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 Fuite éperdue

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- Moulti-faces irrésistible - Pire que Axe.

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Signalement : Hûme de 25 ans, 185 cm, d'une morphologie musclée mais svelte, une peau hâlée, les yeux d'un bleu cristallin, les cheveux auburn, un dos lacéré de cicatrices. Un charisme irrésistible.


MessageSujet: Fuite éperdue    15.08.10 19:31

=> D'une fuite éperdue des Docks



Oui. Il va falloir y arriver.
Ses paupières se plissent, il est pensif. Mais il n'aura pas le temps de l'être longtemps.

C'est la première fois que Cléo aide réellement ses 'pairs'. Une première fois vraiment ?
Allons Cléo, ne te décris pas comme le monstre que tu crois être. Grand naïf, tu n'as jamais eu un cœur si froid, et si une âme blessée gisait à côté de toi, tu n'as jamais pu t'empêcher de t'asseoir à ses côtés, de chantonner quelques paroles apaisantes... Généralement, on finissait par te dire ce qui n'allait pas. Et généralement, tu te taisais, laissant l'écorché se vider, épancher ses plaies et correctement trouver ce qui la guérirait. Et puis, tu partais simplement, sans demander ton reste. On avait jamais réellement essayé de te retenir, jusqu'à présent.
Ton chant apaisait les âmes, sans que tu ne t'en sois jamais rendu compte. Tu étais l'ange perdu, au milieu de ses flammes.

Mais là, c'était différent. Tu sentais qu'il y aurait une suite, que tes gestes auront forcément une conséquence qu'il te faudra payer.
Tu sentais intuitivement que même libéré, tout serait loin d'être terminé.

Alors tu cours, tu bats des ailes, à proximité de la hyène.
Tu t'affales presque sur elle quand la balle te touche. Tu saignes, tu ne peux plus voler. Alors tu te hâtes, trainant ton membre blessé. La tête te tourne, ce qui vient de souiller ton sang n'y est pas étranger.
Tu ne sais pas ce qu'ils ont introduit en toi, tu en pressens le danger.

C'est que ça agit vite, cette chose là.


Tu ne sais vraiment comment, mais vous avez réussi à les semer. Laissant le grizzli à son triste sort, ce n'est pas comme si tu n'avais pas voulu y retourner, mais 'on' te le déconseilla.
Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle s'en sortirait, oui.
Vous ne vous connaissiez pas, mais tu lui devais désormais quelque chose. Et tu n'aimais pas avoir des dettes impayées.

Vous courrez furieusement, vous vous dissimulez même. Assez curieusement, le rame-dam de l'ours ne semble pas être le seul, à la cohue régnant sur les Docks.
Vos détracteurs sont débordés sous divers assauts que tu n'as pas envie d'identifier.

Sans en avoir conscience, vos pas vous ont mené ici.

Le musée a été vidé de ses animaux Humenimorphé, ainsi que des rares animorphés qui s'y cachaient encore.
Il y a une odeur de sang, et les décombres d'animaux morts.
Tu ne peux t'empêcher de te demander, s'ils retrouveront formes humaines, une fois que tout reviendrait ?
Les hûmes sont décidément de bien cruelles créatures.

Si tu savais... Que ce carnage avait été en fait commis par un congénère de ton actuel compagne ?







Cf ce sujet pour ce qui se passa précédemment en ces lieux.


Dernière édition par Cléo le 16.08.10 0:54, édité 1 fois
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- Tic-tac-tic-tac -

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Signalement : Versatilis


MessageSujet: Re: Fuite éperdue    15.08.10 22:31

Il y a des questions inutiles parfois, des questions dont la réponse n'a aucune importance, qu'on pose pour la forme. Parce que, quoi qu'on en dise ou qu'on en pense, la réponse est déjà toute trouvée, elle est immuable et quoi qu'on en dise ou qu'on en pense on ne pourra rien y changer.

La question posée un peu plus tôt par mon camarade à plumes était de celle-là.

*… Atropos… ? Êtes… Es-tu en état de courir ? *

A la seconde où les portes se sont ouvertes, la réponse, quoi que j'ai pu dire ou quoi que j'en pense, était affirmative. Peu importe la douleur, l'état de ma patte ou bien ma supposée capacité à courir, je savais en cet instant que je le ferais, jusqu'à ce que je m'effondre, qu'ils m'attrapent ou que nous réussissions à fuir. Je le savais tout autant que mes camarades en étaient sans doute également convaincus.

Mercenaire.

Le grizzli aurait été pas mal dans notre équipe...

Notre équipe... *Soupir réprimé.*

En l'espace de quelques instants, sans la moindre surprise, la violence explose, se déploie. La boule de poils aux muscles puissants c'est jeté dans la bataille sans aucune hésitation faisant un carnage parmi l'ennemi. Sa performance à des allures de suicide, idée sur laquelle j'aurais eu plaisir à m'interroger, mais Cléo et moi avions d'autres cloportes cendrés à fouetter.

Alors que le sang giclait, que la chair était entaillées, les os broyés, que les cris fusaient, nous tentions de battre en retraite profitant de la panique. Je ne ressentais ni peur, ni douleur, je voulais seulement me tirer d'ici et retrouver mon apparence d'origine. Oui de nouveau avoir des mains habiles et trafiquer de petites machines mécaniques, pour leur faire péter la gueule a ces enfoirés de fils d'invertébré!

Vengeance! BOUM!

...

Pfuuuuu.

Manque de pot il y en a un qui est resté concentré et fait mouche. Cléo l'aile... Moi le dos. La douleur m'arrache un petit cri ridicule, mais je l'oublie vite pour me concentrer sur notre objectif. Le sang qui s'écoule de la plaie de Cléo m'inquiète, mais cela ne l'empêche pas de continuer d'avancer. Alors, sans savoir vers où, nous fuyons, sans nous retourner, pas même alors que le sort du grizzli semble scellé et qu'il est clair qu'en agissant ainsi nous l'abandonnons à une mort certaine.

Je ne suis pas du genre à me sentir redevable. Mais là quand même...

Du coin de l'œil je surveille Cléo, au cas ou... La blessure soit trop grave. Qu'il s'écroule.. Peut être que je pourrais le porter dans ma gueule? Ou peut être pas. Une équipe temporaire... Même si c'est par la force des choses et que ça ne durera que le temps d'une respiration ça me met du baume au cœur, faisant écho au bon vieux temps où nous courions les rançons, Lachesis, mon frère et moi...

Je ne le quitte pas de yeux a vrai dire, mais il tient bon, jusqu'à ce que nous finissions par nous arrêter. Grâce à je ne sais quelle chance honteuse nous avons réussi à prendre le large. Sans doute que la chance n'y ait pour rien, mais peu importe.

Pas mal pour jouer a cache cache... Un musée... Original comme planque. Par contre, pour la déco faudra revoir, un peu morbide à mon goût. *Rire étouffé.* Ça me donne faim toute cette viande! Quel gâchis. A voir la mine du piaf tout ceci n'a pas l'air de l'amuser. Je fais bien de garder mes plaisanteries pour moi.

*Ça va comment, ta blessure?*

Sans attendre de réponse j'approche doucement et lèche la plaie afin de la nettoyer. Pas certaine que ça fonctionne, peut être bien même que ça aura l'effet inverse, mais ça ne coute rien d'essayer. Puis je n'ai pas trouvé mieux pour signifier que je n'ai pas de mauvaises intentions, au cas où ce serait encore nécessaire.

Je me recule ensuite et fixant les dépouilles éparses je grogne de désapprobation.

*Y a quelqu'un qui a fait une crise de nerf ici? Quelqu'un dépourvu de sens de l'esthétique!*

...

*On fait quoi maintenant? Tu crois qu'ils ont eu l'ours?*
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- Moulti-faces irrésistible - Pire que Axe.

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Signalement : Hûme de 25 ans, 185 cm, d'une morphologie musclée mais svelte, une peau hâlée, les yeux d'un bleu cristallin, les cheveux auburn, un dos lacéré de cicatrices. Un charisme irrésistible.


MessageSujet: Re: Fuite éperdue    16.08.10 0:53

La température monte d'un cran.

Ses questions ? Hin ? Quoi ? Qu'est ce qu'elle me dit ? Je crois que je n'ai pas tout entendu, pas tout compris. C'est que mon champ de vision se brouille sacrément.

Quand la hyène s'approche pour nettoyer sa plaie, le paon n'a pas même tressauté, se laissant docilement faire. Lui qui ne permet à quiconque le moindre contact... Que ce soit sous forme humesque... Ou animale.

Quelque chose cloche. Qu'y avait-il donc dans ces fichues balles ?
C'est comme si du poison se répandait en lui. L'oiseau se met à tousser violemment, il essaie de répondre tant faire se peut :

*'sais pas...*

Sa voix mentale est aussi confuse que pâteuse.

*L'ours l'avait choisi... Balayeur* réussit-il à articuler.
*j'pense pas... qu'elle était... qu'elle voulait, qu'elle te...*

Merde, qu'est ce que c'est dur de s'exprimer maintenant.

*... voulait, nous voulait... que du bien. Au début.*

Jusqu'à que tu parviennes à la convaincre. Tu espères secrètement qu'elle va s'en sortir. Tu sais déjà fort bien que tu n'aurais rien pu faire pour elle. En tout cas... pas consciemment.


*... chaud...*

Et maintenant froid, au vue des convulsions de tes membres. Cléo tente de se concentrer.

*y'avait quoi d'dans...?*

Le truc qui vous a perforé, mais ça, il ne parvient pas à le dire.
ça fait quoi ? Vingt minutes, un peu plus qu'ils ont réussi à se tirer de là ?
Vingt minutes pour que cette chose fasse son effet.

L'oiseau se met soudainement à haleter, il est pris de spasmes assez violent.
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- Tic-tac-tic-tac -

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Signalement : Versatilis


MessageSujet: Re: Fuite éperdue    17.08.10 22:41

*Ouaahhhhhhhhhhhhh, ne me lâche pas!*

J'ai cru que sa blessure était superficielle, mais l'attitude du piaf m'en fait douter un peu plus à chaque seconde. Oui, il n'y a pas à dire il a l'air plus que mal en point. Et voici donc qu'au fur et à mesure que je vois l'état de mon camarade s'altérer, l'excitation et l'agitation générés par la fuite passée, je commence à me sentir moi-même assez... Comment dire... Entre un lendemain de cuite à l'alcool de framboise et les séquelles d'un passage à tabac. Je ne sais pas si vous arrivez à visualiser, mais cela donne quelque chose de fort déplaisant à vivre.

Si je tenais ce fils de putain invertébrée des marécages qui ...

Pfiouuuu, ça tourne un peu là!

Difficile dans cette situation de rester concentrée sur les paroles... Quelques peu confuses on ne va pas le nier... De Cléo. Le pauvre chou à l'air d'en baver et saisir le sens de ses paroles me demande un effort considérable... Waouwww, ça picote... Bref malgré tout j'arrive à comprendre plus où moins ce qu'il tente de me dire.

J'essaye de garder dans un recoin de mon esprit, pour plus tard, ce qu'il m'apprend à propos du grizzly. J'ai beau commencer à zigzaguer du cerveau, ses réflexions me semblent assez importantes pour ne pas les laisser filer dans les méandres de l'oubli.

Il y a surtout un mot qui fait tilt dans mon cerveau venu d'ailleurs! Balayeur. Ben voyons tiens!!!

La bonne blague!

Pas mécontente de lui avoir faussée compagnie en fin de compte...

Alors que le décors commence à m'apparaître sous une forme aussi originale qu'improbable, je ne peux qu'observer mon compagnon d'infortune pris de convulsions sans pouvoir lui apporter aucune aide. Étant donné que je me retrouve rapidement au sol, moi-même prise de tressautements, filets de bave dégoulinant de la gueule, cris ridicules et autres joyeusetés forts désagréables.

Que du bonheur! On croirait que j'ai attrapée la peste des «Sans-os».

Pour la suite c'est assez sordide, à regarder. Des os qui craquent se déforment. Les membres qui s'allongent, les poils qui tombent, le museau qui se rétracte pour devenir nez, la gueule bouche, les oreilles de même devenant plus petites et s'arrondissant. Tout ceci en une métamorphose hideuse et douloureuse.

C'est, épuisée et haletante, que j'ouvre les yeux, «l'orage» semblant s'éloigner. Confuse et désorientée un certain laps de temps m'est nécessaire pour commencer à retrouver mes esprits et je m'aperçois non sans joie que quelque chose a changé. Et pas un peu, plus de pattes ni de poils, mais une chair claire et des mains!

Bien évidemment tout ne peu pas être super chouette, parfait, sans accrocs. Non ce serait trop beau... Se retrouver nue au milieu de ce charnier et près d'un quasi inconnu j'ai déjà vécu mieux...

Mais bon l'essentiel est d'avoir retrouvé notre apparence!!

Beurk... Me sens pas encore très bien...

*Faut pas qu'on reste là...*

*Et fluuuuuuuuuuuuuuuuuuute!!!*

Il y avait au moins un aspect positif à être un animal... Communiquer aisément.

Maintenant retour à la case muette, sans carnet ni crayon. Et bien ça va être simple!
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- « Donne la patte, donne! » - Tas de gruyère.

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Signalement : Hûme Symbio


MessageSujet: Re: Fuite éperdue    18.08.10 23:57

L’ennui, quand on commence à donner des explications à une personne, qu’on lui donne des conseils, tout ça, c’est qu’on en devient en quelque sorte responsable. C’était pour cette raison que Cléanthe tentait en général d’éviter ce genre de situation. C’était pas la meilleure chose à faire qu’on avait un sens de la communication et de l’hospitalité aussi développé que celui d’un ermite tibétain assis devant sa porte depuis tellement de temps qu’il ne se considère plus comme étant sur le même plan cosmique que le reste de l’humanité.

Il était encore plus compliqué d’avoir à sa charge un être faisant 10 fois sa taille capable de mettre fin à vos envies d’une simple pichenette. Mais le fait était là, même si il ne s’y trouvait que depuis quelques mois, il savait tout de même mieux et en connaissait plus qu’Ange sur le fonctionnement et les dangers de Sécaria. Lorsqu’il s’était échappé sur son dos, il ne pensait qu’à une seule chose, fuir les méchants, se cacher. Il se trouve que c’était justement la chose à faire, mais que si se cacher est chose aisée pour un furet de quelques centimètres, c’est nettement plus compliqué pour un grand anthropoïde de plus de cent kilos. Cléanthe avait dirigé leurs pas vers le seul endroit qu’il connaissait, sa planque à lui, proche des quartiers des taudis, dans le genre d’endroit qu’on a tendance à oublier parce qu’ils ne présentent pas le moindre intérêt.

Heureusement pour les deux compères, Cléanthe avait réussis à maintenir le contrôle de sa personne, et même s’il osait quelques tentatives de temps en temps, son symbiote n’avait jamais assez longtemps refait surface pour que sa nonchalance et son manque total de conscience du danger ne les place en mauvaise posture.

Vivre au jour le jour en se faisant le plus discret possible, voilà quelque chose dont il avait parfaitement l’habitude. Il s’agissait également de laisser traîner ses oreilles pour comprendre ce qui se passait, mais une méfiance chronique interdisait à l’hûme de faire confiance à des types à l’allure officielle ou autres scientifiques.

Parfois, il lui arrivait de se demander ce qu’il était arrivé à l’écureuil, à la chèvre, à tout ceux qu’il avait croisé durant les premiers jours de la transformation. Il lui arrivait de les chercher lors de ses brefs vagabondages dans les rues.

Souvent, il se prenait à remercier le ciel de devoir héberger une jeune personne du sexe opposé en étant toujours animal. Il n’aurait sans doute pas pu si elle avait été sous son autre forme Il ne lui avait pas vraiment demandé de précisions sur ce qu’elle était ou sur sa vie, il ne voulait surtout pas qu’elle se sente obligée ensuite de lui demander à lui des détails sur son propre compte. Mais il n’avait pas mit beaucoup de temps à comprendre qu’elle n’était pas humène. De là à l’asseoir autour d’une table et à lui demander franchement des explications, il y avait un trop grand gouffre qu’il ne se sentait pas capable de franchir. Cléanthe se contentait de réussir à vivre en « communauté », ce qui lui rappelait parfois Ang-ying, et se demandait ce qu’il allait se passer le jour où ils redeviendraient humènoïdes.


Ce jour là, ils étaient sortit à deux. Petite balade informative et nutritive, il s’agissait de se tenir informé tout en faisant les courses, il se passait des trucs étranges niveau transformations ces temps ci. Alors qu’ils se faufilaient de ruelles en ruelles, de toits en toits, de cheminée en cheminée et d’égouts en égouts, Cléanthe usant plus qu’à son tour de ses dons – ils ne lui avait jamais été aussi utiles ceux là – ils débarquèrent près du musé. Odeur de sang et de fourrure, odeur animale et cris. Il bondit du dos de l’orang-outang – Cléanthe avait vite adopté cette façon de voyager peu fatigante – et lui intima de le suivre le plus discrètement possible. Il finit de toute manière par lui remonter sur le dos pour se faire hisser en hauteur, loin du sol et des dépouilles qui le recouvraient.
Planqués près du toit, en haut des plus grands aquariums, ils assistèrent à un spectacle assez étrange d’animaux en convulsion. Et sous leurs yeux ébahis, une hyène pantelante et ensanglanté retrouva sa ligne de jeune fille.

*Putain c’est quoi ce bordel ?*

Bein oui, yavait de quoi lui arracher une exclamation quand même ! En fait, la stupeur du furet fut tellement intense qu’il en perdit sa concentration de tous les instants. Tendu comme il l’était, à l’écoute, usant de ses pouvoirs pour en savoir plus, son symbiote n’eut pas grand-chose à faire pour sauter sur l’occasion de s’amuser un peu.
En quelques secondes, le furet sentit ses pattes s'allonger, ses griffes et ses moustaches disparaître, et son esprit s'en aller faire un tour ailleurs,et Ange se retrouva donc avec un hume d'un poid respectable sur le dos.
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- Hamtaro blafard -

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Signalement : Versatilis, rousse, pas très grande ...


MessageSujet: Re: Fuite éperdue    19.08.10 21:22

Mordidous ! Bordel de merde à la con zut alors. ça pesait plutôt lourd. Et ça lui tombait dessus à l'improviste. Le furet ne pouvait pas avoir pris tant de poids d'un coup, non ? A moins que ... Après tout, il avait bien muté en sens inverse, non ? Dans tous les cas, il n'était pas un poids plume et il menaçait gentiment de l'écrabouiller.

Voila comment une situation pouvait gentiment déraper. Tout avait bien commencé pourtant. Outre le professeur, elle n'avait jamais passé autant de temps avec un être humain. Et elle avait trouvé le temps étonnamment agréable. Il ne lui avait rien demandé, ni ne l'avait jugée, ni observée plus que de raison. Ils n'avaient pas beaucoup parlé. Peut-être n''en avaient-ils pas eu besoin. Il semblait avoir deviné sa nature mais n'en avait fait aucunement mention. Une délicatesse plutôt agréable. Rien à voir avec la sollicitude condescendante du scientifique qui lui demandait chaque jour comment elle se sentait après avoir vérifié l'état de ses chaînes. Elle ne lui avait rien demandé non plus même si elle sentait qu'il y avait quelque chose. Cléanthe avait un je ne sais quoi d'étrange, ce petit quelque chose qui vous met à l'écart mais dont l'étrangeté vous rend plutôt ... sympathique. Dans cette proximité de circonstance, elle se sentait étrangement à l'aise. Peut-être la forme animale ...

Mais pourquoi donc étaient-ils rentrés dans ce fichu musée ? Du sang, des cadavres ? Et non loin d'eux, une hyène reprenant forme hûmene. Un frisson la parcourut des pieds à la tête. Et si ce rêve idiot était en train de prendre fin. Pincement de coeur. Bas les masques. Et sûrement exit Cléanthe. ça faisait mal quelque part ... Peut-être, au bout du compte, valait-il mieux être en fourrure qu'à poils.

Et la lourdeur métaphysique pesant sur ses épaules vint brutalement s'incarner au dessus d'elle. Et c'était un sacré poids. Surtout quand on se trouvait au dessus du sol.

]"Cléanthe, c'est peut-être une technique d'approche comme une autre - très réussie d'ailleurs - mais si tu voulais bien te relever ...", parvint-elle péniblement à articuler.

Elle tenta de s'accrocher à une poutrelle secourable en s'aidant comme elle pouvait de ses extrémités préhensiles mais elle commençait inéluctablement à glisser. Il fallait que Cléanthe la lâche, et maintenant. Sinon ...

"Clé ..."

Une main, deux mains, trois mains, quatre ... Les derniers orteils qui résistent. Et tout d'un coup, la chute. L'hume chute, d'abord le postérieur et finit sur le dos. Dix mille ans de douleur. Comme ça, il pensera à elle chaque fois qu'il s'assiéra. Elle réussit à se retourner avant l'impact, les bras et jambes en avant. Elle se reçoit sur le tronc de Cléanthe. Les bras ploient. Elle se rend compte une fraction de seconde que leurs visages se rapprochent. Elle essaye de limiter les dégâts. En vain. L'hume se reçoit un bon coup de tête. Et, comble du comble, la bouche d'Ange vient impudiquement s'écraser sur la sienne. Et cela devant deux inconnus ... Galère, galère, galère ...
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    22.08.10 0:47

Il le brûle - ce sang. Son sang. Comme s'il devait bouillir, l'éradiquer de l'intérieur. Rongé ainsi pour détruire... N'est-ce pas ce qu'elle t'avait toujours souhaité ?


Citation :
- Maman ! Maman !

Une femme. Elle est entre deux âges et fixe sur sa progéniture un regard horrifié. Elle se saisit de sa main, et le traîne jusqu'aux sous-sols, les yeux exorbités:

- NON ! NOOOON ! S'il te plait ! NON! Je ne le referais plus !

Le bourreau se fige, comme s'il n'osait pas affronter le regard de l'enfant, terrorisé par sa propre génitrice. De folie, d'aigreur, et de rage, le coup part, et sur son crâne éventré, s'écoulent les gouttes carmines.

Inconscient, il git auprès de celle qu'il aime tant. Mais elle ne parait même pas s'en inquiéter. Récupérant la main qu'elle avait lâché, elle le hisse. Il dévale les marches. Elle se fout bien qu'il se blesse d'avantage.

Et quand il sera enfin dans sa cage ? Quand elle l'aura enchainé.
Elle laissera libre court à sa colère, à sa peur. Crachera sur l'ignominie qu'elle a enfanté :

" Ne m'appelle JAMAIS ainsi" - il ne l'entend pas. Cléo voulait juste faire comme les autres... pour une fois.
Habituellement, il tentait d'être invisible... Mais c'était impossible, il y avait toujours ce regard fou qui s'écarquillait et se dilatait quand elle réalisait sa présence.
Il paraissait propre et poli, une fois à l'extérieur... Et tentait toujours de rentrer le plus tard possible.

Et les sifflements de ce fouet qu'il haïssait, lacérait le vent et sa peau, en de fines zébrures qui constelleront pour toujours son dos.


Dans sa fièvre, Cléo la voit. Sa 'mère'. Cette être rendue folle par l'influence de son pouvoir. Celui dont il n'avait jamais eu conscience.
Il était un monstre. Il le savait. Il n'avait que l'apparence d'un masque qui pouvait à chaque seconde... se briser.
Et révéler sa nature immonde.

* Pas ça... Non... Non... JE NE LE REFERAI PAS !...* frémissent d'abord pour jaillir comme un hurlement, en pensée.
Ils l'entendront tous, ils l'entendront tous hurler.

Mais le clown ne croisera que le regard un peu trop sombre d'une jeune femme nue, muette... de stupeur ?
Le paon essaie d'y voir clair, de différencier son cauchemar et la... la... réalité ?
Cette réalité impossible et incroyable sous fond animale.

*Debussy...* marmonne-t-il, l'esprit pâteux. Cela n'a strictement aucun rapport avec la scène qui s'est déroulée un peu avant.

Cette chute dont il prend à peine conscience, humanoïde écrasé par un grand singe.
Pourquoi s'étonner ? Se dit-il le regard torve.

Le paon étalé au sol, son long cou gisant tout autant que ses plumes. Les yeux vitreux et pleurant, il observe ce drôle de couple qu'il aurait pu trouver... comique.

Minute. Un oran-outang ?
L'oiseau plisse ses paupières. Il en avait déjà vu un avant... Avant quoi déjà ?
Avant... Avant tout ça.

Oui. Oui.
C'était une elle. Quel était son nom déjà? L'avait elle seulement prononcé ?
Sa mémoire est brumeuse... Non, il n'y arrive pas. Est-ce que l'hûme qu'elle surmonte va bien ?

De toute manière... Il ne voit plus rien. Ses paupières se sont closes, la respiration haletante, l'oiseau se bat contre ce qui l'envahit. Cette chose qui peu à peu endort toute l'exacerbation de son don.

Plus aucune fascination inquiétante envers l'oiseau-roi tuméfié... Mais une très longue attente à son chevet. Et si la pilule le tuait ? Combattant son rough inné ? Son rough si puissant qu'il avait fait perdre la raison à sa propre mère ?
Si la pilule en venait à bout... Peut être que Cléopâtre ne se réveillerait jamais.

Étrange manifestation, dernier sursaut magique... Au lieu d'une effrayante métamorphose... La sienne se fera lente et harmonieuse. Comme si son pouvoir avant de s'endormir totalement, offrait à ses spectateurs une dernière apothéose... faîte de poussière luminescente... d'un corps qui grandit, couvert de plumes colorées et soudain, s'en retrouvera dépossédé.

Toujours grelottant de fièvre, il n'est plus qu'un corps suintant et nu, recroquevillé sur lui-même. Ceux qui s'attarderont sur son dos, y découvriront les affreuses vestiges... d'années de souffrance.

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- Tic-tac-tic-tac -

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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    23.08.10 22:49

Pas encore eu le temps de retrouver complètement mes esprits ni d'analyser la situation. Mon attention, tournée vers Cléo, est troublée par l'entrée en scène de deux énergumènes qui atterrissent non loin de nous. Nouveau spectacle, nouveaux acteurs?

*Outch, ça ne doit pas faire du bien de se faire secouer la carcasse comme ça!*

Vérification rapide de l'endroit d'où ils doivent venir. Pas de poursuivants. Bien, c'est déjà ça. Je les observe ensuite l'air agacé et n'arrive pas à réprimer un long soupir de lassitude. La poisse. Comme si ce n'était pas déjà assez le merdier, se retrouver a poil en ville avec un... Paon en pleine mutation. Cernés par de la viande avariée, ce qui n'allait pas manquer d'attirer tous les carnassiers du coin.

*Ahhhhhhhhhhhhh!!! J'en ai marre!!!*

Non! Comme si ça n'était pas déjà suffisamment compliqué, il allait falloir se coltiner. Un hûme et... Mais tiens je l'ai déjà vu ce primate! Mais... C'est l'oran-outang de "l'embuscade"! Ils n'ont pas étripés tout le monde alors...

*Long soupir*

Enfin s'ils ne sont pas trop amochés ils pourront peut-être nous aider. D'ailleurs je leur aurais bien demandé comment ils allaient, mais... Cet éternel problème de son. Bizarrement, ça m'ennuyait moins avant toute cette histoire, de ne pas pouvoir parler, j'aimais bien même. Maintenant je trouvais ça désagréable et frustrant. Faute de pouvoir leur demander s'ils étaient blessés, j'envisageais laborieusement de quérir un quelconque morceau de tissus histoire d'être un peu plus décente. Pas que je sois pudique mais bon, je n'ai pas vraiment l'âme d'une exhibitionniste non plus. Alors que je m'apprête à me lever, Cléo pousse un hurlement déchirant qui me glace le sang. Un instant son regard croise le mien et je perçois une immense souffrance. En tout cas c'est ce que je crois lire dans ses yeux. J'enrage de ne savoir que faire pour l'aider. Je n'ose plus me lever, mon regard fixé sur le volatile qui n'en sera bientôt plus un. Il marmonne quelque chose que je n'arrive pas à comprendre.

Je finis par me lever, laborieusement, jetant encore un coup d'oeil à Cléo dont les yeux sont à présent clos. Et je me demande s'il est en train de crever où si c'est juste sa métamorphose qui est bien plus longue et plus douloureuse que ne l'a été la mienne. Peut-être, sans doute même que cela varie en fonction de chaque personne. Surement oui. Espérons que sont agonie ne l'envoie pas six pieds sous terre. Je ne sais pas trop pourquoi, sans raison surement, mais je n'ai pas vraiment envie qu'il meure. Étrange quand même... C'est un inconnu. Un équipier éphémère, rien de plus.

*Houla, la tête me tourne encore.*

C'est d'un pas mal assuré que j'arpente les allées, veillant à ne pas trébucher sur un cadavre. Pas tellement difficile de trouver un bout de tissus dans un musée. Une quantité assez importante est utilisée pour la décoration, d'ordinaire. Ici aussi. Je mets donc rapidement la main sur un morceau d'étoffe, assez commune, d'une teint rougeâtre passé et usé. Juste suffisamment grande pour cacher l'essentiel. Je l'enroule autour de mon corps et veille à l'attacher correctement. On a fait mieux niveau vestimentaire, mais ça fera l'affaire pour l'instant.
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- « Donne la patte, donne! » - Tas de gruyère.

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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    24.08.10 2:48

Note à soi même, ne jamais se transformer lorsqu’on est en hauteur et encore moins suspendu dans le vide. Cléanthe était vraiment navré pour ce qu’il infligeait à Ange, mais il ne contrôlait rien et il sentait son esprit se dissoudre dans les méandres de ces synapses petit à petit. Rien à faire, le symbiote allait finir par le vaincre. L’orang-outang avait pourtant fait de louables efforts pour les maintenir en l’air, mais plus de soixante kilos qui viennent soudainement se poser sur vos épaules en en remplaçant trois, ça vous surprend. A tout les coups. Le pauvre hume voulu s’excuser, mais rien à faire. De toute façon il ne pouvait pas s’exprimer.
Comment avait il fait pour se retrouver à atterrir avant Ange, c’était un mystère, mais le fait est que son arrière train subit un choc considérable, et avant même que la douleur de ce premier choc ne disparaisse, un anthropoïde lui tomba sur le torse. Un anthropoïde amortit, mais quand même tentez l’expérience, un jour.
Et comme si ce n’était pas suffisamment douloureux ni humiliant, la cascade se finit par un choc à la tête et une collision interlabiale. Avec difficulté, l’hûme se dégagea de sa compagne, et tenta de se mettre debout.
Inutile de dire que ce fut un échec. Il voyait double, se sentait plus que bizarre, avait mal un peu partout. En plus de ça, il devait sûrement délirer, parce qu’en face de lui se promenait une, nan deux… Enfin peut être deux… jeunes humènes nues. Qui s’intéressaient a lui qui plus est ! S’il avait pu voir quoi que ce soit, il aurait peut être été fier de lire ce qui ressemblait à de la compassion dans les yeux de la demoiselle. Enfin avant qu’elle ne soupire.

- Je crois que je me suis fait mal …

La réflexion a été prononcée à voix haute, mais pas le temps de s’étonner que Cléanthe ait encore le contrôle de son corps, il s’agit maintenant de s’intéresser à ce qui se passe autour. Durant sa chute, un cri, une pensée avait jaillit, retentissant dans tout les cerveaux présent.
* Pas ça... Non... Non... JE NE LE REFERAI PAS !...*
Et là, devant ses yeux qui ne décelait que des silhouettes floues et dédoublées, il pouvait admirer le responsable de cette exclamation. Etrange que ce soit cet être ailé qui retienne son attention et pas celle qui se balade nue devant son regard aiguisé de toxicomane sous opium. Il se rapproche en rampant du paon qui gît, inanimé. Une main se tend, mais ne touche rien. Cléanthe hésite. Quelque chose dans cet oiseau roi échoué lui semble familier.
De toute façon, avant qu’il ne se décide à faire le moindre nouveau geste, une métamorphose s’amorce, et sa vision amochée lui permet de distinguer une forme humanoïde se dessiner.
Cléanthe plisse les yeux, aperçoit un dos martyrisé.
Un observateur aurait alors pu croire qu’il venait de se prendre un coup. Il recula brusquement, toujours à quatre pattes sur le sol, serra son propre torse de ses bras et ferma les yeux.

Celui qui les rouvrit ne montrait plus aucune trace d’égarement. Lepty avait profité du moment pour refaire surface. Le symbio tenta de se mettre debout, chose qu’il ne réussit pas, à cause du coup sur la tête peut être, ou alors l’assemblage de toutes les blessures de sa chute. Parfait, il n’arrivait pas à se lever ? Il resterait donc par terre. Pas compliqué. Le symbio s’approcha laborieusement d’Ange.

*Pas trop de mal ? Une sacrée chute ça !*

Évidemment, il avait perdu sa maîtrise du langage, et faute de savoir utiliser des cordes vocales, il avait de nouveau recourt à la télépathie. Voilà qui était étrange, un coup d’œil autour de lui avait permit de constater que les personnes présentes étaient en majorité hûme, ça n’était pas arrivé depuis un moment.


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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    24.08.10 18:44

Pour une chute, c'était une vraie chute et elle l'avait vaguement senti passer. Bien sûr, Cléanthe avait malgré lui servi d'amortisseur mais le choc avait tout de même était rude. Elle voyait des ombres noires danser devant ses yeux. Ce n'était pas un long tunnel lumineux mais c'était tout de même inquiétant. Elle se sentait groggy et aurait volontiers piqué un somme si la situation l'avait permis.

Or, c'était tout autre. La situation ne le permettait pas du tout. L'endroit, elle le sentait était plutôt dangereux et méritait qu'on en décampe vite fait. Mais c'était à condition qu'elle puisse bouger, ce qui ne lui semblait pas vraiment possible. Peut-être était elle en train de mourir après tout ? Ou peut-être qu'elle était déjà morte. Dans tous les cas, elle avait mal. Pas à un point précis, mais dans tout son corps. Ce n'était pas possible qu'elle soit toute cassée, si ?

Autant le vérifier maintenant. Bouger un peu. A sa grande surprise, tout fonctionnait. Rien de cassé donc. Le saut dans l'inconnu attendrait encore un peu. Par contre, elle ne se sentait pas la force de se remettre debout.

Elle regarda autour d'elle, le temps de reprendre un peu de forces. Un paon, une femme nue. Un sujet digne d'un tableau. Plutôt étrange dans un aquarium. Mais l'Art se rencontre là où on l'attend le moins. Et le paon était une figure qu'elle connaissait. Ce noble oiseau qu'elle avait rencontré quand tout avait commencé. Il s'en était sorti lui aussi !

Par contre, la femme la troubla. Elle n'était pas. Non, ce n'était pas possible. Elle rêvait ou bien le choc l'emportait dans un délire sans fin. Non, elle se trompait sûrement ...

Elle se tourna vers Cléanthe histoire de ne pas trop dévisager l'inconnue.

"ça va ... et toi, rien de cassé ?"
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    06.09.10 20:40

[Désolée pour l'attente]

Look stylé collection Chaos automne/hiver 666, je déambule en direction de l'équipe de bras cassés qui a investi le musée. Je devrais sans doute prendre mes jambes à mon cou, m'enfuir à toute vitesse retrouver le relatif confort de mon appartement et préparer une bonne vielle vengeance bien pimentée.

BOUM!

Oui c'est ce que je ferais d'ordinaire, en de telles circonstances et pour moins que ça, pourtant nonchalamment je me dirige vers le petit groupe. Ma réaction me stupéfie, car il n'y a vraiment aucune raison que je m'attarde, je n'ai aucun intérêt à rester, je n'en tirerais rien. Pourtant... Je reste. Cela me questionne, mais ce n'est ni le lieu ni le moment de tenter une analyse.

*Par Ychrrraneg, quelle merde...*

De retour auprès de mes «compagnons» d'infortune je m'agenouille à côté de Cléo. Il capte l'attention de l'hume et de l'orang-outan. Ce dernier l'a sans doute reconnu, comme moi-même j'ai pu identifier le primate. Mais rien ne me permet de lui signifier que j'étais il y a encore quelques minutes la hyène qu'il avait croisée dans de bien mauvaises circonstances.

*Mais après tout quelle importance?*

Je leur adresse un regard bienveillant, qui tente de leur dire que je ne suis pas leur ennemie tout en essayant de mimer mon impossibilité à parler. En espérant qu'ils parviennent décoder mon regard, sombre. Regard qui me trahis sans doute, mais qu'importe à présent?

J'aimerais leur dire de me suivre, à l'horlogerie, où nous pourrions... Nous cacher, nous nourrir, apporter des soins à Cléo, fabriquer quelques bombes, reprendre quelques forces avant d'envisager la suite.

*Mais, quelle suite?*


Je réalise que je redoute de me retrouver seule... Encore une fois. J'ai honte d'admettre une telle chose, d'avoir cette faiblesse stupide et ça provoque une colère froide et silencieuse eu creux de mon ventre.

En opposition avec ce que je ressens mon visage arbore un sourire franc, masque joyeux en façade, trompe ton monde, sauve les apparences.

J'approche une main de la tête de Cléo, fiévreux, dont la souffrance ne semble pas vouloir prendre fin et caresse son crâne ni paon ni hume. C'est alors que je croise le regard troublé du primate. Qu'est ce qui l'affecte? Nous sommes-nous déjà croisés lorsqu'il/elle était hume?

*Qu'importe...*

Je ne le/la quitte pas du regard alors qu'il/elle se tourne vers l'hume. Son expression porte à croire qu'ils communiquent, sans doute par télépathie comme j'avais pu le faire étant hyène. Cet échange, surréaliste, me donne l'impression de perdre l'esprit. Trop d'évènement étranges se sont enchaînés en un laps de temps réduit. Aurais-je perdu l'habitude de l'excentricité d'une vie aventureuse? Cette idée ainsi que celle que la folie puisse avoir l'ascendant sur ma raison provoque un rire sonore qui résonne dans l'immense salle. Pourquoi faut-il que ce soit le seul son que je puisse produire? Pfuuuuu... Il aura au moins eu le mérite de raviver ma joie de vivre.

Sans cesser de caresser la tête de Cléo j'observe, reste à l'écoute, attendant d'agir. Et surtout de savoir comment agir.


Dernière édition par Atropos le 09.10.10 18:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    30.09.10 13:32

Pas de problème, le symbio se sentait entier. Une bosse émergeait sur son front et il avait l’impression d’être passé au broyeur, mais il était entier et c’était déjà un point positif. Il n’avait pas de quoi se restaurer à proximité, ça c’était dommage.

*De cassé ? Non, j’ai pas l’impression*

Etrangement, l’hume sembla se désintéresser de l’anthropoïde. Faut dire que du mouvement lui attire le regard. Une demoiselle qui se balade, ça lui semble très attrayant d’un seul coup. En plus ça faisait un moment qu’il n’avait pas eu l’occasion de s’amuser, la faute à Cléanthe qui gardait le contrôle et n’avait aucune idée de ce que " s’amuser " pouvait bien signifier. En plus du mouvement, voilà que s’ajoute le son. Elle rit. Une raison de plus pour qu’elle attire toute son attention.
Le symbio rampe donc sur le sol pour atteindre la fille, un grand sourire au lèvre et le regard toujours un peu flou. Spectacle non seulement peu attrayant mais même légèrement flippant.

Il atteignis sa cible, non sans mal, mais sa capacité de concentration étant similaire à celle d’un chiot de trois mois, ce qui l’intéressa, ce fut l’être souffrant étendu sur le sol. Agissant comme il l’aurait fait s’il était encore poilu, doté d’une queue et d’oreilles tombante, il huma l’air, et voulu fourrer son nez contre la main qui caressait le crâne de Cléo. Inutile de préciser qu’un hume agissant comme un gentil et affectueux toutou, c’est une situation qui peut surprendre par son ridicule plus que par autre chose.

Il y a juste une chose… Lepty connaît cette odeur.
Il la connaît mais il n’arrive pas à fouiller sa mémoire pour en retrouver l’origine. L’essai lui donne un affreux mal de tête. Alors il relève le, hem, museau, et lance un regard interrogateur à la fille. Il tente de communiquer, mais rien ne s’échappe de sa bouche à part un gémissement. Bon, un gémissement à tonalité interrogative comme lorsque votre chien se demande si ce morceau de fromage, là, c’est bien pour lui.
Il tente la télépathie, autre moyen de communication.

*C’est qui ? Je l’ai déjà sentit avant. Hé ! C’est qui ? Ange ! Elle a pas l’air de comprendre, tu me comprend toi pourtant non ?*

L'hume se tourne vers Ange, comme si elle pouvait y changer quelque chose à ce manque de communication...
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    04.10.10 18:14

Ange avait haussé ses épaules simiesques. Elle n'en savait fichtrement rien. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle enviait les bipèdes, ceux qui avaient perdu poils et plumes pour apparaître comme ils étaient vraiment. Même s'ils étaient tous nus.

Et elle ne se sentait pas vraiment à l'aise. L'endroit puait la mort. Son coté SDP piaffait avec enthousiasme, se repaissant de l'odeur du sang et de la vue des entrailles. Il aurait bien trouvé quelqu'un à l'article de la mort pour l'achever sans autre forme de procès. Même quelqu'un de vivant à la rigueur. Mais son coté policé s'offusquait. Elle fit donc effort pour paraître de marbre.

Tout doucement, elle essaya de se remettre debout afin d'évaluer les dégâts. L'un de ses doigts était tordu selon un angle étrange et lui faisait un mal de ... chien. Cassé sans doute. Il faudrait qu'elle le soigne et sous peu. Il commençait à l'élancer douloureusement. A part ça, le reste allait. Si ce n'était cet exécrable sentiment de panique. Elle voulait quitter l'endroit.

Tout ce qu'elle voyait derrière les vitres lui rappelait son ancienne vie, son emprisonnement. Et la claustrophobie étendit sur sa nuque sa poigne glacée. Elle se mit à danser d'un pied sur l'autre, très mal à l'aise. Elle faillit même abandonner Cléanthe sur le champ mais se reprit. Elle envoya simplement à Cléanthe un petit message de détresse contre lequel son coté versatilis s'offusqua.

"Je ne sais pas Cléanthe. Mais en tout cas, j'ai peur. Très."
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    09.10.10 20:26

Je ne sais pas si les caresses prodiguées provoquaient un quelconque bien-être à Cléo, mais pour ma part la fiévreuse chaleur de son corps alimentait ma rage fébrile. Il y a longtemps que j'aurais dû me préoccuper de trouver de quoi manger, penser à me reposer, ou encore sécuriser le périmètre, ou peut-être trouver des vêtements... Surement partir aussi, avant tout... Oui, alors que j'aurais dû mobiliser mon attention à ma survie et adopter une attitude pragmatique, je n'arrivais pas à penser à autre chose que cette bande de tarés non identifiés qui m'avaient foutu dans ce conteneur pourri. Je n'avais pas eu d'autres infos pouvant m'éclairer, sur leurs intentions, leur identité ou encore leur lien avec les disparitions de Lachesis et de Clotho. Je sentais mon sang bouillir dans mes veines et mon cœur, battre à tout rompre. J'aurais voulu hurler, mordre, frapper, mais...

*Qu'est ce qu'il veut, lui???*

L'hume était tout proche. Perdue dans mes pensées je ne l'avais pas vu s'approcher. Il avait une expression étrange qui ne mettait pas très à l'aise. Je l'observais, mi-curieuse mi-agacée. Il se mit alors à se comporter comme un gentil toutou à sa mémère et là je fus partagée entre l'envie de l'étrangler et de rire.

*Il est attardé ou la chute a bousillée ses neurones?*

Le rire l'emporta sur la mise à mort. Assez de cadavres empestaient l'air par ici... Un vrai banquet! Et puis il était assez attendrissant. Ridicule, mais attendrissant. Soudain son regard fixa le mien, interrogatif, puis il émit un curieux gémissement.

*Je ne parle pas l'attardé mental, pas de chance mon chou! On n'est pas dans la merde avec une pareille équipe d'handicapés...*

Il se tourne vers le primate et je suppose alors qu'il tente de communiquer avec lui/elle. Par télépathie? En toute logique il ne peu pas y parvenir vu qu'il se trouve sous une apparence humene. En même temps la logique elle aime bien se foutre de notre gueule. Du coup je regarde moi aussi en direction de l'orang-outang. A priori il/elle n'a pas l'air non plus de disposer de toutes ses facultés et mentales et physiques. Son comportement est pour le moins... Euh... Comment dire? A moins qu'on m'aie fait ingérer de la drogue à mon insu! Ce doit-être ça!!!

...

Il aurait été fort utile de pourvoir gueuler un bon coup, là tout de suite, mais faute de pouvoir le faire j'adressais un regard à vous glacer le sang à mes "compagnons", histoire de capter toute leur attention. Avec des signes j'essayais, maladroitement certes, de les encourager à ce que nous quittions les lieux au plus vite et que l'hume et moi portions Cléo. Je m'appliquais au mieux de façon à être comprise, mais mon état proche de l'hystérie à présent rendais mes gestes saccadés.



*Mon dernier auriculaire pour un carnet et un crayon!*
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    15.10.10 2:38

[Le poste qui sert à rien : smile - si y'a trop de choses à prendre en compte, j'peux le couper en deux ]



Délirant, comme les couleurs qui s'étirent, s'allongent pour s'obscurcir dans un pâle rayon. Les yeux ternis de l'oiseau s'éclaircissant de lueurs intenses, qu'on aurait dit arrachées à ses plumes.

Si sa lente transformation n'était pas des plus répugnante, elle n'en restait pas moins terriblement douloureuse, et chaque vague tourmentée accentuerait les pigments cobalt de son regard.

Il y avait quelque chose de doux, d'apaisant. Effleurant sa crinière qui n'était plus de plumes, mais de cheveux que le vert métallique laissait peu à peu revenir à l'auburn hésitant.
Quelque chose qui couine tout proche. C'est très familier.
Pourtant la scène n'en a rien, et les couleurs resplendissent, réceptacle d'un formidable kaléidoscope qu'il est le seul à célébrer.
Si son corps s'étire encore, disséminant des nuées glacées sur sa peau, son âme transcendée s'envole, s'accrochant aux voûtes d'illusoires boréales.

Loin d'être réellement conscient de la peur du primate, de l'handicap et des attentions de l'ex-hyène ou des interrogations de l'hume-morphé, Cléo passait de terrifiants cauchemars au bien-être opiacé.

Sa main se tend, sa main dont les ongles sont encore ponctuées de griffes et de plumes. Elle se tend, pour attraper l'origine du bruit - de ce qu'il connaît, ce qui l'arrache un peu à sa démence.

Il y a un choc; les doigts de ses mains recouvrant leur épiderme, viennent de claquer la joue de l'hûme rampant. Restant collés, comme étonnés du contact; son visage que le bec énorme du paon laisse apparaître, contemple l'inconnu qu'il vient de gifler.
Il n'aurait aucun moyen de le reconnaître, mais sa main, comme s'il flattait l'encolure d'un cheval, vient claquer amicalement sa nuque.
Grisées, les lèvres du clown s'étirent.

Et quand alors, il réalise que les apaisantes caresses avaient cessées; ce n'est que pour constater qu'une sylphide au pourpre appareil gesticulait quelques danses à deviner.
Le ravissement devient complet, et Cléo, béat, admire la prestidigitatrice et lance des mots au hasard, d'abord murmuré puis dans la puissance gutturale incontrôlée:

- CHAUSSURE !

C'est qu'il en verrait bien une, jaillir des mains de la divine apparition, oui, c'est sûr ! Cet être de légende s'amusant aux piètres comédies tyrrestre, peut-être parce qu'il lui est interdit de parler ? Que c'est un tabou qu'elle ne peut briser ? Alors il faut aux pauvres hûmes, qu'elle tente vainement d'éclairer, de comprendre ce que le mime essaie d'expliquer ?

Quel jeu ! C'est assez rare que le clown ne soit que spectateur ! Il s'en gave, se laissant envahir par la déraison d'un mélange frelaté d'impressions.

Il lui faut se lever !

Oui ! Aider l'éthérée à prendre un peu de substance !
Il tente une approche, ses bras ont encore l'allure d'ailes et tout le long de sa colonne vertébrale se perd en verts pétales. La tentative est maladroite, périlleuse.
Il s'étale à terre, ajoutant un poids supplémentaire au symbio, qui n'aura décidément servi qu'à choir.

"Oups !"

Il s'emmêle, pieds, jambes, plumes qui disparaissent peu à peu. Lève un regard éploré vers la détentrice silencieuse des secrets, fait encore un effort, se relève enfin, tremblotant pour... sourire.

Il veut lui aussi participer, sans réaliser son extrême nudité, il se courbe comme d'un salut. Et quand il se redresse, l'air halluciné, ce n'est que pour tordre son visage d'une grimace que deux mains vont retenir.

Trois pas titubants à gauche, et jaillit de sa bouche contenue, des gerbes sanglantes qui semblent l'étonner.
Hébété, son regard se détourne vers ses compagnons d'infortunes; il s'écroule.
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    16.10.10 0:08

hrp/ Je SAIS c'est pas brillant, mais là je suis pas capable d'écrire autre chose et ça vous débloque au moins./


Par l'état, c'était sacrément amusant tout ce remue ménage. S'il n'y avait pas eu les séquelles de sa chute et sa vision brouillée il aurait passé un sacrément moment. Et puis il y avait cette odeur connue qui lui titillait les narines, avec l'idée que c'était important, qu'il aurait dû se souvenir de ce qu'elle signifiait. Malgré son cerveau partit en vadrouille à quelques kilomètres, il était capable de percevoir le troubles d'Ange. Ses sens surdéveloppés captaient la moindre variation d'ambiance et l'orang-outang ne se portait pas bien. C'était net, même noyé parmi les effluves du carnage qui les entourait.

Il tenta, sans doute vainement, de calmer la bestiole poilue.

*Panique pas ma belle, on va sortir d'ici, j'vais arranger ça*

Des mots qui n'avaient vraiment rien à faire là. A l'heure actuelle il n'était pas capable de faire la moindre chose, il ne comprenait rien à la situation et il venait de la qualifier de "belle" ce qui - il fallait en convenir- était loin d'être le cas. Mais peut être - un gros peut être - que ça permettrait à sa compagne de surmonter la peur qui l'avait submergée pendant un moment.
Pendant sa discussion silencieuse avec Ange, il ne s'occupait plus vraiment de l'hume allongé sur le sol qu'avait tendrement caressé la versatilis à demi nue. Il faut dire que celle ci ne prononçait pas le moindre mot, et en plus elle avait pas l'air de comprendre quand il lui parlait. Enfin, télépathisait. Ce qui était particulièrement frustrant.
Enfin, toujours est il que lorsqu'il reporta son attention sur elle, elle s'était lancé dans la danse de la pluie. Enfin on aurait dit. Peut être qu'il fallait l'accompagner? Cléanthe se retrouvait confronté à un problème épineux... Il n'arrivait pas à tenir debout, et franchement, danser en restant à quatre pattes, c'est carrément ridicule.

c'est à ce moment là qu'il se prit un nouveau coup. Encore un. Ça devenait agaçant cette façon que le monde avait de le frapper, d'atterrir sur lui, de le faire tomber... Mais prenons la chose avec philosophie, ça aurait pu être pire, l'hume-ex-oiseau manquant de force, il n'avait pas vraiment eu mal. Quelques secondes passent, et à travers les yeux hume de Lepty, Cléanthe plonge son regard flou dans les yeux de Cléo. C'est important, il y a là quelque chose qu'il reconnait, il FAUT qu'il voit net... Hélas... Entre vouloir et pouvoir, le gouffre est parfois infranchissable, et le contact se romps après quelques tapotements forts agréables, encore une fois très familiers.
L'hume semble fasciné parla danse de la versa, comme lui un peu plus tôt. Et il exprime ce ravissement d'une manière peu orthodoxe...

*Chaussure? Pourquoi chaussure? Pourquoi pas chaussette!*

Les réflexions philosophiques du symbio prirent brutalement fin. Comme si ça ne suffisait pas qu'il soit déjà à moitié assommé, il se prend maintenant l'homme-oiseau sur la tronche. Relativisons... Au moins ça n'est pas l'autre anthropoïde, ça fait moins mal. Enfin, il s'incline face au destin, il reste étalé par terre.

Il finit par relever la tête l'air désespéré:

*Ange... J'ai besoin d'aide... je crois...*

En plus il faisait froid. Sa énième tentative de mettage debout se solde par un échec, en effet, on vient de lui... oui, c'est bien ça, on vient de lui vomir dessus. Pas directement, mais c'est quand même désagréable.



QUELLE JOURNÉE DE MERDE
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    17.10.10 15:30

"Chaussette ... Heu ... Niveau ?"

Ange se demandait franchement ce que la chaussette et le niveau venaient bien faire là. Peut-être que son cerveau était-il tout bonnement en train de dérailler après tout. Lancé à pleine vitesse sur les rails de la gamberge. Il ne pouvait en sortir rien de bon.

Et Cléanthe, là, sous l'hûme évanoui, Cléanthe qui avait besoin d'elle et qui l'appelait. Cléanthe qui venait de servir de dévidoir à vomi. Beurk ! Et qui allait devoir le sortir de là ? Bibi bien sûr. Sa nature versatilis lui commandait de se rouler par terre en hurlant de rire et de regarder la scène avec un certain amusement. Comme un imbécile qui met le feu à une fourmilière et qui regarde comment les fourmis se dépatouillent. Mais elle n'était pas une imbécile et elle n'était pas face à des fourmis mais bien à des humains. Et que le sang par terre, c'était salissant. Enfin, trop salissant pour qu'on se roule dedans. Alors, il fallait bien le reconnaître, elle devait l'aider.

Mais il y avait bien un problème. L'hume, là, il était ... tout nu ! Et des comme ça, elle n'en avait jamais vus. A part sur des dessins bien sûr. Mais ça ne comptait pas. Elle aurait pu passer des heures à contempler le corps, rien que pour satisfaire sa curiosité, et sa perversité, peut-être. C'était plutôt pas mal, vu comme ça. Des plis, des courbes, des pics, des creux. Une certaine harmonie dans tout ce chaos. Et Clénthe presque en train d'étouffer en dessous. Il fallait qu'elle se dépêche.

En s'approchant de l'hûme, elle ne put que constater que le visage lui était étrangement familier. Où l'avait-elle vu ? Elle y réfléchirait plus tard. Pour le moment ... Employant toute la force dont elle était capable, elle attrapa l'hûme sous les aisselles et le tira un peu en direction de l'ex-hyène, pour son compagnon d'infortune soit dégagé.

Puis, épuisée par l'effort, elle s'assit à coté et commença à se gratouiller pensivement la tête.
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    20.10.10 19:50

Le pire crew de Tyr : 1 - Langue des signes : 0; fiasco total. Biennnnnnnnnnnnnnnn! Manque de concentration évident. Si personne n'y met un peu de bonne volonté aussi! Patience n'a jamais été mon deuxième prénom... Alors, une gentille petite explosion serait la bienvenue, histoire de me calmer les nerf. Mais...

- CHAUSSURE !

*Ah! Oui, pourquoi pas... *

Ça me rappelle qu'avant d'être métamorphosée en hyène je portais d'adorable bottines en cuir beige, très inconfortables pour courir, mais d'une élégance redoutable. Et bien envolées les bottines tout comme le reste. On ne peut pas dire que je sois matérialiste. Enfin tout dépend des points de vues, suivant l'endroit d'où l'on vient, la culture, la religion... Chez moi j'étais tout à fait dans la norme, a ce niveau... Enfin tout ça pour dire qu'il y a deux trois choses, égarées, ou plutôt dont j'ai été délestée à mon insu lors de cette déplaisante transformation, pour lesquelles je paierai cher afin de les avoir de nouveau en ma possession. Entre autre et surtout, mon précieux pendentif en cristal rouge, mais aussi mon couteau au manche en corne sculpté de motifs tentaculaires.

Un long soupir ponctua mes profondes réflexions. J'avais cessé ces gesticulations que personne ne comprenait, cherchant un lancé voir un lanceur de chaussure, mais rien. Par contre, Cléo avait retrouvé la/les forme (s) semble-t-il et c'était lui qui avait également un souci de chaussures. Avant de penser à se chausser il y avait sans doute plus important, bien que sur une échelle de valeur d'un à dix, je mettrais un huit. Je regarde alors ma tenue d'un air dégoutée. Il n'y aurait que l'allure, mais je commençais à me geler sérieusement!

Malgré ces détails, qui n'en étaient pas, mais passons... En dépit de l'inconfort et le mot est faible, de la situation, un large sourire - sincère celui-ci - illumina mon visage, de voir Cléo éveillé, sa métamorphose presque accomplie. Mais, ce sourire se mua bien vite en une expression mêlant fascination et quelque chose proche de l'adulation. Comme envoûté, mon regard ne pouvait se défaire de l'ancien paon. Mode zombie décérébré. Filet de bave et air débile de série.

*Par toutes les chèvres libres!!!!*

Sans savoir vraiment comment je réussis à me libérer de... Mais de quoi en fait? Ce qui venait de se passer me laissait confuse. Cet attrait hors contrôle avait été fort désagréable et je souhaitais que cela ne se reproduise jamais. J'aurais bien aimé comprendre ce qui c'était produit - peut-être tous ces humes à (sans) poils - et qu'est ce/ qui en était la cause, mais comme au cirque un numéro en appelle un autre et le dernier déjà terminé que le suivant commençait déjà.

Ta-dam!

Ça devait aller trop bien depuis quelques minutes, s'en était ennuyeux? Surement, alors on vous met un soupçon de "Je trébuche" et un peu de "Je vomis mes tripes". On saupoudre de stupeur et d'une pincée d'inquiétude avant de mélanger le tout et... C'est prêt!

*Par toutes les putains squattant les bars des astroports, c'est fini ce bordel!?*

Oui personne ne risque de m'entendre, mais ça fait du bien quand même! Je me lève d'un bon, à la limite de la crise de nerf. J'attraperais bien Cléo pour le transporter sur mon épaule, les autres suivraient surement, mais je n'ai rien de la carrure d'un géant des plaines. Puis... Tout ce vomis-là... Beurk. L'autre hume en a sur lui, pauvre gars tout écrabouillé, encore. Ça me rappelle la fois avec les blobs carnivores, on en était sorti recouverts d'une sorte de bave rougeâtre sur nos vêtements. Allez faire partir ça au lavage!!

En fait tout ça serait terriblement drôle si ce n'était pas aussi pathétique, si nous avions mangé ou dormi récemment et si nous n'étions pas en fuite. On pourrait rire de la situation si nous savions le danger écarté. Action! Le primate se met en mode secouriste. Il/elle n'a pas peur de salir ses jolis poils avec le vomis!? J'irais bien l'aider, mais, non, ça m'écœure trop. Je veux bien être couverte de sang, de bave de blob passe, d'huile à frire pourquoi pas, d'essence... Non trop dangereux. Enfin d'à peu près tout, mais le vomis, sérieusement!

Je l'observe agir, les bras croisées, la mine renfrognée. C'est que je n'aime pas tellement rester là à ne rien faire. D'autant que plus vite les humes sur pied, plus vite nous pourrons quitter cet endroit. Pas que j'en ai marre de cet hôtel trois étoiles. Mais si!! Pour couronner le tout elle place Cléo à ma portée, genre occupe toi-en. Pfuuu, il/elle veut me faire culpabiliser! Un coup d'œil alentour, cible verrouillée, j'attrape un morceau de tissu et le donne à l'hume. Ça pourra lui servir a moins qu'il aime les masques aux sucs gastriques. Puis je tapote sur l'épaule de l'ourang-outan et de mon autre main, montre la sortie. N'attendant pas qu'elle me signale si elle a compris ou non je m'approche de Cléo et lui donne de petites claques énergiques - autant dire de bonnes tartes - pour le faire revenir à lui.
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    29.10.10 11:09

Étendu à terre, comme offert aux plus proches charognards, on distinguait encore sur ses lèvres, l'écume vermillon d'un rejet violent.

Le combat entre la pilule et son hôte n'était qu'un commencement, et cette dernière paraissait gagner du terrain, membre après membre, organe après organes et sur toutes les parcelles de peaux où toutes traces de l'oiseau déchu... avaient disparues.
Elle était même parvenue à museler enfin son 'parfum' magnétique, cet envoûtement des sens; dont il était inconscient, venait de s'endormir sous l'assaut d'un rouet carmin. Le clown était dépouillé, pareil aux autres hûmes. Lui qui avait tant espéré être "comme tout le monde".

...Ne plus être considéré comme un monstre.

L'énergie ainsi contenue, créait de sérieux tremblement et sa température ne cessait d'augmenter. Passant des phases ruisselantes aux glacées, des stases de douleurs insupportables au bien-être rêvé, qu'une illusoire endorphine semblait lui conférer.

Il paraissait évident que l'ancien paon ne s'en sortirait pas... indemne. La facilité de récupération d'un psycker n'était pas comparable au Rough inné qui ne cessait de combattre l'intrus qu'on lui avait imposé. Comme si tous les anticorps se révoltaient, pour résister au "Vaccin" qui, -et la moindre cellule le sentait- causerait leur perte.

L'inconscient nageait... Ou plutôt, volait, dansait avec les étoiles comme si elles n'étaient que de simples étincelles spectatrice de sa combustion. Il était libéré des inhibitions, de son passé, de toutes contraintes, de la pensée même de l'avenir. Il n'y avait plus à réfléchir, à se cacher. A avoir peur.

Bien loin de ses contemplations, 'on' le hissait. 'On' le traînait. Lui et son corps tourmenté. Quand, insensible à la réalité, Cléo continuait de danser, continuait de rêv...

- Aïe.

Quelque chose qui s'acharne sur son visage. Si tout à l'heure cette main avait été douce, elle se fait tortionnaire désormais.

Sur le sol, Cléo grimace. Sa main se lève, hésitante. Elle veut chercher celle qui l'immole, l'empêcher de le sortir de sa léthargie.
Le saltimbanque sent bien, que s'il combat, s'il immerge... Il ne rencontrera qu'une lucide et effroyable douleur. Sa torpeur l'en protège... Et l'amène pas à pas vers celle dont on ne revient pas.

Ses paupières s'ouvrent péniblement, tout est flou, puis un visage apparait, aux pupilles noires et dilatées, l'expression aussi frustrée que... inquiète ? N'est-ce pas l'esprit de tout à l'heure ? Ses longs cheveux bruns te paraissent danser avec sa colère. Qu'as-tu fait Cléo pour courroucer les fées ? Peut-être est-ce parce que tu abandonnes ? Regardes un peu, ils veulent sûrement que tu participes encore à cette grande mascarade qu'est la réalité.

-... Fa...ti...gué.

Oh oui, fatigué de lutter, de détourner le regard, de faire "comme si" ceux qui te dévisageaient ne te voyais pas vraiment. Pas vraiment toi. Le monstre qui avait consumé le cœur maternel. Cette femme qui ne t'avait même pas reconnu, même après tout le calvaire qu'elle t'avait infligé.

Mais les baffes s'obstinent en cadence, et tes joues douloureuses t'obligent à écarquiller les yeux d'un semblant d'agacement. Si ton pouvoir fonctionnait encore, il est certain qu'Atropos aurait sursauté, effrayée. Au lieu de ça, elle persiste -silencieuse- à te fixer.

Pourquoi n'abandonne-t-elle pas? Ce n'est pas comme si elle te devait quelque chose après tout. Tu n'as fait qu'essayer de danser et puis... Et puis... Tout a disparu dans un monde tellement plus léger !

- Ferais mieux... de t'envoler... Sylphe... Ici, ivont te... dévorer.

Sa tête, où les coups ont cessé de pleuvoir, se tourne vers l'oran-outang:

- Elle... est... comme toi. Protège-la. (Esprit de la nature) Nous...

Son souffle est court, il s'est un peu redressé. Il désigne celui qui lui parait un autre hûme aussi nu que lui; tout barbouillé qui se décrasse avec un morceau d'étoffe, de ses débordements:

- Nous... On les (ceux qui veulent dévorer les esprits, les affreux monstres cauchemardesques, ennemis naturels des Seelies) ralentira.

Cléo n'aurait pas pu savoir combien ses divagations étaient pleines de bon sens, et si proche... d'une effroyable vérité.
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    30.10.10 18:44

Difficile. Dilemne presque impossible. D'un coté cette femme dans le plus simple appareil. Et qui serait ... comme elle ? L'occasion d'apprendre, de se découvrir. De se réapprendre. Devenir elle-même. Chasseur au lieu de proie. Un aller simple vers l'exaltation de l'instinct, la libération des sens, du sang. Et à coté Cléanthe même si pas très présentable en ce moment et ce clown magnétique qui la fascinait une éternité plus tôt. Lequel aider ? Qui protéger ? Et pourquoi pas les trois ?

Parce que le temps presse et que leurs poursuivants ne vont pas tarder à arriver. D'autres qui pourraient avoir envie d'une peau de singe comme descente de lit. Seule, elle pourrait s'en sortir. Même, elle pourrait retrouver l'écureuil. Seul le plus fort survit. Fin de chapitre.

Mais non, ça ne se passe pas comme ça. Pas cette fois en tout cas. Peut-être tout simplement parce qu'ils peuvent toujours servir. Peut-être pas.

Elle s'approche de Cléo mal en point, rassemble ses forces, tire. Effort difficile. Elle n'ira pas très loin avec ce poids mort.

Cléanthe, aide-moi,""

Elle se tourne vers la femme. Peut-elle marcher ou pas ? Lève-toi et marche, il est temps. Un signe de la tête pour lui faire signe de suivre. Pas plus. Elle espère qu'elle comprendra. Il faut qu'elle comprenne. Sinon, elle reviendra.

Elle soulève Cléo par les épaules, à moitié le portant, à moitié le tirant, laissant des marques rouges sur le sol. Le préposé au ménage va avoir du travail après leur passage. L'effort lui fait mal aux bras, mais elle continue. Un pas, deux. Elle espère que Cléanthe et Atropos suivront. Encore un pas. Bientôt, peut-être la sortie ... Et ensuite ?
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    04.11.10 22:27

Oh la galère! Je ne vous raconte pas le mal pour le faire revenir à lui. Il aurait peut-être mieux fait de rester un piaf, cela nous aurait évité d'avoir un aperçu de son dernier repas... D'ailleurs je ne sais pas s'il y a un lien de cause à effet, ou s'il faut miser sur une épidémie, mais je commence à me sentir un tantinet nauséeuse. Seulement un soupçon, une larmichette, rien de bien méchant. Enfin... Ça commence toujours plus ou moins comme ça. Mais passons, j'avais d'autres humes à fouetter, si l'on puit dire. Fouet + Hume. 1+1 qui fait, waouw!!! Je chassais bien vite les pensées inappropriés qui venaient me distraire à un bien mauvais moment. Vraiment quel manque de concentration! Faudra peut être que je consulte...

Enfin ses paupières s'ouvrent et je lui offre un sourire taille XXL. Oui parce que le pauvre chou il n'a du ni comprendre ni apprécier mes méthodes de secouriste. En même temps, la rudesse de la technique ne la rendait pas moins efficace.

-... Fa...ti...gué.

Et oui c'est fatigant tout ce bazar, c'est ça l'aventure! T'est pas habitué mon chou!?? Si je pouvais parler je te raconterais la fois avec le gars purulent vert à trois têtes, a ce tordre de rire. Mais bon je ne peux toujours pas parler et à y réfléchir même si c'était le cas nous n'avons pas vraiment le temps pour les récits de voyage...

*Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...*

Pas que je m'ennuie mais... Siiiiiiii!!! Le rôle d'infirmière ne me sied pas du tout. Oh, Lachesis, pourquoi tu m'as laissé, espèce de fils de putain cul de jatte!

Burp!

Me sens pas vraiment au mieux de ma forme. Ça doit vraiment être contagieux son truc, je ferais mieux de m'éloigner. Sauf que, je n'arrive pas à me décider à le faire. Alors, faute de mieux et à cours d'idée lumineuse je caresse de nouveau la tête de Cléo, sourire à la con aux lèvres. C'est alors qu'il nous débite des propos incohérents. Sans doute la fièvre qui le fait délirer, peut être aussi est-il aux prises d'hallucinations.

Incohérent? En y réfléchissant une seconde, pas tant que ça. Si l'on modifie deux trois données du genre Sylphe /Versa, prenant en compte le fait que je sois effectivement poursuivie... Non, à s'y pencher de plus près les paroles de Cléo pouvaient être tout à fait rationnelles. En avait-il conscience? Probablement pas. Mais allez savoir. Le point important était que si effectivement tout ceci avait un sens, alors... Le primate ou plutôt celui ou celle qu'il/elle était sous sa forme originelle serait de mon espèce.

*Intéressant. Très intéressant...

Mais qu'est ce qu'il/elle fait sur cette planète pourrie!!?*


Tout en formulant ces pensées je dévisageais l'ourang-outan, frustrée de ne pouvoir communiquer avec lui/elle. C'est justement ce que la boule de poil tente de faire, communiquer, alors qu'elle a saisi Cléo dont la tête s'éloigne de ma main a présent orpheline. Fucking syndrome d'abandon...

*Reçu cinq sur cinq camarade!*

A la hâte je me lève, ragaillardie par un peu d'action. Enfin! La nausée toujours présente, gênante mais pas handicapante, je m'empresse d'aider le primate à porter Cléo. Une douleur à la cuisse me lance, rappel des péripéties passées. J'avais oublié cette blessure, infligée plus tôt par cet enfoiré de crocodile. Mes muscles se contractent de colère et je dois sans doute/malgré moi serrer Cléo un peu trop fort.


Dernière édition par Atropos le 08.11.10 19:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    08.11.10 19:08

QUELLE JOURNÉE DE MERDE

Ça avait pourtant bien commencé, après tout ce temps ou Cléanthe gardait le contrôle, il avait fini par prendre le dessus, l’air saturé de magie l’aidant grandement pour se maintenir, mais l’expérience ne se révélait pas aussi amusante qu’elle aurait dû l’être. La dernière fois au moins avait été drôle. Là on n’arrêtait pas de lui tomber dessus, lui filer des coups, le salir. Personne n’apprécie de se faire vomir ou saigner dessus. Enfin, certaines personnes apprécient. Mais c’est le genre de personne qu’on évite de fréquenter selon les périodes de l’année. Dont on évite de croiser la route aussi.

Franchement la scène aurait pu être créée de toute pièce. Trois – enfin, deux – humes à poils, chacun d’eux plutôt agréable à regarder. Même plus qu’agréables. Une versa en rideau rouge, et un orang-outang. Bon, les deux humes, c’était pas certain que quiconque aurait apprécié de se coller à eux dans l’état où ils se trouvaient, mais c’est le genre de détails peu importants non ? Enfin toujours est il que le pauvre petit symbio écrasé fut libéré à grand peine du poid mort qui le bloquait par une Ange qui semblait "légèrement" perturbée.
Trèèèès bien. Au moins comme ça il pouvait respirer, c’était définitivement une amélioration.

La tendance actuelle étant clairement à l’apitoiement sur soi même, Cléanthe/Lepty ne remarqua pas le moindre des échanges de la jolie compagnie qu’ils formaient à présent. Pour ce qu’il en savait, le monde lui voulait du mal, il en voulait en monde. D’ailleurs, n’était ce pas un sage quelconque qui avait prononcé ces mots si sensés : Lorsque le monde te persécute, tu te dois de persécuter LE MONDE.
PERSÉCUTONS !
Cléo pouvait bien agoniser et les deux versatilis se lancer dans un strip tease enragé finissant sur une épilation totale de l’anthropoïde, le symbio était occupé à révolutionner intérieurement. En plus il commençait à avoir froid. Où il était le machin qui lui servait de pantalon la dernière fois ? Nulle part évidemment. Plus qu’à…

Un effort surhume, les muscles qui se tendent sur ses bras, et il se retrouve à genoux. Non d’un mogador, ça fait mal de changer de position. Il place sa main sur son torse en sueur et crade - mais malgré tout parfaitement désirable. Ah. Dur de reprendre sa respiration. Il avise du coin de l’œil un bout de machin. Bon très bien, ça lui tiendra chaud. Quelque part dans le carnage se trouvait sans doute quelque chose d’humenoïde, parce que là tout près, ya une chaussette. Sur un pied. Ya que le pied. Pas le reste. Prendre ou ne pas prendre la chaussette… Bon de toute façon c’est trop loin.
Le symbiote serre entre ses doigts ce qu’il a réussit à attraper. Une nappe, ou un truc comme ça. En tout cas ça devra faire l’affaire. De toute manière il ne sait pas vraiment ce qu’on est censé porter et il n’a aucune idée du sens du mot « pudeur ».

Cléanthe, aide-moi,""

Ouais ouais… Encore heureux qu’il ne soit plus furet. Heureux ou malheureux ? Il pourrait se planquer dans un trou, ça pourrait se révéler pratique. Il tient debout, bon c’est déjà ça.
Notre hume préféré jette un regard distrait sur ce qu’il tient à la main. Oh une nappe. Pourquoi est ce qu’il tient une nappe ? Ah oui ! Et la lumière fut. Avec une grande dextérité et sans même s’y reprendre à plus de quatre fois, il se drape façon kilt dans la nappe de couleur orange. Oui, orange. C’est beau le orange. C’est visible aussi. Mais bon, de toute manière ya tellement de sang dessus que c’est pas mal rouge aussi. Vu le paysage actuel, ça fait camouflage.
En tout cas, c’est une chose de tenir debout, une autre de porter un truc ressemblant à un cadavre.

*J’arrive, j’arrive…*

En plus maintenant il a faim. Avec tout ça, ils ont prit un peu d’avance, la fille qui ne parle pas, le singe, et le cadavre. Maintenant il s’agit de les rattraper. Clopin clopant, pestant contre les effets secondaires d’une chute avec réception sous un orang-outang, il réussit à les rattraper, s’empressant de s’appuyer à son tour. Sur heu… Bein la fille en toge. C’était peut être pas la meilleure chose à faire d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    20.11.10 4:55

[HJ : Vraiment désolé pour l'attente ._. Qui puis est, pour cette très courte intervention (même si elle ajoute encore une péripétie). C'est que désormais mon temps irl se transforme en peau de chagrin T.T . - Et d'un point de vue contexte, je n'ai pas grand chose à dire (ou alors me répéter).

PS : Niveau tour, vous pouvez intervenir selon la logique plus qu'un "sens". Si vous pensez que vous êtes le plus apte à réagir en premier d'un point de vue contextuel en restant cohérent : n'hésitez pas.]




Si Cléo semblait perché vers d'autres hauteurs, la scène actuelle n'en semblait que plus irréelle.

Une "Sylphe", un singe. Cinglant plus que tenant, voir trainant notre malheureux clown à l'agonie:

- Vous... vous mettez... en danger, parvient-il à souffler.

Et arrive enfin, dans ce puzzle peu commun, le symbio-matelas 's'emboitant' à cette joyeuse compagnie le plus maladroitement du monde.

La troupe tangue, comme d'un effet domino. Cléo gémit de douleurs, s'accrochant à sa voisine humanoïde - la seule qui soit à peu près à sa taille - n'ayant que peu conscience de ses propres blessures.

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Signalement : Versatilis, rousse, pas très grande ...


MessageSujet: Re: Fuite éperdue    21.11.10 11:58

Il souffre. Il n'est plus que souffrance. Un corps souffrant. Un clown souffrant. Et elle le soutient. Pas d'applaudissement, pas de rire, pas de baisser de rideau pour le clown qui se meurt. Elle le traîne autant qu'elle le soutient. Et son sang doucement lui coule dessus, éveille ses sens et la met au supplice. A l'intérieur, la versatilis bondit, mord et met en pièce. Elle résiste, du moins pour le moment. Pas pour longtemps. Si elle ne s'éloigne pas du corps, elle ne répondra plus de rien. Elle aime trop la viande saignante. Vite, plus vite. Pour aller où ?

Elle ne connaît qu'un endroit. La planque de Cléanthe. Bien sûr, pas beaucoup de place. Une promiscuité qui n'arrangera pas beaucoup les choses. Mais elle pourra se tenir à distance, du moins pour le moment. Et quelques soins plus tard, le sang aura presque disparu. Oh, ce qu'elle mangerait bien un petit gueuleton. Il est à portée de main. Elle pourrait le mordre discrètement, rien que pour goûter. Quelques vitamines en plus, c'est toujours bon à prendre, non ?

Elle résiste et continue d'avancer. Difficile de garder le contrôle. Le savant avait peut-être raison de lui mettre des chaînes. Peut-être que la femme nue qui la suit pourra lui raconter comment elle fait pour brider ses instincts, leur demander d'aller voir ailleurs.

Car son corps et son esprit à l'épreuve souffrent aussi. Encore un pas, deux, et puis trois. Reste à savoir si les autres la suivent ...
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MessageSujet: Re: Fuite éperdue    05.12.10 21:56

Brève analyse de la situation qui n'est pas des plus confortable. Une bande d'éclopés a laquelle on ajoute un primate qui, je ne sais pour qu'elle raison, ne ce décide pas à redevenir hume. De ce fait ce pose la question de son humenité réelle... Sans doute, une bande d'affreux pas sympathiques du tout à nos trousses, en ce qui me concerne en tout cas. Pas de mots pour dire, communiquer. Aucun secours à espérer, j'en ai peur. Alors il ne reste que nous sur qui compter et cette idée n'est pas des plus réjouissante.

Un long soupir de désespoir vient rompre ce silence dont je suis la prisonnière

Une main agrippe mon épaule dénudée, alors je me retourne vivement le regard furieux. C'est l'autre hume qui nous a rejoint. D'un geste sec je bouge mon épaule de sorte que la main glisse, chute. Drôle d'équipe... Je mordrais bien cette main que je n'ai pas invitée, mais ce n'est pas le moment de jouer. Il nous faut rester le moins possible à découvert, alors nous devons décider vite d'un abri.

- Vous... vous mettez... en danger.

*T'est en retard mon chou, ça fait un moment que le danger c'est installé et a pris ses aises...*

Cléo gémit et je me remémore l'épisode où Lachesis, blessé avait souffert le martyr plusieurs jours durant sans que nous puissions atténuer sa douleur. Ma bouche se tord de colère face à mon impuissance et envers ceux qui sont à l'origine de toute cette merde. Peu importe quand, mais ils paieront...

Je regarde l'ourang-outan qui semble traversé par je ne sais quel trouble. D'une main j'essaye d'attirer son attention. Il faut agir vite. Je n'aperçois pas une multitude de possibilité pour nous mettre à l'abri. Le seul endroit qui me parait pertinent est l'horlogerie. Nous pourrions y trouver des vêtements, de quoi soigner les endommagés, de quoi manger si on a de la chance. Et de quoi se défendre. Je m'emploie à faire comprendre au primate ce que j'envisage, plus appliquée que plus tôt et commence à avancer pour appuyer mes gestes.
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