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 Sécaria ou l'apologie du steampunk

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- Très surfait - PATATE royale avariée

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Signalement : Fragment de l'Etrange, 1m90, cheveux noirs, yeux très verts, peau pâle, yeux cernés de rouge par la fatigue, la maladie et la dépendance. La lumière est comme déviée de lui.Élégant en noir, porte toujours des gants. Charismatique de par son statut de démon, voir même beau. Mais finalement plutôt effrayant et dérangeant. On ne cherche pas sa compagnie. Aura glaciale : La température chute au fur et à mesure que l'on s'approche de lui. Le contact de sa peau nue dépose une pellicule de glace sur les objets et la chair, gèle et coagule tout à long terme ( Peau à environ -15 degrés ). On peut le toucher à travers le tissu.


MessageSujet: Sécaria ou l'apologie du steampunk   03.10.10 2:32

DU CONTINENT VANOR ET DE SA CAPITALE, SECARIA

De l’ère victorienne et du steampunk appliqués à The Longest Night.




Le continent de Vanor est un monde hybride, partagé entre
une furieuse envie d’avance technique et des moyens de
construction limités, tiraillé entre un esprit conservateur et
des pulsions modernes. On y rencontre souvent toutes sortes
de technologies qui se chevauchent dans un chaos étrange,
qui va de soit pour tous les Vanoriens mais qui apparaitrait
dur à saisir aux profanes.

Dans ce texte, nous partons du principe que Sécaria, capitale
de ce continent , est l’exemple typique de cette croute en
perpétuelle évolution. Nous nous attacherons donc à décrire la
ville comme on décrirait le continent, et vice versa.

Pour une histoire de simplicité, nous allons procéder par point.
Si vous souhaitez poser des questions, n’hésitez pas.



1. Quelques chiffres et un petit plan:

    Continent : Vanor
    Maire : Monsieur LeMaire
    Altitude : Moyenne : 35 m
    Minimale : - 25m
    Maximale: 200m
    Superficie : 47,5km²
    Population : Plus ou moins 200 000 habitants sans double compte.
    Gentilé : Sécarien(ne)


Sécaria est découpée en quatre quartiers par les quatre grands axes. Sud-ouest, Sud-est, Nord-ouest, Nord-est. Le vert sur le schéma montre les zones de plus grande richesse.


Est et Ouest sont inversés, on sait. L'admin était bourré et il vous emmerde !


En toute logique, plus on s'approche du centre, plus les gens sont riches. Cependant l'existence d'une gare de fret sur la ligne de train Sud a créé un autre cercle de richesse autour d'elle. Il est clair que le sud devient ainsi plus favorisé que le nord, qui est plus loin de l'arrivée des marchandises, plus près des piliers, moins attractif et donc laissé plus souvent pour compte.
Ainsi, globalement, le sud est plus riche que le nord, qui vire de plus en plus au coupe gorge au fur et à mesure des années.



2. Petit rappel d'Histoire:

Secaria, nouvelle capitale de Vanor, est une jeune citée approchant des cinquante ans. Créée de toute pièce dans les années 620, elle n'était à la base qu'une base scientifique et militaire nommée Atari Point. Sa fonction était de fournir un soutien logistique au laboratoire situé plus au nord dans lequel on faisait des tests sur le lever de voile à grande échelle. Après la construction des piliers, elle fut laissée vide durant quelques temps, puis reconstruite de toute pièce dans l'optique d'en faire une vraie cité où la vie était plus douce et plus facile.

Mais les gens ne souhaitaient pas s'approcher des grandes édifices noirs perçant l'horizon, alors ce fut la propagande qui fit le reste. En quelques années, rassurées par la promesse d'une importante somme d'argent, de nombreuses familles vinrent s'installer dans cette ville test qui devient bientôt un véritable modèle de prospérité.

Dans les années 650, elle fut élevée au rang de capitale de Vanor puisque le continent, après la désintégration de toute sa partie haute, était alors privé de ville maitresse. Maintenant plutôt indépendante et autonome, elle est cependant encore étroitement surveillée. Surtout depuis qu'elle a vu ses couleurs chatoyantes de fer puddlé se noyer dans la brume grisâtre.



3. L'architecture et l'esthétique:

L’architecture de Secaria est très semblable à l’esthétique du Steampunk dont nous vous ajoutons la définition.

Citation :
Un bref résumé exagéré serait de dire que les machines à vapeur ont tellement progressé que les moteurs à combustion interne n'ont pas vu le jour. L'esthétique de cette civilisation uchronique s'en est trouvée très différente de la nôtre, puisque l'absence du développement du pétrole a entrainé la non existence des matières plastiques, ainsi qu'un retard ou une absence de l'électricité et de l'informatique. Le tout se replace dans une ambiance architecturale et sociale de fin du XIXe siècle. L'industrie du charbon étant très développée, en parallèle avec celle de la métallurgie, le fer puddlé y tient lieu de matière première principale.

Tandis que l'ère de l'électronique tend inexorablement à la miniaturisation, l'élément esthétique fondamental du steampunk est son gigantisme. Cette technologie délibérément bloquée au stade de la machine à vapeur n'échappe jamais au gigantisme de constructions impressionnantes, faites de tuyauteries extraordinaires actionnées par des leviers et des claviers aussi nombreux que compliqués. Ces véhicules à vapeur semblent souvent lourds et difficilement maniables, exhibant toujours une très forte dépense d'énergie pour un rendement mécanique faible.

Secaria est une ville à niveau, normalement toute de couleur orangée, même si l'arrivée de la brume à grisé ses teintes vers le fade. C'est une ville animée et dynamique qui a longtemps bénéficié d'une paix appréciable: jusqu'à très récemment, la criminalité était basse, les rues bien entretenues, les habitants sympathiques et accueillants.


Elle est bâtie sur plusieurs niveaux.

  • Le sous-sol (non visible sur l'image) est un lieu que peu de gens fréquentent, car l'accès est normalement condamné. On trouve là dedans, hormis le système d'égout de la ville, les ruines d'une ancienne cité à la technologie avancée mais détruite. Exactement comme la plupart des autres villes de Tyr, Secaria est bâtie sur les ruines d'une cité d'avant le grand cataclysme. On peut même y voir les immenses pylônes qui soutiennent les fondations. Et puis il y a aussi cette immense centrale...


  • Le sol (1) grouillant de vie, de machines farfelues, tout en dénivelé, en ruelles tortueuses qui se terminent en escalier. Au centre quatre grands axes tracés à la hache dans le décor Sécarien. De nombreuses routes mais qui ne sont pas très pratiques, il faut en général monter sur les voies à l'étage au dessus.
    Cet endroit est un monde lumineux, entrecoupé de l'ombre de l'étage du dessus, c'est un lieu que les Razhal adorent car pourvu de très nombreuses cachettes. C'est très populaire et pittoresque, le fer y est très présent, tout comme la pierre et le sable.

    Par tradition, les entrées des maisons sont à quelques mètres au dessus des rues. Elles surplombent ainsi la brume qui noie les ruelles en contrebas, mais il faut emprunter des réseaux complexes d'escalier pour y accéder, et il s'avère parfois quelque peu délicat de rentrer chez soi tard le soir avec un coup dans le nez.

    Les maisons elles-mêmes sont en général individuelles, et les maisons simples chevauchent les presque palaces dans un joyeux chaos. Cependant, plus on s'approche du centre-ville, plus les habitations se font belles et s'organisent autour de jardins suspendus ou de squares ensoleillés. Il n'existe quasiment aucun immeuble comme lieu de vie, les maisons étant déjà entassées. L'inconvénient de ce drôle d'assemblage, c'est qu'il est relativement instable et supporte donc très mal les caprices de la nature, en particulier les séismes et les inondations - deux catastrophes heureusement rares en Vanor.


  • Les voies. (2) De communication. Entre 10 et 20 mètres au dessus du sol, ce sont tous les lieux de passages rapides, les trains, les acheminements de postes, les rues pour calèche. Sur cette voie, la brume apparait bien mieux qu'au sol et devient alors une évidence.
    Tout ce qui est important se dirige vers le haut, mais on ne trouve ici nulle habitation. C'est surtout le domaine de l'Etat et de ses fonctionnaires, et de tout ce qui fait fonctionner la ville. Ainsi la gare centrale, visible sur l'image, est surmontée d'un bâtiment officiel. C'est d'ailleurs à cet endroit que réside le Maire.




4. L'énergie motrice:

Quelle qu'elle soit, une ville ne peut fonctionner sans énergie. Elle peut être basée sur bien des choses, l'eau, le vent, plus souvent les flammes et la combustion.

Là encore, Secaria est de nature hybride. Comme expliqué au début de la partie "Architecture et esthétique", près de 70% de son système sont basés sur le fer puddlée (pour la construction) et la vapeur (pour l'énergie) qui, en plus de faire fonctionner les machines, réchauffe l'air ambiant et permet donc de maintenir la température de Sécaria à un niveau acceptable. Vanor étant un continent froid et aux hivers rigoureux, ce mécanisme en devient même vital.

Cependant, et c'est une première sur tout le continent, Sécaria est alimentée plus ou moins officieusement (et tous les habitants ne le savent pas) par une ancienne centrale électrique encore en état de fonctionnement. Cachée dans le sous-sol même de la ville, ancien vestige d'une technologie oubliée, on ne sait pas la faire fonctionner, ni même pourquoi elle marche toujours. On s'est contenté de brancher des câbles dessus il y a seulement quelques années et d'en tirer tout ce qu'on pouvait.

Sécaria possède donc l'électricité dans certains cas, qui n'ont d'ailleurs aucune logique: un lampadaire sur dix sera électrique, un four par-ci, une machine par-là. Un électricien n'aimerait surement pas voir l'état du système et les nœuds propices aux court-circuits qui le tapissent. Mais tant que ça marche... pourquoi creuser plus loin ?




5. Les moyens de locomotion:

Ils ne sont pas très diversifiés mais couvrent toutes les voies possibles.

  • Les calèches sont les véhicules les plus courants. De taille moyenne, leur esthétique reflète souvent la richesse de leur propriétaire. Certaines sont encore tirées par des chevaux, mais la plupart sont à vapeur, un moteur placé à l’arrière du véhicule et alimenté par un jeune garçon qu’on appelle toujours le coché. Monter à cheval sans calèche est cependant très mal vu, c’est réservé aux continents de paysans et non pas à une ville prospère comme Sécaria.

  • Le métro. Encore relativement peu usité mais voué à devenir le premier moyen de transport dans la ville d’ici quelques années, il est alimenté par électricité - c’est d’ailleurs cette alimentation « propre » qui plonge certains Sécariens dans une grande perplexité. Mais il faut avouer qu’il est rapide, peu cher, et plus pratique que les calèches.

  • Le dirigeable et l’avion à vapeur. Si le premier survole très couramment le ciel de Sécaria, le second est encore envisagé comme le moyen de locomotion des fous et est réellement dangereux. En effet, construire des avions propulsés par la vapeur reste encore du domaine du relativement expérimental. Les dirigeables quant à eux sont très appréciés: véritables plateformes volantes pour certains, simple capsule pour d’autres, ils permettent de faire des longs voyages en un temps restreint, au-delà du métro et sans fatiguer des chevaux. Malgré tout, il est doué d’une relative lenteur.

  • Le bateau. Et ça, Vanor en possède. Toute une myriade de bateaux à vapeur, déclinés dans tous les modèles qui peuvent exister. Ils sont rapides, transportent beaucoup de monde, servent à acheminer les denrées primaires mais sont relativement difficile à manier. Les équipages des bateaux de Vanor sont toujours en demande constante de jeunes mousses et sont rarement regardant sur les origines de leurs matelots tant qu’ils font du bon boulot.

  • Les trains grands lignes. Ils zèbrent le continent de Vanor, chaque ville possède sa gare où le transcontinental s’arrête. C’est un train à vapeur, de nombreux trains d’ailleurs, qui parcourent le continent en long, en large et en travers. C’est le moyen le plus confortable et rapide d’arriver quelque part pour l’instant. Malheureusement, il est parfois un peu cher, ce qui amène les gens à se lancer dans des expéditions solitaires…

  • ... à dos de cheval. La dernière solution. Si monter à cheval en ville est mal vu, on accepte tout à fait que le cheval personnel serve de moyen de transport entre les villes. Il existe un peu partout des auberges et des écuries pour les voyageurs itinérants.




6. La mode vestimentaire:

Très semblables aux vêtements de l’ère victorienne, les vêtements des habitants de Sécaria sont de très bons moyens de connaitre l’appartenance sociale. Le style est, une fois de plus, hybride entre le victorien du XIXème siècle et le style steampunk. Les vêtements sont très libres, souvent associés à des machines. Et les descriptions suivantes ne concernent que le patron de base des habits. Si la coupe reste très souvent la même en fonction des « grades », ce qui est apposé dessus est souvent laissé à l'imagination des gens.

  • Le très chic reste pour ces messieurs l'habituel habit à queue de pie assorti d'un chapeau haut de forme. Pour les ladies, la robe longue est de mise.

  • Le plus habituel et trouvable, surement le standard, reste le costume deux ou trois pièces pour les hommes, pour les femmes des robes de moindres factures ou des tailleurs discrets.

  • Le dernier niveau reste dans un style très rural, pantalon en jean, chemise, veste grossière, casquette parfois. Souvent même un bleu de travail démontrant une appartenance à un clan de travailleurs. Les vêtements sont souvent bigarrés.


Si au final les styles se croisent et se mélangent, ils sont partie intégrante d’un code strict et réglé de la société de Sécaria. Les étrangers sont en général immédiatement remarqués en raison de leur manière de se vêtir, surtout ceux des continents centraux et leur vêtements plastiques qui passent pour des extra-tyrestres ou au mieux des marginaux.



7. Les dirigeants et le niveau de vie:

La ville de Secaria est dirigée par Monsieur LeMaire depuis une bonne dizaines d'années. Il a été élu par le président et possède tout pouvoir sur sa ville. Il est n'est aidé par aucun suivant et contrôle toutes les fonctionnaires de la ville.

Comme dans toute grande ville, la grandeur côtoie la décadence. Cependant le fait que tout le monde soit au même niveau géographiquement à tendance à étouffer les apparentes différences de richesse. Davantage, il existe peu de lutte des classes puisque les riches ne doivent pas leur fortune au gouvernement. Seuls les fonctionnaires, qui ont le droit de posséder des logements près des voies, sont parfois jalousés.

Ainsi on vit plutôt bien à Sécaria. La prime d'habitation (pour rester ici) chaque année met tous les habitants au même niveau, du moins au début. Il existe relativement peu de clochards mais tomber à la rue est le pire qui puisse arriver: ici il n'existe aucun centre d'aide contre le froid de la nuit, ni soupe populaire. Vous devenez soumis au bon vouloir des habitants qui sont, fort heureusement, souvent prompt à vous aider. Encore qu'ils soient beaucoup plus méfiants depuis que la brume étouffe leur cité...
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