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 Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !

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- Les sensations pures... -

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Signalement : Grande, bronzée, cheveux châtains blond mi-longs, raides, fringues de princesse, bijoux. Bonne poitrine sans être exagérée, grandes jambes et musclée. Epaules larges. Visage un peu carré. Yeux lactescent.


MessageSujet: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    17.07.11 18:39

(hrp : Le thème musical : http://www.deezer.com/listen-3168489 )

Tac-tac-tac.

Ça, c’était le bruit de talons aiguilles de 10cm Bentley&Clark battant les pavés avec une régularité féroce.

Boum-boum-boum.

Et ça ? Quatre calèches, messieurs-dames, parfaitement, précédés par six ouvriers professionnels : Mario, Luigi, Hubert, Gérard, Junior, Bernard.
A Sécaria, tout le monde connaissait Mario et sa bande. Maîtres plombiers, déménageurs de haut niveau, ils étaient les maîtres des tuyaux et des cartons de Sécaria. Ils portaient tous le costume instauré par leur chef et qui avait fait connaître leur entreprise aux yeux des Vanoriens : la salopette colorée, la casquette ornée de leurs initiales, et l’invariable moustache abondamment touffue. Enfin, tous, excepté Junior. A onze ans, et pour un bon mètre dix, ce dernier n’avait toujours pas eu la décence de développer la pilosité de ses aînés. Il se contentait donc de mettre un postiche. Contrevenir au costume de Mario&Cie était tout bonnement inconcevable, même pour Junior – surtout pour Junior.

Pour le moment, le petit garçon – bien qu’il avait pour habitude de pousser des cris de rage et de se jeter violemment sur toute personne osant l’appeler ainsi – était très affairé à ne pas regarder les…les…ben, le derrière ondoyant de leur cliente.

Ce qui n’était pas très facile. La bonne moitié des hommes présents y avaient lamentablement échoués. L’autre moitié était devenue toute rouge et regardait fixement ses chaussures en priant pour qu’une pluie froide lui tombe sur le coin de la tête, sans quoi leurs épouses allaient les enterrer vifs. Mario lui-même paraissait plus rouge que d’habitude – c’est dire ! -, et regardait avec une concentration que Junior ne lui avait jamais vu un point très, très lointain à l’horizon. Junior ne put s’empêcher de remarquer que, comme ses collègues, il tentait de marcher droit et produisait des efforts désespérés pour rentrer son ventre, bien que la notion d’abdominaux ait depuis longtemps disparu de son vocabulaire. D’ailleurs, aucun membre de l’équipe n’avait eu de flatulences au cours de ces derniers jours, fait assez suspicieux et Junior aurait juré apercevoir son patron manger ses champignons et sa salade dans son hamburger, hier. Peut-être même s’était-il coupé la pointe des moustaches, ce qui confinait au sacrilège aux yeux de l’entreprise.

Tout cela était très étrange, mais Junior devait bien admettre que leur cliente elle-même était assez spéciale. Pour commencer, elle ne portait pas beaucoup de…eh ben…pas beaucoup de vêtements. Junior savait des tas de choses sur la plomberie, très peu sur la vie. Mais quelque chose lui disait que d’habitude, les femmes portaient un peu plus de vêtements et beaucoup moins de fils et de résilles. Enfin, elle portait un pantalon. En cuir. Noir. Moulant. C’était déjà bien. Quant à la chemise, Junior ne savait pas trop si ça pouvait compter, car elle était clairement transparente. De plus, elle marchait sur de grandes chaussures écarlates sans paraître en souffrir, et avait aux lèvres – peintes en rouge – un long porte-cigarette qui était couramment en train d’accomplir sa fonction et laissait un sillage de fumée derrière la nuque dégagée de la cliente. C’était curieux, se dit Junior, à quel point une grande femme peu vêtue tenant un long objet cylindrique aux lèvres pouvait attirer l’attention. Le plus étonnant était l’assurance totale que dégageait cette « Talula. » Un sourire bizarre – un peu moqueur – étayait son visage et elle se déplaçait comme si le monde entier lui appartenait.

C’était peut-être le cas, d’ailleurs. Mario et Luigi avaient essayé de lui expliquer quelque chose là-dessus. Une histoire de commerce, de réputation et d’argent. Junior avait juste retenu qu’ils devaient emménager dans un endroit, où apparemment, et selon l’explication de Hubert, « on fait des bébés. » Junior trouvait cela suspicieux. Mais il y avait pire : la marchandise.

Par curiosité, Mario avait voulu y jeter un œil. Discrètement, comme l’équipe le faisait d’habitude. Il avait ensuite pris une douche dans les vestiaires. Froide. Et avait prévenu Junior qu’il ne mangerait pas d’hamburger s’il s’amusait à regarder. Regarder quoi ? avait répondu ce dernier, ajustant son postiche dans le bol d’eau qui leur servait de glace. Mario avait répondu : « du caoutchouc à la forme rigolote qui gigote. Hahaha, hahaha…je retourne sous la douche… » Complètement perdu, Junior se demandait encore quel était le lien entre du caoutchouc qui gigote et des bébés. A un moment, Luigi avait tenté de lui parler d’une histoire complètement stupide sur des tuyaux qui s’emboîtaient les uns dans les autres. C’était stupide. Tout le monde savait qu’il fallait mieux fondre la tuyauterie toute ensemble que l’assembler par emboîtage.
L’élégante et dénudée dame que l’équipe suivait s’arrêta soudainement à un croisement, s’approcha d’une porte et donna un franc coup de pied dedans afin de l’ouvrir. Junior avait déjà noté le penchant affirmé de la dame pour ce genre d’ouverture pédestre. Il faut dire que l’équipe de Mario suivait les déplacements de la dame depuis trois semaines : ils avaient voyagé jusqu’aux continents centraux pour transporter les multiples marchandises mystérieuses qu’elle y avait monnayé.

Les fiiiiillllleeesss ! Kaiiiideeennn ! Je suis revenue de vacances ! s’exclama la dame, écartant grand les bras comme pour enlacer la salle entière dans ses bras.

La seconde d’après, elle claquait des doigts et aussitôt la petite équipe se rangea derrière elle, rentrant tant bien que mal leurs ventres, dans une formation quasi-militaire.

Sans même les regarder, elle ajouta à leur égard :

Les deux premières calèches, foutez-en moi les cartons ici et ici. Les dernières, vous me montez les marchandises à l’étage. Faites gaffe, c’est fragile.

Alors que l’équipe se retournait vers les calèches, les adultes tentant d’ignorer la porte ouverte sur une des maisons closes les plus courues de Sécaria, la dame fit claquer sa langue dans la bouche.

Sauf toi, Junior. Les petits garçons ne devraient pas s’occuper de ce genre d’affaires. Prends cette pièce et va boire un chocolat chaud au café du coin. Dépêche-toi !

D’ordinaire, Junior aurait bondi sur le malheureux qui aurait osé le qualifier de petit, et aurait pointé un doigt furieux sur sa fausse moustache en expliquant en quoi son port faisait de lui un homme, un vrai ! Mais curieusement, le ton de la dame ne lui laissa aucun autre choix que de répondre :

Oui, madame !

Et de courir à toute allure boire un chocolat chaud.

Satisfaite, Talula ramena le porte-cigarette à elle, alors que l’équipe de déménageurs de choc commençait déjà à traîner les mystérieux cartons – dont le lecteur, à ce stade de l’histoire, ne sait toujours rien, hahahaha – à l’intérieur.

Les quelques filles de joie qui étaient occupées à bavarder gaiement, allongées sur des sofas, regardait leur patronne avec de grands yeux surpris. Ben ça alors ! Il y a six semaines, elle avait confié la garde de son précieux établissement aux soins de Titi et de Kaiden, prétextant un départ en vacances que personne n’avait compris, avant de disparaître dans la nature.

Elle revenait avec un air si joyeux et l’allure de si bonne humeur que cela ne pouvait dire qu’une chose : que beaucoup de gens étaient d’un coup beaucoup moins joyeux et beaucoup moins de bonne humeur.

Ce qu’elle confirma en lançant un sourire carnassier à la salle :

Mes belles, nous agrandissons la palette de nos services pour permettre aux sécariens un plus grand et large de choix de divers plaisirs. La maison du Hâvre de Joie est fière de vous annoncer l’ouverture, dès demain matin, du premier magasin de sexe de tout Vanor, d’une boutique de lingerie et du lancement d’une gamme « Talula’s Secrets » et, bien entendu, d’une arrière-salle dédiée au premier cinématographe entièrement consacré aux « œuvres alternatives » de Vanor, petite nouveauté technologique qui m’a coûté une fortune mais fera la vôtre et le bonheur de nos clients…et clientes. Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je vous informe agréablement que les affaires reprennent !


Et de se tourner vers la rue, bien consciente que les passants qui l’espionnaient derrière leurs volets seraient les premiers à faire du bouche-à-oreille pour son profit :

Et je commence la saison 666 en lançant une promotion découverte, de 50 à 70%, sur l’ensemble de nos lingeries, de nos vêtements et de nos jouets ! Mesdames, messieurs, profitez-en : cette promotion n’est valable que d’aujourd’hui à après-demain ! Je me chargerai de prendre vos commandes et de vous renseigner !

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- Léonard mégalomane -

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Signalement : Hume (Faut croire !)


MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    31.07.11 3:10

Tic tac tic tac tic tac...

L'horlogerie d'inspiration baroque alimentant la nouvelle calèche automatisée tournait bien mieux aujourd'hui. Après sa mésaventure avec Léto dans la toundra, l'inventeur non moins fou que savant avait perfectionné son sytème au delà de la première version allant même jusqu'à re-designer l'ensemble de l'invention. C'était toujours une calèche à vapeur automatisée par les secrets de la fameuse divine arcanotechnologie de pointe de Magna Vaure mais ce dernier avait remplacé le système particulier qui lui permettait de se rendre à un point géographique codé sur une partition perforée, par un système de coordonnées mémorisées au préalable et d'une manivelle de téléphone.

Entrer des combinaisons de plus ou moins de tours vers la gauche ou la droite n'était pas pratique, mais cela apportait une petite allure sportive au mode de locomotion et était bien plus simple à mettre en œuvre pour l'hume de moindre intellect que la création arcanique d'une carte perforée sur place. C'est tout en sirotant son thé lespurien qu'il songea néanmoins qu'il devrait améliorer à nouveau le système. Peut-être un cadran ? Ou mieux une empreinte sur phonographe ? Cela permettrait de jouer de la musique pendant le déplacement et d'accorder les lieux et la musique. Oh c'était une excellente idée, il faudrait qu'il y réfléchisse !

La gargouille mécanique de trait, désormais stylisée sous des allures plus félines mais tout aussi cauchemardesques (pour la classe), arrêta le véhicule devant la destination de son étrange voyageur : LA Maison close.

Ahah je vous vois venir bande de filous pervers ! Non Magna n'allait pas huiler ses rouages, dégraisser le moteur ou se faire polir la mécanique. Non, sa présence en ces lieux avait un motif autrement plus sérieux : Les affaires. Et les affaires, cela n'attendait pas.

Enfournant sa tête dans un chapeau que des terriens auraient reconnu comme étant d'un style évoquant un panama super fino de couleur noire, Magna Vaure sortit vivement de l'habitacle du véhicule au moment où la dame finissait de tonner sa promotion exceptionnelle. Tout de noir vêtu, chemise simple et long manteau de cuir noir, il descendit la marche, une imposante valise à la main. Il gagna de suite le respect des déménageurs. Non pas par son allure mais par sa fine moustache récemment convertie en bouc, celui que l'on surnommait Moustache Vaure n'avait rien à envier aux frères point de vue pillosité... Nul doute que le petit junior aurait été admiratif devant la perfection et la finesse faites moustache. Magna saisit sa montre pour vérifier qu'il n'avait pas de retard et se présenta devant la grand mère maquerelle en personne avec un sourire enjôleur malgré les petites cernes qu'il avait sous les yeux.

- "En vérité, je serai tout particulièrement honoré de saisir votre offre, madame. Mais hélas, j'aime fabriquer mes jouets moi-même..." plaisanta le scientifique.

L'hume posa sa valise au sol, se découvrit de son couvre-chef et fit un pas de plus vers Talula, ne pouvant s'empêcher de jeter un œil discret à la tenue de la jeune femme.

- "C'est un plaisir de vous rencontrer. Je me présente. Daniel, mais on me nomme Magna : Magna Vaure. C'est en quelque sorte mon nom de scène. Je suis celui à qui vos gens ont passé commande d'un petit dispositif de chambre photographique adaptée en cinématographe arcano-technologique. Un projecteur en somme."

Il reprit sa valise en main d'un geste souple.

- "Je suis venu afin de vous le monter pour votre salle de cinéma. Et puisque vous semblez avoir du goût en matière de culture" (= Vous avez acheté une invention chère mécène) ''Je serais ravi de gouter votre thé."

C'était en faire des tonnes mais l'arcanotechnicien avait la manie de l'excentricité ostentatoire. Il fallait avouer que c'était assez facile de sembler précieux au commun lorsque vous aviez reçu l'éducation de la noblesse du Chapter 88.
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- Dindon de la Farce Moultipasse -

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MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    22.08.11 15:57

Un peu plus loin, un peu plus tard... Le bouche à oreille fonctionnait effectivement. La plus grande chiffon-victime de SEcaria et de Vanor avait entendu l'appel de la nouveauté; l'appel de toutes ces étoffes venues de par le monde juste pour elle à SEcaria et ramenées par celle qui venait de se faire momentanément béatifier pour son action j'ai nommé Talula.
Elle avait apporté un soin particulier à sa tenue, bien qu'un peu inhabituel, qui consistait pour une fois à tenter de passer incognito. Pour cela, elle était allée piquer dans les affaires de Miss Ma, doyenne des domestiques de la maison Lurstin. Elle avait choisit au hasard et les yeux fermés pour s'obliger à ne pas faire attention. La chemise brune était fermée jusqu'au ras du cou et rentrée dans une jupe noire délavée de laquelle dépassée un jupon gris. Elle avait noué un tablier passé pour retenir les vêtements un peu trop grands et cachés sa chevelure neigeuse sous une cornette noire.
Elle avait évité de se regarder plus que rapidement dans le miroir et avait évalué sa silhouette comme représentative de la silhouette lambda d'une femme secarienne qui lui permettrait de passer incognito. Ce qui en disait finalement long sur sa manière de voir ses congénères, son avis sur la chose et surtout l'attention qu'elle leur portait. Elle boitait toujours et avait refusé de prendre une de ses superbes cannes ce qui lui donnait au final une démarche cahotante. Ce dernier fait était accentué par l'attention qu'elle portait pour une fois à l’environnement et qui lui donnait clairement l'air coupable, sur le qui-vive. Tout ceci l'avait de plus légèrement courbé.
Mais
Elle était enfin arrivée A la Maison du Havre de Joie. Son œil aguerri à la chasse aux étoffes avait des éclairs voraces et elle se dirigea dandinante et hâtivement vers les vêtements. Instinctivement, ses doigts allèrent caresser la marchandise devenant presque crochus. Elle passait d'un vêtement à l'autre, sans réelle attention pour la forme, ses doigts semblaient trouver d'instinct les étoffes les plus chères et les plus délicates; son visage allumé de milles et une mimiques de ravissement silencieux et d’indécision douloureuse.
De temps en temps, elle tombait sur quelque objet dont la morale réprime l'utilisation et elle le reposait précipitamment, comme si il lui avait brulé les doigts. Elle scrutait ensuite autour d'elle, rougissante avant de reprendre sa fouille.
Deja, plus loin, les filles de Talula avait remarqué son manège et plaisantaient sur cette incongruité, imaginant celles à venir si ce commerce venait réellement à se develloper.
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- Les sensations pures... -

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MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    11.09.11 21:04

Qualifier le regard que Talula jeta à Magna de « noir » ou de « froid » aurait été perdre une occasion en or d’utiliser les termes « ténèbres absolues de la mort », « iceberg dans ta gueule », « j’espère que t’as bien aimé la dernière extinction solaire, on est repartis pour un tour mon coco » voire, même, « aussi noir que dans le trou du cul d’une vache (gelée). » Quelque chose dans ce regard suggérait que, bien que montée sur des centimètres de talon aiguilles et vêtue en tout et pour tout de quoi habiller une personne peu pudique, la charmante demoiselle cachait dans son string de quoi atomiser la planète entière et qu’elle réfléchissait sérieusement à en faire l’exemple sur Magna. De manière douloureuse et humiliante, de préférence.

Etait-ce l’arrivée arrogante du scientifique, qui avait - momentanément, la maquerelle y comptait bien - ôté Talula de son aura de gloire, au profit de l’engin à roues que l’inconnu avait ramené devant chez elle ?

Etait-ce le fait que ce dernier se jeta sur elle sans même lui exprimer un « bonjour » ?

Ou encore la manière dont il affirma qu’il ‘serait ravi de boire du thé’, façon bien tournée de la pousser à aller faire bouillir de cette boisson infecte rien que pour son petit plaisir ?

Un spectateur averti aurait remarqué qu’un grand nombre de voisins s’étaient prudemment écartés de l’épicentre de tant d’attention oculaire.
Le regard dura un peu plus longtemps que cela n’était confortable, et puis la maquerelle demanda, d’un ton posé et séducteur :


Vaure, de Mipton et Vaure ?


Un sourcil exquis se haussa sur la figure dorée de Talula. Sa voix aurait fait passer le miel suave des enclaves merveilleuses d’Adhénor pour un détergent infect bas de gamme.


Mon goût en culture…
(= je t’ai acheté cette invention une fortune cher créateur et elle a intérêt à marcher où je te pèlerai vif telle une banane) …n’est rien face à ton goût pour mener la dite culture par le bout du nez. - – Très bon choix, mademoiselle, cette délicate nuisette en dentelle mettrait parfaitement en valeurs vos formes tout en camouflant tout éventuel bourrelet.

Cette dernière phrase était adressée à Ermesynde, occupée à farfouiller dans les premiers bacs qui avaient été disposés devant le Hâvre.
Ce n'était peut-être pas la phrase la plus commerciale qu'ai prononcé la maquerelle mais, prise par l'affaire Magna Vaure - projecteur, celle-ci ne pouvait porter qu'une attention mitigée sur les aléas de la clientèle. Il allait falloir vite arranger ça si elle ne voulait pas faire de sa promotion un flop monstrueux.

J’ai entendu parler de toi, Daniel. Beaucoup.


Et, un ton plus bas :

Et comme tu ne m’as pas encore payé pour que je te lèche les bottes, - ce qui peut toujours changer, mes tarifs sont exceptionnels aujourd’hui -, laisse moi t’informer que parmi les nombreuses louanges dégoulinantes d’admiration qui m’ont été rapportées, une seule revient à chaque fois : ton incroyable capacité à tout réussir et à transformer le moindre élément que tu touches en œuvre technologique de premier ordre. Que ce soit clair : je t’ai demandé un projecteur, et je veux recevoir un projecteur à la fin de cette installation. – Je vous brade les jarretelles à moitié prix mademoiselle, rien de tels pour enflammer vos nuits – Pas de supplément du type couteau-suisse
(= s’il y a plus de trois boutons sur la machine et si elle a un programme pour émincer les oignons en prime ou le GPS intégré, non seulement tu seras pelé tel une banane mais je m’arrangerai pour que ce soit fait avec un épluchoir préalablement disposé au-dessus d’un grill porté au rouge.)

Il n’était pas de notoriété publique que Talula avait autant de prédispositions pour la technologie, que, disons, une limace avait de chance d’apprendre à voler un jour. Pour dire les choses toutes crues : la maquerelle avait toujours une longueur de retard. Sur un autre monde de l’univers appelé la Terre, elle aurait probablement fait parti de ces gens qui, en utilisant leurs portables, envoient des sms avec des points entre chaque mot. Sur Tyr, la vampire se contentait de prendre le moins possible le métropolitain. Et, à chaque fois que son incompétence technologique totale risquait d’être découverte, elle compensait par une extraordinaire agressivité censée distraire les esprits.

Elle observa Magna Vaure de la tête jusqu’aux pieds et eût une moue qui signifiait sans doute : «mouais. »

On va mettre de l’eau sur le feu et voir ce qu’on peut faire.

Tournant la tête obligeamment vers la cliente farfouilleuse :

Il faut tourner le bouton, mademoiselle,
l’informa-t-elle poliment.

Puis, un geste :

Entre donc, Daniel.
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- Léonard mégalomane -

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MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    14.09.11 13:43

L'inconnu...

Ce fut un éclair de lucidité qui frappa Magna comme si il avait été plongé d'un coup sous une douche dont l'eau était directement tirée d'un glacier. Ainsi, il avait été recruté sur la simple base des on-dit et du prix exorbitant qu'il demandait. Et la personne apparemment responsable de ce magasin ne s'était pas même donné la peine de se renseigner outre mesure sur la personne ou les spécificités de son art. Comment trouver une autre explication à cette petite crise ? Peut-être avait-il commis une faute à l'étiquette ? Les mœurs de ces gens du Nord étaient parfois si différentes de ce qu'il se faisait à Neven ou à Lespure ?

Enfin, elle recevait un fournisseur commercial réputé en séduisant déshabillé et à peine celui-ci était arrivé qu'elle avait jeté sa harangue commerciale au nez et à la barbe des environs comme si son activité était celle de marchande de poissons. Les femmes de l'établissement n'étaient pourtant pas réputées être des thons, quand bien même Talula jouait le rôle d'une traditionnelle femme-maquereau. En un mot, Magna avait affaire avec la petite sirène de la Pègre et il en prenait seulement conscience. D'aucun disait que la dame en face de lui était à la prostitution ce que le maire était à l'administration.

*Au final, vu l'attitude fermée de notre chère cliente, peut-être aurait-il mieux fallu dire bonjour ?*

Toutefois, alors qu'il était resté muet et souriant le temps que sa cliente déblatère, Magna ne se laissa pas écraser. La seule femme qui avait jamais eut le pouvoir de le faire taire lui avait été arrachée. Et il n'avait pas besoin de ce contrat... Aussi il répondit sur un ton tout à fait léger et en gardant son sourire au visage.

- "Si on vous a parlé de moi, madame, en dehors de mes capacités d'inventeurs. C'est que je suis une personne très précise. Vous m'avez commandé un projecteur, à moi. Sur un plan purement technique, je sais bien vous n'aviez pas besoin de moi pour cela..."

Faire un projecteur n'était pas quelque chose de SI compliqué, si on se plaçait sur une échelle de génie de la science. Talula pouvait demander son jouet à n'importe quel autre fabricant de Sécaria ou d'ailleurs. Sur un plan économique par contre, la plus-value de la machine de Magna Vaure se répercuterait sur l'établissement : Une machine arcano fonctionnait sans main d'oeuvre autre que les réparateurs, donc on pouvait impacter les coûts sur les dépenses de personnel du projet ordinaire. Les machines de Magna pouvaient vivre environ quinze ans sans qu'il ait besoin de venir les améliorer. Autant de salaire pour une ou deux personnes et les réparations d'une machine ordinaire en moins sur votre budget.

Vous fournir chez un prestigieux inventeur en matière d'artisanat arcano était également un signe de bonne santé de votre entreprise pour vos autres partenaires (ou vos concurrents), et valorisait votre image au sein de votre clientèle. Enfin vous rajouter à cela la publicité que cela vous fait sans avoir à débourser un centime. L'opération restait bien plus avantageuse que vous rendre chez le premier venu. Et cela, même si elle n'entendait rien à sa Divine Ingénierie Arcanotechnologique de Pointe, Magna Vaure savait que sa cliente en avait tout à fait conscience.

- "Je toutefois positivement enchanté de mettre mon petit loisir à la disposition d'une aussi charmante affaire." ajouta-t-il en un compliment tout aussi flatteur qu'il signifiait bien que Magna ne considérait pas avoir besoin d'être là pour pouvoir manger jusqu'à la fin du mois. Comme il avait dit à Adam quelques heures auparavant, il vivait essentiellement des subsides qu'il extrayait de son activité de directeur technique et principal actionnaire de la multinationale que Talula avait cité.

- "Je m'en voudrais de vous faire attraper froid... Et si nous commencions ?" demanda-t-il enfin pour couper court à toute éventuelle tentative de mépris supplémentaire. On lui avait dit que le caractère délicieusement avenant de la patronne n'était pas sa qualité majeure dans la conduite des affaires.
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Signalement : Grande, bronzée, cheveux châtains blond mi-longs, raides, fringues de princesse, bijoux. Bonne poitrine sans être exagérée, grandes jambes et musclée. Epaules larges. Visage un peu carré. Yeux lactescent.


MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    28.10.11 22:40


Magna avait raison : quoique Talula n’entendît rien à sa Divine Ingénierie Arcanotechnologique, elle était capable de saisir l’opportunité unique que lui proposait le célèbre hume : un nom pareil, ça ne se refuse pas. Pas lorsque c’est soi qui doit veiller à ce que les bouches soient nourries. Au terme d’une pondération aussi tranchante que lapidaire, les lèvres pleines de promesses de la maquerelle s’étirèrent en un doux sourire.


« Charmante affaire, » hein ?

Une pause. Oh, brève, la pause, quelques secondes à peine. Mesurée. Elle secoua sa jolie tête, et souffla, d’un ton profond et rauque :

Pour du loisir, c’est du loisir qu’on aura.


Sur ce, elle jeta un dernier regard à la clientèle potentielle qui se rapprochait des quelques cartons que les déménageurs s’occupaient à ranger et empiler, avant d’entrer à l’intérieur du bordel, faisant signe à l’inventeur de la suivre.
C’était plutôt agité, d’ailleurs, dedans. La ré-apparition soudaine de la maquerelle y était peut être pour quelque chose, mais pas plus que l’arrivée inédite et tout à fait inexplicable de cargaisons entières de nouveaux meubles et de lingerie affriolante. Pour tout dire, il fallait bien admettre que la maquerelle avait été momentanément oubliée au profit du foutoir général que devenait la maisonnée.

- Mais…mais…c’est quoi, ça ?
- Hein ? Quoi ? Vous allez faire quoi ? Et qui vous êtes, d’abord ?
- Non mais vous, qui vous êtes ?! On fait juste notre boulot !
- Mais c’est quoi, votre putain de boulot ?!!!


Kaiden va adorer ça, songea Talula avec une satisfaction tout à fait sombre et délicieuse. Elle avait tellement hâte de lui offrir les achats personnels qu’elle avait menés pour lui sur les continents centraux ! Où qu’il soit actuellement, nul doute que le nouveau gardien allait déboulonner un plomb ou deux lorsqu’il allait se rendre compte que des types à moustaches essayaient de fixer des étagères aux murs et que des gamins débraillées s’approchaient des cargaisons délaissées, y plongeaient une main avide et repartaient en courant, un soutien-gorge en dentelle rouge flottant derrière eux. Bien loin de déranger la tranquillité d’esprit de la maquerelle, cette idée la mettait d’excellente humeur. Oh oui, vu la perplexité ambiante et l’arrivée de Magna Vaure, toute moustache élégante et machine ronflante, dans son havre de perdition, nul doute que Talula avait parfaitement réussi sa rentrée en scène, c'est-à-dire, et selon ses propres critères : dans le chaos le plus total. Si ses sens sociaux étaient toujours aussi affûtés, sa réputation sur Sécaria allait connaître une sérieuse augmentation quantitative dans les prochaines heures. Qualitativement parlant, ça allait être un tel ramassis de rumeurs et de bouche-à-oreille qu’elle ne doutait absolument pas de l’augmentation massive de ses bénéfices dans les semaines à venir, ni des cris de rage que pousseraient la concurrence. Oh, comme elle aimerait voir la tête de Mancuso lorsqu’il entendrait parler de ça !... « Prends ça dans ta face », songea-t-elle intérieurement, et non sans ravissement.

Et le personnage de Magna Vaure ne serait pas pour rien dans l’affaire. Il était clair que réapparaître en fanfare après une disparition mystérieuse, ça tablait haut sur l’échelle du panache, mais réapparaître au bras du Miptonien le plus moustachu de Tyr ? Le bref ressentiment qu’elle avait eu à l’égard de Magna – et qu’elle réservait de manière générale à tous les mâles existant sur cette fichue planète- disparut, laissant place à une satisfaction mordante (ce qui était peut-être, au demeurant, plus terrifiant.) Elle avait eu tort de s’emballer comme ça. En réalité, ses intermédiaires avaient eu mille fois raisons de contacter le fringant hume. Tiens, pour un peu, elle l’embrasserait, tant elle était heureuse de reposer un pied si chaotique à Sécaria !

L’amazone réussit l’exploit d’adresser un sourire tout à la fois rassurant et mordant à l’inventeur, l’invitant à la suivre, non sans une ondulation un brin tentatrice. Elle paraissait de bonne humeur, tout à coup. Ses talons aiguilles semblèrent la diriger vers une salle attenante qui se trouva être une cuisine. La maquerelle se mit aussitôt en tête de remplir une casserole d’eau avant de la mettre à bouillir, puis à déposer sur une table simple et sans apparats un coffret de thés variés. Le rôle de ménagère lui convenait mal, et ses gestes étaient trop violents pour être ceux d’une hôtesse, mais elle s’attacha toutefois à poursuivre la conversation avec un accent de bonne humeur tout à fait terrifiant.


Je m’en voudrais de te laisser commencer quoi que ce soit sans t’avoir permis de te réchauffer auparavant, assura-t-elle. Puis elle écarta les bras, et reprit, d’un air excité : Je peux déjà lire les titres des journaux de demain ! Les gens vont ra-ffo-ler de cette anecdote, j’espère que tu t’en rends compte ? « L’arachnotechnicien au chevet des quartiers Nords ! »…

Elle rit, d’un rire très pur. Mais le coin de ses yeux blancs et lactés paraissaient le suivre avec l’attention d’un prédateur.

…sincèrement, qu'est-ce qu'une telle affaire va te rapporter, à toi ?


De la vapeur s'échappa de la casserole.


Le Thé était bientôt prêt.
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Kaïden

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MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    30.10.11 0:20

Tiens, voilà que la maquerelle se prenait elle aussi pour une Oracle en herbe avec ses prédictions farfelues mais ô combien véridiques. De retour avec des médicaments pour une prostituée souffrante (pas assez néanmoins pour que le médecin daigne venir avant le lendemain), il fut pour le moins ébahit, et assez affolé, en voyant les cargaisons qui encombraient à moitié l’entrée de la Maison Close. Évidemment, la célébrité du lieu faisait en sorte que l’affluence demeure toujours régulière. Mais quand même pas à ce point-là.

En voyant des hommes baraqués transporter une lourde cargaison de planches en bois à peine dissimulées, Kaiden eut un brusque éclair de conscience. Il n’y avait qu’une personne pour transmettre ses ordres par télégrammes – deux télégrammes en six semaines et pour se foutre de lui plus qu'autre chose de surcroit – et il n’avait rien reçu depuis une dizaine de jours. Cela signifiait qu’elle était venue en personne coordonner cet ersatz de chantier. Qu’elle était revenue.

Le sourire enjoué qui fleurit sur ses lèvres disparu aussitôt qu’il vit des gamins chaparder dans les coffres et les cartons. Avec une rapidité quasi surnaturelle – n’était pas vampire qui veut et encore il avait ralentit – il attrapa le premier lardon par le poignet, une étreinte forte mais pas douloureuse.

– Hé l’vieux lâche moi !


Au moins était-il vieux pour quelqu’un, songea Kaiden juste avant de lui arracher des mains un soutien-gorge aux larges bonnets.

– Va t'acheter un cerf-volant petit, tu en auras bien plus l’utilité
, le sermonna-t-il en lui sortant son regard sérieux et délavé.

Pas impressionné pour deux sous le gosse lui lança deux trois jurons et un signe de main particulièrement vulgaire avant de retourner aux abords du Hâvre de Joie en compagnie de ses amis, tels d’étranges vautours. Quelques filles perchées à la fenêtre de la plus grande chambre du premier étage, réfugiées désolées de ce carnage, lui adressèrent des signes de mains enthousiastes auxquels il répondit en brandissant son sac. La prostituée malade fut aussitôt avertie et se fut Titi qui vint l’en débarrasser, tout en bousculant quelques travailleurs de son fabuleux déhanché, silencieuse, maussade mais le regard lumineux.

– Besoin d’un renseignement monsieur ?
demanda très aimablement l’un des hommes moustachus dont la bedaine ne dissimulait en rien sa musculature développée, se détournant d'une prostituée furibonde délogée de son canapé.
Iris tu devrais aller rejoindre les filles en haut ; Eh bien oui en vérité. C’est la patronne qui vous envoie ?

– Exact m’sieur, elle vient tout juste de rentrer dans la bâtisse si vous voulez lui causer, le renseigna l’homme, confirmant ainsi ses soupçons.

Remerciant le brave homme d'un signe de tête, Kaiden franchit le seuil de l’établissement, avec un coup d’œil désolé sur les marques de pas poussiéreuses entachant le tapis dans l’entrée ainsi que pour les nombreux cartons (il y avait un truc long rouge phallique et dardé de piques qui dépassait de l'un d'eux oh non il ne voulait pas savoir) et se dirigea vers la cuisine d’où se faisait entendre une voix familière apparemment très enjouée.

Le cercle de passants devant la Maison Close commençait doucement à prendre de l’ampleur mais ce n’était rien face aux curieux, surtout des groupes de femmes par deux ou trois qui furetaient déjà dans la nouvelle malle aux trésors de cette commerçante du sexe, découvrant à petits pas prudents et rires quasi hystériques le salon de la Maison Close.

Appuyé contre le chambrant de la porte, il prit le temps de savourer la vision de Talula entrain de préparer un thé. Apparemment, elle allait bien, très bien à en juger l’aura qui émanait d’elle à chaque fois que son angle de vision rencontrait la silhouette imposante de l’homme qui lui faisait la conversation. Quand elle se tourna vers lui, avec ses yeux blancs, sa beauté surnaturelle et sa petite moue arrogante qui semblait lui dire qu’elle l’avait bien eut, Kaiden eut un faux-soupir. Le premier d’une longue série.

– Vous me laissez avec vos filles pendant plus d’un mois et je vous retrouve au milieu d’un bordel plus emmerdant que le premier, sans un télégramme m’annonçant votre arrivée.
Il s’avança d’un pas. J’espère au moins que vous m’avez rapporté un souvenir sinon je vais vraiment être fâché.

Bon, ce n’était pas le meilleur plan de sa vie d’aborder ainsi la maquerelle alors qu’elle était en étrange compagnie.

(Magna avait quelque chose d’impressionnant et de terrifiant, surtout vu de près et il prit le temps d'y mettre les formes avant de le saluer)

Mais il était trop soulagé de la voir en un seul morceau – et quel morceau – pour appréhender les remarques cinglantes, ainsi qu’une potentielle humiliation en publique, qui suivrait aussitôt son petit éclat de rébellion enthousiaste.

Fichtre, elle lui avait drôlement manqué la bougresse - qu'est ce qu'elle était allée pêcher comme idée pendant ses vacances par les miches d'un Brahmine albinos ?!
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- Léonard mégalomane -

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MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    30.10.11 3:08

Magna laissa Talula checké le potentiel de pénétration du marché de sa nouvelle notoriété marque suite à sa petite annonce marketing, avant de...

Hein quoi ? Ah oui, "avoir regardé les curieux qui s'approchaient", oui voila... Pourquoi ? C'était pas clair ? Bande de pervers...

Bref... Avant de suivre l'hôtesse et cliente sans un mot supplémentaire. Il se contenta acquiescer de temps pendant le trajet, sans trop remarquer l'apparent changement d'humeur de la propriétaire. Depuis les classes imposées par sa belle-mère, il avait tendance à faire fi du chaos ambiant en s'enfermant un peu dans sa bulle. Au moins, elle semblait avoir reconsidéré l'opportunité de la présence de l'inventeur sur place.

*Un point pour bibi sur l'argumentaire commercial ! C'est déjà ça !* pensa ce dernier.

Il suivit l'ondulante amazone jusque dans ce qui s'était avérée être un genre de cuisine, bizarrement aménagée. Le sens esthétique de Magna était dérangé par quelque chose. Ce n'était pas vraiment l'aménagement de la pièce, qui devait sans doute servir de fausse cuisine pour les clients ayant des fantasmes sur les ménagères ou qui veulent se faire un truc à dévorer en patientant pour d'autres plaisirs. Elle était bien trop exiguë pour servir à tout l'établissement. D'autant qu'il n'y avait visiblement personne dedans alors que ce genre d'établissement était connu pour ses plaisirs relativement fins. Et à un moment d'ouverture, pour une affaire du genre, la cuisine devait être apprêtée. Question de logique...

*La logique ! C'est la vie ! (Comme le thé) L'illogique n'est que la faiblesse du sens de la logique chez l'hume ! Et donc : De la connerie...*

Cependant, ce n'était pas vraiment ce qui dérangeait Magna. C'était plus la tenancière. Pas la personne en elle-même bien sûr, mais plutôt... L'association Talula/Cuisine. La farouche tenancière avait l'air d'être le genre de personne à s'asseoir à table plutôt qu'à se dresser aux fourneaux. On aurait dit l'une de ces petites végétalis de la communauté des fleurs que Magna avait été voir, grâce à l'entremise de son adversaire/ami Janus Stone dans les forêts rough du Sud. Cela n'était pas pour lui déplaire en vérité. Après tout cela ne rendait l'effort de ce brin de femme pleine d'énergie carnassière encore plus admirable. Elle avait réussit à mettre de l'eau à chauffer et ça c'était beau. Magna avait faillit applaudir l'exploit, tant le geste semblait ainsi théâtral.

Saint-Etat merci ! Il s'était ravisé juste à temps. Il ne voulait pas que sa cliente se braque (encore). Alors il se contenta de garder son sourire ; un sourire quasi-glacial et sans réelle chaleur d'un hume qui malgré une fournaise ardente en guise de coeur et des pulsions digne d'un Tyr-ex, n'affichait en lui-même qu'une immensité de calculs énergiques et d'idées pompeuses sans fin.

Talula, puisque tel était le nom de sa cliente, afficha une mine encore plus heureuse d'un coup et commença à rêver sur l'effet positif de la participation de Magna à sa petite entreprise qui ne connaissait plus vraiment la crise, maintenant qu'elle était "de retour". Il ne fallait pas trop rêver; Magna était un génie, un taré psychorigide de l'innovation que seul le succès (et le pognon) séparait d'une cure en hopital psychatrique. Mais il n'était pas non plus un demi-dieu. Son "pseudo" était certes puissant mais pas une forme de panacée commerciale quelconque. Si la jeune femme voulait réussir, il fallait qu'elle se bouge le cul. Mais à ce sujet, Magna était en tout point rassuré. Je vous vois revenir bande de pervers ! Non ! Non pas que la dame soit joliment dotée, indépendamment de cette question de fait, quand bien même l'inventeur avait eu l'occasion de remarquer à quel point cette analyse était parfaitement justifiée. Cependant, elle avait visiblement su amorcer une forme de réorientation de son circuit de distribution au profit d'une diversification de son panel d'offres, dans une visée simple mais efficace de politique commerciale extensive. Et cela, Magna le respectait ! Les concurrents de Talula n’apprécieraient pas du tout ! Et faire chier les gens, ça Magna respectait ! Oui m'sieur, dame ! ... Non mais !

"L’arachnotechnicien au chevet des quartiers Nords !". Si tout se passait bien, Magna n'avait pas l'intention de se rendre jusqu'au chevet de qui que se soit. Plus sérieusement, la gloire ne l'intéressait pas en tant que telle. Pour l'inventeur, la gloire était un outil au même titre qu'un engrenage, une clef à molette ou une entreprise. Pour notre hume, qu'il s'agisse de mécanique, d'arcanotechnologie, de puissance, de droit, de sexualité, de biomancie, de cuisine, de peinture sur soi, de vengeance, de macramé, de politique, de survie, de passion, d'idéal ou même de thé, tout n'était qu'une forme de bricolage avec talent, une simple affaire personnelle de créativité. Autant dire que les journaux écrivant sur les équipements technologiques des sex-shop / bars-restau à putes, ne l'intéressait pas en soi. Au moins, cela avait le mérite de faire rire l’hôtesse. Même si celle-ci avait l'air d'avoir les dents aussi longues que Magna avait soif. La question qu'elle posa ensuite s'avéra néanmoins intéressante.

- "Me rapporter ? Vous voulez dire à part savourer un thé en délicieuse compagnie que d'autres s'arracheraient à coup de millions de dons, et à pousser le vice à être payé cash pour ce faire ?" demanda-t-il dans une tentative abrupte de faire de l'humour, en jouant à paraître plus simple qu'il ne l'était en réalité.

Mais puisque nous parlons de dents longues ! C'est le moment tant attendu où Magna aurait déblatéré sur l'intérêt de diversifier son public et à plébisciter les travaux d'innovations techniques dans tous les milieux sociaux de Tyr dans la gloire du Saint-Etat et pour délivrer l'humenité d'elle-même, que Kaiden eut la bonne inspiration de couper le génie avant qu'il commence en venant ajouter son grain de sel.

Magna eut quant-à-lui, la bonne inspiration de le laisser parler, ce qui avait le don de mettre sa super blague en suspend, qu'il aurait de toute façon gâchée en exposant sa finalité mégalomane en ce qui concernait les événements à venir. Vu sa tête la cliente aurait pu avoir l'idée, de se servir des capitaux et de l'intellect du génie pour dynamiser son business quasi-criminel. Quoiqu’y bien réfléchir, se lancer activement dans la Pègre serait probablement une bonne voie de recyclage pour quelqu'un qui avait vocation à devenir membre du Chapter une fois sa vengeance accomplie... Participer à la fois à la gestion de l'officiel et du crime, en instrumentalisant les deux dans sa quête personnelle du progrès pour le progrès. Voila qui était un délicieux fantasme...

*A penser.*

Dès que Kaiden eut fini sa tirade capricieuse, Magna se tourna vers lui. Alors que celui-ci le saluait.

- "Monsieur Morsches ? Enchanté ! On me nomme Vaure, Magna Vaure..."

Magna prit la main du vampire dans une poignée à la fois douce mais virile. Au contact du vampire, Magna éternua d'un coup violent.

- "Oh pardon" dit le génie en sortant un mouchoir. "J'éternue toujours quand..."

*Je touche un vrai psyker.*

- "Je touche une main si froide ! Vous êtes resté longtemps dehors l'ami !"

*Tu pues la magie, mec.*

Moralité : Les psykers, pour Magna, ça pue.

Mais la véritable question qui taraudait son esprit n'était pas de savoir si il avait affaire à un nouveau versatilis ou à autre chose, voire à un spectre super bien déguisé. La vraie question. Celle qui le piquait au vif. Comme une douleur lancinante, un doute insupportable... Était de savoir si Talula allait couper le feu sous la casserole avant que l'eau ne se mette à bouillir. Ne jamais bouillir le thé. C'était un commandement de la religion du Saint-Etat. Et si c'était pas vrai, ben ca devrait forcément être le cas ! Si la casserole n'était pas éteinte dans exactement 15 secondes. Magna irait l'éteindre lui-même. Non parce que dans la vie, (dans la logique donc, si vous avez pas encore décroché) ,il y avait des valeurs avec lesquelles on déconnait pas !
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MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    05.11.11 0:14



- Aaaarrrgh !

Talula sursauta, et il manqua alors se produire un des plus grands échecs commerciaux de tous les temps, une sorte d’epic fail lancé à la face de toutes les négociations les plus scabreuses du siècle.

Récapitulons la scène :

L’eau commence à peine à trembloter. Au moment même où un certain Magna Vaure aurait pu se laisser aller à penser que son hôtesse et cliente allait ignorer le timing parfait du thé, celle-ci retire l’air de rien la casserole du feu, comme ayant entendu ses injonctions mentales.

Mais là, drame : Kaiden fit irruption : pire, Kaiden fit irruption en étant affalé de manière nonchalante sur le chambranle de la porte.

Que le lecteur trouvant la réaction de Talula excentrée replace chaque terme dans l’équation adéquate.

Kaiden. Nonchalant. Affalé. Chambranle. Porte. Soupirant.
Kaiden. Affalé. Nonchalant. Porte.
Kaiden. Nonchalant.
Lorsqu’elle avait quitté, Talula avait eu une pensée aimable pour lui, et lui avait dit : « Je vous aime plutôt bien, toi et le balai que t’as dans le cul. »
Mais qu’était-il arrivé à ce dit balai en son absence ?

Même son physique paraissait différent. Talula se rendit alors compte qu’en plus d’exsuder la nonchalance affable, l’ancien garde du corps, ex-psychorigide, est en train d’afficher un sourire et un petit air jovial. Aaaargh ! Que s'est-il passé ? Qu'est-il advenu de Kaiden ? Quelqu'une l'aurait-elle dévergondé alors qu'elle s'était réservée cette tâche pour elle-même ?

Mais pire que ça…

- Merde Kaiden, la prochaine fois que tu jugeras bon de t’essayer à l’humour (ce que tu fais très mal, soi dit en passant), préviens-moi en avance, tu m’as fait une peur à réveiller les morts ! l’engueule-t-elle.

Et l’epic fail commercial, dans tout ça ?

Eh bien, que le lecteur se rappelle que Talula détenait entre ses jolies mains dorées une casserole remplie d’eau presque bouillante.
Qu’elle se déplaçait alors vers Magna.
Et prenez en compte le peu de talents dont disposent Talula en ce qui concerne les ustensiles ménagers.

Et vous pouvez vous imaginez à peu près à quel point la scène est passée près d’une catastrophe dramatique. Se rendant soudainement compte que la casserole oscille dangereusement du côté de son client, la maquerelle se sent une pointe embarrassée et un peu idiote, et jette un regard noir à Kaiden qui a entrepris de saluer Magna.

*Je suis sûre qu’il l’a fait exprès !*

Heureusement pour la vampire, l’arachnotechnicien semble soudainement s’intéresser à la température des mains de Kaiden, ce qui laisse la maquerelle impassible bien qu’un tentée de détourner leur charmante introduction de manière salace. Bref, elle sert insouciamment l’eau dans la tasse dévouée à Magna et redépose la casserole à sa juste place, c'est-à-dire l’évier.

Mine de rien, elle se demande bien comment Magna a eu connaissance du nom de son employé (est-il, par hasard, déjà venu au bordel en son absence ? Fort possible) et quel est le rapport entre ses éternuements et la main du vampire. Elle imagine déjà dans quel état psychique doit se trouver ce dernier, à devoir répondre à une remarque pareil alors que cela fait plusieurs années que son cœur n’a pas battu une seule fois.

- Je constate que ce n’est pas la peine de vous présenter. J’ai demandé les services de qualité et l’expertise de Magna pour installer un projecteur dans une des anciennes chambres. Ça va être fabuleux,
conclut-elle, replongeant dans l’exaltation de sa montée prochaine en bénéfices.
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Kaïden

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MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    05.11.11 14:05

Le cri que poussa Talula lui fit se frotter les mains mentalement avec une graaande satisfaction. La vampire marquait toujours deux coups d’avance sur lui, comme si la vie n’était à ses yeux qu’une partie d’échecs croisée au strip-poker et aux pièces chargées d’explosifs. Le garde du corps eut un simple coup d’œil méfiant quant à la destination finale de la casserole d’eau mais ne doutait aucunement des réflexes de la maquerelle. Et puis, se déplacer à une vitesse des plus anormales pour un hûme lambda sous les yeux d’un potentiel non éveillé, le tout dans un bordel aux mœurs parfois louches, eh bien il risquait tout simplement de se prendre le plus beau coup de pied dans le cul qu’on pouvait imaginer (A moins évidemment d’être un fétichiste-masochiste auquel cas on pouvait prendre son pied à ce genre de pratique).

Demeurant sagement à la porte - oui nonchalant, oui avec un sourire amusé, oui avec le regard brillant de joie, et oui ça le faisait marrer d’imaginer les rouages surchauffer dans la tête de la maquerelle - il se contenta d’une réponse pour le moins évasive mais pourtant lourde de sens :

– Prévenir en avance, allons. Vraiment ?


Réveiller les morts, mouarf.

Évidemment que c’était sa patronne et qu’elle pouvait tout se permettre (Eliade le faisait encore actuellement et il n’y pouvait tout simplement rien alors se braquer contre Talula…). Mais c’était drôle de lui renvoyer la balle, drôle de la voir ainsi, et drôle de partager parfois un peu plus qu’une simple relation employé-employeur. Bon, c’était la première fois que cet échange était réellement équitable (d’habitude elle se contentait de l’allumer) mais Kaiden avait grandi.

Enfin. Grandit. Pas vraiment, pas comme les filles du Bordel l’aurait souhaité (oui dans cette phrase se cache une information salace). Tout d’abord, au bout de la huitième fois de salle de bain à l’atmosphère sensuelle de vapeurs d’eau chaude, une fille à poils dans ses bras couinant au sujet d’une araignée invisible, il avait fini par capter deux trois trucs. Une fille de joie ne l’était pas par choix, pas réellement. Mais les femmes adoraient faire bisquer les hommes et jusqu’à preuve du contraire Kaiden était en photo à la page « Prude » du dictionnaire.

Alors les nichons, les culs et tout le reste, il en avait assez soupé pour ne plus se formaliser quand une fille de joie lui demander de lacer son corset, sans aucun autre vêtement pour dissimuler les courbes de son corps.

Ensuite, il y avait Jezebel. Mais par simple esprit de contrariété, nous ne mentionnerons pas plus dans ce texte cette merveilleuse jeune femme totalement extérieure au bordel qui l’avait plus ou moins pris entre ses cuisses sous son aile.

Et par simple dénie nous ne mentionnerons pas non plus l’aide précieuse d’Eliade dans cette affaire (vous pouvez toujours la contacter, après tout ça gonflera son chiffre d’affaires).

"Monsieur Morsches ? Enchanté ! On me nomme Vaure, Magna Vaure..."


Kaiden tiqua. Voilà plusieurs décennies que personne ne l’appelait plus par son nom de famille. Mais il répondit avec une grande politesse à l’arcano-technicien qui lui faisait face, lui serrant la main. Il n'avait pas souvenir de l'avoir croisé au bordel, surtout un visage plutôt connu comme celui de Magna, mais il n'avait pas l'oeil partout, surtout les heures de grand rush du samedi soir. Cela supposait donc que l'homme face à lui était extrêmement bien renseigné et qu'il fallait donc naturellement s'en méfier.

– J'ai entendu parler de vous monsieur Vaure. Le plaisir de vous rencontrer est pour…


L’éternuement intempestif de Magna le coupa net et il s’essuya le visage d’un doigt las.

"Oh pardon. J'éternue toujours quand... je touche une main si froide ! Vous êtes resté longtemps dehors l'ami !"


Le garde du corps n’eut qu’un simple sourire sans joie.

– Le temps n'est pas en cause, mais plutôt ma maladie. Hélas, mon sang a tendance à déserter mes extrémités, l’un des désavantages du mal de Raynaud. Surtout lorsqu’on travaille dans un tel paradis de la chair et que l’on est sans cesse sollicité, n’est-ce pas mâdâme ?


Il n’était pas du genre à s’ensevelir sous une montagne de pétrins mais Kaiden pouvait bien s’autoriser quelques piques des plus amicales, par simple vengeance. Non pas de son retour, ça il s’y refusait (il avait même craint qu’elle quitte la ville définitivement) mais pour le bazar qu’elle avait recommencé à lui mettre sur le dos – dans sa vie. Il était abonné aux caprices de ses patronnes et avait pris la sage décision de ne plus se prendre la tête dessus. Il accomplirait ses tâches sans se poser de questions, et sans geindre. Il avait perdu Eliade, il n’avait pas l’intention de perdre Talula – qui était son dernier lien avec l’Oracle techniquement parlant.

- Je constate que ce n’est pas la peine de vous présenter. J’ai demandé les services de qualité et l’expertise de Magna pour installer un projecteur dans une des anciennes chambres. Ça va être fabuleux.


Bon, il avait quand même le droit de se masser les tempes.

– Un cinéma privé donc
, murmura-t-il d’un ton particulièrement concerné.

Pour Magna cela signifiait « tiens, voilà une idée qui va gonfler notre chiffre d’affaire ». Pour Talula cela portait une autre définition semblable à :

« Un cinéma privé, réellement ? Votre dernière idée était "le recaf au lait façon maison close". Depuis Djedga et Sonny n’ont plus une journée de repos à cause des sollicitations incessantes des clients. Je ne parle même pas de la tonne de mouchoirs crassés que je vais devoir ramasser juste après les séances ni le bricolage que vous allez me demander de faire concernant l’équipement cinématographique. En passant, il faut du personnel pour gérer ces énormes bobines et il va donc falloir que j’assiste à la plupart des séances. Si vous pensiez me dévergonder ainsi vous avez lamentablement échoué car j’ai désormais accès à des représentations en directs qui ne valent pas le quart de vos propres promesses en l’air. Plus d'un mois de sous-entendus cochons mais j'attends toujours que vous veniez me sauter. »

Enfin, si Talula pouvait se permettre d’ignorer la dernière partie, il lui en serait légèrement reconnaissant.

– Le progrès ne cessera jamais de m’étonner. Mais cela signifie que l’électricité va envahir la maison ou monsieur Vaure a un système arcano-technologique pour son dispositif ?


Hé quoi, ce n’était pas parce qu’il était né dans une famille de bûcheron que Kaiden n’avait pas mit à profit ces longues années vampiriques pour se tenir un minimum à jour hein.
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- Léonard mégalomane -

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MessageSujet: Re: Sécariens, sécariennes, une promotion spéciale...pour vous !    27.11.11 15:20

Magna était un hûme prudent. Si il connaissait le nom de Kaiden, ce n'est pas qu'il avait été client de l'établissement (Même si son côté noble faisait de lui un mâle aimant la bonne chair). En vérité, c'est parce que tout excentrique qu'il semblait l'être, l'arcanotechnicien avait en fait collecté des renseignements méthodiquement sur l'entourage et la composition de l'entreprise. Un membre d'une famille du Chapter éduqué comme l'avait été le génie n'agissait jamais à la légère. Surtout quand il traitait avec la fange criminelle de Tyr. Bien qu'il paraisse un peu fou, ses actes n'étaient jamais irrationnels, au contraire...

*Mal de Réno ? Hmmm... Bien répondu monsieur Morsches. Je n'ai pas poussé le vice à consulter chacun de vos dossiers médicaux officiels bien que je doute qu'ils existent. Le mal de Réno constitue une bonne explication du froid de votre main. Le seul détail qui pourrait me chiffonner est que je vous ai menti : J'ai éternué pour une raison bien différente...* pensa le scientifique.

Il fit plus attention à ce que l'employé de Talula racontait quand celui-ci mentionna son travail.

- "L'accord que nous avons signé stipule uniquement que je dois vous construire un projecteur. On ne m'a pas engagé pour mettre l'établissement au normes en matière d'électricité. Vous pouvez donc imaginer que le projecteur actuel doit fonctionner sans y avoir recours."

L'électricité... Le réseau urbain... On aurait pu sans aucun doute y songer. Mais Magna ne l'aimait pas. Brancher une machine sur le réseau électrique signifiait la rendre dépendante du réseau. Ce n'était pas une mauvaise idée dans l'esprit. Mais tant que cela ne faisait que desservir leur perfection... L'inventeur préférait d'autres formes de sources d'énergie : Qu'elle soit thermique, électrostatique, mécanique ou tout simplement "magique", Magna avait toujours eu en affection les sources d'énergies embarquées. Cela se voyait dans ses inventions :

Son invention Sophia (Système d'Occlusion Périphérique des Habitations Insécures Arachnotechnologique) fonctionnait essentiellement grâce à un prototype de générateur géothermique qui alimentait toute la maison de Magna ou presque. Quand à son propre V-KAM-G, il fonctionnait par un étrange mélange de chaleur et d'énergie du corps du porteur pour le fonctionnement normal, couplé avec un genre bizarre de pile magnétique pour les dépenses d'énergie des systèmes embarqué comme l'Acreage ou le fer à souder (pour ne citer que ceux-là).

- "A moins que mon employeuse ne révise sa position sur le sujet ? Je peux également vous refaire l'électricité. Mais mes tarifs sont trop exhorbitants et le résultats de ce genre de travaux trop peu substantiel pour que cela ait un intérêt apparent. A moins que vous n'ayez des exigences précises, mon premier réflexe sera de vous conseiller de prendre contact avec un électricien de la loge de l'étoile. L'Académie est garante d'une certaine forme de qualité et ces coincés de la loge minimaliste seront suffisament bon pour ça."

*Enfin moi je dis ça...*

Même si il le disait sous la forme d'une moquerie, le scientifique reconnaissait que certaines autres loges étaient plus à même d'accomplir la "basse besogne" de la technologie. Ce bordel n'était pas obligé d'avoir recours à un académicien : Le système scolaire de Tyr étant ce qu'il est. On pouvait trouver un petit électricien au rabais pas cher. Pour les métiers techniques, la loge minimaliste était à l'apprentissage, ce que l'association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France est au CAP. Le gage d'une qualité supérieure de facture artisanale appuyée par le poids historique d'une organisation puissante dans son domaine.

En bref, un électricien lambda vous aurait monté un compteur électrique, le minimaliste pouvait y mettre des sécurités supplémentaires. Magna, lui, n'aurait été utile que pour un système autonomes avec 4 générateurs auxiliaires alimentant le bordel, une douzaine de dispositifs, et vous pourriez sans doute revendre de l'énergie à tout le pâté de maison. Entre ces trois possibilités, l'argent et l'attente du client étaient les facteurs-clefs de son choix.

- "En attendant, j'ai hâte de savourer ce thé moi !" dit-il en se frottant les mains.
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