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 Le Clos de l'Araignée

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- Léonard mégalomane -

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Signalement : Hume (Faut croire !)


MessageSujet: Le Clos de l'Araignée   21.08.11 15:23

La route fut longue et froide. Une moitié de drapeau pour tout habit ne facilitait pas vraiment la tâche d'avancer dans une région où le climat était semblable à la Sibérie terrestre. Heureusement que la ville industrielle dégageait une chaleur suffisante pour que cela soit tout juste supportable. Le scientifique tint promesse. Bien que la jeune femme avait semblé d'un coup plus motivée que lui à la perspective de se débarrasser du petit drapeau. Magna connaissait encore mal le pouvoir de la jeune femme, sinon il aurait tenté de concevoir quelque chose pour protéger ses souvenirs à terme. Ses connaissances étaient la chose la plus précieuse à ses yeux. Et l'idée de perdre une once de mémoire même temporairement était une chose qu'il détestait, même si il faudrait s'y résoudre un jour. Il la guida donc sur les voies puis dans les escaliers et enfin jusqu'à la porte d'un petit domaine ironiquement nommé "le Clos de l'Araignée".

La demeure était protégée par des murs surmontés de plantes, qui masquaient totalement la demeure aux yeux des passants. Mais une fois passé le lourd portail en fer forgé qui se fermait tout seul derrière les visiteurs, on pouvait découvrir une bâtisse entourée d'un... Jardin ?! Un luxe dans cette région de la ville. Mais il était vrai que la bâtisse en elle-même le valait bien. Vieille construction sécarienne, elle avait été rénovée dans un pur style lespurien avec des aménagements personnels à l'inventeur.

- "Et voila, nous y sommes, mon humble demeure. Bienvenue !" dit-il d'un ton parfaitement sincère de la demeure qui était en elle-même tout sauf modeste.

Les portes n'étaient pas en bois, mais forgées d'un fer puddlé qui avait été gravé de symboles arachnéens et de fresque rendant grâce à l’État et surtout à l'Académie. C'était déjà impressionnant en soi, mais à peine le jeune couple eut-il posé le pied sur la marche que l'araignée sur la porte se fendit en deux pour laisser entrer son maître et son invitée. Non la maison n'était pas seulement précieuse, elle était une oeuvre de la divine ingénierie arcanotechnologique au sens où l'entendait Magna Vaure. Ce dernier avait d'ailleurs fait de la sous-traitance de certains dispositifs auprès de la loge surréaliste. Son invitée, si elle ne l'avait pas perçue dans ses souvenirs, découvrirait vite que portes, lumières, plomberie, chauffage, jardinage, volets, et encore d'autres choses avaient été intégralement pensé et dessiné par l'inventeur pour s'adapter aux besoins des gens considérés comme invités, ou à chasser les intrus du domaine... A un âge où les locomotives sont à vapeurs, Magna Vaure avait créé sa propre vision de notre domotique. En réalité, le mot 'bienvenue' avait été un code vocal pour que la maison identifie son invité comme une amie. Elle n'était pas hantée du tout... Mais avec l'architecture, les références culturelles et personnelles à tous les niveaux et ces systèmes presque automatisés par l'arcano, la maison avait une atmosphère plutôt inhabituelle : Malgré le fait que Magna vive seul avec ses machines depuis la mort de sa femme, la maison donnait une impression de chaleur et de présence rassurante. Elle était comme un nid douillet dans le froid hivernal. Et au final, elle portait très bien son nom.

De toute les pièces du manoir de Magna Vaure, l'une des plus intéressantes au niveau des symboles, mise à part l'atelier, était la salle des trophées. A l'époque où Sécaria n'était pas encore une ville la famille Vaure de Soveyur en la personne de son chef le président de l'époque, avait fait édifié un pavillon de chasse en bordure des forêts pour chasser le Ty-Rex. Construite de moellons de calcaire et de grès, recouvert d'un enduit au sable et à la chaux, c'était une demeure présentant de grandes salles d'honneur destinées à accueillir les convives du président. Ces salles étaient desservies par un escalier de pierre, dont la colonne centrale est le point de départ d'une voûte en palmier, unique alors en Lespure. Après deux siècles d'histoires, le domaine appartenait maintenant à l'ignoble belle-mère empoisonneuse et adultère de Magna. Cela n'avait pas empêché ce dernier de venir dérober les armes et la collection de tête de Ty-Rex empaillées pour les installer dans sa nouvelle demeure sécarienne. L'ensemble montait la garde autour d'un portrait géant de ladite femme de la main du propriétaire intitulé "La Mégère" ; elle y était représentée empalée par une sorte de monstre démoniaque lui jaillissant du coeur. C'était une scène horrible mais pourtant le tableau était doté d'un charme envoutant. Il était comme un appel à la violence enfouie dans le coeur de chacun. Magna le considérait comme son ode à la vengeance personnelle.

A peine avaient-ils posé le pied à l'intérieur du hall d'entrée, que la demoiselle s'esquiva vivement vers la plus proches des quatre salles de bain du manoir. Magna n'eut pas le temps de lui dire où se trouvaient les vêtements mais elle devrait trouver son bonheur dans la garde robe d'à coté entre les vêtements de Magna et ceux de sa femme qu'il n'avait jamais pris le temps sortir de leur placard. En même temps, ça faisait seulement deux ans. Deux ans déjà ? Eh bien le temps passait vite malgré tout. L'eau coulait sous les ponts.

Pendant que son invitée devait être en train de faire sa fille. Magna avait opté pour une douche rapide, une tenue sobre mais classe comme à son habitude et était partit en direction de la cuisine jouer du couteau pour leur préparer à manger.

*Elle peut prendre son temps, je crois bien.*
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- Alzheimer ambulant -

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Signalement : C'te fille là, une Hûme d'environ 25 ans, un peu moins d'1m70 pour un petit 50-60 kg, cheveux chatains yeux qui varient entre bleus, vert et gris, un anneau en argent à la narine droite ainsi que quelques fines cicatrices par-ci par-là... hein? Attendez, d'qui j'cause là?


MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   23.08.11 19:12

Hum... C'était pas vraiment la saison idéale pour se promener à demi nus dans les rues, bon ils passèrent pour un magnifique couple de déjantés habillés avec leurs haillons, mais ce n'était qu'un détail, le plus ennuyeux restait en réalité le froid. Sel n'était pas du genre frileuse mais aussi courageuse soit-elle...

*On se pèle les nouilles...*

Ce fut donc non sans un certain bonheur qu'ils franchirent l'imposant portail en fer. La demeure était vraiment grande, ils durent traverser un vaste terrain de verdure, un jardin impressionnant qui s'accordait bien avec l'imposante bâtisse plantée en son sein.

Et voila, nous y sommes, mon humble demeure. Bienvenue !

Mais au fond, était-ce vraiment malin de l'avoir accompagné jusque là? Sel se refusait tout attachement mais, même si au début ce n'était que par instinct de survie, cela faisait déjà une semaine que Magna trimballait la demoiselle avec lui... déjà trop en somme.
Même si elle avait semblé joviale à l'idée de pouvoir enfin se laver et surtout se couvrir un peu plus, ce fut durant le trajet que son principal soucis lui était à la figure comme la gifle qu'elle avait précédemment infligée à Magna.

Une fois passé la porte d'entré elle se dirigea vers la salle de bain la plus proche, pensive, ce fut avec un pas naturel et presque habituel qu'elle emprunta le grand couloir pour ouvrir la seconde porte à sa droite. Trop perdue dans ses songes, elle traversa la chambre pour accéder la salle de bain. 

Le chiffon qui servait jusqu'à présent à sa pudeur finit à la poubelle sans autre forme de procès. Selena s'engouffra dans la douche et actionna le jet d'eau chaude, l'eau fouetta son visage, offert.
Elle laissa couler l'eau sur son visage pendant de longues minutes, comme si la solution à ses problèmes allait tomber du pommeau à n'importe quel instant. Que devait-elle faire? Comment s'éclipser sans faire trop de vague? Par-ce bon, elle voulait partir mais elle avait quand même une dette envers l'araignée. Sel se devait d'être au moins reconnaissante de l'aide qu'il avait bien voulut lui offrir. Sa main droite demeurait sur le régulateur de température mais ses pensées se perdaient.

Elle devait partir sinon...
L'eau tomba gelée, faute à cette main droite. Une douche froide qui empêcha son esprit de vagabonder encore.
Après vingt bonnes minutes sous l'eau, son pied se posa sur la petite moquette et elle s'empara d'une serviette.
Sel se sécha avant d'agiter une seconde serviette dans ses cheveux, la première ayant prit la place d'une moitié de drapeau. La jeune femme retourna dans la chambre et ouvrit la penderie.

Quoi? Son hôte ne la laisserais pas repartir vêtue comme elle était venue quand même?
Les cintres exposaient une ribambelle de patelins et de chemises d'homme sombres d'une part et des vêtements de femme, robes, chemisiers, etc... Couverts d'une fine pellicule de poussière. Le message était assez clair quand à leurs origines. Sel piocha donc une chemise et un pantalon au hasard dans la première partie de la penderie. Une chemise noire assez large pour y faire entrer deux, voir trois filles comme elle dedans et elle fut obligée de chercher après une ceinture sous peine de perdre le pantalon, quoi qu'en fait la chemise fut assez longue pour faire office de robe. Sauf que Sel avait déjà bien assez dévoilé ses jambes pour aujourd'hui, faut pas exagérer non plus!

Traversant à nouveau l'entrée elle détailla la décoration qu'elle n'avait pas vraiment regardée en arrivant... telle qu'elle l'avait vue quelques instants plus tôt. En même temps si môsieur s'amusait à changer la déco tous les jours elle aurait un peu peur.
Elle regarda autour d'elle en cherchant quelque chose, apparemment.

*Où est-il? Il a sûrement pas trainé sous la douche... La cuisine?*

Elle fit donc demi-tour pour trouver la cuisine... et Magna jouant du couteau. Bon, maintenant va falloir trouver une solution... une excuse pour passer outre le repas? Quelque chose merde!

J'crois que je vais pas abuser de l'hospitalité. Je t'rapporterais tes vêtements à l'occasion.

Sa façon de parler et sa tenue donnaient l'étrange impression de ne pas coller au décor, à la demeure entière d'ailleurs. Tel une pièce de théâtre populaire se déroulant au milieu du décor et des accessoires d'un Shakespeare.

Sel attendit de voir la réponse de son hôte craignant tout et rien. Allait-il insister? Le rideau tomberait-il déjà sur la scène? Pas encore mais peut-être des lacunes commenceraient à montrer le bout de leur nez.
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- Léonard mégalomane -

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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   24.08.11 1:59

Magna avait coupé les patates et alors que ces dernières cuisaient dans une eau juste à la bonne hauteur. L'arcano-technicien taquinait les poivrons de sa lame, trop heureux qu'il était de ne plus se nourrir d'insectes. Il avait également fait du thé pour célébrer l'occasion. C'était une coïncidence mais le couple était arrivé pile à l'heure du thé, qui pour le scientifique sonnait environ à chaque demi-heure.

Magna vit la jeune femme arriver dans la cuisine. Elle avait eu la délicatesse de ne pas toucher aux vêtements de sa femme. Le scientifique appréciait le geste. D'autant qu'elle... Elle... Une minute... Oui voila d'autant que les vêtements du scientifique lui allaient curieusement bien à elle. Bon en sortant d'ici, elle aurait l'air de connaître le propriétaire des lieux un peu plus que la moyenne, mais... FoutreÉtat ! Impossible... Il ne parvenait pas à se souvenir de son prénom. Oui vous me direz, c'était un détail. Oui... Ça lui reviendrait sans doute. Mais Magna n'oubliait jamais rien. Rien... Depuis l'âge de 7 ans, tout ses souvenirs étaient impeccablement tirés et hiérarchisés à la journée prêt.

Après avoir passé la semaine avec une femme (même si c'était alors une libellule), il aurait au moins du être en mesure de se souvenir de son nom. Il revoyait encore leurs escapades nocturnes dans des maisons du quartier nord, le complexe scientifique de fortune où la rencontre avait eut lieu. Les cages de la loge du Génie, les Verrous minimalistes... Tout était là... Attendez où était situé le complexe déjà ? La réponse était floue : Les rouages de son crâne étaient encrassés.

Était-ce un effet de cette putain de brume et de la transition de mâle à l'animal ? Magna n'aurait su le dire. Il devait encore analyser ce qui s'était passé. Pour l'heure il tachait de dissimuler son malêtre tout autant persistant que grandissant, et de paraître en forme devant son invitée de circonstance.

- "Ah te revoilà ! Ça va mieux ?" demanda t-il. C'était quoi son déjà ?! Il était presque sur que c'était quelque chose en 'a'.

J'crois que je vais pas abuser de l'hospitalité. Je t'rapporterais tes vêtements à l'occasion. avait-elle dit.

Magna fixa la jeune fille sans nom d'un air perplexe et sincèrement désolé.

- "Ah eh bien me voila bien embêté, j'ai trop préparé à manger pour une seule personne !" s'esclaffa-t-il.

En vérité, ses rouages n'étaient pas encrassés si on les focalisaient sur autre chose que son prénom ou ses souvenirs. La mémoire est une faculté cognitive comme la perception, le langage, ou le raisonnement... Les travaux actuels du département scientifique de l'Académie situait la mémoire dans le cerveau et plus précisément dans la région du pallium et des trucs autours, ce qui était la région dominante du cerveau chez les humes (apparemment).

Or si le phénomène avait affecté cette région du cerveau chez lui, son sens olfactif aurait du aussi être perturbé... Ce n'était pas le cas, puisqu'il parvenait à cuisiner et à sentir les bons produits. La seule conclusion qu'il put en tirer, si ces empaffés de la loge du médicinisme ne se trompaient pas, c'est qu'il était sous l'emprise d'un phénomène magique ciblé. Donc peut-être bien de cette brume bleue bizarre. Son regard se recentra sur la jeune fille et il se focalisa sur elle. Elle affichait des signes de stress... Elle, quelque fut son nom, semblait pressée de déguerpir des lieux.

- "J'avais pourtant souvenir d'avoir caché les décorations les plus affreuses dans des pièces scellée." ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie (bien qu'il l'ait réellement fait en réalité). Une image fugace passa dans son esprit... Une image de sa mère. Celui d'un portrait qu'il avait brûlé dans la demeure familiale après avoir décapité son amant préféré avec une cisaille. Il la chassa rapidement, en allant poser délicatement son couteau dans l'évier.
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   24.08.11 23:45

Evidemment c'aurait été trop facile de dire "Bon, ben j'y vais." et d'entendre un simple réponse qui voulais dire " D'accord, pas de soucis.", bien trop facile.

Ah eh bien me voila bien embêté, j'ai trop préparé à manger pour une seule personne!

Il rit et Sel lança une pensée réprobatrice à ces fichues patates, c'est jamais bon signe les patates d'abord. Surtout que Selena le voyait, elle voyait le léger malaise qui flottait au-dessus d'eux, quelque chose perturbais son hôte, elle le voyait dans son regard comme lui voyait le malaise de la jeune femme. Aurait-elle mieux fait de se glisser par la fenêtre?
Premier coup.


Le subtil, mais non moins percéptible, soucis intérieur de Magna sonnait comme une horloge à l'oreille de la demoiselle. Un premier coup qui appellait à quitter les lieux, il fallait qu'elle quitte cet homme avant de faire trop de dégâts.

Son esprit vagabondait, pouvait-elle en profiter pour s'esquiver, mais partir de manière aussi 'abrupte' après le service qu'il lui avait rendu n'était pas très juste, déjà qu'elle l'affectait fallait pas non plus piétiner la reconnaissance qu'elle lui devait.
Que faire...?

Le regard clair de l'hûme se figea dans ses yeux d'une teinte proche, elle savait qu'il le voyait.
Deuxième coup.


Sel fixa ces iris gris-bleus, troublant que de voir ses yeux à travers ceux d'un autre, un miroir qui la replaça face à ses démons. Elle se remémorait tant de chose, sa mémoire était nette, précise alors qu'elle voyait celle des autres se dégrader au fil du temps.
Dans ce miroir d'iris c'est sa silhouette qu'elle voyait tomber en poussière.
Troisième coup.


Son coeur battait les tambours et son esprit dansait, virevoltant sur lui même à en perdre le Nord.
Quatrième coup.


J'avais pourtant souvenir d'avoir caché les décorations les plus affreuses dans des pièces scellée

Cinquième et sixième coup.

Il se retourna pour poser son couteau, même s'il ne s'agissait que d'une fichue blague, un seul mot avait suffit pour que ses côtes se crispent autours du peu d'air qui lui restait.
Et s'il savait? La ficherait-il dehors? Peut-être était-ce la solution pour quitter les lieux,... mais Sel n'était pas, enfin plus, du genre à en dire trop. Désolée mais partager ses emmerdes c'pas le genre de la maison alors on se fout deux bonnes baffes et on repose ses pied au sol, okay!?

Non franchemant avec toutes ces histoires de dingue faut vraiment que je rentre, là je rêve juste de m'écrouler sur un matelas et y crever tant qu'on est pas changés en arbre.

Voilàà! Tu vois quand tu veux? Maintenant ça devrait aller, à moins qu'il t'oblige à prendre ta part du repas... n'empêche c'est vrai qu'il est l'heure de manger, et entre ses poumons qui suffoquent discrètement et son estomac qui réclamait son dû, elle était réellement au bout du rouleau notre balayeuse.
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- Léonard mégalomane -

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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   26.08.11 16:58

S....a allait répondre. Magna le savait. Alors que son pressentiment semblait se réaliser, pendant une seconde le temps sembla figé autour de lui. Cela se produisait parfois lorsque son cerveau fonctionnait à toute vitesse. L'ambiance s'était trop vite dégradée malgré une "sécurité" retrouvée pour qu'il n'y ait pas anguille sous roche... Ses souvenirs défaillants progressaient il pouvait presque le 'sentir'.

S...a... Son invitée... Dont même les images de la silhouette dénudée commençaient (malheureusement) s'embourber dans l'esprit du scientifique, avait une attitude qui était très clair : Elle était dans une situation qu'elle ne contrôlait pas. C'était un fait parfaitement visible dans le regard acéré de Magna.

A un moment où la préoccupation était le froid (et la nudité), le problème ne semblait pas si important. Mais maintenant qu'il était en sécurité la jeune femme avait peur d'autre chose... Mais quoi ? Peur de se faire 'courtiser un peu trop brutalement' ? Nan si Magna avait eut des intentions mauvaises, les choses seraient déjà réglées depuis son longtemps.

En outre son personnage était trop pédant et son masque trop imbu de son propre reflet, pour que les gens puisse s'imaginer une face sombre chez cette personne. C'était le trait majeur des hommes de sa maison...
A moins que...

Non franchement avec toutes ces histoires de dingue faut vraiment que je rentre, là je rêve juste de m'écrouler sur un matelas et y crever tant qu'on est pas changés en arbre.

*Décryptage... Phrase trop anodine par rapport au contexte... Évocation de la folie des événements passés, mis au diapason de la nécessité de repos, justificatif de l'obligation de quitter les lieux, suivit d'un trait d'humour sensé détourner l'attention de cette construction mentale totalement illogique... *

Ben oui carrément ! Si elle était usée à ce point, elle dormirait dans l'une des 9 chambres de la maison. C'est pas comme si Magna manquait de place. Le trait d'humour arboricole arracha néanmoins un sourire au scientifique, il s'étira. Pourquoi couper court à un moment si agréable ? Tant pis. Des fois, il valait mieux mettre les pieds dans le plat. Puisqu'il fallait qu'il en soit ainsi, qu'un orage gronde et répondre au clocher que la foudre vaporise la gêne qui s’ablatait sur cette conversion.

- "D'accord... D'accord... Visiblement, tu es gênée d'être ici. Sincèrement j'aimerai bien que tu restes un peu... Mais tu peux partir si tu veux." dit-il en souriant de manière sincère. Ce qui était assez inhabituel pour être souligné. Mais il fallait bien que la foudre tombe.

- "Cependant... Avant que je te laisse partir j'aimerai que tu me dises une chose : Peux-tu m'expliquer la raison qui fait que après une semaine, je sois incapable de me rappeler du prénom de la libellule que je portait sur mon dos ?"
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   27.08.11 0:40

Sel eu un doute, allait-elle réussir à s'extirper de ce mauvais pas? Vu sa tête, pas vraiment.
Même si leur possible futur à racines lui décrocha un sourire, il avait pas l'air si crédule. L'horloge tournait et absorbait chaque fois un cil des yeux "Cendrillon", comme on retire les pétales d'une fleur...

Dixième coup.
Oui, bon quelques coups se sont perdus dans la foulée mais que voulez-vous, ils passent à une allure!

Elle attendait donc le "verdict" en le fixant.
Sans qu'on ne leur ai demandé quoi que ce soit ses yeux commencèrent à parler... "s'il te plait, laisse voir déguerpir du château!"

Onzième coup.

D'accord... D'accord... Visiblement, tu es gênée d'être ici. Sincèrement j'aimerais bien que tu restes un peu... Mais tu peux partir si tu veux.

Les coups de minuit s'estompèrent un moment, vraiment?

J'suis déso...

Elle commença déjà à se diriger vers la porte..

Cependant...

Douzième coup.
..lée...?

Avant que je te laisse partir j'aimerai que tu me dises une chose : Peux-tu m'expliquer la raison qui fait que après une semaine, je sois incapable de me rappeler du prénom de la libellule que je portait sur mon dos ?

Trop tard Cendrillon...
Mouais, c'aurait été trop beau... évidemment! ... apparemment ses efforts pour avoir l'air sincère n'avaient pas réellement portés le fruit escompté.
Après avoir finit en une cacophonie de mots lançés à sa figure par l'intermédiaire de son hôte, le carillon se tut enfin.

Bon, elle avait essayer de s'eclipser de manière diplomatique, elle avait tenté d'éviter de faire trop de vague... loupé maintenant va falloir faire fasse ma grande, marraine la bonne n'a pas apprécier que tu mette si longtemps à venir.

Pourquoi pas déduire simplement à un trous de mémoire?

Le carosse est parti sans toi et tu te retrouves en haillons devant môsieur,
bien obligée de lui expliquer le fin mot de l'histoire,
et tu ne lui fera pas avaler ton "heureux pour toujours"...
...alors arrêtes de fuir.

L'invitée scruta son "hôte" un moment, sachant pertinemment que jamais il n'avalerait un telle stupidité, son regard était devenu plus sévère, pouvait-elle réellement lui dire?
Non Sel, tu sais très bien que ça n'y changera rien...
Tu a préféré rester seule pour éviter de refaire les même erreurs,
tu vas pas t'y remettre, non?

Elle cherche, oui, elle cherche dans les yeux de l'homme une raison qui la pousserais à dire la vérité. Devait-elle vraiment? Peut-être lui en voudrait-il beaucoup?
La balayeuse allait donc faire face, mais alors il fallait qu'elle ne se laisse plus faire par l'autre, c'est à elle de mener la danse. Ses yeux se teintèrent de défi lorsqu'elle prit appui sur le bord de la fenêtre.

D'accord.

Leur petite cavale méritait-elle que la femme lui porte sa confiance? Même s'ils avait formé un duo, assez anodin, les circonstances n'étaient plus les même.
Allait-il piquer une colère si elle le faisait trop attendre?
Sel commençait à avoir soif, un petit remontant lui ferait du bien... d'ailleurs ne lui avait-il pas promit un verre? Pas sûr qu'il veuille encore bien tenir ses promesses.

C'est ma faute.

Direct, net préçis et le tout finissant sur un magnifique point.
Elle prenait volontairement son.. temps. Elle voulait voir s'il avait une grande patience. Comme s'ils étaient occupés à parler chiffons, elle regardait autour, détaillait la décoration, scrutant par moment les réactions d'en face.
Alors, curieux?
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   27.08.11 2:21

Pourquoi pas déduire simplement à un trous de mémoire?

Fiche toi de moi... Je n'ai jamais de trou de mémoire... D'ailleurs c'est bien plus embêtant que l'on croit parfois. Mais dans l'esprit du scientifique, il vaut mieux jamais cesser de souffrir que de se laisser toucher par l'oubli, le pire des maux dans la hiérarchie des saloperies et autres trucs horribles que l'ex-araignée connaissait.

C'est ma faute.

Les mots tombèrent dans l'esprit de Magna comme une pierre dans l'eau. La surface de ses pensées se para de chaos puis redevint calme. Il n'aurait jamais pensé que la jeune femme lui aurait pas parlé si directement. C'était l'objectif recherché. La nouvelle information donnée par la jeune femme se mêlait aux conclusions précédentes. La tapisserie commençait à être claire dans l'esprit du scientifique.

Elle n'avait rien fait de bizarre que le scientifique avait remarqué (à part se déplacer chez lui comme si elle connaissait tout) et le fait que la seule solution soit de partir lui indiquait qu'elle n'avait pas d'autre solution. Donc il décida de ne pas lui en vouloir. Le fait que les effet se manifestent après la transformation en humain indiquait un rapport à la magie, concordant avec son diagnostic d'effet magique ciblé. Cela était parfaitement logique, donc plutôt "rassurant" dans l'esprit cynique du scientifique... Comme quoi il fallait parfois peu de choses !

- "Je vois..." dit-il. Il passa la main dans ses cheveux en soupirant.

*Je crois que je le savais en fait. En ai-je encore trop fait ?*

L'esprit de l'inventeur était bien plus serein. C'était de la magie. Un domaine qu'il connaissait presque aussi bien que le thé et les machines. Bon par contre c'était embêtant mais rien d'insurmontable pour le rouleau compresseur. C'est pas ce genre de conneries qui gâcherait ce savoureux et séduisant retour à la normalité. Sans le savoir, la dernière phrase de la jeune femme venait de mettre en marche le côté inventeur de Magna Vaure.

Après tout, depuis quand la magie pouvait-elle gâcher un moment de bonheur simple ? (Ne pas penser aux histoires de la semaine passée) C'est alors que le scientifique partit dans l'une des tirades dont il avait secret. L'ex-araignée aimait les discours, sans mesurer comment cela pouvait être déroutant pour son interlocuteur d'avoir une personne qui devine la plupart des choses sans qu'on lui en dise trop.

*Vraiment les gens sont parfois embêtés avec de ces petites bêtises chiantes... C'est fou...*

- "Voila qui doit être embêtant à vivre au quotidien dans les relations sociales... Mais bon c'est pas ce détail de faible importance qui va nous empêcher de dîner l'un l'autre en bonne compagnie dans une demeure magnifiquement décorée..."

En grande partie par sa femme... Magna chassa cette brève pensée triste.

- ''Le sort à choisit de m'attribuer un don trop créatif pour que mes souvenirs soient effacés malgré tout le charme que l'oubli pourrait trouver... La solution pourrait être simple en principe si tu es une psyker, il suffit d'un générateur qui renforce la réalité autour de toi. Et si ta technique est celle d'une rough ou d'une symbios, il suffit d'adapter un simple filtre pour limiter tes capacités..." annonçait Magna comme si il s'agissait de la pure évidence qui tombait du ciel comme une vérité connue de chacun et de tous, ou qu'il chassait un pitoyable insecte qui aurait jugé que ses bottes neuves étaient un endroit sympa où se reposer après un long vol. Toutefois c'était une réaction plus ouverte que ce qu’avait du connaître la jeune femme jusqu'à présent, même si Magna l'ignorait. La peur des problèmes magiques simples n'avait rien de logique. La civilisation n'avancerait jamais si l'on s'arrêtait d'emblée à ce genre d’anicroches.

- "Dis moi jolie demoiselle...'' Non ! Décidément le prénom s'était esquivé de la mémoire. "Connais-tu la race de techniques sobrement intitulée Techie ?" demanda-t-il avec mystère, avant de retourner à la coupe de son super poivron vert qui avait espéré un temps ne pas subir le même sort que la tomate et les pommes de terre, impitoyablement sectionnées en dés.

*Prends-ça dans les dents maudit légume vert !*

SCHLACK !
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   27.08.11 22:33

Sel le scrutait en cherchant chaque réaction, chaque détail qui indiquerait quel engrenage s'était mit en route, la colère? L'imcopréhension? ... rien de cela... pourquoi?
Comment pouvait "comprendre" ce qu'elle avait dit? C'pourtant pas normal, elle est où l'astuce?

Je vois...

*Nom d'un cornichon! Quel...*

Comme, çà!? Naturellement, c'est pourtant évident que les gens fassent ce genre d'effet aux autres... biensûr!
Non seulement il la tanne pour qu'elle lui avoue être à l'origine de sa perte de mémoire mais apres il fait genre c'est normal, je connais çà... et puis c'pas si énorme comme révélation quoi! Nan, je le savais et puis d'ailleurs je sais pas si t'étais au courant mais en réalité la ville est faite entièrement en papier mâché, si si j'te jure!

Non mais c'est quoi ces salades là?
Il joue à quoi maintenant, hein? Bientôt il va lui réciter un roman en lui expliquant que tout le monde s'efface de la mémoire des gens, sa s'appelle le temps qui passe c'est çà? Aller je suis sûre que j'ai vu juste!

Voila qui doit être embêtant à vivre au quotidien dans les relations sociales...

Revoltée, Sel ne l'écoutait plus que d'un oreille, comme s'il savait ce que c'était...

*Oui çà les trous de mémoire ça n'aide pas vraiment à se faire des amis, c'est sûre*

... détail de faible importance ...

Ses yeux se firent aussi rond que deux mongolfières, attendez on a entendu la même chose là? Non, on retire toute valeur à votre présence, à qui vous pouvez être et ce n'est qu'un détail... rien qu'un fantôme qui ne laisse aucune trace, rien de très important en somme.
Et quelle modestie!
"Magnifiquement décorée" ou un "don bien trop créatif", bon sang si là on peu pas parler de fierté... expliquez moi.

Et vas-y que je refourgue pleins de mots bizarres en étalant mes connaissances. Psykers? Symbios? Roughs!? Attendez, il s'passe peut-être des choses bizarres, y a des trucs pas nets qui se baladent parfois, mais elle!?
Sel est née hûme quand même, elle est normale nan? D'où il peut sortir des trucs-machin-choses? Mais nan, j'oubliait, tout le monde ets au courant évidemment!

Mais...

Et il continue de parler...

Dis moi jolie demoiselle...

Sel.

Et toc! Tu le savais pas çà, hein?

Connais-tu la race de techniques sobrement intitulée Techie ?

Non, mais je vais le savoir j'imagine?

Elle disait cela, comme une mauvaise blagues d'enfant et, sans même lui laisser le temps de placer une seule syllabe -elle le stoppa net d'un geste de la main-, elle s'adressa à lui d'un air farouche.

Ecoute, je crois pas que tu m'ais comprise... j'ai rien fais moi, bordel! J'ai rien à voir avec ces choses là, je suis qu'une fille paumée qui a rien demandé à personne!
J'voulais jsute vivre ma petite vie normale, entourée de gens normaux et pourvoir normalement se remémorer des bons ou mauvais moments sans devoir constemment expliquer aux gens de quoi je leur cause et passer pour un dingue. Je voulais juste être juste... moi!
Pas un fantôme qui disparait au fil du temps!
Okay?


Ses yeux perçaient ceux de Môsieur comme les épines d'une rose qui refuse d'être cueillie de la sorte. Un court instant flotta silencieusement au dessus de leurs têtes, pour la jeune femme cet instant dura un moment certain, elle avait lâché çà comme le monologue d'un héros, sortit tout droit de la scène d'une pièce dramatique.
Dans la même lançée, Sel tourna les talons, théâtral j'vois dis!
Non, mais!
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   27.08.11 23:54

Magna ne dit plus rien. Quelque soit son prénom, quelques soient les souvenirs qu'il avait perdu. Sa réaction avait fait perdre à Magna tout l'intérêt qu'il avait pour lui venir en aide. Une conversation devenait rapidement ennuyeuse quand votre interlocutrice réagissait comme une personne en proie à une crise d'adolescence sans aucun rapport même avec ce qui avait été dit par sa bouche.

Tâcher de compatir et de vouloir rendre service aux gens, et ils vous envoie bouler comme un malpropre... Eh bien bravo ! Belle mentalité... Il attendit patiemment que Sel, puisque c'était apparemment son nom, finisse sa petite crise existentielle par politesse. A la seconde où elle eut vraisemblablement terminé son délirium tremens, il recula lentement comme si il avait reçu une giffle.

- "Apportez des solutions aux gens et vous recevrez des giffles. Foutre Etat, j'ai peut-être oublié des choses mais je voulais juste te rendre service !" dit-il avant de voir les premiers pas de Sel vers la sortie de la cuisine.

- "Mais qu'est-ce que j'ai dis de mal ? T'as rien compris ou quoi ?!" renchérit-il.

Non décidément, il ne comprenait pas. Et si il y avait une chose que Magna détestait plus que se prendre une gifle, c'était ne pas comprendre les événements qui avait court devant ses yeux. Il suivit la jeune femme d'un pas rapide jusque dans le hall. En l'appelant par le mot qu'elle lui avait donné : Sel... Comme du sel et du poivre ? Non un souvenir aussi marrant n'aurait pu s'oublier si facilement. En outre, Magna se souvenait de la lettre 'A'... Sela ? Nan c'était trop simple, il fallait un nom plus long : Quatre lettres auraient été perdues, si Magna pensait à la somme de souvenir qu'il devait posséder en toute logique et auxquels ils n'arrivaient pas à accéder.

Alors qu'ils arrivaient dans le hall un éclair déchira le ciel, et ce fut une lueur dans la cervelle de Magna. Comme quoi les coïncidences ! Tous les souvenirs qu'il perdait avait un rapport avec la jeune femme et sa présence à ses côtés. Alors ce qui devait n'être qu'une phrase au début hésitante se mua en un cri que son auteur même n'avait pas prévu...

- "Je... Je ne veux pas t'OUBLIER !"

L'écho empli la pièce. Celle-ci amplifia la voix de son propriétaire avec une douceur servile.

Ce que Magna avait oublié dans le désarroi du moment, c'est que le verbe 'Oublier' était en fait le code vocal d'un dispositif bien précis du manoir : Celui qui avait pour vocation de blinder la pièce dans laquelle il se trouvait. Dans un bruit de métal que l'on torture, la nuit s'abattit rapidement sur les portes, fenêtres et murs. Le lustre du plafond s’alluma péniblement jetant une faible lumière sur le couple d'ex-insectes.

Encore à bout de souffle après avoir vidé presque tout l'air de ses poumons d'un coup, Magna posa la main sur ses genoux et alors qu'un bruit marquait la totale fermeture de la pièce à l'extérieur, il lâcha désespéré :

- "Eh merde, encore un truc que je n'avais pas prévu..."

*En plus je n'ai pas codé de mot de sortie... Je me suis changé en araignée quand je finalisait ce système...*

Il préféra jugea utile de garder cette information pour lui. Histoire de ne pas se prendre la deuxième baffe de sa journée... Qui de toute façon ne devrait pas tarder quand son invitée s'aperçevrai qu'elle était coincée dans le hall avec lui... Magna s'assit le temps de réfléchir sans faire attention à son invitée. Vraiment quelle semaine pourrie !
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   28.08.11 1:28

A peine avait-elle fait demi-tour pour quitter le domain qu'il pesta, ouais, bon, disont que c'est assez compréhensible. Mais bon quand "rendre" service rime avec prendre la cause de tout vos malheurs et la réduire à l'état de banalité, y a quand même une nuance.
Elle avança à grands pas tandis qu'il se défendit encore.

Bien sûr qu'elle avait rien comprit, elle savait pas de quoi il lui causait genre "c'est pas une raison de se casser la tête voyont, c'est simple", non c'pas simple.
tac tac tac tac

Sans même tourner la tête elle le savait à ses trousses, ses pas résonnaient clairement dans le domaine, oui les siens. Les pas de Sel étaient silencieux tandis que la peau des ses pieds rencontrait le sol carrelé... et froid. Oui cette semaine, ils se seront bien gelés mais on n'y peut rien.
De plus l'homme ne cherchait pas à se faire discret il criait son "nom" dans toute la baraque.

Crack! ...

Non... c'est une vaste clownerie?
C'est quoi "çà"!? "Cà", étant un grand éclair déchirant le gris de la fenêtre de part en part... décidement pour une semaine "pèle-nouilles" c'était le bouquet. Voilà maintenant qu'elle devait marcher, pieds nus, jusque chez elle, protégée par un simple chemise en cotton sous on orgae monstre. Non, c'est une blague quand même.

Moi j'vous le dis, la semaine prochaine on a tous une écroce et des feuilles, faites gaffe où vous vous "plantez"!
tac tac tac tac...

Allez.
On respire un grand coup, on serre les poings, on insulte le gamin qui joue avec le "destin", on fait un grimace, on se secoue et on...

Je... Je ne veux pas t'OUBLIER !

La phrase aurait put être extrêment touchante avec sa douceur.. mais c'est sans compter sur cet enchaînement de cliquetits, d'engrenages et de rouages divers qui parcourut les murs, le sol et le plafond en se mêlant à l'écho qui se répercutait. Tel un monstre mécanique se déplaçait dans les murs, tournant autours d'eux avant de fondre sur ses proies.

*Quoi, encore?*

Le "monstre" leur sauta dessus, cachant toute lumière.

Noir total

Tabernacle! Il avait pas oser!?
C'est quoi ce plan foireux qui sent la bouse brahmine à plein nez!?
Dans quel foutre pétrin, sel avait bien pu mettre les pieds? Ah, çà! Pour attirer les emmerdes on est pas si nulle qu'on le crois! Noir, noir, noir! Elle voyait quedal dans ce piège! Bon, elle en connaissait un qui pourrait expliquer ce nouveau "pépin".

Danieel!

Son nom résonna de long en large, sur tous les murs, meubles et décorations, on aurait presque peur pour les fenêtres. Oui, Daniel, c'est SA maison après tout, alors si il ne les sort pas d'ici y a quelques questions à se poser non?
Comme répondant à un appel, le luminère commença à chauffer, et fournir un peu de lumière par la même occasion. Constatant ce qu'il fallait bien voir, elle se laissa glisser à terre, assise... ils étaient bel et bien enfermés.

Eh merde, encore un truc que je n'avais pas prévu...

Selena était complètement abasourdie...
Faut vraiment avoir un bonus chance aussi pourrit qu'un escargot pour se retrouver dans cette situation. Encore ils auraient put être enfermés dans la cuisine, bon... mais là...
Plus rien à dire, elle restait assis là ... bon au moins elle était calme... dans un sens. Doit y avoir erreur quelque part là, où c'qu'on a vu ce genre d'embrouilles s'accumuler de la sorte? Il doit y avoir erreur quelque part! Pas possible autrement!

C'est pas possible... d'attirer autant de conneries...

...

C'est quoi çà?

Demanda-t-elle à son geôlier avec une voix devenue... calme...
L'ancienne libellule fixait les "murs", décontenancée... comme un insecte fixerait une lumière avant de s'y ... frotter -aïe-. C'est quoi "çà"?
Sérieusement.
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   28.08.11 2:14

C'est pas possible... d'attirer autant de conneries...

...

C'est quoi çà?

- "C'est un prototype d'une de mes inventions. Son nom de code est Sophia." dit simplement Magna un peu déprimé.

En réalité d'habitude, il aurait pu dire : Sophia pour Système d'Occlusion Périphérique des Habitations Insécures Arachnotechnologique. Ceci était en fait un dispositif multi-arcanotechnologique existant afin d'immuniser virtuellement une pièce à tout danger physique provenant de l'extérieur, et qui avait également pour effet d'empêcher les choses d'en sortir... Le système reposait sur une vision arachnotechnologique, d'où son caractère automatisé.

Un récepteur arcano suzerain, était chargé de capter et d'identifier le son de commande et gouvernait chacun des dispositifs vassaux d'une pièce (dont plusieurs des éléments constituants avaient été enchantés eux-mêmes indépendamment les uns des autres). Ceci était la démonstration d'un pur fruit de la Divine Ingénierie Arcanotechnologique, pour tout dire : C'était même du grand Magna Vaure. Les systèmes arcaniques originaux et complexes étaient sa grande spécialité. Ces constructions en puzzle ne tombaient pour ainsi dire jamais en panne jusqu'à la fin de leur vie grâce à la force combinée des enchantements se renforçant les uns les autres.

En réalité pour la petite histoire, le mot 'oublier' qui avait servit à l'activer n'était qu'un nom de code simple servant à activer des fonctions que Magna employait sur des objets inachevés pour les tester. Le test était concluant, mais il aurait préféré programmer un code de retour à état initial avant d'effectuer ce genre de test.

- "Désolé d'avoir empêché ta fuite. Ce n'était pas vraiment comme ça que je comptais m'y prendre."

Il eut un petit rire amère, avant de se relever et de regarder sur ce que la faible lumière lui permettait de voir. Il faudrait vraiment qu'il change ces maudites ampoules un jour.

*Même quand je gaffe, je suis condamné à réussir ce que j’entreprends sur le plan de la technique... C'est parfois un peu chiant !*

Il songea à allumer un feu, avant de se souvenir que la cheminée du hall n'avait pas été ramonée depuis 4 ans. Il préféra donc éviter de les asphixier. Sinon il passerait vraiment pour un hôté indélicat.

Il fit des va-et-vien dans l'obscurité pour se donner le temps de penser posément comme un scientifique. Inutile de se creuser la tête pour savoir si il y avait un moyen de sortir, il en avait forcément prévu un. D'ailleurs il s'en souvenait ! Il l'avait fait quand il était une araignée... C'était peu avant de se faire capturer... Zut ! Cet effet magique sur sa mémoire était vraiment chiant. Voila qu'il oubliait des actes qu'il avait effectué en tant qu'araignée. Bon il y avait bien une sortie dans la pièce... C'est certain... Je l'ai créée, c'est un fait. Je ne m'en souviens pas. Inutile donc de chercher l'existence d'une sortie, il suffit de chercher quel genre de sortie j'ai pu finir d'aménager en tant qu'arachnide.

*Jamais il ne sera dit qu'une araignée n'a été vaincue pas l'archnotechnologie ! Jamais ! Oups je m'égare...*

Soudain un éclair le frappa à nouveau ! A moins que ce ne soit le bruit de l'orage.

- "Eh FoutreÉtat ! J'ai oublié les patates sur le feu... Elles vont être toutes brûlées si je ne sors pas vite d'ici..." murmura l'arcano juste pour lui.
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   28.08.11 19:14

Dire qu'elle avait apréhendé l'idée de devoir sortir sous l'orage, quelle déraison. Là, elle aurait franchement apprécié chaque goutte de pluie sur son visage et la sensation de ses pas sur les pavés trempés... au lieu de cela elle était enfermée dans une pièce privée de tout contact externe, même pas un rai de lumière naturelle, bien que ce soit relatif vu l'orage qui grondait dehors.

Un "prototype" ?

Il se fichait d'elle là? C'est pas imaginable quand même...

En gros, on a été enfermé par une machinerie pas finie, donc s'il y avait un truc, genre un rouage dans le mauvais sens "ça" aurait très bien pu nous exploser à la face... et si on tente d'inverser le processus on court le même risque voir pire...

Les yeux comme scrutant un point invisible au plafond, Sel détailla sa réflexion lentement comme s'il fallait laisser un certains temps pour comprendre la chose.

C'est génial...

Il va sans dire que cette phrase était vide de tout enthousiasme, évidemment.
Pour éviter de céder à la folie elle ferma les yeux en respirant à nouveau un grand coup. Ah que c'aurait été agréable de courir sous cette pluie diluvienne, un vrai bonheur... un instant la demoiselle s'imagina les gouttes d'eau froide sur son visages, les vêtements trémpés qui vous colle à la peau en gênant vos déplacements, ses petits petons glaçés au point que la fine couche d'eau au sol semblait chaude et ses bras qui ne pouvaient grelotter à cause du mouvement de leur course...
Encore une bouffée d'air... pas aussi fraîche qu'elle l'aurait voulut.
Par contre si môsieur s'avise de dire qu'il faut économiser l'air car y a pas d'aération, elle l'étrangle.

*Non mais c'est quoi d'abord le but d'un système qui enferme le propriétaire?
Normalement on bloque les intrus, y a un truc pas très logique, dites moi que j'suis pas la seule à trouver çà bizarre quand même par-ce que sinon je sais pas, hein...*


Bon, sa seule chance de sortie étant la cause même de ses problèmes, mieux valait pas le froisser. Sel garda donc cette petite réflexion pour elle.

Désolé d'avoir empêché ta fuite. Ce n'était pas vraiment comme ça que je comptais m'y prendre.

Mouais...

Elle replia délicatement ses jambes contre son torse avce ses bras pour pouvoir poser son menton sur ses genoux. En "boule" elle dévisagea donc son hôte-geôle, magnifique contradiction, elle laissa tomber la colère, apparemment c'était plus une source d'ennuis que de solutions.

En tout cas c'est un réussite.

Là, elle pouvait clairement plus rentrer chez elle.
Du coup, valait mieux s'y résoudre plutôt que de se broyer les mpoings sur leur cage... enfin.. pour l'instant.
Avec l'éclairage défectueux c'était une ambiance tamisée qui baignait la pièce, lorsque Magna ouvrit à nouveau la bouche. Ces quelques mouvements étant le seul élément digne d'interêt de la pièce, ouais un hall-prison vide ça foisonne pas de vie j'dois dire, elle observa les mots se glisser discrètement hors de ses lèvres. Elle suivit ces mouvements sans ciller jusqu'à voir le mot Patates.. si là vous toruvez toujours qu'il se fiche pas d'elle quand même...

Ils sont presque enmurés vivants et lui il pense à ses patates, c'est quoi son...

BrooOooOOoo....


Hum... ça aurait presque pu passer pour un grondement de tonnerre... pas assez apparemment... et merde. Sel enfonça son visage derrière ses genoux en espérant ne pas être vue, comme si cela pouvait la disculper. Non, c'est pas réussit, n'importe qui aurait bien le reconnus le cri d'un ventre vide. Et c'est à moitié planquée que ses yeux se tournèrent dans une direction, n'importe laquelle mais surtout ne pas le regarder lui.

Selena chargea ses intestins d'aller étrangler cet estomac trop bavard, histoire de le faire taire sur le champ, mais ces derniers n'était pas mieux nourris et refusèrent d'optempérer.
C'est con.
Du coup, elle serra ses jambes contre elle aux points d'écraser les quelques rebelles. Non mais c'est qui le patron ici!?


Dernière édition par Selena le 28.08.11 20:26, édité 1 fois (Raison : Phrase mal formulée...)
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   28.08.11 23:10

Un nouveau coup de tonnerre ? Ah non c'était l'estomac de son invitée qui grognait... Etonnant qu'il ne l'ait pas fait avant d'ailleurs. Bah ! Magna ne trouvait pas cela très important. En dehors du fait, que la réalité lui prouvait une fois de plus par A + B qu'il avait bel et bien raison. Mais bon, malgré le fait que son point de vue ne demeure qu'une interprétation, il avait tendance à le considérer comme une vérité.

Famine à l'intérieur, orage à l'extérieur, et maintenant un cocon de fer puddlé et blindé animé par tout un assortiment de machines. Les signes étaient pourtant nombreux pour que la jeune femme reste au moins dîner. Eh bien, elle ne cessait de voir des signes pour partir. Il lui proposait de tenter de régler ses soucis de mémoire, plutôt simple à régler pour une personne qui s'y connaissait en fait.

Le vraie problème n'était pas la perte de mémoire. C'est comme une inondation : Le problème est la plomberie endommagée pas la flaque d'eau qui en résultait. Et son invitée fuyait cette perspective parce que c'était mal présenté ? Magna n'en savait rien. Il avait cru bien faire pourtant... Enfin il y avait plus urgent pour le moment... D'autant que sa démonstration actuelle n'était pas vraiment concluante. Même si les oeuvres de Magna n'explosait que lorsqu'on les sabotait avant la fin (l'histoire l'avait bien prouvé).

Bon si il avait eu son V-kam-G, le problème aurait été différent : Il aurait pu travailler les systèmes de la porte pour qu'elle puisse s'enfuir à son gré, avant ... Mais celui-ci était dans son labo... Bien à l’abri dans l'intégralité de l'aile ouest de la demeure, sur presque tout les étages de celle-ci. Pendant ce temps, il voyait que son amie prenait soin d'éviter de le regarder. Etait-il vraiment si méprisable ? Mais oui le labo... En coupant l'alimentation de la machine, elle reprendrait spontanément sa posture initiale. Et pour cela il fallait couper le même générateur auxiliaire dans le labo...

- "Bien... Soyons constructifs..." dit Magna, en continuant à se parler à lui-même sans faire attention à la demoiselle qui boudait.
- "Si un prototype nous embête et qu'on ne peut influer sur lui il n'y a plus beaucoup de solutions."

Bien alors si sa science les mettaient dans le pétrin, il était plus logique que ce soit elle qui fasse le boulot pour les en sortir. Normal quoi... La seule question qui demeurait était celle de savoir si il avait un système complexe en évolution permanente dans la demeure qui serait susceptible de les aider... Il pensait bien à quelque chose... Mais il faudrait encore que cela soit possible à réaliser.

*On peut toujours tenter, après tout...*

- "Bon, j'ai peut-être une idée pour nous sortir de là..." dit-il à Selena. "Si ça marche, tu me pardonnes ?"

Sans attendre de réponse, il siffla très fort. Ce n'était pas une commande mais il avait souvenir que l'invention qu'il ciblait était sensible aux forts décibels. Il ne passa rien, puis un cliquetis métalique tout fin presque musical retentit dans les oreilles de l'inventeur.

Une petite araignée mécanique surgit de l'ombre. Elle était bien plus petite et moins poilue que Magna sous la même forme, mais elle évoquait le même animal : Son blason, l'ennemie mortelle des ty-rex de Lespure. Magna accueillit la petite bête dans ses mains et lui murmura quelques petits mots... à l'oreille... Puis l'araignée repartie aussitôt qu'elle était venue. Magna se rassit sur le sol, il avait l'air nettement plus détendu qu'auparavant. Si tout allait bien lui, et la fuyarde seraient bientôt sortis d'affaires.

- "Ahah, brave petite... Il ne lui manque que la parole..."
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   29.08.11 21:01

Gênée!
Oui, gênée qu'elle était de voir son estomac prendre de telles libertés, mais qu'est-ce qui lui prend à ce corniaud? Sel se retrouvait comme ces mères qui trimballait des bambins criards, le regard fuyant qui cherchait à éviter les accusations et une grimace mimant la surprise mêlée à de l'indignation... "Quoi? Cet enfant? Non il est pas à moi... mais quelle terrible éducation..." ... enfin sans compter sur le gamin qui a tôt fait de la hêler "Regarde maman!"
Voilà, c'est exactement cela! Elle avait beau essayer de jouer l'innocente, l'écho du grondement la rappelait à la réalité comme si son propre estomac lui criait "Regarde le bruit que je sais faire!".

Bien... Soyons constructifs...

Serrant toujours ses jambes contre elle, Sel finit quand même par le regarder, il était en pleine réflexion, au moins il éssayait de résoudre le problème, elle pouvait pas vraiment le blâmer là.
Toujours recroquevillée elle écoutait distraitement son raisonnement sans le couper, bah oui!
C't'une balayeuse, et encore c'est beaucoup dire, pas une mécanicienne.

Alors on se tient tranquille et on écoute le "professionnel"... bizarre de dire cela comme çà quand c'est de lui qu'est venu tout le problème, à cause de ce qu'il a dit... et puis reparlons en, c'était quoi çà au juste ?
D'un point certain de vue la phrase sonnait comme une déclaration du genre, sortie d'un roman... non... Rien à voir.
Bien que le sort s'acharne à te garder ici vaudrais mieux partir avant de changer la vie de notre bon monsieur en gruyère, surtout qu'il avait dit tenir à ses souvenirs nan?
Mais alors? S'il sait qu'elle lui passe la cervelle à la javel, s'il tiens vraiment à elle, pourquoi s'obstinne-t-il? C'est pas logique quoi...

Chacun sa réflexion propre, l'un à voit haute et l'autre au plus profond de son crâne.
Encore en contradiction, pour pas changer de disque. Sans réellement s'en appercevoir c'est comme si un jeu, courant chacun dans un sens opposé depuis le début, si Magna allait à droit, Sel à gauche... etc.
Ils ne s'en rendaient sûrement pas compte, et heureusement sinon y aurait des questions à se poser, mais si l'un changeais finalement de direction pour suivre l'autre, ce dernier faisait aussi demi-tour... et rebelotte.
Quiprocos et sautes d'humeurs, hum... quel délicieux mélange, peu banal tout de même.

Ah! Voilà Monsieur Oui qui se tourne vers Madame Non, ou alors est-ce Madame Oui et Monsieur Non? On n'en sort plus après un moment... décidez-vous donc!

Bon, j'ai peut-être une idée pour nous sortir de là...

Ah oui voilà!
Enfin une bonne nouvelle! Je sais pas pourquoi mais, on aurait presque l'habitude de n'en entendre que des mauvaises, allez donc savoir pourquoi!

Si ça marche, tu me pardonnes ?

... de toute manière...

Selena grimaça sous la douleur, il voulait lui crever les timpans maintenant?

...j'imagine que j'ai pas vraiment le choix.

Une petite moue résignée et un soupir accompagnère cette nouvelle tandis qu'un léger regard glissa vers sont estomac, apparemment satisfait de cette réponse -il ne rouspettais pas en tous cas- .
Mme Oui qui se déguise en Mme Non, comme c'est original!

Un cliquetit commença à se faire entendre de loin.
Nom d'un chien c'était quoi encore? La première expérience foireuse n'avait-elle pas suffit?
L'appréhension se lisait sur le visage de l'invitée.
C'est tout? C'est minuscule ce machin?
Comment ce truc allait-il bien pouvoir les sortir d'ici?
Elle se demandait bien comment...

L'homme murmura à l'oreilles des machines -si tant est qu'elles aient de soreilles- ...
Hum... c'est le genre de phrase qui sonne bien çà, à retenir dans un coin de mémoire. La petite bêbête en ferraille repartit comme elle était venue, son cliquetit claquetant de moins en moins fort alors que Magna vint s'assoir, l'air satisfait du travail accomplit se lisait sur son visage.

C'est tout?

Demanda l'incrédule.

Je crois pas avoir tout saisit en fait...

Elle recula pour pouvoir s'appuyer sur ce qui fut la porte d'entrée, ou de sortie ça dépend du point de vue. Et c'est pas la miniature de Magna qui allait rassurer l'invitée quand à leur destinée, et puis d'abord...

C'tait quoi ce machin au juste?

Histoire de se tenir au courant du prochain malheur.. juste au cas où.
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   30.08.11 1:31

Assis en tailleur, les mains posées derrière lui, Magna regardait son lustre avec un intérêt visiblement accru. C'est vrai qu'il était beau comme lustre... En réalité, il pensait surtout à un plan secondaire au cas où le premier rate. C'était peu probable bien évidément mais quand même on était jamais trop prudent... Surtout après une semaine aussi pourrie.

C'tait quoi ce machin au juste? avait demandé Sel.

Un machin ?! Décidément... Il y avait deux semaines de travail pour créer une seule de ces mécaniques... Machin... Magna considérait presque cela comme une insulte. Mais bon, il fallait croire que la jeune femme n'était pas du tout receptive à l'art des arcanes qu'il soit magique ou technologique. Tant pis... C'était vraiment dommage. Le scientifique écarta la question sans changer de position.

A l'heure actuelle, la petite araignée devait parcourir les couloirs d'aération du manoir. Elle ne trouverait pas une sortie à proximité immédiate du générateur, mais ca devrait aller. Sa petite taille, quoique puisse en penser son invitée, lui permettrait aisément de parcourir le chemin en profitant des conduites. Il aurait bien demandé à Sel, mais depuis qu'elle n'était plus une... Une quoi déjà ? Bref, un insecte, sa jolie taille retrouvée risquerait de coincer.

En outre, il ne voulait pas exagérer en demandant de l'aide pour régler un accident dont il était directement responsable. Enfin responsable... En creusant un peu, une personne avec un peu d’acuité aurait pu argumenter en disant que c'était la crise d'avant qui responsable, et que le manque de tact de Magna n'était qu'une variable anodine. Après un diagnostic était souvent prononcé avec détachement. Et les tournures qu'il avait employées n'était là que pour dédramatiser la situation qui devenait gênante pour tout deux. Il regrettait d'avoir paru si agressif.

- "Une autre invention.'' Dit Magna d'un ton plus détaché qu'il ne l'était vraiment.

- "Il s'agit d'un prototype de robot jardinier, que j'ai chargé de réinitialiser le système." expliqua-t-il.

Il espérait que son petit automate arachnide réussisse sa mission. En fait il lui avait demandé simplement de couper les cables derrière le générateur comme le robot aurait taillé une branche d'arbre (Heureusement que le robot lui-même était bien isolé contre le courant). Mais bon c'était quand plus cool et plus professionnel de dire réinitialiser le système.

Bon encore fallait-il qu'il le trouve. Le robot devrait galérer encore vingt bonnes minutes avant de trouver la bonne plant(e), et peu plus pour couper les câbles en cuivre avec son petit sécateur. Le couple serait encore prisonnier du hall un peu austère dans la pénombre ambiante, dans le meilleur des cas.

- "Le temps qu'il s'adapte à sa tâche et trouve la cible, nous avons encore un peu de temps.' précisa-t-il encore, histoire que la jeune femme ne s'impatiente pas trop d'un coup.

- "Mine de rien, c'est chouette d'avoir quitter la peau d'un animal !" dit-il.

Il passa sa main dans ses cheveux. Dehors l'orage grondait de plus belle. On entendait la pluie drue malgré le blindage sur les fenêtres.

- "T'es sure de ne pas vouloir rester manger un peu ?" demanda le scientifique. "C'est dommage de terminer cette semaine aussi tristement..."
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   30.08.11 16:04

Bon, même si entre machin et machine il n'y avait qu'une seule voyelle de différence, les deux termes étaient pourvus de connotation bien différentes, ce détail marauqait bine l'interêt que la balayeuse portait à ce genre de choses. Du moment qu'elle sais allumer la lumière et se faire à manger, c'ets tout ce qu'il lui faut.
D'ailleurs même s'il avait soigneusement évité de répondre, on avait pu lire un court instant qu'il avait pas réellement apprécier. Déjà que Sel montrait un minimum d'attention à sa création, même si cela venait du fait que la machine était leur moyen de sortie et aussi, en demandant de quoi il s'agissait. J'ai bine dit un minimum d'interêt, faut pas non plus lui en demander trop à madame. C'pas sont domaine ce genre de choses là, monsieur.

Il lui répondit cependant sans montrer son désaccord avec le mot précédemment employé, bah voilà! Bien forçés à partager la grande salle, ainsi que le probable silence pesant, entre eux deux, chacun y mettais un peu du sien pour que l'atmosphère ne les écrase pas trop.
Même si l'air avait prit des allures de rouleau compresseur il y a peu, il commençait à s'alléger des efforts plus ou moins fournis par chacun.
C'est déjà çà de gagné.

Une autre invention.
Il s'agit d'un prototype de robot jardinier, que j'ai chargé de réinitialiser le système.


Elle aurait du mal à d´où cela pouvait bien venir mais le mot "prototype" sonna comme "poisse" à son oreille... aller donc savoir... rien de personnel sûrement.
Disont que dans l'esprit de Sel, même si elle n'y connaissait pas grand, voir même rien du tout dans ces choses là, le fait que ce soit un jardinier même pas finit qui était en charge de les sortir d'ici... n'était pas du genre très rassurant. Encore une fois je sais pas du tout où elle peut aller chercher ces idées là.
L'homme semblait, quand à lui, confiant, un peu trop au goût de Selena qui avalait encore avec un peu de mal les infos "jardinier" voir même "prototype"... surtout "prototype" qui signifait que la deuxième machinerie allait dans la même catégorie foireuse que celle même qui était à l'origine de leur principal soucis.

Magna ajouta quand même qu'il faudrait du temps pour qu'il trouve le générateur... il était doué pour rassurer les gens en tout cas, car à la liste des détails précédents, l'objet animé ne savait apparemment pas où se toruvait sa destination... oui il était doué pour rassurer, y a pas de doute.
Dehors l'orage grondait de plus belle, comme s'il leur en voulait personnellement.. serait-il même contrarié de ne pouvoir les atteindre à cause du blindage?

Mine de rien, c'est chouette d'avoir quitter la peau d'un animal !

Sel se rapella leur dernière semaine, et nom d'un clébard mal lavé, elle regrettait pas que tout soit revenu à la normale, bon évidemment c'est en oubliant que quelqu'un avait oublié de leur rendre leurs vêtements.

Toi au moins t'avais pas peur de te faire marché dessus... au sens propre j'veux dire.

Disont que son ancienne taile ne lui permettait pas d'avoir l'esprit tranquille, un pied, une trop grosse bourrasque et elle donnait pas trop cher de sa peau, enfin... sa carapace plutôt.
C'était d'ailleurs pour cette raison qu'elle s'était alliée à un animal qui normalement aurait pu la croquer sans efforts, d'ailleurs elle avait eu de la chance de tomber sur cette araignée en particulier... pas sûre qu'une autre aurait été aussi amicale.

Au fond elle lui devait une fière chandelle à son garde de caracape, sans lui elle sais pas si elle aurait réussit à survivre dans la jungle urbaine qu'était devenue Sécaria... faudrait qu'elle pense à se montrer plus reconnaissante peut-être...
Même s'il avait fait plusieurs gaffe, dont cette phrase qui ne cessait de trotter dans la tête de Sel comme un vieille rengaine -mais c'était quoi l'idée de dire des choses comme çà ?-, il faudrait qu'elle arrête de se montre ... ingratte...

T'es sure de ne pas vouloir rester manger un peu ?
C'est dommage de terminer cette semaine aussi tristement...


L'invitée joigna la parole à sa précédente réflexion... s'il voulait avoir le cerveau comme un gruyère c'était son choix, il saviat à quoi s'en tenir alors ce n'est plus vraiment du ressort de la lidéllule. Même si sa réponse fut accompagnée d'un soupir qui marquait l'air de la rétraite.

D'accord... un repas.

Elle aurait presque tendu une main pour marqué leur accord: un repas.
Mais elle savait qu'il valait mieux éviter les contacts pour éviter qu'elle ne s'auto-électrocuter les méninges.

Bon...

Elle se redressa son estomac retrouvant par là un peu d'espace et quelques-uns de ses os craquant discrètement au passage, combien de temps était elle restée assise à terre déjà? Ses pieds se déplacèrent au sol avec un légèrement morsure dûe au carrelage froid.
Sel retroussa les manches trop longues de sa chemise et commença à longerles murs de la pièce en regardant attentivement ces derniers. Tantôt en plâtre tantôt en blindage, trace qu'il y eu un fenêtre à cet endroit. Arrivée à mi-chemin elle se retourna et son regard descendit vers Magna, toujours assis à terre, l'aire de dire "et alors?".

Et alors?
Aide moi à trouver un autre moyen de sortir, tu connais mieux cet endroit que moi non?


Elle lui dit cela d'un ton simple, accompagné d'un regard juste assez accusateur pour qu'il daigne lever son postérieur.

C'est pas que j'ai pas confiance en ton jardinier mais un plan B ne serait pas de refus.
Dois bien y avoir une sortie de secours non? Sinon je serais résolument incapable de dire le but de ton "système de défense"...


Aller mon grand on se bouge, tu nous a mit dans ce pétrin alors assume un peu, déjà que mademoiselle éssaie de faire de efforts.
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   01.09.11 4:49

En vérité, Magna parlait de prototype car chacune de ses inventions en était un. En effet, dans le sens commun sur Tyr, un prototype désignait le premier, ou l'un des premiers exemplaires, d'un produit industriel. Cette machine ayant pour rôle essentiel de valider les choix initiaux de conception de l'ensemble, c'était une notion parfaitement en accord avec le don de Magna. C'était un psyker, un arcanotechnicien de surcroit.
Cependant tout pouvoir qu'accordait la nature à ses adorés mutants avait un coût, et surtout des contraintes. Magna ne pouvait suivre un schéma industriel, il était cantonné à l'artisanat. C'était un maître, bien sur. C'était le fondateur d'une doctrine, évidement. Mais le meilleur moyen pour lui de se recycler dans la vente de machines à grandes échelles serait de créer les machines créant les machines à vendre.

C'est ainsi que limité dans l'ampleur de ses travaux par la boucle innovatrice dans laquelle son don était enfermé, il avait fait fortune dans le thé et l'ingénierie arcanotechnologique de pointe/luxe. Il est vrai que c'était une discipline où la performance était récompensée.
Mais il ne fallait pas oublier que la plupart des gens de la profession de Magna mangeaient en réparant des oeuvres qui n'étaient pas les leurs (Vous comprenez l'existence d'une loge minimaliste maintenant ?
C'est pas le tout de faire de la recherche et du développement, fallait encore faire marcher l'existant). Si on pouvait se permettre un jeu de mot douteux, Magna avait donc la chance d'être chanceux.

Du coup se voir questionner. Non. De se voir remis en cause sur les performances d'une machine qu'il avait créé. Cela avait tendance à le rendre fulminant. Les machines de Magna faisaient toujours ce qu'on leur disait, toujours.
D'ailleurs, en l’occurrence c'était bien le problème. Mais il aurait été indélicat de faire remarquer sue si il était dans cette situation c'est JUSTEMENT parce que son dispositif fonctionnait très bien pour ce qu'il avait été conçu. Ainsi Magna décida qu'il était mieux d'attendre que son jardinier fasse le boulot.

- "A moins que nous ayons acquis un don de métamorphose dans nos formes animales respectives... (Ce qui pour ma part est mécaniquement comme physiquement impossible vu que je suis un psyker...) Nous ne pouvons pas profiter de la seule sortie actuelle de la pièce à savoir : Trois couloirs d'aération suffisamment large pour que mon jardinier y passe tout juste. Ils ont en outre pour utilité de nous permettre de ne pas manquer d'air."

Pour mieux illustrer qu'il avait déjà envisagé toute autre forme de solution possible, mise à part celle qu'il venait d'évoquer. Magna s'étala de tout son long sur le sol légèrement glacé du hall. Heureusement qu'il était protégé du froid par un superbe tapis mélangeant de la soie d'araignée rigide et des fibres végétales de sa terre natale. Il aurait presque pu y dormir, presque.

- "Pour ce qui est de la question de l'utilité de cette machine. En variant les modes de déclenchement, tu obtiens un système de sécurité pour les musées, un système anti-émeutes pour les bâtiments publics ou les commerces. La fonde alourdit la structure de l'immeuble et la renforce assez pour qu'elle puisse résister à une petite tornade, à une inondation. la structure détruit également tout potentiel d'appel d'air en provenance de l'extérieur, limitant la propagation des incendies comme un coupe-feu." énuméra-t-il d'un ton léger.

Juste avant de poursuivre, il se mit sur le côté pour regarder son invitée avec un air plus grave.

- "Et pour terminer par l'image la plus saisissante : Je ne ferais pas l'apologie du potentiel en milieu carcéral... Considère simplement que SI nos hôtes militaires d'il y a... Enfin de notre rencontre, avaient été un peu plus malin au niveau des achats et des budgets et avaient opté pour ce système..."

Il n'acheva sa phrase que dans sa tête.

*Nous ne nous serions tout simplement jamais échappés.*

Il devrait peut-être mobiliser des ressources personnelles pour découvrir qui étaient ces gens d'ailleurs, alors que ces derniers animaux rejaillissaient dans sa mémoire. Les choses allaient décidément trop mal dans ce monde... Peut-être devrait-il mettre son projet à exécution ? Il contacterait Adam des surréalistes dans les prochains jours...
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   05.09.11 20:30

Peut-être que Sel n'y connaissait rien mais elle ne prétend pas non plus avoir des connaissances qu'elle n'a pas, non pas que ce soit le cas de son hôte, qui semblait en connaitre bien plus qu'elle n'aurait pu imaginer. Enfin en tout cas elle ne pouvait rien dire à l'encontre du discours qu'il lui faisait.

D'accord le système, même s'il était source de misères dans le cas actuel, pouvait être très utile si bien placé...
La demoiselle se laissa glisser son dos contre le mur jusqu'à retrouver le froid, familier, du carrelage sous "son" pantalon.
Son scepticisme avait été bel et bien vaincu mais il n'était pas résolu à quitter les pensées de la jubé femme, une maigre victoire.

Ils se faisaient face, de part et d'autre du grand hall comme deux cow-boys en plein duel, Magna avait déjà tiré et Sel était tombée, assise et légèrement renfrognée par sa défaite tandis qu'il restait là, allongé, presque totalement détendu.
Il continua son exécution avec un détail qu'elle comprendrait bien assez.

Et pour terminer par l'image la plus saisissante : Je ne ferais pas l'apologie du potentiel en milieu carcéral... Considère simplement que SI nos hôtes militaires d'il y a... Enfin de notre rencontre, avaient été un peu plus malin au niveau des achats et des budgets et avaient opté pour ce système...

Et, comme un enfant qui a le nez bien profond dans sa défaite, ce fut elle qui clotûra le sermon.

... on, enfin tu ne te se serais pas échappé aussi facilement... ça va, j'ai compris.

Une moue vint gonfler ses joues, non, elle aime pas perdre mais il y a des jours faut bien avouer qu'on a tord, même si c'est loin d'être agréable.
Elle laissa Monsieur Daniel savourer sa victoire avant d'enchaîner directement sur une toute autre route, coupant presque sa phrase...

Par contre...

Si il avait bel et bien finit... Peut-être pas en fait... pas grave, ce "truc" la turlupinait depuis déjà dix bonnes minutes, c'est le moment de poser la question qui lui enflamme les lévres.

... c'était quoi "çà" ?!

Bon il a pas l'air d'avoir bien saisit de quoi elle parle et c'est normal en même temps, vive la question! Faut pas avoir le QI d'un cornichon farçis pour poser une question plus claire, on est bien d'accord.

C'était quoi le but hein?

Mouais... elle doit paraitre un peu... folle? ... là, non?
Typiquement féminin ce genre de remise en question n'est-il pas?

M'enfin.. je veux dire c'était juste pour que j'arrête de détaler, c'est bien çà? Par-ce que bon...

Bon d'accord ils avaient passer une semaine à cavaler ensemble, d'accord mais vu les circonstances on peut difficilement dire qu'ils se connaissaient vraiment, puis d'ailleurs ils en avaient eu la preuve lors de leur "dispute" nan?

Quelques bruits venaient de l'estérieur, apparemment il y avait des rouages qui se mettaient en marche, et Sel remarqua par la même occasion que les grondements sourds qu'ils entendaient il y a peu s'étaient calmés.
Les grondements continuaient mais ils venaient de la pièce à présent, le "monstre" reprenait ses esprits... allait ils vraiment les englouttir cette fois ou était-il déçidé à les laisser partir? Sel interrompit sa phrase en regardant autour d'elle, décidément toutes ces nouvelles technologies qui hantaient la maison n'étaient pas du genre à rassurer l'invitée... non les trucs en fer qui bougent tout seul c'est pas son truc... mais alors vraiment pas...

Un grondement plus fort que les autres s'échappa du sol lui-même en faisant sursauter Sel, qui se colla au mur jusqu'à s'écraser contre celui-ci, mais alors pas DU TOUT son truc non!
Elle était encore moins rassurée à ce moment que lorsqu'elle se baladait sous forme animale, en proie à n'importe quel autre "personne" un peu vorace, sans aucun croc pour se défendre, elle détestait cette crainte constante, merde!

La lumière revint et l'aveugla, trop habituée à l'oscurité et la "lumière" légèrement tamisée qui rêgnait jusqu'alors.

*Bordel!*

Les yeux crispés et sa colonne vertébrale compressée contre le mur elle attendait que le "monstre" l'avale comme la vulgaire libéllule qu'elle fut jadis.
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   06.09.11 10:42

Magna n'avait pas répondu. Sa sublime mécanique ne lui en avait pas laissé le temps. Sel...a s'était collée contre le mur, il l'avait entre-aperçue du coin de l'oeil. Lui, il restait allongé sur le sol, bras et jambes écartés, l'air totalement serein. Il la sentait presque.

C'était là l'effet sur l'arcano de cette énergie magique à l'oeuvre qui en absence d'alimentation électrique recomposait sa propre charge cinétique en se rétractant. Il s'agissait (un peu) du principe de fonctionnement de l'acreage mais habillement inversé. C'était un mécanisme protecteur comme celui des archelons...

Rhooo... Allons ! Vous savez ? Ces monstres, parmi les autres dinosaures marins de Lespure, mesurant entre 4 et 4,5 mètres et pesant plus de deux tonnes, qui rentraient dans leurs carapaces pour se protéger de leurs prédateurs naturels dont les fameux pingouins carnivores aujourd'hui disparus... Après tout sur Tyr, il n'y avait eu aucun bouleversement climatique engendré par une météorite... Pas comme sur une certaine planète inconnue à quelques univers bulles de là...

Là où Sel voyait des grondements mécaniques, Magna voyait une symphonie arcanotechnologique dont les musiques de cliquetis entremêlées évoquaient à ses oreilles les rythmes et accords de l'hymne de l’État, symbole pour tous de puissance et de sécurité. Elles avaient été conçu pour faire ainsi à la désactivation pour renforcer la dimension sécuritaire.

C'était un incongru gadget désactivable en option inspiré des travaux de la loge surréaliste mais c'était toujours plus vendeur dans ce sens là. L'idée passa dans l'esprit de Magna qu'un jour il lui faudrait une structure pour fabriquer ses inventions en séries. Il entendait distinctement le son de chaque petit mécanique qui avait quasiment sa voix propre.

Mais ce son avait une saveur particulière : Celle de la liberté. En effet quand la symphonie serait terminé, le couple serait libre de s'en aller manger ou de se séparer.

- "Il ne faut pas avoir peur !" dit Magna allongé par terre d'une voix forte et se voulant rassurante.

- "Ce bruit est le signe que tout se passe comme prévu !"

Quand le bruit la musique cessa, la maison ne portait plus aucune trace de l'épais blindage qui avait recouvert les ouvertures de la pièce. Celui-ci s'était habillement caché dans les murs d'où il était venu sans demander son reste. Le couple hétéroclite était totalement libre. D'un geste du bassin, Magna quitta sa position allongée pour se remettre debout. Cette petite aventure ne se terminait pas si mal finalement.

- "Ca va mieux ?" demanda Magna à son amie dont le nom était toujours inconnue malgré tous ses efforts pour s'en souvenir.

*Tout a l'air d'aller bien... Comme prévu... Avec un peu de chance, ce sera peut-être même bon pour les patates...*

C'était dommage que Magna n'est pas le temps de se construire une médaille arcanotechnologique ou un bague qui le protège du pouvoir de son invitée. Au point où il en était un repas en plus n'allait pas le tuer. De plus seuls les souvenirs de sa métamorphose lui était pour le moment enlevé. Et il lui en restait encore pas mal en stock avant que le pouvoir ne lui bouille complétement les neurones.

En outre Magna trouvait intéressant d'expérimenter l'oubli. C'était inhabituel pour lui qui n'oubliait rien. Il avait la drôle de sensation d'être devenu ainsi une personne normale. Étrange en vérité, pour quelqu'un que tout dans la vie avait forgé pour qu'il soit différent, et pense différemment de la moyenne d'individus, qu'il s'agisse de social ou de créativité. La rançon de cette différence, de ce pouvoir c'était cependant la solitude et l'enfer de la précision.

Quelque part en fait, tout bien réfléchi,i passé la première impression désagréable, le scientifique était obligé de s'avouer que trouver quelqu'un lui permettant d'oublier des choses lui faisait du bien...
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   10.09.11 20:49

Ne pas avoir, ne pas avoir peur... écoutez le.
C'facile à dire comme çà quand on est constemment "berçé" par c'te machinerie et qu'on en est même le créateur, évidemment bébé ne ferais pas de mal à son papa. Mais même comme ça, quand y a des bruits bizarres qui voyagent autour d'vous c'est le genre de situation qui vous donne pas envier de méditer en position du lotus!
Quoiqu'il en dise, elle était pas du tout à ses aises et même si tout se passait comme prévu ce grognement sourd n'en reste pas moins sympathique à l'oreille.

D'ailleurs elle prêtait pas une forte attention à ce qu'il lui disait, l'esprit de la demoiselle était trop... occupé si l'on peut dire ça ainsi.

Ca va mieux?

...

Mouais...

... on peut dire çà. N'empêche que mademoiselle semblait râler un peu.
Ses yeux, teintés du même gris que les nuages, s'accoutumèrent doucement à la nouvelle clarté du lieux. L'orage s'était éloigné mais il avait laissé sur son passage un ciel grisonnant et humide, un temps pourri, en gros.

Je pourrais aller mieux c'est sûr

Elle était toujours repliée contre le mur, le tout accentué d'un mimique râleuse, on aurait presque pu la comparer à une enfant... mais vaut mieux pas essayer.
D'ailleurs elle se redresse tiens, c'est pas que le carrelage c'est froid..., mais c'est tout comme.

Tiens mais maintenant que j'y pense... Môsieur n'a pas daigné répondre aux interrogations de la demoiselle, pas vraiment gentleman tout ça... bon c'est vrai Sel ne fait pas vraiment partie des Dames -avec la majuscule, notez bien- mais quand même... raison de plus pour bouder tiens!

Sel se tenait face à lui en essayant de décrypter son regard: à quoi pensait-il?

Non mais c'est quoi çà?
Encore un peu il ferait presque plus attention à ses patates qu'à son invitée... quoique ça pourrait réellement être le cas? Mais comme il était évident qu'il était préférable de ne rien laisser trop longtemps sur la cuisinière, il fallait éteindre le feu.

La question avait changée, avait-il volontairement oublié de lui répondre... ou pas.
En tous cas, même si la cuisson des patates n'est pas un détail vital... mettre le feu à la demeure à cause d'une casserole oubliée tenait quand même d'une certaine importance.
Selena se dirigea donc vers la cuisine, mais en marchant... pour changer.

Une fois revenue au point de départ elle laissa Magna s'inquiéter des se féculents adorés et la jeune fille s'asseya sur une des chaises de la pièce et l'unique vue d'un plateau de fruits sur la table réveilla son estomac récalcitrant. Il était passé du stade "trop bavard" à celui de "sournoisement douloureux", un vrai chantage d'organe çà, y a pas à dire! Pour dire, des petites voix fruitées et juteuses retentissaient de son ventre à ses oreilles en lui implorant "mange moi"...

On pourrait comprendre qu'elle soit en train de ruminer mais la réalité c'était c'est aliments qui dansaient sous ses yeux en trémoussants de manière aguicheuse leur chair mûre... miam....

Mais là n'était pas le sujet nom d'un gratin!
Il fallait qu'elle comprenne par ce que même si une phrase à la noix balançée de la sorte pouvait sembler banale, elle avait transperçé son esprit pour se nicher sans vergogne entre son incorrigible estomac et sa culpabilité vis-à-vis des neurones de son hôte, à vrai dire cette simple phrase avait même confiné ces deux derniers dans un ordre d'importance presque minime de ses idées.

Fichtre quoi!
Elle voulait savoir et corne de brahmine, elle finirait bien par lui tirer les verts du nez!
Allez petite on REprend son air décidé, on REtrouve les mots à dire et finalement on REpose la question. Fallait pas abuser non plus.

Ils étaient là, tous prêts et tous brûlants sur sa langue mais apparemment les plats aussi était chauds et prêts...

A table.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   14.09.11 14:39

Tout content de pouvoir rentrer dans la cuisine, Magna ne se fit pas prier. Ça et fait que puisque la géographie jouait un rôle dans le pouvoir de son invitée (dont il venait encore de zapper le nom), cela devait être confortable de maintenir une distance de sécurité de deux mètres. Un bouclier en peau de chagrin, mais un petit bouclier quand même. Magna avait remarqué que les choses auxquelles il ne pensait plus sur le coup était les premières à foutre le camp. Du coup, il focalisait son esprit pour penser à tous ce qui concernait son amie mnenophage.

Ils étaient arrivés juste à temps dans la salle du trésor culinaire et la casserole n'avait pas mis le feu partout. C'était une meilleure chose qu'on pouvait le croire. Non pas que la maison aurait pu brûler, mais le système anti-incendie que Magna avait bricolé aurait achevé de donner à son amie la volonté de vouloir l'étrangler sans autre forme de procès.

Magna servit le repas qu'il venait de bricoler aussi surement que l'une de ses inventions dans deux grandes assiettes et les posa chacune d'un coté de la longue table de bois massif qui se trouvait dans la cuisine. Il avait la flemme de faire l'effort d'aller dans la salle à manger.

- "Et voila c'est prêt ! Mange autant que tu veux, il en reste plein." dit-il d'un ton qui avait retrouvé sa joie. "Donne-moi quelques secondes..." Au lieu de s'asseoir Magna alla fouiller dans un placard et revint avec une feuille de crayon et un papier.

Et avant même qu'il ne commence à manger. Il commença à écrire plein de choses dessus à toute vitesse en marmonant dans son coin. En attendant que la jeune femme en face de lui se décide à venir manger ou à dire ce qui avait l'air de lui transperser la gorge. Elle l'avait surement déjà dit mais Magna avait oublié de le garder en tête alors qu'il se délectait de la symphonie de sa machine.

Sur la feuille il y a écrit:
Aide - Mémoire (pour passer un bon repas).

Salut Magna, c'est toi-même qui t'écris ! Non tu n'es pas dans un boucle-temporelle, ni l'objet d'un canulard. Ton invitée actuelle (qui est toute mignonne) est une magicienne qui possède un pouvoir incontrôlé. Oui je sais que c'est un problème que je, enfin que TU pourrais résoudre avec quelques jours de test et deux semaines de bricolage, mais ça l'énerve d'entendre dire que ce qui l'embête à ce point est en fait un cas chronique de pouvoir incontrôlé que l'arcanotechnologie pourrait résoudre.

Là où c'est chiant pour TOI, c'est que son pouvoir pompe des souvenirs dans ton crâne et que du coup tu oublies un peu ce qui la concerne. Et c'est dommage après avoir passé plusieurs jours avec (Combien exactement déjà ?). Enfin bref, vu la limite de son don, tu devrais te souvenir d'avoir écris cette feuille donc au cas où voila des infos plus ou moins utile :

- Vous vous êtes rencontrés la semaine dernière dans un labo clandestin alors que tous le monde était changé en animal. Vous fuis ensemble
- Tu étais une araignée mutante de Lespure et elle une Libélulle bleue.
- Elle semble d'origine pour le moins modeste.
- Elle devra te ramener une chemise.
- Tu as gaffé en activant par erreur ton dispositif sécuritaire S.O.P.H.I.A pour lequel tu n'as pas codé de fonction sortie.
- Pour sortir tu as envoyé le robot jardinier couper les câbles du générateur secondaire dans le labo.
- Elle peut te redire son nom si tu lui dis un truc en l’appelant jolie demoiselle.
- Elle a un grain de beauté juste au dessus de la fesse gauche.
- Tu as réussi à faire qu'elle reste dîner.

D.B.V. Vaure de Soveyur.

- "Bien, je suis à toi." Dit Magna en planquant la feuille sur la chaise à côté de lui et prenant une patate de sa fourchette. "Tu voulais me demander quoi ?" demanda-t-il en avalant la patate sans aucune pitié.

*Hmmm, quand il s'agit de mélanger des trucs et que ça tienne, je suis quand même bon.*
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   18.09.11 20:40

Elle avait ouvert la boucher pour réitérer sa question précédente lorsqu'il entonna jouyeusement l'air du repas... -réponse joviale de l'estomac récalcitrant... Nan mais oh! On va s'calmer là en bas oui!? Sinon c'est la diète!... J'aime mieux çà!-

Et voila c'est prêt ! Mange autant que tu veux, il en reste plein.

Les plats se dandinèrent jusqu'à se poser sur la table... Un léger fumet s'échappa, entrainant l'odorat de la demoiselle à songer sérieusement à une alliance avec l'estomac et les entrailles, qui grouillaient déjà de plaisir.
On se sent autoritaire... nan mais j'vous jure.

Donne-moi quelques secondes...

Ce cirque interne s'arrêta net à l'idée d'attendre... comme s'ils n'avaient pas assez attendus, ben voyont!...
Même si tout ces organes se révulsaient de l'impatience de pouvoir enfin manger, Sel se contenta d'acquieser et s'assoir, à son aise, juste pour le plaisir d'aller à l'encontre de cette faim capricieuse. Un petite punition diront-nous.

Par contre, voyant son hôte griffonner et marmoner tel un enfant qui rédigait un dictée, elle se demanda ce qu'il pouvait bien écrire qui doive lui demander de se concentrer ainsi. Et par la même occasion ce qu'il était aussi important de noter avant le repas...
Etant à l'oppser de la table, elle n'arrivait pas à deviner ce qui se tramait sur ce bout de papier, devenu étrangement intérressant. Et en plus il le planque sur la chaise d'à côtés, si çà, c'est pas chercher à piquer à vif la curiosité des gens... on se demande ce que ça peut-être d'autre!

Selena suivit le papier des yeux en se répétant de ne pas oublier d'y jeter un oeil... on sait jamais. Lorsque Magna reporta son attention sur Sel, elle fit instantanément de même.
Lorsqu'il se servit par contre, ses yeux glissèrent sur l'assiette... son estomac maugréa de nouveau hurlant silencieusement à l'injustice. La balayeuse cèda et se servit aussi.
Oh, ce fumet!

Hum.. on va dire que c'est encore l'estomac okay?

Bien, je suis à toi.
Tu voulais me demander quoi ?

Hein?
Ah oui! C'est vrai la question qui lui triturait les neurones...
Bon, on range son air affamé au fond du tiroir de gauche et on sort un visage impassible... même si c'est dur, c'est le tiroir d'en haut çà non? Ah zut, ca c'est l'hésitation... en bas à droite? Ah voilà!

Oui... Donc.

Elle répéta le geste de Magna en transperçant une patate de sa terrible fourchette. Tintin!

C'était quoi ce cirque? Avant qu'on se retrouve en cage je veux dire.

Et elle ne fit qu'une bouchée de sa pauvre victime tubercule.

Alors?

Plus d'excuses maintenant! Tu va passer à la casserole...
Hum faut vraiment qu'elle mange, là... y'en a marre des allusions culinaires non? Et hop une deuxième patate, elle fait partie des serial killer désormais.
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   25.09.11 6:03

Magna dévorait son plat comme si il n'avait rien mangé d'aussi bon depuis une semaine. Ce qui d'ailleurs était parfaitement vrai. En vérité, le scientifique était plutôt content. Son invitée était là, la nourriture était bonne, il avait ses antisèches pour les informations de bases et les quelques pièges à éviter pour que son esprit reste performant contre le pouvoir de la jeune fille. D'autres auraient pensé à l'éloigner. Mais en réalité, Magna était d'un bois différent. L'ennemi n'était pas une crainte pour lui. Il avait appris à tuer ses ennemis depuis son plus jeune âge. Cela avait constitué le seul objectif de son éducation plus que sévère. Et dans le cas présent, l'Ennemi était ce pouvoir indiscipliné.

Magna n'était pas à ce point farfelu. Son esprit de rouage était alimenté par un moteur à explosion d'une puissance centenaire : Le sang bleu de la maison Vaure, les chasseurs de monstres aux dents tranchantes. Au moment où il s'était rendu qu'une chose attaquait son esprit, celle-ci était devenu son ennemi. Non pas Séléna évidement, mais son don trop incontrôlé pour être autre chose qu'une malédiction.

Pour un être qui avait de la domination de la technologie sa priorité, la simple feuille de papier grifonnée à l'arrache était une arme qui lui permettrait par un ensemble de déductions complexes de mieux comprendre la nature de son Ennemi.

*Mwahahaha !*

Il ne faisait pas de doute qu'après le dîner, la jeune femme prendrait la poudre d'escampette. Magna n'avait eu que des bonnes intentions à son égard malgré son manque de tact et sa trop grande propension à étaler sa science. C'était une personne qu'il aimait bien. Cependant, il savait aussi que sa faim était le critère déterminant qui l'avait fait rester. Peut-être pourrait-il la revoir et se rattraper ? Peut-être pourrait-il se faire un peu pardonner avant la fin du repas ? Sa cervelle était déjà concentrée sur le problème technique. Il pouvait penser à deux choses à la fois, mais il était fatigué et n'était pas doté d'une très grande faculté de concentration, cela ne lui faciliterait pas la tâche.

Enfin une chose à la fois. Avant de se reconcentrer sur le pouvoir, il saisit au vol la question de la jeune femme, déglutit et pris une seconde pour réfléchir aux mots qui étaient déjà apparus dans sa tête avant qu'il commence à y penser.

- "Pour tout dire, ce n'était qu'un coup de folie. Celui d'un homme désemparé de voir qu'il avait affiché mépris et fermeture, là où il cherchait à être ouvert et bienveillant face à quelque chose de sensible et ne cherchait qu'à apporter son aide de praticien par automatisme..."

Pour être davantage précis quant à la nature de sa dernière phrase, au cas où qu'elle ne présente pas un esprit différent de sa déclaration de tantôt, notre ami précisa :

- "Je te présente mes excuses pour mon côté original trop décalé par rapport à une perception classique du monde réel... Je ne voulais pas te blesser, au contraire... Je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas, ce n'était pas mon rôle."

Il assassina sans pitié une nouvelle patate avant d'attaquer la viande. Il espérait que la jeune femme accepterait son explication sans trop chercher à creuser plus loin dans sa tête. Pour découvrir que c'était la seule attitude logique que Magna pouvait et aurait pu adopter à ce moment lors de la rencontre de cas où le pouvoir d'une invitée et d'une amie nouvelle se révélait être l'Ennemi. Il ne voulait pas qu'elle perçoive cette dimension guerrière de sa logique. Ce gaucher de l'esprit avait peur qu'elle le prenne pour elle, alors que lui y voyait deux phénomènes séparés.

- "Au final, si j'ai pu aider un peu malgré cette aventure tout aussi surprenante qu'incertaine je suis content. De ton côté, tes yeux m'ont vraiment été utile. Ce n'est pas quelque chose que j’oublierais si facilement..." dit-il d'un ton tout à fait sincère, sans se rendre compte de son jeu de mots involontaire. "J'ai agis comme ça tout à l'heure, parce que je pense que je me sens un peu redevable envers toi."
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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   28.09.11 16:03

Sel vit passer de légères, mais non moins étranges, expressions sur son visage alors qu'il avalait fourchette sur fourchette comme un morfal, du genre affamé.
Il devait sûrement participer à un débat intérieur et il semblait bien aimer ce dernier.

*Maintenant que j'y pense.... L'est quand même vachement bizarre c'type.* 

Et pour compléter son -nouveau- coté mystérieux et/ou un peu allumé, cette feuille de papier griffonnée, un exercice qui fut intense, avait aussi prit une jolie place dans les pensées de l'invitée.

Pour tout dire, ce n'était qu'un coup de folie. Celui d'un homme désemparé de voir qu'il avait affiché mépris et fermeture, là où il cherchait à être ouvert et bienveillant face à quelque chose de sensible et ne cherchait qu'à apporter son aide de praticien par automatisme...

Sel faillit avaler son bout de steak de travers.
Ouais, elle s'attendait pas vraiment à ce genre de réponse, du genre de celles qui cachent un léger reproche. 'Voyez?
Mais elle n'allait en plus de tout ce qu'elle avait ou trouver jusque là un nouveau défaut. Si comme il dit "il cherchait à être ouvert et bienveillant", faudrait penser à arrêter de lui jeter toujours tous les tords... Enfin... elle allait essayer.

Je te présente mes excuses pour mon côté original trop décalé par rapport à une perception classique du monde réel... Je ne voulais pas te blesser, au contraire... Je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas, ce n'était pas mon rôle. 

Original c'était le cas de le dire

Hum...
Excuse acceptées, même si des fois j'aurais p't'être pu être un peu plus indulgente de mon côté...
...
D'solée...


A l'entendre on devine qu'elle et pas fort habituée aux excuses et pas non plus encore totalement convaincue.

*Mais compte plus sur moi pour tester tes prototypes...*

A croire que d'avoir été séquestrée dans un hall sombre et, du coup, lugubre avait été une mauvaise expérience... j'comprendrais donc pas cette fille...


Disons que je me suis peut-être pas, non plus, montrée des plus reconnaissantes...

Oui, c'était des excuses... en quelque sorte, mais c'est déjà mieux que rien non?

D'un autre point de vue, il y avait toujours ce bout de papier qu'il avait jalousement planqué et qu'il semblait regarder assez furtivement, ou alors c'est une impression?

Au final, si j'ai pu aider un peu malgré cette aventure tout aussi surprenante qu'incertaine je suis content. De ton côté, tes yeux m'ont vraiment été utile. Ce n'est pas quelque chose que j’oublierais si facilement... 

Euh...
-Ne sachant pas spécialement que les araignées murantes ont une vue déplorable- Sel ne savait pas vraiment, ni de quoi il voulait parler, ni quoi lui répondre.
Ses yeux?
La balayeuse n'intervint pas et chercha à comprendre, il continua.

J'ai agis comme ça tout à l'heure, parce que je pense que je me sens un peu redevable envers toi. 

De quoi?

Redevable?
Redevable de quoi? Si c'pour t'avoir sorti de ton vivarium c'est juste normal, puis j'avais besoin de "quelqu'un" d'imposant pour pas finir en casse-croûte.
Puis on peut dire qu'on est quitte, je pense.


Elle eu un petit regards vers sa chemise, à lui, pour faire comprendre sa pensée si elle ne fut pas assez claire.

Non, mais soyons sérieux, quand quelqu'un en face de vous ne cesse de regarder ce mystérieux copion, appelez ça de la curiosité si vous voulez mais quand on fait un manège pareil devant vous, on appelle aux questions aussi.
Faut pas pousser mémé dans les orties non plus, comme dirait l'autre.

J'sais pas pourquoi mais j'ai vachement envie de savoir ce qu'il y a sur ce morceaux de papier que t'arrêtes pas de regarder.

C'est quoi?
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- Léonard mégalomane -

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MessageSujet: Re: Le Clos de l'Araignée   15.10.11 12:10

Magna nota le regard sur sa chemise et concéda le côté équilibré du deal à son invitée. Le brouillard d'instinct arachnide qui avait jusqu'ici pollué son sens logique, était à présent mieux estompé qu'avant l'incident. Magna réalisa quelque chose : Ce pouvoir incontrôlé de son invitée était certes chiant sur le principe.

Cependant, c'était un prix intéressant à payer. Quelque part en supprimant les souvenirs liés à son passage en tant qu'araignée, son invitée accélérait le retour à un stade normal de la pensée de l'arcano. Même si cet état n'était toujours pas atteint et que Magna y perdait en souvenir sur la belle. Enfin, aux grands maux, les grands remèdes comme disait l'autre...

Voila que son amie était maintenant intéressée par le papier.

- "Héhé..."

Lui dire ou pas... Bah allez on ne risquait plus rien à faire preuve d'une certaine franchise.

- "Ceci est un essai..." annonça le scientifique d'un ton détaché. "J'ai remarqué rapidement que quand tu me donnais des renseignements (comme ton nom par exemple), certains souvenirs oubliés revenaient. Alors je suppose que leur perte n'est pas définitive. Aussi, vu que le support de stockage traditionnel des informations est corrompu et incertain j'ai décidé de tout externaliser en code..."

*Tu fais trop compliqué, idiot !*

- "Autrement dit, cette feuille de papier est un message pour moi-même des choses que je pourrais éventuellement oublier par mégarde en cessant d'y penser. C'est très rudimentaire, mais si ça peut éviter des incidents, alors pourquoi pas ? Ca me garantit à peu prêt un socle commun de choses que je ne peux pas oublier aussi longtemps que tu restes."

En dépit de son ton, le scientifique n'était pas fier de son idée. En réalité ce plan était trop fragile pour être parfaitement viable. Jamais il n'aurait misé sur une chose si mince en temps ordinaires...

Ce n'était rien, même pas de la technologie... C'est dire ! Une solution sans engrenage, voila qui était indigne de la loge de l'araignée, voire qui confinait à l'hérésie la plus pure. Mais parfois les moyens les plus simples étaient les plus efficaces et les plus rapides à mettre en oeuvre.

Il fallait reconnaître cela à l'idéologie minimaliste. Mais bon, ce n'était pas une solution durable, et ca ne résolvait en rien le problème de la jeune femme. C'était juste une solution égoïste d'appoint. Efficace, sans doute... Créatif, certainement... Brillant... Peut-être ? Mais ça n'avait vraiment aucune classe...

*Foutre-Etat, si cet empaffé de doyen de loge minimaliste l'apprend, il se foutera de ma gueule pendant trois mois au moins...*

- "Je sais que c'est nul, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de trouver quelque chose de plus fonctionnel." ajouta-t-il en finissant sa dernière patate. Il se leva et alla se resservir une bonne dose de nourriture.
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