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 Osvald Strøm

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MessageSujet: Osvald Strøm   16.02.11 16:54

I. Identité:

Nom : Strøm
Prénom : Osvald
Surnom : « Clockwork Orange », « l'homme qui murmurait à l'oreille des pistons » ou tout dérivé du « Hé, le rouquin là-bas ! ».
Sexe : M
Age : 32
Race : Hûme
Idéologie : « Laisse venir et après on avisera »
Métier : Aviateur


II. Conscience du monde et Magie:

Connaissance des extra-tyrestres : Trop bonne à son goût
Conscience : Initié
Technique : Symbios
Spécialisation : Peut souder le métal avec sa salive.

On ne sait pas vraiment pourquoi, ni comment d'ailleurs, mais l'E.T, qui a tout contrôle sur le fonctionnement de son hôte, modifie la propriété de sa salive ; non seulement elle pré-digère les aliments, mais elle se solidifie au contact du métal. C'est assez étrange, et ce n'est ni pratique, ni agréable. Osvald a eu beaucoup de mal à s'habituer à supporter en permanence un goût ferrugineux dans la bouche. De plus, il faut bien imaginer que l'homme ne produit pas plus de salive et qu'il faut une précision d'horloger et un bon coup de langue pour bien faire son travail. Ce n'est vraiment pas glamour de devoir lécher généreusement la carcasse de sa machine pour la réparer. S'il s'y prend bien, les soudures ainsi faite peuvent tenir longtemps, certes, mais la gène occasionnée le persuade de s'en tenir à la normale.

Pour le reste, elle demeure à peu près normale si ce n'est son goût métallique.


III. Descriptions:

Description physique : Il y a des jours où mère Nature manque cruellement d'imagination. Petit, mis à part une rousseur ingrate, un nez épaté et un air constant de mioche chouineur, rien ne le différenciait (en bien ou en mal), des autres morveux.

Adolescent, il s'est élancé. Sa mâchoire s'est faite plus volontaire, plus anguleuse, et ses épaules se sont dessinées de même que son torse. Une légère pilosité s'est développé sur son menton et un peu sur ses jambes, mais il reste, dans ce domaine, assez limité.
Puis il est devenu totalement homme, et rien n'avait changé...

Osvald se caractérise par une démarche assurée et lente, un air quelque peu amorphe et un sourire en coin ; normal pour quelqu'un qui se dit qu'il a forcément vu pire. Ses mouvements sont, paradoxalement, précis et aériens. Il est de plutôt petit gabarit, à savoir un mètre soixante-quinze pour plus de peau que de graisse. Mais on l'identifie, de loin, clairement comme individu de sexe masculin, malgré ses cheveux mi-longs et des jambes interminables.

Au niveau de l'habillement, rien le différencie de la masse populaire. Il fait dans le sobre, et l'utile, surtout. S'il n'a pas honte de passer pour négligé à se promener couvert de cambouis, il essayera de limiter les dégâts, et, de ne pas se faire remarquer par une odeur trop prononcée. Il porte toujours un vieux blouson de cuir élimé, terminé par de la fourrure, qui, au fil des années et des lavages, n'est plus aussi blanche. Il faut croire que les renards aussi vieillissent. Diverses poches ornent ses pantalons, et ses mains sont gantés de poings américains. Des rangers mal lacées et son bonnet d'aviateur viennent compléter son joyeux bric-à-brac.

Description morale : Osvald, c'est avant tout le flegme, mais pas que.
Il serait trompeur de penser qu'il est de ces personnes sans imagination qui érigent une façade de je-m'en-foutiste pour compenser leur absence de pensée : chez lui, c'est juste son attitude normale. Il a beau paraître un tantinet négligé et peu digne d'intérêt, il suffit qu'il parle pour se rendre compte qu'il connaît son métier mieux que la plupart de ses collègues. Bien sûr, Osvald n'est pas un génie, mais il a l'esprit pratique et logique. Il sait réfléchir et cultive le système D, ou l'art de se débrouiller avec rien dans n'importe quelle situation. Son crédo ? Les boulons et une bonne clef à molette. Monsieur est à l'aise avec tout ce qui peut être réparé, amélioré, et ses mains calleuses peuvent faire des miracles !

Malgré une vision de la vie plutôt cartésienne, empreinte de fatalisme et prônant l'athéisme sévère, il a gardé une petite part de superstition et donne des propriétés porte-chance à pas mal d'objets usuels qu'il garde et vénère comme des reliques dans les recoins de ses vêtements. Parfois, il les agrémente à sa sauce de rituels. Autant dire qu'ils ne sont jamais les mêmes : il fait tout selon l'inspiration. On ne sait pas s'il y croit réellement.
L'homme voyage seul, et il a l'habitude d'être affrété au transport de marchandises. Bien qu'il lui soit déjà arrivé de prendre des clandestins dans sa soute pour arrondir ses fins de mois, il passe trois mois en altitude par ans sans que cela ne le gène trop. Seul ?! dans sa condition, il ne l'est jamais réellement, et l'E.T a toujours tendance à être trop bavard. Mais si ce n'était pas le cas, il s'en porterait d'autant mieux...

Osvald sait à peu près se tenir en société, quand il fait un effort. En temps ordinaire, il a le juron facile et ne fait pas dans la dentelle ; un soupçon de brut de décoffrage, sans pour autant tomber dans l'excessif. Mais bien souvent, il estime que la situation n'en vaut pas la peine. Peu lui importe la manière dont on le perçoit, tant que rien n'est à la clef.

S'il ne ne sent que moyennement à l'aise avec le genre humain (n'espérez pas le voir s'adonner à un bain de foule : il est un tantinet agoraphobe), il se sent dans son élément au milieu des machines. A force de ne pas savoir correctement exprimer ses émotions et ses envies, il a préféré se dédier à ses moteurs qu'il bichonne comme ses enfants. Il n'est pas pour autant réfractaire aux liens sociaux ; il est juste quelque peu inadapté et a appris à faire sans. Si cela vient un jour, il cueillera sa chance, mais sinon...

De toute manière, comme il le dit : « Faut laisser venir à temps ».



IV. Précisions supplémentaires:

Style de combat : Osvald en arrive assez facilement aux mains quand on l'irrite trop ou qu'on se fait trop insistant. La plupart de temps, cela se produit quand il boit, ce qui a tendance à le rendre beaucoup plus sensible et mal dégrossi. Il a toujours ses poings américains sur lui, et c'est plus à de la lutte qu'on assiste. Par mesure de sécurité, il s'interdit de prendre avec lui son revolver. On n'est jamais vraiment conscient de ce qu'on peut faire dans ce genre de situation.

Osvald, bien que petit, a une force suffisante pour arriver au niveau d'un bon nombre d'adversaire. Les hématomes et poignées de cheveux en moins ne lui font pas peur. Il suffira de compenser par une rasade de gin, et c'est reparti ! Évidemment, il n'a pas l'étoffe d'un garde du corps ou d'un militaire : il n'est qu'un espèce de soûlard turbulent, un petit roux nerveux. Quand il est sobre, son flegme le laisse suffisamment calme pour qu'il se retienne et parvienne à oublier ses poings qui le démangent.

Pour ce qui est du révolver, il sait s'en servir, globalement.

Talents particuliers : Passionné, depuis l'enfance, par tout engin susceptible de pouvoir être bricolé, il est capable, comme le disait ironiquement son père, de faire des miracles avec un trombone et des bouts de ficelles. Chez lui, le système D domine : entre précarité et astuces maisons. Mais ces œuvres ne sont, bien souvent, pas adaptées pour la pérennité.

Deuxième don, celui de piloter. Il sait manœuvrer zeppelins et avions, et globalement, pour tout ce qui est mécanique, il ne lui faut pas longtemps avant de percer le secret de l'anarchie des boulons et des rouages. A force de vivre dans ce genre de machines volantes, il a développé une connaissance des principales failles mécaniques. Ainsi, il est capable de repérer à l'oreille lorsqu'un composant est sur le point de tomber en panne, ou qu'il y a un problème. Cela aide, pour cibler le problème. Ensuite il ne reste plus qu'à bidouiller, chercher, et accessoirement réussir.

Signes particuliers : Un espèce de filou de bas étage. Cicatrice à la cuisse gauche. Tatouage au niveau de l'épaule droite.


V. Histoire

I ― Prémices


Les Strøm avaient tous vécu dans le même village, depuis des temps immémoriaux, au Nord de Vannor. Les hivers étaient vigoureux et les vents balayaient la toundra de leurs haleines glacées. Le grand-père était fermier et s'était spécialisé dans l'élevage de chevaux vigoureux qui arrivaient à parcourir efficacement les longues routes sinueuses qui séparaient les différents hameaux. Avec le temps, il monta un petit business de coursier qui, en quelques décennies, s'occupa de tous les courriers des environs.

Puis son fils Niels arriva, et avec lui l'essor fulgurant de la technologie. Les petits villages se muèrent en villes et la foule d'habitants nouveaux amenèrent leurs têtes pensantes. En cinquante années, la machine avait pris le pas sur l'homme.

Cinquante ans c'est peu, c'est l'âge d'un père.

Niels naquit au tout début de cette fièvre scientifique, ce qui expliquait sa vision du monde, orienté vers cet extrême, comme les pairs de sa génération. Bien vite, il se passionna de mécanique, et des autres monstres engendré par l'homme. L'entreprise familiale, bien qu'en légère perte de vitesse, perdurait dans le temps. C'était le temps de l'investissement, du sang neuf.

Conjuguant ses attirances mécaniques au monde des affaires, il acheta quelques zeppelins et entreprit de voir plus grand, plus loin, et ce, malgré les bafouilles hésitantes de cette technologie et les ratés qui en découlèrent. Il y eut des morts dû au manque d'expérience, des crash, de tristes histoires, mais c'était dans l'ordre des choses.

L'entreprise dura encore vingt années durant lesquelles il initia son propre fils, faisant perdurer les Strøm dans le domaine de l'aviation.


II ― L'ET, ou le parasite des étoiles.

Il pleuvait sec ce soir-là. Il pleuvait même pire qu'à l'accoutumée, et le vent exultait tant et si bien qu'il en ébranlait jusque la carcasse du Zephyr. Osvald était penché sur le poste de pilotage et maintenait comme il le pouvait la barre. Seul dans son zeppelin, il n'était livré qu'à lui-même et aux éléments.

Mais la tempête n'était pas décidée à lui laisser le moindre répit. Sa vue brouillée, non pas par la pluie battante contre le carreau, mais des larmes qui humectaient ses yeux piquants de fatigue, l'empêchait de faire son travail avec efficacité. Voilà vingt-quatre heures qu'il se maintenait éveillé, et la prise de substances artificielles l'y aidaient. Son humeur était maussade et il mordait le cigare coincé entre ses dents, par automatisme.

Soudain, une secousse terrible fit tanguer l'appareil ; Osvald fut projeté sur le poste de contrôle. Son omoplate amortit le choc, mais au prix d'un bel hématome. Il se releva, s'accrocha à son siège, jusqu'à atteindre les principaux boutons. L'homme n'était plus qu'un gargouillement de jurons et d'insultes, une face rougeaude bordée de furieux épis roux.

Il réussit à stabiliser le Zephyr et mit en route le pilotage automatique, qui, même s'il n'était pas précis et fonctionnel, l'aiderait à maintenir sa trajectoire.

* J'espère que la cargaison est bien attachée dans la soute ! *
La cargaison ! Il s'agissait de colis fragiles qui devaient être livrés jusqu'à Sécaria, en un seul morceau si possible. Son nouvel employeur, à savoir la multinationale qui avaient racheté l'entreprise familiale, prenait un malin plaisir à lui confier les tâches les plus ingrates et/ou périlleuses. On ne fait pas la fine bouche quand il s'agit de la paie en fin de mois. Il était obligé de faire avec, et de serrer les dents, encore plus fort.

Le vent s'était calmé, assez du moins pour lui permettre de descendre dans la salle des machines et de vérifier que tout allait bien. Puis il passerait à la soute.

***

Carnet de bord du Zephyr.
J3
Il y avait un truc coincé dans le tuyau de refroidissement d'un des moteurs. J'ai voulu faire baisser la pression en ouvrant la valve. Rien, pas la moindre petite giclure d'eau ! Alors j'ai regardé de plus près, et c'est là que ça, m'a sauté au visage !

Ça ? Mais qu'est-ce, « ça » ? Je ne le sais pas moi-même, tellement tout s'est passé vite. Ça était plutôt petit, écailleux et brunâtre. J'ai commencé à me débattre, mais déjà ça s'était logé dans une de mes narines, et il remontait ! J'étais paniqué, et mes gesticulations d'y changèrent rien. Au bout d'un certain temps, je me suis mis à hoqueter à cause du manque d'air ; je crois qu'il fallait être con pour brailler tout ses poumons pendant que la chose obstruait mon nez. Elle remontait, semblait coincée, déformait douloureusement mes sinus.

Le plafond, au dessus-de moi, était parcouru par une onde imaginaire. Le vent hurlait.

Je pensais mourir. Le coma, n'est-ce pas une belle mort ?

Mais à la place je me suis réveillé dans mon siège de pilotage, le conduit nasal douloureux et une fièvre à faire hennir un bœuf. Après un moment de flottement, j'en ai conclu que mon rhume et la fatigue avait eu raison de moi. Tout n'était que cauchemar.

Tant mieux, car c'était un foutre cauchemar. Je sens encore la chose se démener et remonter jusqu'au cerveau ! J'en ai la chaire de poule rien qu'à l'écrire...

J7
Cela fait deux jours sans interruptions que le pilotage automatique tourne vers ma destination. Je sais qu'il dévie pourtant, mais je suis trop mal pour pouvoir faire autrement. Je ne sers plus à grand chose à part maintenir le cap, les yeux brûlants à force de vérifier l'altitude. Je ne sais plus bien où je suis. Je suis vaseux, décharné. Et je délire. Une voix me parle. Je vomis du sang.

J'ai peur.

J9
La voix est plus forte, et pas très cohérente. J'ai beau lui dire que je veux qu'elle s'en aille, elle ne semble pas m'écouter. Parfois elle rit. Je crois qu'elle essaye même de faire de l'humour.

Mis à part cette voix, ma fièvre a baissé, et je me sens mieux, même bien. Je me sens différent aussi, comme si mon corps réapprenait à coordonner ses muscles. C'est étrange. Même mon stylo sur le papier réagit différemment.

A ne plus rien comprendre...

J10
J'ai recouvert mes esprits, en partie je crois. Comment en être sûr, quand une créature qui parle parfois dans une langue inconnue s'adresse à vous. Mais est-ce bien à moi qu'elle parle ? Est-ce une partie de mon inconscient ? Je la sens parfois bouger sous mon front encore brûlant de fièvre. Pourtant je n'ai plus mal. Rien, aucune sensation douloureuse, juste une énorme bosse qui se résorbe petit à petit.

Elle me ferait presque rire, cette saloperie venue d'on ne sait où. Pourquoi il fallait que je me la choppe ? Quel hasard ! Elle compte vivre avec moi ; rien que ça ! Déjà que je n'ai jamais réussir à retenir une femme plus de deux jours dans mon lit, alors une bestiole !

J'entends mon parasite grommeler (ou du moins je le crois). Il se tourne et retourne, et ça me démange. Mais comment atteindre mon cerveau ? Je crispe les dents en attendant que sa passe. Maintenant une crampe tend mon mollet, et je déguste, à vouloir m'arracher la peau.

Et l'autre rit. Je l'entends rire, je le sais.

Enfoiré de Ténia !

J15
Voilà, je suis à Sécaria, et officiellement chômeur. D'un côté, je ne demandais que ça, même si je n'osais me l'avouer.

Ces cons n'avaient qu'à me croire. Il fallait dire qu'ils étaient en rogne : un bon nombre de bouteilles avaient éclaté dans la soute, et maintenant ça pue l'alcool de patate. J'ai peut-être pas bien sanglé tout ça au début, et puis avec la tempête... Ou alors le Ténia. C'est toujours de sa faute de toute façon. Il a beau me faire son mielleux, ça marche pas avec moi. Je sais très bien où je m'endors pour ne pas commencer à me poser des questions quand je me réveille dans la soute avec une sérieuse gueule de bois.

Putain, fallait que je me tape un Ténia alcoolique. Comment leur expliquer que ce n'était pas moi ? Bon, au moins, ma consolation aura été de pouvoir pincer les fesses de la jolie secrétaire, depuis le temps que j'en rêvais, de faire chier cette prude. Et un procès, pff, rien que ça.

Il me reste juste un malheureux billet, et une bouteille de gnôle.

J'ai intérêt à me bouger le fion, et vite !


***

III ― La Lisbeth

Osvald se sentait fébrile. Il tenait, contre son cœur, son bonnet d'aviateur. Statique, sur la piste d'atterrissage, il caressait des yeux la carcasse en métal lisse étalée devant lui.

*― Putain, ce qu'elle est belle !
― Tu l'as dit ; ça c'est de la mécanique. Tu crois qu'on saura se débrouiller ?
― Il lui faut un nom. Faut qu'on la baptise !*

L'homme avait pris l'habitude d'avoir son esprit en libre-accès. Était-elle, comme elle prétendait l'être, une conscience supérieure venue d'un autre monde ? Osvald n'en doutait pas, car il ne connaissait aucun parasite existant qui étaient capable de telle prouesse. Mis à part son humour douteux et sa propension à trop parler, elle se faisait plutôt discrète. Mais cela restait un Enfoiré de Ténia !

Osvald franchit les derniers mètres qui le séparaient de son nouvel outil de travail : un avion, un vrai.
Il avait postulé un peu partout, jusqu'à se trouver, pour l'entretien d'embauche, dans un cabinet propret en compagnie de deux secrétaire pulpeuses et aux petits soins. Le vrai paradis. Le patron l'avait fait s'asseoir dans un fauteuil si neuf qu'Osvald avait eu, un instant, peur de le salir de ses frusques.

Il n'était pas con quand même, il avait flairé le plan à cocu.

Pourtant ils lui assuraient que ce n'était qu'un travail de pilote, somme toute son domaine ! Il ne pouvait pas faire la fine bouche, alors il avait signé le contrat.

Et voilà qu'il était embarqué dans une longue formation pour apprendre à diriger des avions de ligne. Quelle promotion ! Mais pour quoi ? Pour s'estimer heureux, après chaque heure passée en vol, d'être encore debout ? Ces maudits appareils avaient la mauvaise manie de ne pas réussir à atterrir, voire à ne pas décoller non plus. Ce n'était que d'énormes dragons cracheurs de vapeur, aussi gourds et maladroits en vol que des dodos d'élevage. Par contre, à défaut d'être fiable, ils filaient ! Il n'avait jamais été autant grisé en volant, ne s'était jamais senti aussi heureux.

On lui donnait une chance sur vingt de mourir à chaque vol. Vraiment, s'il y avait bien un métier avec autant de roulements, c'était bien le sien. Mais l'adrénaline et la somme à plusieurs chiffres sur la fiche de paie, voilà qui était une bonne compensation.
*― Alors, tu vas l'appeler comment ?
― La Lisbeth, comme la femme de la nuit dernière.
― Mouais, ça sonne bien ! Maintenant il faut lancer le dés. Tu les sens à combien ?*

Osvald posa sa main sur la carcasse froide de tôle. Les rayons du soleil irisait de reflets bruns ses ailes, et ses tuyaux rutilants s'élevaient fièrement. De ses yeux, il redessina chacune de ses courbes qui lui rappelèrent une peau féminine, et une cascade de boucles cuivre.

Il huma l'odeur du cuir du poste de pilotage, et se reprit à se rappeler l'effluve discrète de la Lisbeth. Oui, c'était bien elle, personnifiée.
*― Quatre je pense. En tout cas il ne nous faut pas de un ; ça va nous porter malheur !
― Moi je le sens en cinq !
― Chut, tais-toi !*

Irrité, l'homme fit un mouvement de main pour chasser l'invisible devant lui, juste pour que l'E.T comprenne qu'il ne voulait plus entendre le moindre commentaire. Il sortit de sa poche intérieure un petit dé (non truqué), et le fit rouler sur le capot. Il s'arrêta sur le deux.
― Hum, pas terrible. Mais bon, mauvais présage ou pas, on a pas le choix, non ?
― Dis-toi que du moment que tu as ton trombone, il ne peut rien nous arriver de mal. Et puis j'ai suivis la formation, moi-aussi.
― Que du théorique j'te dis. J'te ferais pas confiance, et t'as pas intérêt de me faire boire en douce pendant que je dors, comme pour le Zephyr.*
Et voilà que l'E.T se mit à couiner : il est gêné.
― Le Zephyr, ça date déjà tu sais. Maintenant c'est une autre ère, celle de la Lisbeth !
― Pour une fois que tu as raison...
*
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~Et encore un schizo sur le forum.~

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Signalement : L'autre main du Destin (probablement la gauche) Compte PNJ réservé à la validation des fiches. NE PAS MP.


MessageSujet: Re: Osvald Strøm   24.09.11 21:19

19 Février 2011, Talula a écrit:
Zack Très chouette fiche, j'aime beaucoup le personnage.

Tu es évidemment validé. Le flood est ouvert à toute heure. Les sorties de secours ne sont pas comprises dans le tarif du voyage roleplay. Pour toute question, vous êtes prié de contacter un modérateur. N'hésitez pas à rencontrer d'autres joueurs !

Nous vous remercions d'avoir choisi la compagnie roleplay TLN. Passez un agréable séjour entre nos lignes numériques.


NB: Les fiches ont été nettoyées de tous les post non rp. Désormais, l'auteur du topic est le seul habilité à poster.

Ce topic vous servira à la fois d'étendard, comme de journal intime ou fourre-tout, tant que cela concerne Osvald.
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Osvald Strøm

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