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 Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse

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- « Donne la patte, donne! » - Tas de gruyère.

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MessageSujet: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   20.08.10 0:42

L’ennui, quand on commence à donner des explications à une personne, qu’on lui donne des conseils, tout ça, c’est qu’on en devient en quelque sorte responsable. C’était pour cette raison que Cléanthe tentait en général d’éviter ce genre de situation. C’était pas la meilleure chose à faire qu’on avait un sens de la communication et de l’hospitalité aussi développé que celui d’un ermite tibétain assis devant sa porte depuis tellement de temps qu’il ne se considère plus comme étant sur le même plan cosmique que le reste de l’humanité.

Il était encore plus compliqué d’avoir à sa charge un être faisant 10 fois sa taille capable de mettre fin à vos envies d’une simple pichenette. Mais le fait était là, même si il ne s’y trouvait que depuis quelques mois, il savait tout de même mieux et en connaissait plus qu’Ange sur le fonctionnement et les dangers de Sécaria. Lorsqu’il s’était échappé sur son dos, il ne pensait qu’à une seule chose, fuir les méchants, se cacher. Il se trouve que c’était justement la chose à faire, mais que si se cacher est chose aisée pour un furet de quelques centimètres, c’est nettement plus compliqué pour un grand anthropoïde de plus de cent kilos. Cléanthe avait dirigé leurs pas vers le seul endroit qu’il connaissait, sa planque à lui, proche des quartiers des taudis, dans le genre d’endroit qu’on a tendance à oublier parce qu’ils ne présentent pas le moindre intérêt.

Heureusement pour les deux compères, Cléanthe avait réussis à maintenir le contrôle de sa personne, et même s’il osait quelques tentatives de temps en temps, son symbiote n’avait jamais assez longtemps refait surface pour que sa nonchalance et son manque total de conscience du danger ne les place en mauvaise posture.

Vivre au jour le jour en se faisant le plus discret possible, voilà quelque chose dont il avait parfaitement l’habitude. Il s’agissait également de laisser traîner ses oreilles pour comprendre ce qui se passait, mais une méfiance chronique interdisait à l’hûme de faire confiance à des types à l’allure officielle ou autres scientifiques.

Parfois, il lui arrivait de se demander ce qu’il était arrivé à l’écureuil, à la chèvre, à tout ceux qu’il avait croisé durant les premiers jours de la transformation. Il lui arrivait de les chercher lors de ses brefs vagabondages dans les rues.

Souvent, il se prenait à remercier le ciel de devoir héberger une jeune personne du sexe opposé en étant toujours animal. Il n’aurait sans doute pas pu si elle avait été sous son autre forme Il ne lui avait pas vraiment demandé de précisions sur ce qu’elle était ou sur sa vie, il ne voulait surtout pas qu’elle se sente obligée ensuite de lui demander à lui des détails sur son propre compte. Mais il n’avait pas mit beaucoup de temps à comprendre qu’elle n’était pas humène. De là à l’asseoir autour d’une table et à lui demander franchement des explications, il y avait un trop grand gouffre qu’il ne se sentait pas capable de franchir. Cléanthe se contentait de réussir à vivre en « communauté », ce qui lui rappelait parfois Ang-ying, et se demandait ce qu’il allait se passer le jour où ils redeviendraient humènoïdes.


Ce matin, il était sortit seul. En repérage. Faut dire que niveau discrétion, entre lui et Ange, il n’y avait pas à hésiter. Il avait trouvé où récupérer à manger, et avait traîné à grand peine sur le sol un sac rempli de biscuits. Ça manquait de fruits, mais il comptait sur sa colocataire du moment pour aller les chercher. Un grattement en code, une brève pensée :

*C’est Cléanthe*

Et il entrait en sachant qu’elle ne l’assommerait pas au passage de la porte. Il poussa le sac à l’intérieur de la pièce en s’aidant de ses pattes avant, et attendit tranquillement que l’orang-outang se servent de ses mains pour le poser sur l’unique table et l’ouvrir. Niveau dextérité, là encore il n’y avait pas à hésiter. Le furet grimpa sur une chaise, puis sauta sur la table. Un coup d’œil autour de lui. Ouais, c’était vrai, il n’y avait pas énormément de place. Un matelas sur des cagots pour le sur élever, une table et deux chaises, un coin cuisine, une pièce avec toilette et douche. Ça n’était pas toujours bien rangé et pas toujours très propre, mais habitable. Et tant qu’ils étaient sous forme animale, habitable pour deux.

*J’ai trouvé ça, et y avait d’autre trucs trop lourd pour moi, je te montrerais où aller les chercher. Sers toi*

Il se tortilla. Voilà un moment qu’il se demandait pourquoi elle se nommait Ange, et ce moment était peut être le bon pour lui poser la question.



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- Hamtaro blafard -

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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   20.08.10 13:05

Le temps passait. Infime parenthèse de bien être dans un cocon certes pas très douillé mais qui lui inspirait sérénité et calme. Cléanthe parti dans ses expéditions, elle attendait son retour dans bouger, assise grossièrement sur une chaise, ses mains massant mollement ses orteils, la tête fourmillant de pensées. Parfois sereines, parfois inquiètes, parfois même destructrices, conformes à sa nature. Dans ces moments, elle avait envie de tuer la terre entière et se tenait prostrée, proférant des insultes envers le monde entier. D'autres fois, elle faisait le tour de la planque en courant sans pouvoir s'arrêter, faisant tomber tout ce qui lui tombait sous la main. Une autre fois, elle avait eu une crise. Elle s'était retrouvée sur le sol, secouée de convulsions, les membres oscillant, incontrôlables comme ceux d'un obscène pantin prisonnier de ses ficelles. Heureusement, Cléanthe n'était jamais rentré à ce moment là.

Sa présence était cependant une bénédiction. Ils parlaient peu et ne se demandaient pas d'explications. Ils étaient là, c'était tout. Mais de plus en plus, elle se surprenait à lui faire confiance. Cela n'avait rien à voir avec Klaus Sheldon qui l'avait apprivoisée comme un animal, la nourrissant et lui posant des questions ne dépassant pas le cadre de son expérience. A la fin, elle avait appris à biaiser, dissimuler, ne lui dire que le nécessaire, gardant pour elle se qui touchait à son intimité, à ses pulsions de meurtre. A Cléanthe, au contraire, elle avait envie de tout dire. Du moins, pour tout ce qui la rendait fréquentable. Ce n'était pas de l'amour, non. On aime pas en forme animale. Et de toute façon, ce sentiment, elle ne l'avait jamais expérimenté à part dans les livres que le scientifique lui offrait quand elle s'était bien comportée. ça avait l'air parfois chiant, parfois exaltant, tantôt pénible, mais si souvent triste. Et elle n'était pas masochiste. Du moins, pas qu'elle sache ... Alors ...

Mais elle avait besoin de se confier. Raconter. Quitte peut-être à tout perdre. Et les biscuits qu'il venait de lui apporter allaient constituer une bonne occasion. Ce n'était pas une madeleine mais il lui rappelait des souvenirs. Et pas les meilleurs, non. Doucement, posément, elle commença à parler.

"Là d'où je viens, on me donnait des biscuits quand j'étais sage. Un paquet par semaines. Ils étaient pas vraiment très bons. Et c'était toujours le même paquet qui revenait. Moi, je ne savais même pas qu'il en existait d'autres. Quand je goûte ceux-là, je me rends compte que je me suis bien fait arnaquer. Et rien ne dit que ce n'étaient pas des biscuits pour animaux, en plus. "

Rire à la saveur amère. Elle ne s'en rend pas bien compte, mais elle a les poings serrés.

"Mais il a fini par payer ... Pas seulement pour les biscuits."
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   21.08.10 15:58

A travers ses moustaches, impossible de savoir si le furet avait été étonné ou pas. Il était en train de grignoter un biscuit – autre avantage, pas besoin de manger autant que sous forme humesque, résultat ils avaient juste besoin de trouver assez pour l’orang-outang, le rongeur se contentant de peu – lorsqu’elle avait commencé à évoquer son passé. Et pourtant il l’avait été.
Difficile de lire sur une figure simiesque également, Cléanthe était incapable de savoir si la remarque lancée l’était comme une boutade, comme un souvenir tendrement chéri – mais ça, il en doutait fortement vu les phrases pensées – de manière cathartique ou alors sans la moindre intention derrière. Il n’en pensa pas moins. Après tout, elle venait de révéler qu’elle avait reçu une éducation visiblement peu conventionnelle. Et surtout, ses instinct animaux étant au premier plan, il sent une tension émaner d’Ange, s’aperçoit des poings crispés, et même s’il n’est pas une lumière, la dernière remarque laissait entendre qu’une chose peu agréable était arrivée au « il » mentionné.
Oui, décidément sa compagne en dissimulait beaucoup. Mais…Après tout, tant que ça ne l’atteignait pas lui, il ne voyait aucune raison de creuser d’avantage dans les coins sombres. Laissons les cadavres au placard tant qu’ils ne sentent pas, il sera toujours temps de s’en débarrasser plus tard.

Le furet termina son biscuit et se dressa sur ses pattes arrière, histoire d’avoir le museau à peu près au même niveau que celui de l’anthropoïde :

*T’en fais pas, je t’en ferais goûter plein, et vu notre régime alimentaire, tu vas vite rattraper ton retard.*

Après cette introduction il n’hésita pas très longtemps avant de poser la question qui le taraudait, après tout, c’était elle qui avait commencé à parler d’elle-même et puis, ils habitaient ensemble que diable ! Et fichtre de zut, ils avaient fait leur toilette côte à côte, ce genre de chose rapproche tout de même deux individus, même si ladite toilette ne consiste qu’en un léchage très succinct pour l’un d’entre eux.

*Ce prénom, Ange, on te l’a donné pour une raison particulière ?*


Dernière édition par Cléanthe le 22.08.10 12:46, édité 1 fois
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- Hamtaro blafard -

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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   22.08.10 12:20

Etrange instant que celui où l'on s'apprête à se jeter à l'eau. D'abord l'appréhension, l'appel de cet endroit connu, sécurisant qu'on s'apprête à quitter. L'appréhension de l'inconnu, du changement et cette sensation que l'on risque de ne pas remonter à la surface ou qu'une partie de nous restera tout en bas. Et ce sentiment de saut sans filet, que rien ne vous permettra de revenir en arrière. Et puis on se décide. L'appel du vide et plus fort. Et on quitte le sol dans un euphorique sentiment d'abandon.

Ici, il n'était pas vraiment question de plongeon. Du moins pas physique. Il fallait juste qu'elle raconte. Qu'elle se raconte. Ensuite ... Ce n'était pas vraiment ce qu'elle avait à dire qui lui faisait peur. Ce qui était fait était fait. Et elle devait bien s'avouer qu'elle ne le regrettait pas. Elle serait morte sinon. Le cadavre du scientifique était certes un peu amoché mais elle n'avait pas le sens de l'esthétique. Les natures mortes, ce n'était pas trop son truc. Ce qu'elle craignait était la réaction de Cléanthe.

"Parce que je suis vraiment un ange ...", commença-t-elle avec un sourire.

Quelques secondes de répit, le temps de se donner du courage.

"Ange, au départ, ce n'était pas vraiment mon nom. Plutôt celui d'un projet. Un scientifique un peu fou qui voulait prouver que si on prenait un versatilis dès sa naissance et qu'on l'éduquait, on pourrait en faire un hume respectable."

Petit silence encore. Elle guettait une réaction. Une question peut-être. Et elle continua.

"Je te passe les détails. Mais apparemment, la fin de l'expérience a échoué. Le sujet s'est enfui en tuant le scientifique. Par légitime défense, si l'on peut dire ... Et que je le veuille ou non, le projet Ange est devenu mon identité."

Elle se tut encore, laissant le temps à Cléanthe le temps d'emmagasiner les informations, de se faire une idée ...

"Et toi, pourquoi tu t'appelles Cléanthe ? Cléanthe, je trouve ça très joli, tu sais. Même pour un furet."
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   22.08.10 19:50

Nom d’un brahmine ! En lui posant cette simple question, notre jeune hûme ne s’attendait pas à devoir encaisser autant de chocs. Décidément cette jeune personne était peu banale. Pourtant la réponse avait commencé de façon banale. »Parce que je suis un Ange » c’était la réponse classique à ce genre de question. Comme ça on pouvait enchaîner avec des blagues, ou faire un compliment. D’ailleurs il avait faillit rentrer dans le moule et lui lancer un : C’est bien vrai, ou un truc dans le genre. Ce qui était faux d’ailleurs.
Mais au bout de quelques secondes, alors qu’il faisait tomber sur la table quelques miettes de biscuits collées à son museau, elle avait été un peu plus précise. En fait d’Ange, il n’y avait comme adéquation que le côté innocent et non éduqué.
"Si on prenait un versatilis dès sa naissance et qu'on l'éduquait, on pourrait en faire un hume respectable."
De base, les termes rendait la réalisation de se projet impossible. Après tout on ne pouvait pas transformer un versatilis en hûme, du moins à sa connaissance. En tout cas Cléanthe se garda bien de faire le moindre commentaire. Il se demandait si cette avalanche de renseignement allait aboutir au sacrifice de sa personne, avec explication du pourquoi et du comment, ou s’il allait s’en sortir vivant. Après tout, il avait la confirmation qu’il hébergeait un versatilis, et ceux ci n’étaient pas connus pour leur esprit de justice et de reconnaissance. Ça n’était pas présenté de façon claire, évidemment, mais si Ange en savait autant sur le projet, si elle avait héritée du nom, et quand on connaissait sa nature extra tyresque, c’était parce qu’elle en avait fait partit intégrante. Il laissa planer le silence, puis lâcha la seule chose qui lui passa par la tête pour ne pas demander :est ce que tu vas me tuer ?

*Quelque part ça aurait pu être pire. Ange c’est beau, tu aurais pu tomber sur « numéro 20 » ou un truc comme ça*


Oh merde, non seulement sa remarque était particulièrement nulle mais en plus Cléanthe se rendit compte que ses poils étaient hérissés sur son dos et que sa compagne pouvait se rendre compte de son état de stress très facilement. En bon froussard qu’il était, il ne jugeait pas les actes passés mais avait peur des actes futurs… Pour son futur.
Histoire de tenter de dissiper son malaise, il continua la conversation. Et puis après tout, il avait passé plus de 24h avait elle et n’avait pas une égratignure. L’expérience n’avait peut être pas tant échouée que ça.

*Cléanthe, c’est juste ma mère qui voulait m’appeler comme ça. Elle était un peu déconnectée des réalités, je pense que c’est juste le premier qui lui soit passé par la tête*

Le furet se recroquevilla un peu sur lui-même. Penser à ça ne le rendait pas vraiment heureux.

*De toute façon, elle ne se souvenait même plus me l’avoir donné, alors…*

Ses moustaches se redressèrent, et il saisit un autre biscuit. C’était assez d’émotion pour aujourd’hui. Il ne tenait pas plus que ça à remonter aussi loin dans le passé, les seuls moments qu’il tenait à revivre étant ceux qu’il avait passé avec Cléo, son enfance ne méritait pas qu’on s’y attarde.

* Ils sont bons hein ? Et tu verras, les fruits n’ont pas l’air trop abîmés*
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- Hamtaro blafard -

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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   24.08.10 10:39

Au début, il avait eu peur. Elle avait senti son adrénaline monter et vu son dos se hérisser. Il avait peut-être eu un mouvement de recul. Elle avait manqué pousser un feulement de souffrance. Ainsi, il était comme les autres, comme un apathique herbivore devant un prédateur. Une saloperie d'antilope juste bonne à se faire manger devant les enfants pour les faire pleurer. En parlant de manger ... Depuis le scientifique, elle n'avait pas goûté à la chair humaine. Et elle avait bien envie de recommencer. Là, il n'y aurait pas de témoins. Juste pour le punir de ne pas être différent des autres. Avant de se dire que c'était un réflexe de survie typiquement humesque.

Et puis, elle avait vu sa physionomie changer. Comme s'il réfléchissait. Oui, elle l'avait vu se détendre. Du moins un peu. Il ne s'était enfui, c'était déjà ça. Elle sentit sa colère retomber. Il avait même fait une tentative d'humour, certes pitoyable mais qui avait eu le mérite de la détendre.

Et puis, il lui avait parlé d'autre chose. Oui, parle Cléanthe. Comme si je n'avais rien dit. Comme si rien ne s'était passé. Comme si nous n'étions après tout que des animaux doués de parole. Mentons-nous gaiement. Inventons-nous un autre passé, un autre futur. Un temps hors du temps qui n'existe pas. Faisons-nous autre.

Et puis, elle avait senti cette tristesse indéfinissable qui émanait de lui quand il avait parlé de sa mère. Avait-il lui aussi un passé morne ? Souffrait-il pendant qu'elle souffrait ? Avaient-ils partagé la même solitude ? Elle décida que oui.

Elle ne savait pas vraiment quoi dire. Après tout, les versatilis n'étaient pas faits pour les paroles de réconforts. En général, on ne console pas la viande qu'on est en train de boulotter. Et elle ne se sentait pas vraiment d'humeur philosophe. Elle se décida pour une tournure un peu plus appropriée.

"Ben tu sais quoi, tous les autres, ceux qui ne nous acceptent pas comme on est. Ceux qui veulent nous changer et qui pensent qu'on est des gens pas comme il faut. Hé ben ... On les emmerde ..."
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   03.09.10 22:04

hrp// Très chère Ange, je m'excuse par avance du côté décousu de ce post, mais je crois que mon cerveau encaisse mal le contre coup fatigual de la fin des vacances :p Amuse toi bien à comprendre xD >//



Pour un versatilis, ange se révélait très fréquentable. Pourquoi ? Ça c’était une très bonne question. Il ne savait pas quel âge elle pouvait avoir. Peut être que son éducation ne la poussait pas dans ses mauvais instincts, en tout cas il espérait de tout son cœur que la jeune personne en face de lui ne le classait pas dans la catégorie "proie" On a beau faire des efforts, il est très dur de renier sa nature profonde, et Cléanthe ne se sentait pas naturellement l’âme d’un chevalier sans peur et sans reproche fier de sa vertu et près à lutter pour n’importe quelle bonne cause, et plus particulièrement pour n’importe quelle paire de beaux yeux. Et en parlant d’yeux, de toute façon ceux qu’il avait en face de lui était un peu trop entouré de poils.

En captant la réplique d’Ange, le petit furet, se dressant bien droit et leva une griffe vers le ciel.

*Putain ouais ! T’as raison ! *


Et puis, il se rabaissa. Mince, il avait utilisé un mot peu adapté en présence d’une jeune personne de sexe féminin.

*Enfin, c’est juste un mot hein, je ne considère pas les prostituées comme des gens moins bien au contraire, enfin…*

Le jeune être innocent effrayé des femmes qu’il était sentait très peu à l’aise avec ce genre de thème, et il avait du mal à comprendre comment il avait pu en arriver là. Il s’embrouillait tout seul. Et c’était particulièrement visible. Et de son point de vue, particulièrement pathétique. Quoi, il avait eut à enquêter dans ce genre de milieu et il les avait trouvées très sympathique, mais il ne savait pas trop comment en parler…

*Heu. Oublies tout ça tu veux bien ? *

Il chercha frénétiquement des yeux quelque chose pour détourner l’attention de l’anthropoïde et changer de sujet. Son regard tomba sur un sac écrasé dans un coin.

*OOOooh regarde, mes anciennes boules ! De jonglage , de jonglage bien sûr!*


Oh non… Il avait prononcé le mot boule… A tous les coups ça n’allait pas changer le sujet mais rendre son malaise encore plus perceptible.

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- Hamtaro blafard -

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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   04.09.10 14:01

C'est qu'elle le voyait presque rougir le pauvre Cléanthe, embarqué dans les mots à double sens. Pensait-il la choquer comme si elle était une jeune femme respectable ? C'est ce que le scientifique avait tenté. Il y avait aussi une liste de mots interdits. A chaque fois qu'elle employait l'un d'entre eux, c'était le paquet de biscuits de la semaine qui disparaissait. Bien sûr, elle les connaissait. Elle s'était même créé sa propre liste qu'elle conservait dans un carnet à l'abri des regards. Quand elle était seule, elle se plaisait à les déclamer tout fort, les fenêtres grandes ouvertes. Parfois, les gens levaient les yeux au ciel en se demandant qui les interpellait de la sorte. C'était un des rares moments dont elle se délectait. Et à ce moment, dans la planque de Cléanthe, elle eut envie de récidiver.

"Quoi, boules ? C'est tout ? Moi aussi je connais. Petit zizi, prout, caca, bistouquette, nichons !"

Elle éclata d'un rire franc avant de se rendre compte de ce qui venait de franchir sa bouche. Houps, elle était peut-être allée un peu trop loin. Trop loin pour les chastes oreilles du jeune homme. Elle tenta de rattraper le coup.

"Heu ... Ben ... C'est ce que je dirais si je voyais des boules. C'est rigolo, on dirait un petit ziz ... Hum ... Je ... Tu trouves pas qu'il fait chaud ? Heureusement qu'on est tous nus, hein ?"


Medey, catastrophe. Elle aussi s'enfonçait. Accroche toi aux branches mamie, j'enlève l'échelle. Si Cléanthe ne s'était pas enfui avant, rien ne l'empêchait de le faire maintenant.

"Désolée, je perds un peu la boule. Heu ... Dis, tu me montreras comment on jongle ? Quand tu auras retrouvé tes mains. Enfin, si on les retrouve bien sûr."


Il lui vint une idée plutôt désagréable. Une fois qu'ils auraient retrouvé figure hûmesque, ils s'en iraient chacun de leur coté. Et là, plus de Cléanthe. Elle se retrouverait seule.

"Dis, quand on sera redevenus normaux. Heu ... Je veux dire si ... Je pourrais rester avec toi, dis ?"

Les mots avaient franchi sa bouche sans passer par sa cervelle.

"Enfin ... J'habiterai chez moi et je viendrai te voir. Si tu veux bien ... C'est pas que ... que je t'aime, hein ? Mais j'aime bien être avec moi"

Ho misère ...

//hrp : très chère Cléanthe, j'ai un peu le cerveau retourné aussi, d'où mon post :p Désolée par avance.//
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   08.09.10 22:53



Le moment qu’ils vivaient était surréaliste. Lui qui croyait faire de scabreux doubles sens, elle venait de le choquer. Pas par la vulgarité de son vocabulaire, mais par l’incongruité des termes. Prout, caca et bistouquette… En voilà des choses qu’on n’entend pas tous les jours. Il en resta tétanisé.
Fallait il apprendre de réelles grossièretés à la demoiselle ? Bonne question, cette innocence lui donnait un certain charme après tout. Ben que ce soit à double tranchant, il avait envie de conserver cette impression. Le furet se doutait que considérer une versatilis comme innocente était la dernière des choses censées à faire, mais il allait avoir du mal à s’empêcher.

En tout cas, sa parfaite immobilité pouvait parfaitement passer pour un choc relatif au heurt de ses « chastes oreilles ». Et la suite n’arrangea pas le coup. Pourquoi diable était il partit dans cette histoire de boule de toute façon ? A croire qu’ils n’attendaient que l’occasion de délirer sur des sujets à tendance déviante.

Cléanthe avait naturellement un visage très expressif. Sur lequel on lisait les moindres changements d’humeur, ce qu’il avait mit à profit en contrôlant la moindre de celles-ci pour dissimuler ce qu’il en était réellement. La face poilu et petite d’un furet est loin d’être aussi lisible, et tant mieux, car Ange n’en avait pas fini avec les doubles sens, et il avait du mal à se contenir de rire. Finalement, il cessa de vouloir se contrôler et se laissa tomber à quatre pattes sur la table pour rire en paix. Il ne savait même pas qu’un furet ne pouvait pas rire, ce qui lui posa quelques problèmes.

*Je crois qu’il faudrait mieux arrêter de parler jonglerie, ce sujet à le don de me tournebouler, ça par en c.. catastrophe cette histoire !*

La suite de la conversation eu un ton nettement plus sérieux, et il fit de son mieux pour reprendre contenance. Le petit furet s’assit tout droit, se gratta un instant – saleté de puces – et réfléchit soigneusement.

*Je ne prévois jamais à aussi long terme, il n’en ressort souvent que des déceptions, mais oui, bien sûr que tu pourras. Revenir me voir. Enfin mange avant quoi*



Il s’en voulu un peu d’avoir ajouté ça, mais quand même, c’était une versatilis, une SDP, il se devait de ne pas mourir avant d’avoir retrouvé Cléo. Il se sentit un peu mal à l’aise. Depuis quand un personnage de type féminin appréciait il sa compagnie ? C’était nouveau ça ! Un peu trop nouveau a vrai dire. Heureusement le lapsus de sa compagne lui permit de dissimuler ses états d’âmes:

*Et heureusement que tu aimes te fréquenter, tu vas te côtoyer encore un moment tu sais ! En tout cas tu sais ce qu'on dit: Carpe Diem, ceuille le jour*

Ça, c'était une chose qu'il pouvait lui apprendre. Une chose qu'il ne faisait qu'en présence de Cléo, mais une leçon qu'il considérait indispensable. Il ne lui coûtait par grand chose de l'expliquer. Peut être que ce n'était pas futé de le dire à une versa, mais on ne peut pas toujours être intelligent et astucieux...

*Profite du jour présent*
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   09.09.10 20:50

Il était resté sans voix un petit peu. Peut-être était-il choqué après tout. Même si elle n'avait pas usé des pires qu'elle connaissait. Quand elle les employait, le scientifique l'obligeait à se rincer la bouche au savon. Du moins, quand elle était petite. Une fois qu'elle était devenue grande, il n'avait plus osé lui donner d'ordre, du moins pas un auquel elle puisse obéir dans l'immédiateté. C'était plus facile de la faire obéir quand elle avait le ventre vide. Ensuite, elle avait ri, un joli rire. Une pluie de grelot. Elle lui aurait presque dit s'il n'avait pas répondu juste après.

Ensuite, elle lui avait posé la question qui l'embarrassait. Celle pour savoir si elle pouvait le revoir. Il n'avait pas eu l'air si emballé que cela, et elle s'était sentie vexée. Et même un peu triste. Le coté versatilis, lui, avait été totalement excédé. Et son ego en avait pris un bon coup. Elle aurait voulu ce qui clochait en elle, si elle n'était pas jolie - difficile à dire quand on a le corps couvert de poils simiesques - mais elle savait très bien que la question n'était pas là. Elle maugréa comme pour elle-même, l'air boudeur.

"Oh, je sais très bien. Tu sais pas si tu veux me revoir parce que tu as peur que je te morde. Et peut-être que tu fais bien d'avoir peur. Parce que j'ai des dents."

Elle se calma aussitôt.

"Je te demande pardon. Je disais ça parce que ..."

Mais elle s'arrêta là. De toute façon, elle n'avait pas envie d'en dire plus. Trop de fierté. Et après tout, malgré toutes ses qualités, ce n'était qu'un hume. Pas un fils de noble famille versatilis. Pas comme elle. Du moins, c'est ce que lui avait dit le savant. Il n'allait pas chercher un versatlis de basse extraction tout de même. Chez elle, on devait manger avec le petit doigt en l'air avec un service en porcelaine et de l'argenterie. Heu ... est-ce qu'on mangeait comme ça chez ceux de son espèce ? Elle n'en savait absolument rien. Sheldon lui avait appris à manger de façon humesque. Pour le reste, elle apprendrait. Après tout, les gueuletons pris sur le pouce, prélevés directement sur la proie étaient bien plus appétissants.

"Mais toi aussi tu pourras venir me voir.",finit-elle par dire.
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   14.09.10 18:44

J’ai peur qu’elle me morde… Evidemment, tout être normal aurait peur qu’on le morde dans ces conditions, et il était normal. On ne peut plus normal. Non ? Le truc, c’était que lui aussi pouvait mordre. Et il ne savait pas lui-même à quel point. La solitude avait toujours été pour lui un soulagement, ça le libérait de la question du comportement social.

Le social, ça n’avait jamais été son truc, et ce qui se passait en était une nouvelle preuve. Il n’y avait pas eu la moindre tension entre jusqu’ici, tout simplement parce qu’ils avaient la tête ailleurs, la survie au premier plan de leurs pensées. La solution était simple, ils ne devaient pas aborder de sujets personnels. Mais elle était triste. Le petit furet ne savait plus où se mettre, et pourtant il était chez lui. Résultat, en désespoir de cause, il s’enfourna un nouveau biscuit dans la gueule. Au moins comme ça il avait les pattes occupées.
C’était mieux quand il ne se posait pas de questions en fait, comme ça, il restait détendu, et elle aussi. On aurait dit que son stress se transférait directement à l’anthropoïde.
Ange devait être extrêmement sensible à ses changements d’attitudes, il fallait qu’il se fasse plus discret, mais comment commander à ce corps qu’il ne connaissait que très peu ? Ses foutus poils se dressaient à la moindre occasion.

Heureusement, notre petit Cléanthe enfureté n’eut pas à se forcer pour récupérer une attitude détendue. Ange s’excusa, et cette attitude était tellement peu versatilis qu’il y avait de quoi rassurer le froussard qu’il était : Non, elle n’allait pas s’occuper de son cas tout de suite. Et puis, il devait lui être trop utile pour le moment pour qu’elle songe à s’en débarrasser. Alors autant penser à autre chose. Et puis la question qui suivie le confirmait dans son impression.

* Oh pas de problème, je n’ai pas un travail très prenant. Enfin ça dépend des fois évidemment, mais de toute façon dans l’ensemble je me déplace souvent. *


Il se sentait mieux tout à coup. Le furet bondit par terre, et trottina jusqu’à une armoire. A l’intérieur, il le savait, se trouvait sa réserve personnelle de gyn. Quelque chose qu’il n’avait pas encore partagé avec la versa. Il y a certaines informations qui doivent attendre la bonne heure pour être révélée.

* Évidemment ça dépendra de la où tu vis ! Bon, on fête ça avec une bouteille !*

Il resta un moment interloqué devant la porte, mais finit par réussir à l’ouvrir. Avant de s’apercevoir que de toute façon vu sa petite taille il n’allait pas atteindre la bouteille désirée.

*Heu… Ange, s’il te plaît, tu veux bien attraper le gyn ma grande ?*
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   16.09.10 17:45

Et ça se réglait autour d'un gyn. L'alcool ferait effet, les nimbant d'un doux brouillard d'oubli éthylique. Difficile de faire mieux. Du moins pour le moment. Elle prit la bouteille qu'elle déboucha et approcha du museau de Cléanthe et alla s'asseoir non loin de lui le temps qu'il boive. Elle ne savait pas trop quoi lui dire d'autre pour ne pas l'embarrasser d'avantage. Et les versatilis étaient trop au dessus de l'espèce hûmesque pour faire la cour. Non, les versatilis prenaient, arrachaient d'abord et demandaient après. Elle le pouvait, si elle le voulait. Elle l'avait déjà fait. Le scientifique en avait fait la douloureuse et ultime expérience. Et elle pouvait le refaire si elle le voulait. Mais pas avec Cléanthe. Non, celui-là faisait partie d'une espèce protégée. Il faisait partie de la bande. Bande de quoi ? Par contre, elle n'aurait pas su l'exprimer avec certitude. Peut-être de la bande qui emmerdaient les hûmes.

"C'est chouette si on peut se voir alors
, dit-elle pensive, moi, j'ai pas d'amis ici. Juste connu une femme très belle qui s'est occupée de moi. Talula elle s'appelait. Mais elle m'a dit qu'elle avait besoin d'air."

La pensée la fit grimacer. Elle avait placé beaucoup d'affectivité dans cette relation avec l'énigmatique personnage. La première à laquelle elle avait été confrontée et qui l'avait sauvée par dessus le marché. Mais qui l'avait laissée dès qu'elle avait pu voler de ses propres ailes. Elle en souffrait encore.

"Prout"
, ajouta-t-elle, le sourire amer.

"Je l'aimais bien, tu sais. Mais elle ne voulait pas de moi. Peut-être qu'elle avait peur que je la morde aussi."
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   24.09.10 0:19

Voilà, tout allait s'arranger, ils allaient retourner à leur bienheureuse cohabitation sans prise de tête, un truc où Cléanthe n'aurait pas besoin de réfléchir. Il le fallait, les dernières minutes avaient été éprouvantes pour sa pauvre cervelle, peu habituée à fournir autant d'effort pour comprendre et analyser les réactions d'un autre être vivant.

Le jeune hume remercia Ange avec passion lorsqu'elle le servit en premier. C'était très gentil de sa part! Le fait que l'alcool pourrait inhiber ses réflexes et le rendre encore plus vulnérable si elle succombait à ses bas instincts ne lui traversa même pas l'esprit. Certaines choses sont trop évidentes pour qu'on les remarque.
Si la versatilis se pensait supérieure à l'hume qu'elle avait en face d'elle, l'hume en question se considérait de toute façon inférieur à la plupart des autres êtres, exception faite des puces. Et peut être d'un certain type d'animaux même pas capables d'ouvrir un bouchon correctement. En tout cas il se trouvait déjà tellement au bas de l'échelle que quelqu'un qui voudrait l'en pousser encore plus devrait creuser.
Perdu dans ses pensées, un mot lui percuta pourtant le tympan.


*Talula*


Il la connaissait. Qui ne la connaissait pas? Et puis, nombre de ses filatures finissaient au bordel - allez savoir pourquoi - et même si dans l'ensemble les activités qu'on y pratiquait lui étaient étrangères, il avait fini par comprendre qui elle était.

*Prout?*

Là, c'était incompréhensible. Peut être se passait il de sombres choses dans les méandres de la conscience d'Ange... Une seule solution: Cléanthe lui indiqua la bouteille du museau:

*Tiens, à ton tour. Quant à Talula... Si tu veux, elle en connait un rayon niveau morsures. Paraît que ça lui arrive de faire bon accueil aux paumés de tout poils. Mais moi j'm'en approche pas trop*




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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   27.09.10 12:52

Ange aurait haussé les sourcils si elle en avait encore été pourvue. L'anthropoïde à sa place se contenta d'écarquiller les yeux. Alors comme ça, Talula se nourrissait du sang des paumés dans leur genre. Voila qui était plutôt flippant. Dans un sens, elle aurait pu établir une analogie avec sa propre situation même si elle ne se contentait pas que du sang. Donc Talula était une ... versatilis dégénérée ? Ou était-elle au régime ?

Mais c'était plutôt étrange, elle ne l'avait pas perçue comme telle. Peut-être était-elle simplement hûme et prenait des coups de folie de temps en temps.

Mais la femme qui l'avait accueillie n'avait pas l'air folle. Elle n'avait pas essayé de lui sucer le sang, du moins pas qu'elle sache. Et elle en avait eu l'occasion, elle le savait. Donc ...

Pourquoi cette méfiance envers la dame de la nuit ? Peut-être parce que Cléanthe se méfiait de tout le monde. Et peut-être même qu'il avait raison. On ne savait jamais. Et Talula ne devait pas être inoffensive avec tout le monde. Elle n'était pas au régime salade, non ? Peut-être ne s'interdirait-elle pas de prendre Cléanthe pour son quatre heures.

"Elle a été gentille avec moi, dit-elle d'un air bougon, mais tu sais, si elle est méchante avec toi, hé ben ... Je te protégerai."

Elle parlait naïvement, et elle le savait. Sa nature versatilis hurlait de rire au fond d'elle. Parce qu'elle savait que si l'on saignait quelqu'un tout près d'elle, ami ou ennemi, elle se précipiterait dessus pour l'achever et tenter d'emporter les restes.

"Si je peux.", ajouta-t-elle au bout d'un silence.
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MessageSujet: Re: Planque de Cléanthe, Histoire d'une ellipse   11.10.10 18:08

Depuis le début de leur conversation, le furet se sentait tour à tour rassuré puis paniqué ou encore complètement estomaqué par ce qu'il entendait. S'il n'y avait pas eu l'alcool pour le soutenir, il aurait sans doute craqué sous la pression de toutes ces émotions contradictoire. Il n'était qu'hume! Le monde n'avait pas le droit d'être aussi dur avec lui, de lui donner tant de fil à retordre dans la compréhension des faits les plus simples.
Bon après, Ange était un cas d'école. Une créature assoiffée de sang mais éduqué. Un monstre avec des sentiments. Pour la gueule d'Ange, c'était raté, y avait trop de poils, mais niveau innocence, elle le perturbait un brin. Cet être là, en face de lui, ne correspondait pas à ce qu'il aurait dû être et c'était fichtrement agaçant tout en restant fascinant.

*Protège toi d'abord tu sais. Y a pas mal de trucs dont il faut que tu te protèges à mon avis*

Il le pensait. Il voulait surtout qu'elle se protège de ses pulsions meurtrières - surtout tant qu'elle était auprès de lui- et qu'elle surveille son régime alimentaire.
En parlant d'alimentaire... Le furet remua le museau. Les effluves de gyn lui perturbait bien un peu l'odorat, mais il suffisait d'un peu de concentration...
Oui, pas de doute, ça sentait bon et c'était plutôt proche.
Cléanthe se tortilla, et trottina avec autant de gaîté qu'il le pouvait montrer jusqu'à sa compagne.

*Ne pense plus à tout ça, on en est pas encore là. Vient, j'ai sentit quelque chose de particulièrement bon, on va allez voir, une balade nous fera du bien.*

Une bonne petite balade digestive qui, surtout, permettrait de couper court à la conversation plutôt gênante qui se déroulait. Il ne voulait plus penser à la véritable nature de l'anthropoïde, il l'aimait bien comme ça, et ça lui suffisait.
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