux et sa connaissance aigue de la marchandise. Et comme les ragots vont toujours de bon train, sa collection des horreur se transforma vite de bouche à oreille en trésor infiniement précieux. N'était-ce pourtant pas assez ? Jamais auparavant Apolline aurait cru un jour posséder autant d'objets merveilleux, et pourtant leur saveur devenait fade. Plus elle accumulait et plus il lui en fallait d'avantage.

A bout de force, la jeune femme décida de rompre. D'un commun accord, elle devait repartir dans le monde des mortels et son démon la laisserait partir. Trop gentil ? Pensez-vous, elle aura dû vendre sa propre âme pour recouvrir la liberté. Quand Anastase retrouva sa terre natale, elle remarqua que quelquechose clochait. Tout n'était plus comme avant. Et quand elle découvrir la date à laquelle elle se trouvait désormais, elle cru défaillir. Voila près de quatre siècles qu'elle s'était absentée, et rien en son physique n'avait été modifié. Son passage en enfer avait finalement plus déteint sur elle qu'elle ne pouvait l'imaginer autrefois. Sans doute y avait-il un rapport avec cette fleur mystérieuse qu'elle avait un jour découverte sous un globe de verre dans ses précieuses armoires; et qui ne se fânait jamais. Ce n'est là peut être qu'une simple idée fausse ? Décidant de reprendre ses affaires là ou elle s'était arrêtée, elle se servit de son affiliation à la guilde des Rhazals pour se ré-intégrer dans la communauté magique de son monde;s'installer en bonne et dûe forme; récupérer les terres de ses défunts parents et y installer des serres ou poussent maintenant pommes de terre et autres fruits de l'enfer; ainsi que tout un tas de formalité necessaire à son retour dans son monde natal. Il reste encore trop de marchandages interessants pour qu'elle sorte de la profession. Surtout que cette nouvelle éternité gagnée allait lui servir plus que de raison.


Dernière édition par Anastase le 03.06.10 18:55, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Apolline Auer   02.06.10 23:18

Voila une bonne chose de faîte, ma fiche semble terminée.
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- Inspecteur Labiture - Fait très bien le cygne

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Signalement : Hume


MessageSujet: Re: Apolline Auer   03.06.10 23:05

Mis à part quelques petites coquilles je ne vois pas grand choses à dire sur l'histoire.

Je valide :)
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Voir le profil de l'utilisateur http://at0mike.free.fr
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MessageSujet: Re: Apolline Auer   04.06.10 0:35

Je te remercie, vraiment tu as été d'une grande aide depuis le déut ;D !
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- Attachiant de service - Punching-ball adoré!

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Signalement : Hume Evolus d'environ trente ans, pas très grand (1m72) et peu épais en ce moment, cheveux châtains, yeux noisette, bel homme, vêtements de très belle facture, pas de cicatrice visible quand il est habillé à part une entaille en virgule sous l'oreille gauche


MessageSujet: Re: Apolline Auer   04.06.10 13:53

Bienvenue Anastase! ^^

Je voudrais juste pointer un petit détail, histoire que tu ne fasses pas de contre-sens dans ton RP: le grand orchestre qu'elle a découvert étant petite ne peut pas être celui de Secaria, la ville n'existe que depuis l'avènement de la faille dimensionnelle, il y a 44 ans.

Ah, et juste pour la forme, il faudrait que tu édites l'inventaire de ton profil rapide: le but, c'est que ceux qui jouent avec toi sachent ce qu'elle transporte systématiquement dans ses poches ou son sac à main, pas ce qui dort dans son coffre-fort. Wink

Bon jeu!
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MessageSujet: Re: Apolline Auer   05.06.10 12:55

Oh, je ne savais pas.

Je ferai plus attention à ce genre de détails.
De plus, je m'enpresse d'aller éditer mon inventaire de ce pas !
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