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  Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]

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- D'Arty, l'improbable contrat de confiance. -

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Signalement : Hume de 30 années environ, couvert de cicatrices, mâle, aux yeux toujours baissés, cheveux sombres, presque toujours sale.


MessageSujet: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   07.10.11 17:19

DRIAAINNNG !

Même la sonnette m'en veut à mort, on dirait... Les tympans fêlés, le corps plein de courbatures, je me relevais où, chaque soir, comme celui-ci, sans exception, je me couchais... Quoi, le lit ? Pour qu'il aille se fracasser trois étages plus bas ? Non merci.

Bref. Pas plus en forme que d'habitude, je regarde l'heure. Quatre heures du mat'. Évidemment. Pas de pitié pour Arty la Déveine. Mouais. Ce devait être un erreur. Pas possible qu'on vienne me voir, pour quelconque service...

Dans la salle, un dé tomba sur Un. Mais en fait, c'était un Six...

D'une voix maladroite et endormie, je hélai l'intrus qui me dérangeais ainsi pendant mon sommeil.

«Arthur MacNogall, à votre sévice...»

Je me rendis seulement compte après que ce que j'avais dit ne correspondait pas à ce que je pensais. Mais soit. Aucune importance. Ce fut la suite qui me sidéra.

«Arty, c'est bien vous ? »

Je reconnaissais la voix. Elle. Ma première cliente... Si je me souvenais d'elle ? Une femme imposante. Tant en caractère qu'en physique. Le genre de personne pour qui la négation s'applique aux autres. Le genre de personne qui ne se souvient pas devoir rendre de service, mais qui en inventait toujours.

«Attendez, madame Jakob, si c'est comme pour la dernière fois, je vais me préparer...»

«Allons, Arty, vous pouvez m'appeler Flo.»

Je n'avais pas aimé le ton qu'elle avais employé. Mais bon. Une telle cliente est reine, toujours... Même si normalement pas. Bon, cette fois, mes machins devaient être éparpillés un peu partout... J'ouvre l'armoire, pour prendre la boîte...

Une fléchette se planta à côté de la cible, mais en fait, dans le plein centre...

La boîte y était, ainsi que l'Adroit, et quelques munitions... Un instinct de conservation me le fit prendre, en plus du reste. Non pas que je soit pessimiste, mais il allait à coup sûr m'arriver des tuiles... De toute façons, je ne l'aurais plus au moment où il le faudra.

Bref.

Je vous passerais la conversation où madame m'expliqua que son nouveau grille-pain -Je l'ai toujours dit, l'histoire est une boucle...- avait décidé que danser le tango devait être commun pour les appareils... Enfin bref.

Une fois arrivé dans la cuisine, je le vis. Mon ennemi. Calme, posé... Sans aucun soupçons possible. Madame avait dû rêver, cette fois. Dérangé pour rien. Mais bon.

J'installais mes affaires, et commençais à sortir l'attirail quand un coup à la tête, un violent coup, d'ailleurs, m'atteignit... La porte du four m'était tombée dessus. Et ce n'était pas dû au hasard. Ou alors, le hasard était vraiment étrange, car la prise du grille pain avait entouré la poignée du four.

Madame n'avait (hélas) pas rêvé. Son grille-pain dansait, mais pas le tango. C'était plutôt euh... du flamenco. Mais passons. Des coups, j'en ai reçu. Ce n'était pas une porte de four qui m'assommerait. Et, apparemment, lui aussi s'en était aperçu.

Nous passâmes l'un à la suite de l'autre par la fenêtre, et tombâmes dans une poubelle. Une première lutte ayant pour témoins quelques têtes de poissons, une mouche, deux trois rats effarés, et Madame, depuis la fenêtre de sa cuisine...

Le second round fut victorieux pour mon adversaire, et il s'échappa à nouveau vers... Non, pas ça ! Vers ce lieu maudit où m'attendais la Mort... Même si, d'un autre côté, c'était pour mieux se foutre de moi...

Je poursuivis le maudit appareil et sautai, espérant prendre sa prise... À cette distance, je ne POUVAIS pas le rater...

Un moucheron passa miraculeusement entre les mailles du piège de l'araignée...

Devinez quoi ? Il m'avais échappé... Oh, super, encore un aller simple vers le pire des endroits... Mais à ce moment, j'étais bien trop énervé pour tenir un instant de réflexion. Sans hésitation, je sautai dans la bouche d'égoût, à sa poursuite...


Bon, maintenant, vous savez ce que je fous là dessous... Et j'ai même pas une torche... C'est à la lumière de mon briquet que je cherche ce c***** de grille-pain. Et je peux vous dire que je me sens suivi... Comme toujours, en fait...

Je me déplace lentement... Quelque chose me dit qu'il va se passer quelque chose... Et je ne vais pas aimer... Croyez moi, quand il m'arrive un truc, j'aime pas.

Cinq plombes du matin, dans les égouts... Ça sent le sang... Écarlate...
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- Muse Spectrale - Hancock de Night

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Signalement : Spectre d'environ 1m70, habituellement voûté, en toge de la Nouvelle Eglise particulièrement souillée ; squelette proche de l'Hume, seul le visage, charnu, au regard rouge vif et au sourire disproportionné, fait tache ; voix de petite fille.


MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   08.10.11 16:47

"Ça sent le sang", "Ça sent le sang" … Tu parles ! Ça sentait la merde et la pourriture, oui ! Nul autre qu’Arthur n’aurait pu percevoir la senteur discrète au milieu de la puanteur des égouts : il avait tellement l’habitude de tomber là-dedans que son odorat s’était adapté.
Oh, ça et le fait que ça n’ai aucun sens, bien sûr, vu que …

Floc. Quelque chose a traversé la flotte sale, en un bond, dans le dos d’Arthur.
Bien sûr.

Quelque chose tenant un cadavre entre ses dents.
Alors ?
Monstre gluant ? Équipe de secours de grille-pains ? Autruche (vos ririez moins si vous aviez eu la vie d’Arthur) ?
Les paris sont ouverts !

La pièce s’abat sur la table, retombe sur le sol, roule et s’immobilise sur la tranche ...

Un chat. Bien sûr. Rien qu’un chat. Caché derrière le cadavre presque aussi gros que lui d’un rat steampunk. C’est étonnant qu’il arrive à courir aussi facilement avec ça.
La bêbête a l’air de vouloir offrir son trophée à Arthur. Comme c’est meeuugnon.

Mais le Balayeur a autre chose à faire.
Il a un compte à régler avec ce foutu grille-pain.


La machine infernale sprinte à travers le domaine souterrain, comme avec l’assurance conférée par l’habitude.
Il n’en est rien. Rien ne peut rassurer le golem, et pour cause : il est tout à fait dépourvu d’émotions.
Ni colère. Ni peur. Ni joie.
Juste un esprit artificiel conçu par un dément, une programmation autistique obéissant à la lettre au souvenir flou de ses instructions initiales.
"… tu me rejoindras pour montrer ce qui se passe dans une "cuisine". whahaha "
Pas d’anticipation, pas de mémoire autre que ces paroles.
Donc le grille-pain n’avait pas la moindre idée de sa direction, et sautillait comme un dératé en prenant chaque intersection au hasard, sans envisager un instant (avec quoi ?) qu’il pouvait très bien être en train de tourner en rond.
Ce qu’il faisait, par la grâce du pouvoir arthurien.

Avis aux amateurs : donner à vos créations un plan de sa trajectoire, ou au moins la capacité à l’établir. Sinon vous vous heurterez tôt ou tard à des situations aussi ridicules que celle-là.


Où en étions-nous ? Ah oui, le moment où Arthur quitte ce chat …
"RONRON."
Oui, merc …

Avez-vous déjà entendu un chat ronronner ?
Ça fait "rrrrrrr", comme un genre de machine à laver.
Et non pas "RONRON".
Surtout avec une voix aussi grave et soyeuse.

L’animal se frotta contre la jambe d’Arthur. Y laissant une partie de son épaule, sans même s’en rendre compte.
"RONRON. RONRON. RONRON."
Frotte. Frotte. Frotte.
Ignore ta fourrure qui pèle peu à peu, ignore tes chairs rongés par tes prétendues "proies". Ignore les intestins qui tombent à travers ta cage thoracique, ouverte lors de ta découverte par une anatomiste intriguée.
Ignore le collier rouge encerclant ton cou pourri comme les égouts, portant la simple mention "Kitty" (et qui a bien failli porter "Kittyuirophti Tliub’r Vhaï").
Tes instructions sont tout ce qui importe.
"Oh, tu as un collier ? Oooouh, tes maîtres doivent être très tristes à l’heure qu’il est. Tu devrais te relever et te remettre à vivre comme si de rien n’était. Ils seront très contents de te revoir. Chips "
Tu resteras Kitty. Même si ta chair tombe en lambeau sur ton squelette, même si tu étais mort avant même que la Spectre ne te trouve, même si elle n’avait jamais vu de véritable chat avant ce jour.
Tu agiras comme elle croyait qu’un chat le ferait.
Cet ordre n’a pas de restriction temporelle.


Le grille-pain tenta de freiner en plein saut lorsqu’il retrouva son poursuivant sur son chemin. La surprise étant hors de ses capacités, il ne considéra la chose qu’en terme d’énième changement de direction, imposé par la commande :
"Si quelqu’un veut te frapper, tu t’enfuiras et tu me rejoindras …"
Son câble électrique claqua au-dessus de lui sous l’effet du changement brutal de trajectoire, et se contorsionna comme s’il était animé d’une vie propre.
Ce qui était le cas, à propos. "On" avait oublié de considérer la situation où l’espion se ferait attraper, donc "on" n’avait rajouté de système de défense qu’après coup, en la personne de la prise électrique, qu’agitait présentement une furieuse pulsion de détruire Arthur (comme le monde en général vous me direz …).
Son objectif serait complémentaire avec celui de son hôte si elle avait conscience du fait que ses tentatives pour retrouver le corps à corps nuisaient la fuite de son partenaire. Enfin bon, on ne peut pas tout avoir, hein.

Malgré ses louables efforts pour revenir à temps sur ses pas, le grille-pain percuta de plein fouet Arthur, au niveau des chevi… oups, du "chat".
À l’issu d’une rapide mêlée au ras du sol où personne ne réussit à toucher personne (ehem), l’espion repartit de nouveau dans les ténèbres … poursuivi par une imitation de chat en simulacre de colère, au vu de ses "FEEEEUUUULE" menaçants.


Bienvenue, Arthur.
Bienvenue dans le domaine de LIVE.
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- D'Arty, l'improbable contrat de confiance. -

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   15.10.11 2:53

Quand je parlais de sang, je pensais au mien... Mais à la seule évocation de ce mot, il me sembla sentir une odeur de sang frais... ainsi que de putréfaction avancée qui accompagne chacun de mes voyages à travers les égouts, et désormais l'extérieur puisqu'il semblerait que j'en soit imprégné. Soit. Un bruissement... Mouvement de chair en décomposition. Chair de félinidé. Date de la mort : au moins deux mois. Types de mouvement, intérieur. Surement un petit charognard fouillant les...

«RONRON»

...

Dites moi que je rêve, s'il vous plait...Il dois y avoir un seul chat mort-vivant dans ces p**** d'égouts... Devinez sur qui il tombe. Bref. Me voilà avec un affectueux chadavre me proposant délicatement un de ces maudits rats steampunk, presque aussi gros que lui...

«Oh, s'il te plait, barre-toi...»

À la lueur seule de mon briquet, je ne pouvais que deviner l'état du chat à l'odeur et au bruit... Yirk... Peu ragoutant... Mais on ne peut pas dire que je n'ai pas l'habitude. Et pendant ce temps, mon grille-pain se fait la malle...

Une idée, une envie... Et si je me défoulais sur le chadavre vivant ? Mmmh ? Un petit coup perdu, dans les profondeurs... entendre le bruit du félinconscient tombant dans l'eau...

En parlant de bruit, un sautillement métallique perturba mes pensées... Un sautillement métallique que je reconnaîtrais entre mille ! MA PROIE ! Hem... À cause de l'écho, je ne peux la situer clairement...

Puis tout se passa très vite. Un bruit de fouet. Un feulement. Enfin, quelque chose criait :

«FEEUUUULE»

Probablement un matoutragé frappé par une prise intempestive... Déjà à nouveau perdu dans ce dédale puant, protecteur naviguant parmi toutes les merdes du consommateur sans guide pour m'aider, je erre pour sauver le grille-pain d'une avare qui ne s'avoue pas. Et vous savez quoi ? Je crois que je vais me barrer. Ce service commence à ne plus valoir le prix qu'il m'en coûte. Bah oui, c'est juste un grille-pain et un chadavre, mais on repère facilement la griffe d'un Spectre ! Et personnellement, finir comme marionnette morbide d'une de ces créature est la dernière chose que je veuille.

Je retourne donc vers ma bouche d'égout. Enfin... vers la seule direction d'où je viens, qui n'a ÉVIDEMMENT plus de bouche d'égout... Mais bon. Avec un espoir impossible, je continue à remonter le chemin... Un bruit. Une chute d'eau. Aussi improbable que cela paraisse, me voici devant un gigantesque trou où se déversent les eaux usagées de millions d'utilisateurs... Un vrai tableau de contemplation philosophique... Toute la merde que l'homme pourra faire finira dans un trou... Et quand ce trou sera trop plein...

Mais l'heure n'est ni à la contemplation, ni à la philosophie. Une FEUUUUULEment accompagné d'un clinquètement métallique se fait entendre... Peut-être vais-je enfin l'attraper... Car cette fois, je remarque que le chadavre me laisse une admirable piste de pièces détachées, ce qui me rappelle cette vieille blague.. "Comment fait un arcano pour avoir des pièces détachées ? Il fouille dans la poubelle de ses clients". Comment ça, vous n'aimez pas ?

Cessons les tergiversions. Les griffes de la nuit nous attendent... Et la piste est encore fraîche !
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- Muse Spectrale - Hancock de Night

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   15.10.11 23:53

L’ampleur de la salle, les cascades, les résidus de matière organique vidée de sa substance qui dégringolaient dans les ténèbres …
Live trouvait tout cela très calme et relaxant. Ou plutôt, elle s’était dit qu’un Hume trouverait cela propice à la contemplation philosophique.
En temps normal, elle préférait rôder ailleurs : se couler entre les tuyaux vibrants qui alimentaient la ville en vapeur pour le repos, arpenter les passages étroits pour les "expériences". Mais là il lui fallait réfléchir.
Elle avait donc posé son spectral arrière-train sur l’une de ces énormes bouches d’où s’écoulait la merde, et, dans la position du lotus, méditait sur une citation de Saint Momo :
« On est là, parce qu’on est là. Et qui boirait mon gin sinon ? »

Et bien sûr il avait fallu qu’Arthur soit tombé sur elle à ce moment-là.
Quoique l’expression ne fut peut-être pas la plus appropriée …


Un mouvement au niveau de la plate-forme attira son attention ; elle quitta donc sa posture de moine stéréotypée et se pencha vers l’avant pour mieux voir.

On pouvait gloser sur l’apparente incomplétude des Spectres, mais il fallait leur reconnaître une chose : ils développaient prioritairement ce qu’ils savaient pouvoir leur servir. Live vivait, si l’expression était appropriée, dans l’obscurité permanente des entrailles de la ville, et avait une forte tendance à ne sortir que de nuit, lorsque les Humes prenaient plus de temps à découvrir son apparence.
Ses yeux étranges n’étaient pas que décoratifs : c’étaient des machines à percevoir la lumière, capable de tirer une image nette de n’importe quelle situation. Ils auraient été capables de traverser un flash lumineux sans en être le moins du monde ébloui. Le fait de ne pas être limité par les lois du métabolisme avait, semble-t-il, ses avantages.

C’est donc avec une clarté impeccable que Live identifia d’abord un, puis deux de ses protégés perdus sautiller en contrebas. Elle mit un peu de temps à se souvenir du but exact du grille-pain, mais lorsqu’elle parvint à le resituer, elle releva la commissure de lèvre à sa disposition et se précipita à sa rencontre.


Clonk. Clonk. Clonk.
Choc de griffes sur du métal. Live bondissait ça et là, d’arrivée d’eau en arrivée d’eau, pour parvenir au niveau des fils prodigues. Seul le bruit trahissait son avancée agile, faite de vols planés spectaculaires. Entre dextérité féline, œil vif, assurance orgueilleuse et poids ridicule, Live avait toutes les raisons de mépriser la gravité quand elle en éprouvait l’envie.

Ce n’est que sur la fin de sa descente qu’elle remarqua l’individu apparu juste après son premier coup d’œil. Intriguée, elle se posa sur un perchoir à peine à quelques mètres de lui et étudia son invité.
Chaussures boueuses, regard fatigué, couturé de cicatrices … Il avait dû en baver pour en arriver là. Précédé de ses chéris.
La raison de sa présence était curieuse, mais évidente : il était venu les lui rendre ! Very Happy Extrêmement sympathique de sa part !
Live serait bien allé se jeter à son coup, mais il était armé –dangerosité des égouts oblige (quoique Live n’ait jamais compris en quoi sa maison était censée être dangereuse : personne ne l’embêtait, elle)- et un mauvais réflexe était si vite arrivé.

Live resta donc dissimulé à distance respectable pour lui lancer ses tonitruantes salutations.

"Bonjour Monsieur ! XD C’est très gentil à vous de les avoir ramené, mais vraiment il ne fallait pas ! love tout plein Regardez donc votre état ! Désirez-vous vous reposer un instant, quelque chose à boire ?"

Est-il utile de préciser que le dernier point n'était lancé que pour obéir au rituel Hume, et que Live n'avait même pas réfléchi à ce qu'il impliquait ?...
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   17.10.11 2:04

Une inspiration, un soupir... Oui, On s'amusait, On me guidait... Nan, pas le Spectre. Je ne crois pas... Pas le chat non plus, lui poursuit une prise fâchée. Le grille-pain ? Non, plutôt une fuite désordonnée. Alors quoi ? Il y aurait-il un Dieu ? Boarf... Si c'est le cas, alors il doit bien se marrer, de son perchoir...

Bref. Pas trop de soucis... Pour le moment. Suivant le clinquètement du Grille-Pain, car oui, il finit par mériter une majuscule, ainsi que les lambeaux du chadavre, Il ne me sembla guère que le temps changeasse dans l'immédiat. Ce que j'aurais dit si je connaissais mon imparfait du subjonctif.

Puis, j'entendis un bruit étrange... Vitesse, griffes... Oui. Il arrivait. Il, ou elle, en fait... Je n'ai jamais su pour ces étranges créatures... J'ai juste très vite appris qu'il ne faut pas les froisser. Ou tirer le premier. Mais là n'est pas la question. Enfin, si, justement. Mais. Bon.

Le temps de tergiverser, déjà le Spectre m'observait depuis l'ombre. Et là, dans mon briquet, plus de gaz. Donc plus de lumière. Ça y est, me voilà aveugle. Aveugle, avec comme compagnons une chatastrophe en pièces détachée, le Grille-Pain, et...

"Bonjour Monsieur ! XD C’est très gentil à vous de les avoir ramené, mais vraiment il ne fallait pas ! love tout plein Regardez donc votre état ! Désirez-vous vous reposer un instant, quelque chose à boire ?"

Hum... Comment dire...Tout ceci est fort surprenant. Je ne vois rien, je ne fais qu'entendre... Et là, le Spectre a tiré en premier. Mon état ? Ainsi m'avait-il vu, et avat-il déjà vu des Humes...

«Hum... Ne vous en faites donc pas... Je vais très bien... Enfin... Si.»


Selon elle, oui, les intonations de gamine m'obligeaient à la nommer ainsi, elle et non pas il, je "Les" lui avait ramenés. Probablement Grille-Pain et Chadavre. Alors que je ne faisais que les suivre. Ne pas contrarier. En plus, à mes pieds, je sentais le grille-pain se serrer derrière moi, comme si je pouvais le protéger du chat. Hum...

«Euh... Et puis, ce n'est rien. Ils m'ont même aidé à vous rejoindre...»


La fin de la phrase, je n'y répondit même pas. Me reposer, ici ? Non, sérieusement, vous y pensez ? Et boire... Boire quoi ? Qu'est-ce qu'un Spectre peut boire ?

Mais étrangement, je n'avais aucun remord à laisser ces deux marionnettes au Spectre... Madame Jakob payait peu, et ici, je me sentais un peu chez moi... À dire vrai, je préférais les égouts à la surface. Le monde silencieux et nocturne est plutôt sympathique. Mais. À chaque fois, je devais retourner.

Cessons de tergiverser. Me voilà dans une fâcheuse posture. Qu'aurait fait la Peacemaker à ma place ? Nan, mauvais choix. La Peacemaker ne se retrouverait pas à ma place.

Bon. Faisons comme Arthur ferait. Laisser le hasard décider. Une phrase. La première.

«Vous vivez seule ici ?»

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- Muse Spectrale - Hancock de Night

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   17.10.11 19:18

Lise se vautra un peu plus confortablement sur son support.

"Oui. Les gens ne viennent pas souvent me voir – c’est pour ça que je me suis installée ici, tihihi. Lïve Juste moi et mes petits …
Je n’aime pas particulièrement la solitude, mais les Humes n’ont pas l’air de m’apprécier, et mes bébés sont parfois méchants avec eux. À propos, est-ce que je peux m’approcher, s’il-vous-plait ?
"

Et, sans attendre que son interlocuteur réponde ou même saisisse la demande, la Spectre se contracta, visa et bondit.

Un choc et un souffle d’air vicié bien tangible : Live a atterri à côté de l’Hume. Invisible, jusqu’à ce que son regard lumineux –dans tous les sens du terme- se relève et croise le sien. Deux lampes-torches rougeoyantes, et c’est tout : même le sourire de Live est invisible.

"Du calme Kitty …"

Les "feulements" s’interrompent et se transforment en "ronronnement" comme si on avait appuyé sur un interrupteur ; on devine Live qui caresse le golem carné d’une patte distraite, tout en planant fluidement autour de l’intrus.

"Ah, te voilà, Eyr’gpohrte Enunpedenirtah Atam."

Des griffes avides entourèrent la propriété de Mme Jakob et la soulevèrent comme s’il s’agissait du Saint Graal. Tandis que l’appareil quittait le sol, il commença à émettre une lumière chatoyante qui révélait les environs –peut-être un peu trop, d’ailleurs.
Sur la coque métallique, des images commencèrent à se former …

"Regardez, Monsieur …, souffla Live, indifférente à la prise électrique luttant avec son bras. Ce que les Humes font à l’intérieur d’une cuisine … Ce qu’ils mangent, comment ils le préparent, comment ils décorent cet endroit …"
Le grille-pain commença à réémettre le reflet de scènes auxquelles il avait du assister. Pour l’instant, il n’y avait personne dans sa retransmission, mais si la Spectre avait raison, cela allait venir tôt ou tard.
"C’est le plus proche que je puisse faire pour le découvrir sans déranger personne.
Et ce but, je l’ai atteint grâce à vous ! Quel précieux auxiliaire vous avez été pour le retour d’Eyr’g à bon port ! Chips
C’est aussi votre triomphe, vous devriez rester pour le partager avec moi. ^^
"
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- Madame Catastrophe -

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   18.10.11 19:57

hrp/non je ne suis pas là par hasard, I'm the third ^^

Plantons le décor : Un taudis délabré au murs crasseux à deux doigts de s’écrouler, une paillasse par terre, pas de radiateur. Et au milieu un animal en colère dangereusement instable. Leather était en train de craquer.

Elle était bloquée au sol depuis trop de temps, et ça se voyait. Les rares personnes ayant le courage de lui adresser la parole le regrettait amèrement, mais elles se révélaient de moins en moins nombreuses à tenter le coup. Son équipage partait en lambeaux, son bien aimé Phalène n’avait toujours pas retrouvé ses ailes, et, ce qui l’énervait par-dessus tout: Lieutenant n’était pas là. Leather trouvait particulièrement horripilant de ne pas pouvoir passer ses nerfs sur l’albinos. Le capitaine tournait en rond dans sa chambre, attendant qu’une bonne âme veuille bien surgir pour lui servir de défouloir. Dans le mur se décelait un creux, délimitant la zone qui lui servait de punching ball. Elle avait apprit à ses dépends que taper sur les gens causait des problèmes contrairement au mur qui lui ne vous traînait jamais devant le juge.
Un tour de chambre, et une nouvelle fois son poing se lève.
CRACK
Nouvelle leçon : ne pas faire vibrer un mur dans un bâtiment considéré comme insalubre. Un morceau de plafond se détache et atterrit sur le pied de la jeune femme qui sautille à cloque pieds en jurant.

- Putain de putain de putain de mur de merde ! Depuis quand ça se venge un mur ? Tu peux pas rester à ta place non ? Tiens ! on va voir si tu fais toujours le fier après un passage de brahmines !

Le capitaine serre alors les poings, concentrant sa fureur sur une seule pensée : Faire apparaître un brahmine. Voire un troupeau si le voile le permet. Pourquoi voir petit après tout ?
Bon évidemment, il n’y avait aucune chance que ça marche, mais le temps qu’elle s’en souvienne le mal était fait. Elle se sentit compressée de toutes part et tout devint noir. Lorsque que la sensation de pression disparue, ce fut pour être remplacée par une autre qu’elle connaissait bien. Celle de l’air glissant le long de son corps pendant une chute.

- Oh merde !

Elle ne se doutait pas à quelle point son exclamation était appropriée...
Il faisait toujours noir, mais impossible de douter de ce fait : elle était en train de tomber. Finalement la chute ne fut pas longue, elle atterrit à plat ventre assez abruptement sur une surface glissante et peu ragoûtante, ce qui lui coupa le souffle. Comme si un malheur ne suffisait pas, elle commença à glisser sur ce sol légèrement en pente, ses pieds se retrouvant bientôt dans le vide.
Oui, donc elle était au bord d’un machin, visiblement y’avait une cascade pas loin vu le bruit, ce qui expliquait sans doute l’aspect gluant et peu adhérent du sol. Et elle glissait en arrière parce que sinon ça ne serait pas sa vie mais celle d’un mec plus chanceux. Evidemment, après les quelques secondes " compréhension de la situation présente " vint le réflexe du corps, beaucoup plus intelligent et rapide à réagir que le cerveau. Ses mains jaillirent, et Leather se retrouva à moitié suspendue dans le vide, agrippée à barre en fer rouillée qui se trouvait passer par là.
Après un moment à tenter de remonter par elle même et à maudire l'odeur environnante, elle finit par s'intéresser à une conversation qui se déroulait un peu plus loin. Il va sans dire qu'elle ne cessa de s'occuper de son cas personnel que pendant quelques minutes avant de laisser tomber dans le noir d'une voix qu'elle voulut retentissante et sûre:

- Je ne voudrais pas vous interrompre, cette discussion philosophique sur les us et coutumes cuisinières humes me semble des plus palpitante, mais est ce que l'une des personnes présentes aurait la bonté de bien vouloir m'aider à remonter? j'ai comme l'impression que tomber ne serait pas une bonne idée...
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- D'Arty, l'improbable contrat de confiance. -

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   21.10.11 17:13

Quel précieux auxiliaire, avait dit Live, le Spectre auquel je tenais compagnie... Bon. Au moins, je n'avais pas (encore) été considéré comme agresseur. Il se pourrait même qu'avec un peu de... Non, ne prononçons pas ce mot, il va encore m'arriver des conneries, je le sens ! Bon. Reprenons.

Acceptant à contrecœur le noble titre d'Auxiliaire du Grille-Pain, je m'installe donc près de ce Spectre qui, malgré sa voix avenante et ses gentilles manières, avait failli se prendre deux fois un tir de lobster à bout portant, une fois en atterrissant sans prévenir, l'autre en récupérant sournoisement l'appareil fugitif. Une curiosité malsaine m'envahit alors. Que fait donc madame Jakob dans sa cuisine ? Utilisait-elle ses outils convenablement, ou bien...

« Au fait, moi, c'est Arthur. »


Les premières minutes furent lentes et inutiles... Rien, absolument rien ne se passait. Puis, jouant machinalement avec l'agressive prise, je ne sus à ce moment pas comment j'avais fait, mais le... rapport... passa en accéléré. Mais toujours rien. Une tranche de pain sauta. Je ne me posai aucune question. Et le flot d'images reprit une vitesse plus modérée.

Par la suite, je compris qu'il suffisait d'activer la fonction 'normale', si je puis dire, de la machine pour passer plus vite les évènements.

Pendant que je tentais d'expliquer à Live le fonctionnement du système digestif avec mes connaissances de la rue et de malchanceux ( Imaginez ce que cela peut donner : "Alors... La bouffe entre par la bouche jusqu'au ventre, ça fait mal, on part enterrer un quaker tellement liquide qu'on croit dépenser un penny, et on a encore faim" Ouais, non, pas comme ça. Un peu plus distingué, et on oublie quand ça repasse par là où c'est entré... ), j'entendis le bruit d'une chute dans l'eau. Un rat, sûrement... D'autant plus que là, j'étais trop occupé avec ce Spectre.

Nous continuâmes notre visionnage de tranches de vie, qu'il me fallait commenter, juste pour meubler, et surtout pour me sentir utile, un peu. Je ne savais pas trop ce que Live voulait, mais je préférais qu'elle reste en bons termes avec moi... Pour le moment, le résultat d'un combat aurait été Live, vainqueur par mort de l'adversaire. Donc autant rester prudent.

Nous continuâmes, disais-je, notre visionnage quand une voix... heum... féminine nous héla.

«Continue sans moi et prépare les questions, je reviens tout de suite ! »


Règle numéro chéplus combien du radiofic (surnom d'une lecture radiophonique, de mon côté) catastrophe / horreur... Vous la connaissez aussi, je suppose... Ajoutez à cela qu'au moment d'arriver près de l'invdividu en mauvaise position, j'avais en main un briquet allumé !

Chance, chance, ... Hum... Ouais, il allait m'arriver quelque chose, c'était certain ! Je sentais déjà l'odeur de chair en décomposition qui accompagnait la démoniaque engeance des égouts qui me recherche encore et toujours ! Il fallait me dépêcher. Je me penchai pour prendre la main de la personne en détresse, quand l'odeur s'accentua avec une vitesse folle... Sauf que, sauf que... Ce n'était juste que l'odeur d'un chat. Enfin, d'une véritable chatastrophe.

Je n'ose vous décrire comment je me suis retrouvé dans cette position... Accroché à une main à la barre métallique, l'autre main squattée par un chat en décomposition avancée manifestant son contentement par un "RONRON" que je devinais presque moqueur, juste à côté de la femme que je voulais sauver. Sur un ton de salutation, je dis alors :

« Madame... »

Avant de péter un cable.

« Liiiiive ! On a comme un petit problème, là ! Si tu pouvait arrêter de mater madame Jakob éplucher des patates et venir nous aider ? Ce serait gentil de ta part ! »
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   31.10.11 23:06

[HRP :ce que Leather essaye de dire, c'est elle est là complètement par hasard. smiiile
Et maintenant, foin de ces billevesées : place à l'action !!!]



"Bien volontiers.", répondit immédiatement une voix bien connue juste à côté de la barre fatidique. La Spectre avait absolument tenu à assister à l’opération de sauvetage, à défaut d’y participer, et semblait être complètement dans son élément en matière de déplacement dans le noir : personne n’avait perçu son approche …

"Si vous voulez mon opinion, ajouta-t-elle sans la moindre trace de sarcasme, ce n’était pas le moment idéal pour jouer avec le chat."

Les yeux rouges de Live se rapprochèrent, accompagné de son éternel sourire de carnassier. Le silence s’imposa quelques instants, à peine troublé par le bourdonnement du grille-pain : Live analysait la situation.
Ou alors elle était hypnotisée par les cheveux de Leather. Difficile à dire.


Et oui, Live avait pris la peine d’amener le grille-pain jusqu’au lieu du problème ; elle le tenait actuellement "en laisse" par sa prise –et on aurait juré que la situation ne convenait guère à la machine. Elle tressautait, fumait, voyait ses images se brouiller ; de façon générale, elle divaguait.
Live n’avait jamais prévu ce que sa création devait faire une fois que le visuel était interrompu … Boucler sur la recherche de la Spectre, continuer à afficher des images, calquer son comportement sur le golem le plus proche ? Faute d’instructions suffisamment détaillées, seul le hasard déterminerait les actes de l’appareil à présent. Il en allait toujours ainsi, même si la créatrice n’avait jamais semblé s’en rendre compte.

Pour le moment, les pensées de Live tournaient autour d’autres préoccupations …


Finalement, Live finit par lâcher d’un ton las : "Je crois que ce serait plus simple si tu les déposais tout simplement sur le bord, à côté de moi."
Puis s’affala nonchalamment sur elle-même en un petit tas d’os, de loque et de grandes dents.

Et … et ce fut tout.





"RONRON."





CRAC.
Quelque chose céda à l’une des extrémités du seul support de deux Humes, de leur chevelures respectives et d’un chad patres.
Mais la barre de métal resta en place.
Puis un curieux bourdonnement envahit les oreilles des personnes impliquées … et sur leurs mains passa une sensation indescriptible, mélange de frisson, de frôlement et de gel. La tige frémit, se mit une nouvelle fois à craquer, mais cette fois le son se poursuivit, se divisa, se multiplia, jusqu’à ce que la cacophonie de claquements fusionne en un seul titanesque grincement.
La barre s’étirait.
Ils purent sentir avec une netteté horrible les premières oscillations de l’aberration de métal qui s’éveillait, puis la poussée lente, presque majestueuse, qu’elle exerça pour se tordre vers le haut et s’allonger, afin de ramener ses hôtes au-dessus d’un sol. En quelques secondes irréelles, la chose les avait soulevés au-dessus de la carcasse d’un Spectre apparemment vidé par l’effort.

Et un instant plus tard la création improvisée claqua comme un fouet et les jeta de force vers leur destination.


Certes, ça aurait pu être mieux. Mais au moins les Humes étaient sains et saufs, aux côtés d’un Spectre morose, au plus noir des égouts, face à un tentacule métallique suintant dressé comme un cobra, qui semblait fêter d’un interminable mugissement la fin de la tâche qu’on lui avait assigné, et donc le début de sa liberté.
Oups.
Sans compter le chat qui cassait les oreilles à tout le monde avec ses feulements contrariés : lui non plus n’appréciait guère la situation.

Des tréfonds de sa fatigue, Live, bonne âme, se sacrifia pour arranger les choses.
D’un coup de griffe preste, elle projeta le félin dans l’abîme auquel il venait d’échapper. Quelques secondes plus tard, personne n’entendait plus ses cris outrés, et c’était déjà ça de pris.

Eh, vu le contexte, on n’allait quand même pas faire la fine gueule.
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   08.11.11 17:18


Théoriquement, la damoiselle en détresse est censée éprouver un profond soulagement lorsque apparaît enfin son "chevalier", surtout sa main salvatrice qui, enfin, va la tirer de cet épisode de mauvais karma transitoire. Comme l’aurait dit Penaccio, quand la vie ne tiens qu’à un fil, c’est fou le prix du fil.
Seulement il existe parfois un gouffre entre la théorie et la pratique.
Oh bien sûr, il y eu bien un bref moment de soulagement, mais l’apparition tant espérée du prince charmant pourfendeur de dragon fut quelque peu teintée d’odeur de pourriture, ajoutant une nouvelle fragrance au fumet environnant déjà peu appétissant, et surtout, sa main n’était pas exactement libre. Enfin, détail non négligeable, il n’était pas précisément dans une position sûre en train de l’aider à se sortir de son pétrin personnel. Bon, le mâle à la rescousse pensa tout de même à la saluer. C’était un petit plus mais guère appréciable dans la situation présente.

- Vous savez, théoriquement ça n’est pas comme ça que l’on sauve une demoiselle pendue au dessus de précipices insondables. Mais c’était un bel effort je vous l’accorde.

Su-per. Donc maintenant ils étaient deux damoisel.. enfin deux humes suspendus au dessus de précipices insondables. Cela dit, il existait un troisième être dans le coin. Tout n’était pas perdu. D’ailleurs, Live… Les tours que vous joue parfois la mémoire, ça lui disait quelque chose.
Leather atteignait les limites de sa patience. Elle n’en pouvait plus de l’odeur, elle avait mal aux bras, son compagnon d’infortune préférait jouer avec des chats que l’aider, et en plus la chose qui était censée les sauver prenait son temps. En parlant de chose, la jeune femme bénissait la pénombre. Elle ne distinguait pas grand-chose de Live, mais ça lui suffisait pour savoir qu’elle ne désirait pas vraiment en voir plus.

Qui n’a pas attendu dans le noir à deux doigts de la mort dans des égouts nauséabonds avec un chat en putréfaction pas loin du nez ne connaît rien à la vie. Live finit par rompre le silence, mais pour prononcer des mots incompréhensibles. Comment ça déposer ? Qui d’autre était là ? Un zombi ? Un golem de merde ? Un chien ?

- Hé HO ! Bordel on attend là, c’est quoi le problème ? Aucun d’entre vous ne connaît le code de la chevalerie ? Vous êtes pas censé nous faire poireauter pour régler vos petites affaires persos !

Le capitaine du Phalène aurait pu continuer longtemps sur ce ton là si elle n’avait été interrompue par un CRAC retentissant. De ce qui suivit, elle ne comprit pas grand-chose. Si ce n’est qu’elle avait cru mourir entre les tentacules d’une nouvelle espèce de calmar et qu’elle avait encore une fois atterrit brutalement sur le ventre. Encore heureux qu’elle n’ait plus assez d’énergie pour soulever le voile, l’Etat seul sait ce qui aurait pu leur tomber dessus.

Pas envie de se lever. Aucune envie d’affronter les horreurs qui traînaient dans le coin. Pas la force de se plaindre, à peine celle de poser des questions.

- C’était quoi ça ?
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   09.11.11 11:46

{HRP : On avait dit "Place à l'action", non ? whahaha *hrp inutile du seul non hrpiste de cette bande de bras cassés* Mais je remercie Leather pour son rôle très spectateur qui me laisse la place pour mes divagations XD }


Près de lâcher, je me sentis soulevé. Près du plafond, je me sentis lancé contre le sol. Mal. Mais j'ai l'habitude. Près de l'énervement, je sentis le chat être lancé. Merci, Live. Et là... J'entendis un RONRON et un FEEEUUULE, le deuxième revenant à une vitesse correspondant à la traction et au lancer d'un tentacule de métal rouillé... Donc, tandis que le grille-pain se frottait allègrement contre ma jambe en RONRONnant et que le chat FEUUULEait contre un invisible adversaire, cherchais à tâtons quelque source de lumière plus... grande.

Un os... Un os humen... On trouve de tout, ici... J'en entourai un bout d'un morceau déchiré de ma manche. Au point où on en était... Puis, le briquet... Là, trouvé. Par on ne sait quel miracle, l'improbable torche s'alluma sur une dame pas très en forme, un amas d'os (non, ça ne provenait pas de lui, le fémur trouvé ! *dit-il en espérant que ce soit vrai*) un grille-pain sali par ses aventures, un chat et... Oh merde...

Le menaçant tentacule de fer semblait s'être libéré de toutes contraintes et ressemblait désormais à un menaçant serpent de fer. (Vous me direz, pour ce que ça change...) Un gigantesque serpent de fer, qui, pour le moment, semblait plutôt passif... Je me relevais lentement, oubliant (s'il m'était possible de les connaître) toute notion de chevalerie, et je me mis à reculer... un peu...

Un claquement de métal se fit entendre. Un cri de douleur (oui, le mien) résonna. Et je me retrouvai à plat ventre, à l'endroit précisément où le tentacule m'avait déposé. Puis, plus rien. La paix, à nouveau, à la lueur de la torche miraculeusement encore allumée. Mais plus de trace de mon sournois agresseur... Après un moment d'attente, je me relevais à nouveau, et là, je le vis. Me surveillant.

« Oh, meeeeerde... »

Si j'avais bien compris le délire de ce truc, il y avait trois pers... créat... choses pas dans la merde, ici... Un chat pourrissant et deux humes mal lunés... Parce qu'en face, l'aut' truc voulait qu'on reste à notre place. Et ça, c'était pas ce que je voulais moi. J'avais bien une idée, mais...

« Euh... Quelqu'un aurait une autre idée que celle de lancer le chat sur le machin et de courir ? »

J'espérais, mais restais lucide... Quelle autre destinée avais-je que celle de courir à travers les égouts, poursuivi par un improbable prédateur ?
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   13.11.11 22:36

Une réponse mollassonne s’éleva du petit tas de haillons.

"On pourrait attendre qu’il se lasse et parte tout seul ?..."

L’idée, quoique saugrenue au premier abord, aurait pu fonctionner, pour ce qu’on en savait ; mais au moment où Live prononçait ces mots, les quelques épines qui émergèrent à la surface de l’aberration, qui se mit à largement osciller, n’étaient pas faites pour inciter à rester à portée de cette entité instable.

Mais la Spectre ne perdit pas espoir.
Pour être plus exact, elle s’était rendu compte un peu tard qu’elle avait insufflé bien plus d’énergie qu’elle aurait dû dans la chose, et ne souhaitait rien d’autre que somnoler sur place pour récupérer. En tant que membre d’une espèce qui ignorait la mort, elle trouvait acceptable le fait de rester jusqu’à ce que le golem se décide –fuite ou combat, et le plus tard serait le mieux.
Elle n’avait pas envie de courir, et parvenait vu les circonstances à faire preuve d’une mauvaise foi surprenante pour justifier sa fainéantise.

"Je propose que nous passions le temps en commençant une partie de "je vois"."

… ?

"Chacun son tour, expliqua une voix fatiguée, on donne un indice sur ce qu’on voit et les autres doivent deviner, d’accord ?"

… Merci Live. Qu’est-ce qu’Arthur serait devenu sans toi ?

"Je vois …"

SHBLAM !

"… hum, quelque chose qui a failli écraser un chat …"


Quelques pas plus loin, félin et tentacule semblaient se préparer psychologiquement à la bataille qui s’annonçait.
Mais c’était idiot, ce n’est pas comme s’ils réfléchissaient, après tout … si ?
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   15.11.11 15:09

hrp/Arthur, je te zut profondément comme tu n'as jamais été zuté smiiile /

Finalement, rien d’autre que d’entendre les bruits suffisait pour savoir qu’ils étaient dans la merde dans tout les sens du terme. Leather rassembla quelques forces pour se soulever et se retourner.

Oh…

Elle observa d’un œil éteint les tentatives d’évasion de son collègue d’infortune sans faire le moindre geste pour l’aider. D’abord ça n’aurait servit à rien et puis elle se connaissait, à tout les coups ça n’aurait fait qu’empirer la situation. Elle réfléchit intensément à la question d’Arthur, en triturant une chose qui se trouvait être sous ses doigts.

- J’aurais bien une idée, mais comme il s’agirait de vous sacrifier pour attirer l’attention de ce machin le temps qu’on s’enfuit, je suppose que c’est une mauvaise idée.


L’aide de Live ne fut pas plus imposante que celle de la jeune femme.

- Qu’il se lasse… Mais c’est vivant ce truc ou ça l’est pas ? Peut être qu’il a besoin d’énergie et qu’il suffit d’attendre qu’elle s’épuise non ? Qu’est ce que vous en pensez ?

Le tentacule gigotant dégageait une impression malsaine. Et puis comment un objets pareil pouvait il donner l’impression de regarder ? Rien de tout ceci n’était logique. L’apparition d’excroissances d’aspect menaçant ne firent rien pour la rassurer. Mais peut être que la créature qui avait donné vie à cette… chose, pouvait également la contrôler ?
Ou pas.
D’ailleurs, sauver deux humés en détresse ne semblait pas être la préoccupation principale de la spectre…
Une partie de « je vois » ? C’était une blague ! Tout ceci ne devait être qu’une immense blague !
Elle s’apprêta à engueuler copieusement ses alliés inutiles et inaptes lorsque ses yeux se posèrent sur la chose qu’elle tripatouillait depuis quelques minutes…

- AH ! UNE PUTAIN DE MAIN EN DÉCOMPOSITION !

Non, ce n’était pas ce que voyait Live…

L’hume se leva d’un bond, toutes ses forces récupérées, et d’un grand geste du bras balança au loin cette horreur qui avait osé se faufiler sous ses doigts. Horreur qui s’écrasa avec grâce en plein sur le tentacule de fer. Lequel délaissa le chat en furie pour se tourner vers la demoiselle, dressant ses épines et sifflant comme un cobra en colère. (Comment pouvait il siffler ?) Petit détail amusant, le liquide peu engageant qui suinta alors dédites épines atterrit sur le chat, dissolvant les restes d’oreilles qu’il possédait encore.

Leather s’aperçu alors que sa situation présente risquait fort de devenir sa dernière situation.

- Oh

Un dernier mot peut être ?

- Meeeeeeeerdeee

Une dernière idée ?
Leather bondit comme jamais elle n’avait bondit pour se blottir derrière Arthur. C’était pas mieux qu’un « je vois » un « cache cache » ?
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   28.11.11 12:24

hrp/ Si on considère à quel point le destin m'a déjà zuté... Me voilà bien zutéééé snif /

... Havre de jooiiiiiiiie... Non seulement mon idée n'était plus valable ( le chat ne faisait plus diversion du tout), non seulement les idées de mes camarades d'infortunes ne relevaient pas le niveau, mais en plus le machin devenait fortement agressif... Et très instable. Oui, particulièrement instable. Qu'as tu réveillé, Live ? Dis moi qu'il y a un bouton "off" sur ce truc ou quelque chose dans le genre...

Entre le spectre épuisé et la demoiselle en détresse cachée derrière son preux chevalier, entre l'affectueux grille-pain peureux et le vindicatif chat moisi, il n'y avait apparemment que moi, homme de la situation, si j'ose dire, pour faire face à cette horrible créature... La fixant d'un air de défi puant la peur à trois kilomètres, je ramassais les pièces de l'énorme arbalète et un claquement sinistre résonna quand celle-ci fut montée... Je posais le carreau sur le lobster, le ronronnement du chargeur couvrant le sifflement, la vapeur montant doucement...

Je visais l'horrible créature avec cette arme mythique, l'Adroit. Droit au but, cette fois, mon ami... On l'a à bout portant. Je ne pouvais rater cette cible immobile. Du moins, c'est ce que je croyais. Un carreau de perdu, un un monstrueux cri, deux raisons pour trembler. Ce qui fut un tuyau se tourna vers la source du cri. Je ne peux dire qu'une chose... C'est gros.

« C'est maintenant qu'on court... »

J'accroche en bandoulière l'arme, et d'une main j'attrape le bras de la princesse, de l'autre le tas que formait le spectre, et partit en vitesse dans la direction opposée... Havre de joie de merde d'havre de joie de merde ! On est en plein dedans !
/hrp : Oups, c'est court snif /
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   22.12.11 15:49

Arthur attrape à la hâte un bout de cape du Spectre et prend la poudre d’escampette. Au premier abord, Live est étonnamment légère ; mais au fond, quoi de plus normal pour un squelette flottant ?
Enfin, flottant …
La carcasse est brièvement trainée sur le sol, le temps que Live décide que léviter est plus agréable que se laisser calder contre les ordures –et ce même si, faute d’attention, son invité l’avait en réalité saisi par l’arrière de sa toge …
Bref, Live, maussade, se redressa –et son regard tomba vers ce qu’ils laissaient derrière eux.


Courez amis, courez pour votre vie ! Profitez du poids de Live qui s’estompe pour gagner en vitesse … Ne vous laissez pas rattraper !
Allez plus vite, plus vite … Par l’Etat, il est sur vos talons à présent ! Plus vite, plus … Ah, trop tard. Le Spectre vous a dépassé.

Attendez un instant. N’avais-je pas écrit que cette aberration- était d’une humeur léthargique, quelques lignes plus tôt ?...

"À gauche." Voix blanche, donnée synthétique lancée dans un souffle de vent ; Live agrippe un tuyau juste le temps d’être propulsée par son élan dans un nouveau couloir, et disparaît dans les ténèbres.

Pour montrer la voie ou pour fuir ? Pour assurer le chemin ou pour tendre un piège ? Qui peut lire les pensées d’un Spectre, dans une telle situation ?!?
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   21.01.12 18:50

Son idée, qui lui avait vraiment parue excellente sur le coup, c'est à dire il y avait quelques secondes, c'était de faire diversion. Seulement ça n'avait pas exactement fonctionné. Parce que bon, à la limite Arthur se faisait choper et ça lui laissait le temps de courir, mais vu comme c'était partit elle n'allait pas courir très loin. N'empêche, son bouclier faillit être utile. C'était intéressant d'avoir tenté de tuer le monstre, seulement c'était un tuyau. Et un tuyau ça ne possède pas de parties molles et sensibles dans lesquelles une flèche peut s'enfoncer.
Mais l'effort était louable.

Leather, s'était redressée pour observer la scène, et, debout les bras croisés, s'apprêtait à lancer un commentaire sarcastique mâtiné d'ironie (oui, c'est la même chose) lorsque, avec une présence d'esprit qu'on ne s'attendait pas à rencontrer chez lui, son bouclier humain la força à prendre la fuite. Ce qui était une foutrement bonne idée et probablement la meilleure chose à faire.

Un amas de tissus était également entraîné et se trimballait à ses côtés. la jeune femme ne parvenait pas à se décider sur ce qu'était la créature qui les accompagnait. Mais les questions qu'elle se posait la distrayait agréablement. Ça lui évitait de réfléchir à pas mal de choses désagréables. Comme ce qui les poursuivait, ou ce dans quoi ils marchaient. Ou la probabilité de l'existence d'une sortie.
Seulement, lorsque quelque chose - ou quelqu'un - comme Live sort de son apathie et quitte l'observation tranquille pour mener une fuite, ça a tendance à vous inquiéter.
A gauche. Moui. Pourquoi pas. Il fait noir à gauche. Mais après tout, vu qu'à droite c'est un mur... Peut être qu'un virage ralentirait la progression de la chose tuyautante et sifflante.

Leather décide de faire confiance à son instinct. Cette ombre mouvante, haillons flottants autour d'une carcasse squelettique lui inspire quelque chose. Ce n'est pas de la confiance, mais une familiarité de bon aloi, associée à des souvenirs flous d'amusements
Leather agrippe à son tour le bras d'Arthur et plonge à gauche à la suite du Spectre. Et puis, sensation assez désagréable, le sol se dérobe sous ses pieds. sa mémoire s'active alors, et elle hurle en tombe, toujours accrochée à son chevalier d'un instant:

"LIIIIIIVEEE! On sait pas voler nous!"
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   29.01.12 18:45

Live tourne la tête, et sourit. Emportés par leur élan, les infortunés Humes persévèrent, selon la loi idoine, dans leur mouvement rectiligne uniforme. Tout semble aller lentement, comme dans un rêve, pour les besoins de mon introduction classe.
Live découvre les crocs et émet un petit rire malsain. Rien que deux syllabes, qui suffisent à donner une impression de caquètement dément.

Au point où elle en est, la Spectre n’essaie même plus de paraître Hume.


Puis la gravité reprend ses droits, et tout le monde se précipite vers l’abyme. Un peu comme il y a, quoi, même pas cinq minutes ? Si la vie est un cycle, il est vraiment court.
Tous chutent … mais pas tous à la même vitesse.


Ajustant sans effort sa position, le Spectre tend une main griffue vers Leather ; puis, tout aussi nonchalamment, va se saisir du Balayeur comme on choisit un fruit au marché. Son calme est inhumain, dérangeant quand on a assisté à son comportement exubérant habituel. Une de ses mains allongées transperce plusieurs couches de vêtements épais et se replie en un crochet féroce, juste sous une gorge ; une autre agrippe un bras jusqu’à en faire blanchir la peau.
Deux autres hésitent encore …
Inquiétant ? Peut-être, mais vous êtes tous partis pour vous écraser contre une grille parce que vous croyiez que c’était plus sûr que de vous faire poursuivre par le prédateur surnaturel d’un tuyau ; alors, franchement, ne me dites pas que vous en êtes à ça près …


Le Spectre guette l’instant propice, et agit sans hésitation.
Ce qui est sans doute une bonne chose : s’il avait réfléchi plus avant à la crédibilité de son plan, il ne l’aurait probablement pas mis en œuvre.
(D’un autre côté, pourquoi est-ce que les Humes ne volent pas ?!)

Un tuyau horizontal se présente, et les crochets jaillissent.
Techniquement, il suffisait d’un point d’attache suffisamment solide autour duquel pivoter pour changer la direction de la chute …
Et la trajectoire s’incurve, et l’os crisse sur le métal.
Et Live hurle.
Soudain il n’y a plus de point d’attache, et tout le monde bascule sur le côté.
Dans un long conduit d’évacuation, comme prévu.


L’atterrissage est calamiteux. Trois corps arrachés à la gravité effectuent un vol plané et s’écrasent quasiment à l’horizontale dans de l’eau sale, plusieurs mètres dans l’obscurité du tunnel.
La manœuvre acrobatique même a prélevé son dû sur chacun, que ce soit en pans de vêtement, en peau ou en paume d’os.

Live se recroqueville rapidement dans un coin, et ausculte immédiatement ses membres inférieurs.
Le résultat n’a pas l’air de lui plaire.

Le Spectre jette un regard vide aux mortels, puis, sans un mot de plus, détale vers un passage étroit cerné de marques étranges -à bien y regarder, des flèches sont tailladées à même la couche de moisissure, ainsi que d’autres symboles plus étranges.

Vous laissant seuls.
À moins que vous ne le suiviez dans sa cachette comme il a l’air de le souhaiter. Eh, vu les circonstances, c’est probablement la plus sûre des lignes de conduite (haha !) … N’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   01.04.12 22:32

Trèèèèès bien, bon, ce n'était pas si grave, au fond, Leather avait l'habitude du vide. Enfin, surtout l'habitude de voler à vrai dire, donc de contrôler la situation lorsqu'elle ne touchait pas le sol. Et dire que d'habitude elle ne l'aimait pas le sol... C'était bien la première fois qu'elle le regrettait. Enfin, pour le moment. Parce que tout compte fait, elle ne désirait pas vraiment le revoir tout de suite, si on partait dans les considérations physiques le rencontrer à une vitesse max après accélération a=mg ne la séduisait pas. Le tout sur fond sonore ricanant. Deux secondes qui paraissent durer une éternité.

Dans toute autre situation elle aurait sans doute hurlé si une "main" comme celle de Live l'avait saisie. (encore que... s'agissant de la capitaine, elle aurait plutôt hurlé si ça avait été celle d'une cliente.) Mais dans la situation présente la seule chose qui pouvait venir à l'esprit était un merci. Même si à première vue le genre d'étreinte que procurait la spectre n'était vraiment pas pour rassurer. Seulement... Ils avaient arrêté de tomber non? Et c'était cette information qui prédominait. Pour le moment.
Avec une acrobatie digne d'une scène de film le spectre parvint à changer de direction et nos trois protagonistes atterrissent enfin sains et saufs. Enfin, au moins ils ne finissent pas en tas informes de chairs sanguinolentes. Si Live avait eu assez de chair pour ça.

Mouillée, et sale, Leather se redresse avec difficulté mais ne tente pas de s'essorer. A quoi bon. Elle n'a pas le temps de remercier le spectre. Les minutes qu'elle prend à vérifier la présence de tous ses organes avant de se tenir debout ont permit à celui ci de se tirer en douce.
Au début, la demoiselle pense rester un moment dans le coin. Histoire de reprendre son souffle. Et puis, pour le moment l'affreuse chose qui les poursuivait n'apparaît pas et ça c'est un sacré bonus. Peut être qu'elle peut en profiter pour se reposer. Se retournant vers Arthur elle réussit enfin à ouvrir la bouche:

- ça va?

Question stupide.
Soudain, un grincement se fait entendre, et l'eau semble bouger près d'elle. La jeune femme se fige, envisageant sans grand enthousiasme de prendre la tangente en suivant Live. Puis, la chose dans l'eau lui frôle la cheville, et c'est sans réfléchir plus qu'elle décide de suivre les indices.

Elle entre dans le couloir, désireuse de mettre de la distance entre elle et la chose dans l'eau. Allez savoir pourquoi mais des images de tentacules lui empoisonnaient l'esprit. Elle tâtonna légèrement le mur dégueulasse, avançant dans l'ombre à pas prudents.
Qu'est ce qui l'attendait?
Pire?

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   04.02.13 13:33

Nous avons vu le point de vue -ou presque- du Spectre, celui de l'hume normale, il n'en reste qu'un. Celui du Balayeur dont le seul talent est de se fourrer dans les emmerdes les plus improbables lors d'un contrat que d'autres appelleraient de routine. Et bien le suspens s'achève aujourd'hui. J'ai fait la seule chose qu'il me paraissait judicieux de faire. La seule chose que j'ai jamais su faire. J'ai fui. Fuir une chute ? C'est possible, ça ? Bah... Ouais. En fuyant la réalité. Le courageux Arthur s'est évanoui vaillamment.

Faut pas croire que je n'ai rien vécu d'étrange non plus. À peine avoir quitté la sombre noiceur des égouts, un aveuglement intense me détruisit furieusement ce qu'un érudit appellerait ma rétine. Le temps de retrouver la vue, je me retrouvai devant un individu barbu, tout de blanc vêtu, assis derrière un bureau. Merde. Que me voulait le Maire ? Et qu'est-ce qu'il foutait devant ce gigantesque portail ? Mais avant que j'aie pu lui poses la moindre question, il me demanda gentiment de décliner mon identité. L'ayant obtenue, il feuilleta un immense index avant de me regarder, l'air contrit.

« Monsieur MacNogall, vous êtes dans la merde.

- Sauf vot'respect, m'sieur, je l'savais d'jà.

- Vous ne m'avez pas bien compris, je crois... C'était littéral. Réveillez-vous. »

C'est là qu'on entend le son d'un phono qu'on freine d'un coup. Et effectivement, j'étais en plein dedans. Dans le fond de mon cerveau calciné par l'expérience, on demanda si ça allait. Je levai un pouce en l'air, sans douter un seul instant de l'inutilité de mon geste. Puis quelqu'un, probablement mon compagnon d'infortune, s'éloigna. J'attendis un instant avant d'être à nouveau réveillé par un "Miaou ?".

« T'as pas remouru, toi ? »

Mais le matou n'était pas seul... Un grille-pain fort reconnaissable l'accompagnait, ainsi qu'un aggressif bruit de fond. Mon corps réagit plus vite que mon esprit en attrapant les deux golems et en courant rejoindre les autres. En espérant semer l'ex-tuyau ou je ne sais quoi.
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   17.02.13 22:42

Quelques mètres plus tard seul le regard de Live était visible –et encore, par intermittence. Les bruits de pas précipités et … autre chose dissimulaient pareillement le flot de murmures concentré émis par les ténèbres.

"Presssque, presssque … Utilisez vos jambes, nous y ssommes presque … Dépêchez-vous … Je n’aurai pas fait cela en vain … Vous êtes pressque au bout du tunnel, héhéhé …"

Quelque chose d’explosif derrière eux. Des éclaboussures, et une série de claquement métalliques qui résonnent dans l’obscurité, contrepoints d’un raclement d’ampleur croissante …

"?! Oh, bonjour Madame. ^^"

FUYEZ PAUVRES FOUS !!!
kyaaa! "

Sous les mains caressant les murs palpite le métal, juste avant que … Oui, qu’il cède enfin place à une ouverture !

La voix Spectrale acquiert un écho surnaturel, témoin de l’ampleur de la … salle ?

"VOUS …NE … PASSEREZ PAAAAAS !!! "

Dans une fraction de secondes, la Spectre évalue ses options et décide qu’il est plus sûr d’abandonner Arthur à son sort, et énonce la commande qui fermera la porte intelligente de son repaire.

"@.@’ Ferme-toi !!"

En un clin d’œil quelque chose claque, puis une lourde masse s’écrase contre une paroi soudainement formée.

Le silence s’installe.

Jusqu’à ce que Live murmure : "Pour votre confort, Humes …", suivie d’une commande incompréhensible.
Alors la lumière fut, et les Humes purent voir en détail dans quel merdier ils étaient fourrés.


Cela tenait de la caverne d’Hali Babar, cela tenait de l’antre d’un syllogomane. Cela était les deux à la fois, ou plutôt, l’un transformé en l’autre.
Dans la chambre de la taille d’une maison s’amoncelaient des déchets anciens. Couvrant le sol entier, grimpant aux murs, s’étirant vers le ciel clôt en colonnes de détritus périmés. Ils avaient tous un jour été un jour utiles ou précieux pour quelqu’un, mais à présent ils n’intéressaient plus que la Spectre … pour cette raison même.
On ne pouvait même pas juger l’endroit où ils cédaient la place aux murs –le faisaient-ils seulement ? Comment un lieu pareil pouvait-il exister en ces lieux ? Et ce n’était là que détail anodin comparé aux fantasmagories mystérieuses parsemées au milieu des déchets, trésors dans la boue, lames de rasoir dans la pomme.
La source d’illumination même, par exemple, était une sculpture humène, apparemment faite en papier mâchée, brûlant d’un feu ardent sans jamais se consumer (à bien y regarder, la silhouette évoquait indubitablement celle du Maire). À ses pieds paissait quelque chose couvert d’immondices, s’il n’en était pas même constitué, mâchonnant le cadavre d’un rat. Dans les airs s’ébattaient des avions en papier sale battant des ailes comme des oiseaux.
Mais les choses les plus spectaculaires, les plus frappantes, les plus intimes peut-être, n’étaient en rien magiques. Il suffisait de regarder où la lumière portant à peine pour s’enfoncer dans les ténèbres qui habitaient sous le crâne souriant de la maîtresse des lieux.
Là, des gravures primitives de sang et d’excrément, formant là un plan des égoûts, ici une œuvre d’art abstraite ; là le portrait étonnamment fidèle d’un inconnu ; ici des lettres malhabiles, disgracieuses, couvertes de barbouillis frustrés.
Un squelette décapité, sous ce tas de sacs de courses moisis. La tête est un peu plus loin, dans la collection ; des dizaines de ficelles suspendent par la commissure des lèvres des visages défigurés horriblement bien conservés, et des masques de clowns, et les pages arrachées d’un livre pour enfant.
Dans l’ombre d’un faisceau de câblasse effondrée, une simple poupée. On lui a découpé le corps, ne laissant qu’une colonne vertébrale tordue et deux doigts à chaque main sous son visage innocent, avant de l’habiller dans un pan de tissu, une petite cape à son échelle, incluant jusqu’à un capuchon.
Immobile sur un promontoire, allongée, Live pourrait avoir totalement disparu, fondue dans la masse de ses souvenirs.

"Soyez la …bienvenue … chez moi …

Oh, toujours vivant ?
Suspect "

Et oui, Arthur, contre toute attente, était là, en sécurité avec la Capitaine. Il avait apparemment fait un plongeon désespéré à travers l’entrée du sanctuaire et s’en miraculeusement était tiré sans égratignure, un tas de vieux journaux amortissant sa chute et protégeant ses vêtements tandis que derrière lui, un mur de crochets de métal tenait en respect l’inertie de la … Chose.

Ils étaient coincés, à présent, à la merci du bon vouloir du Spectre qui avait créé ce charnier de consumérisme étatique.

Et Live, épuisées par les efforts consentis, ses griffes d’os abîmées par son récent exercice de haute voltige, grommela depuis son futon :
"J’espère que je n’ai pas fait une erreur en vous amenant ici, Messieurs."
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]   02.08.17 23:26

Oh merdre oh merdre oh merdre ! La chose tuyau était juste derrière le balayeur, et les deux autres étaient en train de courir ou de flotter loin devant ! Foutrétat, il n'y arrivera jamais ! Arty entendait déjà les murs se choquer à la chose et les gouttes d'acide touchant le sol, touchant son manteau, touchant sa peau...

« FOUTRENTRAAAAAAAAAAAAAILLE ! »

« MIIIAAAOOOOUUUUUU ! »

Les grincements de rage de la machine accompagnèrent ces deux cris de guerre, alors que dans un élan désespéré le balayeur et son matou préféré tentèrent un saut désespéré dans l'antre de la bête.

Saut qui, contre toute attente, s'avéra non seulement réussi mais EN PLUS salutaire ! ... Si on oubliait la multitude de créatures étranges et composites qui hantaient la caverne.

« Oh foutrentraille... »

L'ampleur improbable du nid caché et pourtant inconnu du balayeur le fit reculer d'un pas, puis deux, avant qu'il ne tombe en arrière, trébuchant sur un grille-pain bien identifiable.

« RONRON » fit le grille-pain.
« RONRON » répéta le chat.

... Arthur pleura.
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