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 Correspondance métropolitaine

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Kyle Greenhand

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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   08.11.11 11:34

"Oh, ne vous faites pas de bile pour ça. Ainsi va la vie. Elle a 72 ans vous savez, elle a déjà vécu plus que de raison. Même si ce n'est pas évident à vivre, c'est l'ordre naturel des choses. Un enfant perdra un jour son père et sa mère, c'est le cycle de la vie. L'inverse, en revanche, est une épreuve terrible que je ne souhaite à personne."

Comme souvent, Kyle n'était pas un très grand orateur, ni une personne socialement douée. Il remarqua à peine la sincérité des paroles de la jeune femme, et encore moins sa réaction au contact du jus de fruit qui lui avait été servi. Il se contentait de boire doucement sa bière, qui au vu du gabarit serait malgré tout vite avalée, et tenait la conversation. Le sujet n'était pas pour lui plaire, mais depuis la mort de son père, il s'était fait une raison, et donnait ce genre d'excuses pour masquer sa peine, un sourire aux lèvres. Ceci étant, passer à autre chose ne lui aurait pas déplu...

"Ne m'en voulez pas, mais je n'aime pas en parler. Je préférerai aborder d'autres sujets. Qu'aimeriez vous voir à présent. Je dois avouer que pour moi, il s'agit de la vie de tous les jours, d'un intérêt assez limité, je ne sais pas trop ce qui pour vous paraîtra nouveau par rapport à moi. Le théâtre de rue, peut-être."


Il était désormais un peu plus à l'aise. Il se faisait doucement à l'attitude peu commune de la noblionne, et sa compassion le touchait quelque part. Un peu plus naturel, donc, il se laissait un peu plus aller, mais restait pourtant cordial, par habitude plus que par effort. Après tout, il avait toujours respecté un certain credo de savoir-vivre parmi les siens, tant et si bien que c'était ancré dans son caractère. Sauf quand il s'agissait de se battre. Là, il pouvait devenir particulièrement mauvais. Heureusement, ce genre d'occasion ne se présentait que rarement.
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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   13.11.11 15:47

Dans la théorie le cycle de la vie était on ne pouvait plus logique, mais dans les faits, Sigal ne pouvait qu'imaginer à quel point une mort quelle qu'elle soit puisse être révoltante. La nature des choses n'y changeaient à son sens absolument rien. Dès l'instant où il s'agissait d'une personne aimée, comment pouvait-on se dire qu'il n'y a que de la normalité? La réalité des sentiments devait être atrocement contradictoire. Elle n'allait pas se lancer dans un débat pour autant. Déjà parce qu'elle se doutait que son avis serait d'un ennuyeux à... Mourir... -Humour lamentable, avouons-le- Et qu'en prime il serait totalement anti-empathique dans le cas présent.

"Je vous comprends. Veuillez me pardonner de vous en avoir fait parler."

Elle inclina poliment la tête et reconsidéra son jus de fruit. La politesse exigeait qu'elle prenne les mesures nécessaires pour terminer ce... Breuvage. Oh, ce n'était pas particulièrement mauvais, juste... Différent. Oui voilà. Différent. Elle reprit le verre et choisi de ne pas faire sa mijaurée.

"Ce qui pour vous est banal est justement ce qui m'intéresse. La dernière fois que j'ai eu l'occasion de me promener dans ce quartier J'étais..."*Un rossignol aveugle, certes...* "...Dans l'incapacité d'apprécier réellement ce qui m'entourait."

Le petit temps d'arrêt fut vite remplacé. Nulle raison de s'attarder sur un délire qui la ferait très certainement passer pour une pauvre fille sujette à l'hystérie et aux hallucinations.

"Je n'ai jamais vu de théâtre de rue! Comment est-ce? Vous aimez ce type de spectacle?"

Toute curieuse, elle se pencha en avant, avant-bras sur le bord de la table.
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Kyle Greenhand

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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   14.11.11 13:41

"Sans plus, ça dépend de la troupe qui s'installe. Il y en a quelques uns qui sont bons, mais d'autres qui sont ennuyeux à mourir. Certains ont plus de talents que d'autres. Difficile de connaître le programme à l'avance, ça change souvent, et ça dépend aussi de l'argent qu'ils gagnent quand ils se produisent. Du coup, je vois en fonction des moments où je passe. Si ça m'accroche, je reste, sinon, je passe mon chemin. On peut toujours se rendre sur la place pour voir ce qu'il s'y passe."

L'ouvrier profitait allégrement de l'occasion qui lui était donnée d'éluder le sujet de sa mère, devenant soudain très bavard. En fait, il s'était intégré le personnage de la petite cousine plutôt que de la noble sympathique qu'il avait croisée par hasard. C'était crédible, et il se concentrait sur certains détails du "passé" sur lesquels il pourrait jouer pour rendre la chose plus réaliste. Comme la "cousine" semblait suivre le jeu, il estimait avoir une certaine liberté d'imagination, dans la limite du raisonnable, bien entendu.

Il finit par remarquer la difficulté qu'elle avait à boire son jus de fruit, mais ne pouvant décemment pas l'aider pour ça, fit mine de ne s'en être pas rendu compte. Ceci dit, après avoir fini sa propre boisson, il lui épargna la fin en lui proposant d'y aller s'ils voulaient pouvoir faire une grande visite, assez fort pour que ce soit entendu des voisins de tablée, s'il y en avait. Boissons payées, ils quittèrent tous deux l'établissement en direction de la petite place qui reliait les différentes rues principales de la zone résidentielle.

Les aléas de la brume semblait leur sourire, pour une fois, en se dissipant légèrement, bien assez pour laisser filtrer les rayons du soleil et apporter un peu de chaleur. On y voyait désormais assez loin, ce qui rendrait le spectacle bien plus agréable. Lorsqu'ils arrivèrent à la place publique, seul un petit groupe de musiciens faisaient la manche, assis contre une scène récemment montée un peu à l'est de la place, dans le but de laisser autant de public possible admirer le futur spectacle.

A regarder l'heure, il était encore bien tôt, et les rues étaient vides, sauf pour les petits transports de matériel d'un quartier à l'autre, et les quelques femmes au foyer qui allaient faire leur marché tardivement. Les spectacles avaient le plus souvent lieu le soir, ou du moins en fin d'après midi, là où la foule était plus nombreuses, où les ouvriers rentraient du travail, etc. Kyle n'avait évidemment pas envisagé cette option, travaillant toujours à heures normales, il n'avait jamais vu cette place aussi vide. Mais il ne lui fallut pas longtemps pour en comprendre les raisons.


"Ah, oui, j'ai pas pensé à ça. Tout le monde travaille à cette heure-ci. Du coup, c'est pas folichon ce qu'on trouve là. Y aura plus de monde ce soir."
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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   14.11.11 20:25

Des bons et des mauvais? A dire vrai, ce genre de détails étaient sans réelle importance pour la noble. En tous les cas, il y avait du divertissement. Il y en avait déjà ici. Le goût du jus de fruit n'était pas semblable. Les odeurs, les décors. Pour le prix d'une escapade décidée sur un coup de tête fort peu malin, Sigal se voyait plongée dans un tout autre univers que celui qui avait toujours été le sien. Elle se laissait guider par les paroles, par les explications, par les expériences racontées du machiniste, toute captivée qu'elle l'était. Il n'y avait pas énormément d'informations, mais le simple plaisir de le voir plus bavard, un peu moins mal à 'aise en sa présence. Peut-être qu'il lui serait possible de le considérer comme un ami par la suite? Si sa mère avait été là, elle aurait hurlé au scandale devant de semblables pensées. Ce qui donnait à Sigal une légère envie de glousser qu'elle réprima. Ce n'était ni le lieu ni le moment pour ce genre de choses.

Visiblement ravie, et soulagée en un sens que la durée de la conservation ne l'oblige guère à s'en tenir aux conventions, elle abandonna le jus de fruit et sortit avec grand plaisir dans une brume un peu moins épaisse. La lumière même était revenue! Par curiosité, elle jeta un regard aux alentour, cherchant une forme semblable à celles qu'elle avait aperçues plus tôt à l'extérieur mais ne remarqua rien. Sans doute une nouvelle hallucination. Les effets secondaires de ce gaz existaient-ils? Peu importait. Elle saisit à nouveau le bras de son guide pour se laisser entraîner dans ces quartiers qu'elle ne connaissait pas. Il lui serait possible de retourner sur ses pas, jusqu'à la gare, si le besoin s'en ferait ressentir, mais hormis cela, Sigal aurait été perdue sans ce charmant Kyle.

--------------

Boniface avait commencé par en avoir marre, avant d'en venir à ressentir comme de la peur en s'imaginant ce que la famille Di Naenia pourrait bien lui faire subir s'il en retrouvait pas la cantatrice. Avec son collègue Gaubert, il avait eu pour mission du jour de transporter certains effets de la diva à la demeure noble avant de repasser par l'opéra pour accompagner la dame et sa maquilleuse sur le même chemin. Seulement voilà, quand ils étaient arrivés, il n'y avait plus personne. Hormis le petit personnel bassement plébéiens des nettoyeurs de l'opéra. Ils avaient poireauté, ne sachant trop que faire. Boniface et Gaubert avaient été élevés militairement pour suivre des ordres, pas pour trop réfléchir par eux-mêmes! Alors quand ils avaient vu la maquilleuse réapparaître dans les coulisses, ils s'étaient quasiment jetés sur elle...

... Avant de se jeter dans les ruelles pour foncer ventre-à-terre vers la gare. Au lieu d'une Sigal attendant sagement sur un quai, ils n'avaient trouvés qu'une foule de gens amassés, bloqués par une rame qui n'avançait pas. Ils avaient tourné, et tourné en rond dans le quartier, jusqu'à-ce que Gaubert (qui aurait préféré devenir styliste au lieu d'accompagnateur de starlette) remarque le coûteux manteau de la cantatrice mis en vente dans la vitrine d'un magasin scandaleusement bas de gamme. Le sang des gorilles n'avaient fait qu'un tour. On avait enlevé l'héritière Di Naenia!!!

Et revendu ses somptueux vêtements dans une immonde boutique!!

Craignant plus pour leur stabilité professionnelle que pour la vie réelle de Sigal, ils n'avaient tiré à la vendeuse que la description sommaire des ravisseurs. Un colosse rouquin et une vulgaire donzelle sous une casquette. La pauvre employée ayant fait un malaise sous leur empressement avant même d'avoir pu donner des explications plus sensées, ils s'étaient jetés - une fois encore - dans les ruelles à la recherche du duo de criminels. Et à présent qu'ils les avaient trouvés, l'un et l'autre maugréaient sur le temps devenu trop clair qui les empêchaient de saisir les kidnappeurs pour les corriger sévèrement à l'abri dans une ruelle sombre et accessoirement le extorquer l'adresse à laquelle ils retenaient la pauvre cantatrice en otage. Au bord de la place, sous leurs capes entièrement noire, ils ne se fondaient pas si bien que ça dans les couleurs locales. Mais ils y croyaient dur comme fer, ces abrutis...

--------------

Sur la pale même, Sigal se trouva perplexe face à la faible fréquentation des lieux. Elle se serait attendue à un peu plus de monde. L'explication vint d'elle-même de la part de Kyle. L'heure ne se prêtait guère à de réels spectacles. Elle considéra néanmoins les quelques musiciens avec un certain intérêt, avant d'entendre qu'il faudrait attendre le soir pour admirer un théâtre de rue.

"Voilà qui est fort dommage..."

Rester jusqu'au soir? L'idée lui était plaisante. Pourtant, afin d'éviter qu'Irène ne subisse injustement les foudres maternelles, il lui faudrait rentrer avant la tombée de la nuit. Par la porte de service. Et se glisser jusqu'à sa chambre où elle pourrait se changer afin de se présenter digne et courtoise au diner.
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Kyle Greenhand

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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   15.11.11 15:09

Les musiciens sur place, sans être totalement mauvais, n'étaient sincèrement pas doués. Leurs accords se limitaient à des séries de quatre ou cinq notes, pas vraiment entrainantes, et ils faisaient plus pitié qu'envie à ce niveau. Kyle n'aimait pas les mendiants. Ceux qui ne faisaient aucun effort et qui se laissaient aller à leur sort en tâchant de faire autant pitié que possible. Il respectait ceux qui se donnaient du mal, et lâchait parfois une pièce ou deux pour un artiste de rue, mais sûrement pas pour des types qui se complaisaient dans leur lamentable vie.

Pour lui, seul le travail méritait salaire, qu'il soit honnête ou non, car même les voleurs, quelque part, se donnaient du mal. Encore qu'il ne valait mieux pas pour l'un d'eux de tomber dans ses mains, voler les biens honnêtement acquis faisant aussi partie des choses qu'il détestait particulièrement.

Fuyant le regard des "malheureux", il fit un tour d'horizon de la place en réfléchissant aux autres lieux où aller. Pas le mur des mendiants, encore moins la rue Rouge, connue pour son florilège de prostituées. Surtout qu'à cette heure-ci, ce serait sans doute aussi vide. En fait, l'extérieur de la ville lui semblait plus intéressant que l'intérieur, mais elle voulait la basse ville, il fallait lui donner satisfaction.

C'est lors de ce petit tour sur lui-même qu'il remarqua deux types, tout de noir vêtus, jurant tellement sur le décor par leur accoutrement qu'ils avaient la discrétion d'une chaudière de locomotive dans un salon. Louches, assurément. Sûrs d'eux aussi. Mais discrets, là, tout était à revoir. Sans doute pas du coin, et sûrement dotés de mauvaises intentions.

Faisant mine de ne pas faire attention à eux, Kyle termina son tour d'horizon, pour revenir à la demoiselle le plus naturellement du monde, tâchant de chuchoter pour qu'ils ne les entende pas.


"J'espère que vous savez courir. Ne vous retournez pas, mais on est suivis. Et pas par des enfants de chœur, si vous voulez mon avis. Je ne sais pas s'ils en ont après nous en particulier, mais si les choses se gâtent, courez et suivez moi sans poser de questions."

La situation ne permettait pas sa politesse et son tact habituel. Dans le cas présent, il préférait qu'elle prenne conscience qu'il n'était pas nécessairement capable de la protéger du danger. Du moins, pas tout seul, au vu de la carrure de ce qui les suivait. Aux aguets, il surveillait les sons alentours, et s'apprêtait à décoller au moindre bruit suspect au pas de course, entraînant la jeune femme avec lui. Détrousseurs ou autres, s'ils se rendaient compte de qui elle était, la situation pouvait dégénérer encore plus que la normale.

Il ne se doutait pas à quel point....
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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   16.11.11 12:40

Quelques secondes de silence, ce fut finalement tout ce que la noble accorda comme attention aux musiciens. Oh, elle ne pouvait décemment leur en vouloir d'avoir des talents limités. Ils n'avaient pas les moyens de s'offrir les services d'un rpestigieux professeur de conservatoire. Une autre conséquence tragique de la misère? Elle en doutait partiellement. Après tout, certains avaient le "don", comme l'avait appelé sa mère. Le don de ressentir et partager un art. Ce n'était pas donné à tout le monde, et selon toute vraisemblance pas eux. Quelque peu déçue, elle réprima un léger soupire en se reportant sur le reste de la place. Y aurait-il quelque chose d'autre à admirer ici ou ne valait-il mieux pas chercher une nouvelle activité ou des ruelles autres à observer? Elle avait entendu parler d'une avenue dédiées aux plaisirs charnels. Le genre d'histoire qui la faisait glousser adolescente, sous les explications d'une femme de chambre un peu vulgaire, mais adorablement divertissante.

Elle en revint à Kyle, qui allait très certainement lui proposer quelque chose de frormidable à aller voir. Ah non. Cette fois-ci il s'agissait d'un tout autre style de nouveauté. Sigal n'osa guère se retourner. Ses doigts, en revanche, se crispèrent sensiblement sur le bras de son guide. Des coupes-jarrets sur leurs talons? Mais quelle horreur! Risquaient-ils la mort ou pire? Elle souhaitait de l'action, mais pas en allant jusqu'à la menace tout de même. C'était de sa faute. Elle avait dû commettre une erreur. Un geste qui avait trahi qu'elle avait de l'argent. Et maintenant ils se retrouvaient tous les deux dans de beaux draps par sa maladresse! Elle frissona, soucieuse. Savait-elle courir au moins?

Avec ces bottes, assurément bien mieux que si elle avait conservé ses chaussures précédentes. Néanmoins, l'endurance n'était ps son fort. Oh, elle ne manquait pas de souffle, mais avait toujours dû limiter ses courses à la longueur d'une scène. Qu'en serait-il dans des ruelles où l'air s'avérait autrement moins appréciable? Elle allait être un poids pour le machiniste vers lequel elle leva d'ailleurs un regard inquiet, pour se raviser et tirer un peu plus la visièren de sa casquette sur ses yeux.

"Allons-nous en dans ce cas."

Loin de ces vautours qui les suivaient, pour autant qu'ils soient bien la cible du moment. Elle préféra se mettre en route pour quitter la place.

_______
Tendu et stressé, Gaubert donna une tape sur l'épaule de son collègue et se retira dans l'ombre. A deux, ils allaient bien réussir à les coincer dans un endroit isolée. Il contourna la place, histoire de les surprendren dès qu'ils seront dans une allée plus isolée, tandis que son comparse poursuivait la traque.
Deux nobles soldats comme eux n'auraient aucun mal à saisir un couple de criminels! Quand bien même la tature du molosse n'était pas pour le rassurer. Heureusement que les ouvriers n'y connaissent rien à l'art de la guerre!
Hem..
ça allait être un massacre. et pas forcément dans le bon sens pour les garde du corps.
_______

Et au détour d'une allée, la forme d'un homme massif se planta devant le duo du moment. Son visage restait dans l'ombre. Il était presque plus large que haut. Mais restait clairement plus petit que Kyle.
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Kyle Greenhand

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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   16.11.11 13:25

Kyle n'en dit pas plus et tâcha de réfléchir assez vite. Allez dans un endroit où il y avait du monde était impossible : tout le monde travaillait à cette heure, et la seule place à peu près pleine était derrière eux, donc impossible à rejoindre dans ces conditions. La solution de la course n'était peut-être pas à leur avantage. Du moins, tant que la course se déroulait dans des conditions normales.

Le plan se construisait dans son esprit tandis qu'il avançait tranquillement vers la rue d'en face, faisant mine de ne se douter de rien, mais prêt à saisir la jeune femme au moindre problème. Un léger sourire s'afficha sur son visage. Ces types n'étaient pas du coin, ou dans le pire des cas, c'était des amateurs. Dans le second cas, ils ne seraient pas difficile à mater. Dans le premier, en revanche, il pouvait aisément les perdre dans le dédale des rues de la basse ville.

Kyle connaissait les lieux comme sa poche, y compris les ruelles et raccourcis. Il ne risquait pas de se retrouver dans un cul-de-sac par erreur, et avait bien des moyens de contourner bien des lieux. Ajoutons à cela qu'il était relativement connu, tant pour sa sympathie que par son honnêteté, aussi ses comparses n'hésiteraient pas à tromper les poursuivants si besoin. Pour peu qu'ils en croisent, du moins.

Toujours en chuchotant, il glissa à la jeune femme :


"Au prochain carrefour, on tournera à droite, et on se mettra à courir dès qu'on aura passé le mur. Il faudra me faire confiance, car les endroits où je vais vous mener sont un poil risqués. Il y a de fortes chances qu'on atterrisse sur les toits. J'espère que vous êtes prête."

Il surveillait toujours les pas derrière lui, n'osant pas se retourner de peur d'indiquer à leur poursuivants qu'il les avait repéré. Il regrettait de ne pas avoir conservé son matériel. Assurément, il lui aurait été bien utiles. Mais il avait toujours ses mitaines renforcées, et les phalanges solides. Si ces gars devenaient un peu trop véhéments, ils goûteraient sans droite à la droite d'un travailleur.
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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   05.12.11 21:15

Et les pas se pressaient, oppressants et lourds derrière le duo du moment. Boniface avait parfaitement conscience qu'en territoire pour ainsi dire étranger, il avait un désavantage. Heureusement pour lui, il avait été champion de course à l'endurance dans sa prime jeunesse et avait continué à entretenir ce talent années après années. Bon, d'accord, son terrain de foulée était en règle général plus en hauteur, là où l'air s'avérait autrement moins vicié que dans les bas-fonds. Mais cela ne l'empêcherait pas, et il le savait, de garder une vue sur les malfrats qu'il poursuivait.

Gaubert, quant à lui, était partiellement essoufflé. Il possédait un sens de l'orientation assez bon pour savoir les directions qu'il prenait, mais hélas ne connaissait rien à l'agencement des ruelles. Il avait malgré tout réussi à prendre de l'avance et se tenait maintenant face aux deux kidnappeurs avec un air assez peu avenant. Du moins pendant les premières secondes. Car à bien y regarder, la partie masculine du duo était tout de même nettement plus imposante que lui. Ce qui lui causa une petite inquiétude vite balaya par l'ombre de Boniface qu'il repéra dans la brume, derrière le couple. Ils les auraient. Un sourire carnassier aux lèvres, il décida de se mettre en mouvement pour les intercepter.

Sigal, elle, n'était vraiment pas rassurée. A travers la brume, elle ne voyait pas grand chose. Et craignant de se faire reconnaître, elle préféra surtout conserver un regard baissé, sagement caché sous la visière de sa casquette, ses doigts fermement agrippés au bras de son imposant guide. Elle hocha à peine la tête aux indications qu'il lui donna. Prochaine à droite. Elle entrouvrit les lèvres, mais se ravisa à poser toute question supplémentaire. A la place, elle prit une grande inspiration et, si tôt le mur tourner, se mit à courir comme si sa vie en dépendait.

Ce qui surprit les deux poursuivant autant que ça les rendait furieux. Boniface poussa hurla à Gaubert de les poursuivre et se mit lui-même à courir brusquement dans leur direction. Il ne les avaient pas vu partir à toute vitesse, mais refusait de perdre la possibilité de les tenir sous prétexte qu'ils avaient prie une ruelle perpendiculaire au lieu de se laisser sagement guider dans les griffes de Gaubert. Fichus racailles de la basse-ville!!
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Kyle Greenhand

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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   06.12.11 12:22

Et la course effrénée commença. Kyle fit passer la jeune femme par la ruelle qu'il lui avait signalé. Ignorant la capacité de vitesse de leurs poursuivants, il préférait finasser que de compter sur l'endurance de sa compagne d'infortune. Lorsque les cris retentirent derrière, il sut qu'il fallait agir rapidement. Son plan était établi, et différentes possibilités s'offraient. Dix mètres plus loin, il la faisait bifurquer à gauche, puis immédiatement à droite. Les ruelles étaient vides et en un sens c'était heureux, car s'échapper dans la foule pouvait être ardu.

Au carrefour suivant, ils continuèrent tout droit, puis deux fois à gauche, et cette fois il la fit entrer directement dans une maison, refermant la porte derrière. La bâtisse en question paraissait assez ancienne mais tenait bon, et ses habitants n'étaient visiblement pas présents. Kyle savait cet endroit constamment ouvert.

Il mena la jeune femme à l'étage, ouvrit en grand l'unique fenêtre des lieux, donnant sur la rue de derrière. La première difficulté réelle s'imposait : s'accrocher au câble reliant la maisonnée à celle d'en face, sans tomber. Par simplicité, Kyle grimpa sur le toit et saisit la demoiselle par les bras pour la faire monter à son tour. La prenant dans ses bras après un mot d'excuse, il fit plusieurs bonds plus ou moins agiles sur le câble pour atterrir de l'autre côté. Après quoi, il la reposa et tous deux se cachèrent derrière une cheminée imposante.


Ils étaient à mi-chemin de son objectif, mais il y avait des chances que cette méthode ait permit de semer ses poursuivants. Si ce n'était pas le cas, il faudrait redécoller aussi sec. Mais pour le moment, ils devaient reprendre leur souffle en silence, et le machiniste chuchota aussi bas que possible.


"Surtout pas de bruit, ils ne peuvent pas nous voir de la rue ou d'en face."
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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   06.12.11 21:03

Sigal courait comme si sa vie en dépendait. Était-ce réellement le cas? Elle n'en avait pas la moindre idée. En revanche, elle commençait à avoir de la peine à suivre le rythme de son guide. Ce corset de cuir était un peu serré tout de même. Pas idéal pour prendre son souffle. Autant immobile elle était capable de faire des prouesses d'apnée et de gestion de sa respiration qu'en pleine course, associée à une peur qu'elle qualifia d'irrationnelle, il lui était difficile de se montrer aussi efficace ce Kyle. Elle tâcha de faire de son mieux, jetant des regards inquiets par-dessus son épaule. Derrière eux, l'un de leur poursuivant se profilait par instant à l'angle d'une ruelle et, chose étrange, pour les quelques fractions de secondes qu'il lui était donné d’apercevoir, il y avait dans la démarche hâtive comme un petit quelque chose de familier. A l'exacte identique de l'un des chiens de garde que sa mère avait placé sur ses talons depuis quelques temps déjà et...

Sigal fronça les sourcils et lâcha un petit couinement de surprise en se faisant attirer à l'intérieur d'une maison. Une maison? Elle ouvrit de grands yeux étonnés, le souffle court, hésitant entre faire demi-tour - tout de même, dans une maison! Mais où était donc passé le respect dû aux propriétés privées - et l'envie de se laisser aller à tourner de l'oeil par manque d'oxygène. L'air était assez peu agréable dans les bas-fonds, il fallait le reconnaître. Mais avant qu'elle n'ait pu faire un choix, elle se fit à nouveau entraîner en direction de l'étage cette fois.

"Mais... Avons-nous le droit de... Tout de même, c'est irrespectueux d'entrer ainsi chez les gens et... IIIK!!"

Soulevée avec à peine un mot d'excuse, et apercevant la hauteur, la cantatrice évita de justesse de pousser un hurlement. A la place, elle s’agrippa et se colla autant que possible à Kyle, priant tout ce qui pouvait être prié pour qu'ils ne chutent pas. Elle avait les jambes flageolantes quand il la remis debout et, devenue un peu trop pâle, elle se laissa docilement embarquer derrière une cheminée. C'était décidé, sitôt le danger passé, elle se permettrait de tourner de l'oeil. Par principe. Mais cela viendrait plus tard. Il lui fallait déjà reprendre son souffle. Dos contre les briques rugueuses, elle tâcha de se faire la plus silencieuse possible, suivant l'ordre de Kyle.

En bas, au bout de quelques secondes, les pas lourds d'un coureur soufflant comme un buffle leur parvinrent. L'un de leur poursuivant s'arrêta à quelques mètres à peine, suivit quelques secondes plus tard par son compère tout aussi essoufflé.

"Par l'Etat!! Ils nous ont échappés!"

"Ah!"

Et ceci était l'exclamation surprise d'une Sigal qui das l'instant cru reconnaître cette voix. Réalisant sa stupide erreur, elle plaqua ses mains contre sa bouche.

"Là-haut!"

Oups. Trop tard.
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Kyle Greenhand

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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   07.12.11 13:04

L'état de la jeune femme était loin d'être aussi bon que celui de Kyle, bien plus entraîner aux tâches ardues et au dur labeur. Elle soufflait, sifflait, et n'était certainement pas en état de faire une course similaire. Un juron lui échappa lorsque la jeune femme signala malgré elle leur présence. La situation devenait critique.

Ils avaient encore du chemin pour arriver à destination, et même en passant par les toits, la course serait ardue. Il ne se voyait pas la forcer à tel effort vu son état, mais en même temps, ils n'avaient pas trop le choix. Ces types allaient sans doute mettre un moment à trouver comment monter, et le cas échéant, la bonne maison pour les atteindre. Ça leur laissait bien cinq minutes, mais guère plus.

Kyle réfléchissait du mieux qu'il pouvait. Il pouvait toujours courir avec elle sous le bras, ou sur le dos, mais il était peu probable que la jeune femme en ressorte avec son honneur indemne, quand bien même sa vie était en danger. Vu le peu de souffle qu'elle démontrait, ils seraient trop vite rattrapés même après une trentaine de mètres de course. S'ils s'approchaient juste assez...


"Il va falloir repartir, vous pensez pouvoir encore tenir un peu ?"

Il voulait à tout prix éviter la confrontation, à deux contre un les chances étaient minces vu leur gabarit, et sa "cousine" risquait de faire les frais de quelques coups également. Au mieux... La mettre en sécurité d'abord, après seulement il pourrait espérer faire rempart de sa personne. Portant la main à sa poche, il tâta pour retrouver un objet dont il ne se séparait jamais. Et pour cause, c'était que dans la situation présente, il allait sans doute servir.
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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   08.12.11 21:09

Quelle imbécile! Pourtant, Sigal n'aurait trop su dire su elle devait se maudire elle-même pour son inconscience ou s'il ne valait mieux pas tout simplement éclater de rire. Tout ceci ne devait être qu'un sombre quiproquo. Ou alors il existait à Secaria un criminel avec exactement la même tonalité vocale que l'un de ses gardes du corps.

En bas, les deux hommes tournaient autour du bâtiment comme des vautours autour d'un cadavre. Ou comme des chats au pied d'un arbre remplis d'oisillons bien appétissants. Alors que l'un cherchait comment diable le duo avait fait pour grimper à même l'édifice (il n'était pas une lumière, le pauvre) le second, de l'autre côté, repéra un accès certes peu respectueux de la propriété privée, mais bien plus praticable. Avant même de se demander si la porte pouvait être ouverte, il la défonça d'un coup d'épaule un peu trop rustre et s'engagea dans la maison, grimpant à l'étage.

Sigal, une main contre sa gorge, toujours en train de récupérer son souffle, jeta un coup d'oeil derrière la cheminée. Tout à coup, elle se sentait tout de même moins anxieuse. Du moins en partie. Si elle se faisait prendre dans cette tenue, nul doute qu'elle se ferait sérieusement réprimandée. Mais là n'était pas la question. Ce qui l'inquiétait le plus, c'était les éventuelles répercussions. Gaubert et Boniface risquaient de perdre leur emploi. De même qu'Irène, très certainement. A cause de son désir d'indépendance, des gens allaient avoir des problèmes. Et encore, elle n'osait même pas pensé à Kyle si d'aventure il se faisait entièrement prendre pour un agresseur. Il fallait trouver une solution, et vite!

Un peu à la traîne, Gaubert contourna l'édifice pour s'engager à la suite de son compère qui, déjà à l'étage, en était à se demander si tous les criminels de Sécaria possédaient des tendances suicidaires. C'était par là que le duo était passé? Quelle folie! Et pourtant, il s'engagea, bien décidé à les arrêter. Et tant pis s'il s'en sortait avec de belles blessures. Son honneur en sortirait intact, foi de noble!

A côté de Kyle, Sigal trépignait, tiraillée entre l'envie de reprendre la fuite, bien qu'il s'agisse d'un utopie étant donné son endurance en la matière, et la perspective de se rendre et de s'excuser. Son bien aimable guide lui avait posé une question, mais elle ne savait pas trop que répondre. Peut-être serait-il plus judicieux de lui faire part des informations qu'elle avait, histoire qu'il puisse poser un avis plus objectif sur ce qu'il convenait de faire.

"Veuillez m'excuser, mais j'ignore s'il convient de fuir. Voyez-vous, il se pourrait bien que..."

Elle le vit fouiner dans ses poches. Redoutant qu'il puisse s'agir d'une arme, elle lui agrippa le poignet en affichant un air de chien battu.

"Vous n'avez pas l'intention de leur faire du mal, n'est-ce pas?"

Boniface s'approcha sur la pointe des pieds. Les sauvages des bas-fonds étaient en train de discuter. Sans doute pour monter un nouveau plan de fuite tel les lâches qu'ils étaient! Mais il ne les laissera pas faire, non! Il contourna la cheminée et bondit sur Kyle. A l'assaut!!
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Kyle Greenhand

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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   09.12.11 12:07

Kyle, comme souvent, était proprement incapable de déceler dans la voix comme dans l'attitude l'annonce d'un problème, ou d'un changement de situation. Concentré sur l'arrivée des compères, il guettait le moment propice pour s'enfuir. Hélas, ce moment ne vint pas. Il aurait pu se lever lorsqu'ils passaient et couper le filin qui les reliait, mais il ne tenait pas non plus à provoquer une chute potentiellement mortelle. Elle ne pouvait pas courir, ils avaient assez de hargne pour les tabasser à mort. Coincés.

Derrière la cheminée, il guettait les bruits, les sons. Ces types n'étaient pas discrets, loin de là. Trop sûrs d'eux. C'était une bonne chose, en un sens, car retourner leur assurance contre eux leur donnerait un léger avantage. Lorsqu'elle lui demanda s'il comptait leur faire du mal, sa réponse fut entre l'étonnement et l'inquiétude :


"Ben, faut avouer que je compte pas leur offrir des fl..."


Il n'eut guère le temps de dire plus. Déjà le premier gorille était tout proche et se jetait sur lui. La réponse fut sans appel : Kyle se releva d'un seul coup de toute sa hauteur, son avant bras en travers de la poitrine de l'adversaire, frappant aussi fort que possible. Avec un choc pareil, n'importe qui aurait au moins le souffle coupé pendant une bonne minute, ce qui laissait un bref répit.


Sans attendre qu'il s'en remette ou que son comparse se décide à arriver, il donna à Sigal une espèce de gros sifflet un peu crasseux, fait d'un métal jaunâtre et ressemblant à une mini sifflet à vapeur. Il lui montra une direction et cria autoritairement :


"Partez devant, dans cette direction. Lorsque vous verrez les cheminées noires des usines, soufflez là dedans aussi fort que possible. Je vais tâcher de les retenir."


Il espérait sincèrement qu'elle allait s'exécuter de suite. C'était leur seule solution d'en réchapper. Appeler de l'aide. Et si elle n'était pas dans les parages, il pourrait faire tourner ses agresseurs en bourrique sans craindre qu'elle n'en fasse les frais.
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- REPO! ... roucoulant - Et gnagnagnagna...

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Signalement : Hûme, évidemment.


MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   29.01.12 16:57

Spoiler:
 

Boniface y était presque! Il allait les avoir, ces horribles criminels des bas-fonds. Bien trop sûr de lui, il n'a pas vraiment pris le temps de comprendre ce qui se passait quand il se mangea de plein fouet l'avant-bras du colosse. Le souffle coupé, il s'étala de tout son long, donnant gracieusement malgré lui les instants nécessaires à Kyle pour donner ses sages recommandations à une Sigal qui, interloquée, n'eut que la présence d'esprit de baisser les yeux sur l'objet étrange qu'elle venait de se faire mettre entre les mains. Elle eut un regard profondément désolé pour le pauvre garde du corps et agrippa entre son pouce et son indexe l’extrémité de... Du sifflet un peu crasseux qu'elle considéra un instant. Cette chose permettrait d'appeler à l'aide? Mais en auraient-ils réellement besoin?

"A dire vrai, Kyle, je ne pense pas que... AAAAAH!!"

Elle pointa du doigts un Gaubert qui, suivant l'exemple de son collègue, fonça sur Kyle, poing en avant, bien décidé à cogner le sauvage qui avait étalé Boniface. Ce qui eut l'avantage de donner à Sigal l'impulsion nécessaire pour se retourner, et dans son sursaut de panique, débuter le premier pas d'une course qui fut stoppée nette quand au sol, le garde-du corps encore essoufflé par le coup reçu lui attrappa la cheville.

"Hiiiii..."SPLAF!

Le sifflet lui échappa des mains pour rouler plus loin alors que la pauvre cantatrice heurtait le sol sans la moindre douceur, perdant sa casquette, et son élégante dignité avec. Dans un gémissement qui ne ressembla à rien, elle porta ses mains libérée à sa figure, pendant que sans douceur aucune, le garde du corps tendit son autre main pour lui attraper la taille et la faire glisser vers lui, avisant subitement les boucles rouges d'un air perplexe.

"Nieh?"

Gaubert, lui, fort de son expérience de grand guerrier - tâchons d'y croire pendant les quelques secondes qu'il va tenir face à Kyle - était trop occupé à essayer de donner des coups au géant pour se soucier des activités de son collègue qui, sans un regard en arrière, grimpa sur la donzelle en l'obligeant à se retourner, histoire d'en avoir le coeur net. Même si la position ne se prêtait pas vraiment, vu de l'extérieur, à un contrôle d'identité. Hem.
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Kyle Greenhand

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MessageSujet: Re: Correspondance métropolitaine   02.02.12 13:08

Spoiler:
 

Kyle n'eut guère le temps de se retourner pour tenter une quelconque défense. Il avait beau avoir participé à une certain nombre de combats de rue, la présence de la jeune femme ne l'aidait pas à se concentrer. Et il lui fallut trop de temps pour comprendre ce que signifiait son cri.

C'est donc dans l'omoplate droite qu'il reçut le coup de poing du second gorille, et autant dire que c'était loin d'être sans douleur. Il eut l'impression pendant une seconde que son épaule allait se détacher de son corps. Bras droit momentanément hors service. Heureusement pour lui, le gauche restait efficace.

Tombant au sol, il se retourna pendant sa chute, heurtant les tuiles de son dos endolori, et répondit au coup de son agresseur par une extension violent de ses deux jambes, avec au moins dans l'idée de le faire basculer sur les toits. S'il tombait dans la ruelle, c'était encore mieux, Kyle ne s'attardait pas aux questions de morale lorsqu'il s'agissait de personnes qui en étaient dépourvues.

A nouveau, il entendit le cri de Sigal, qui s'était faite attrapée par le premier gorille. Sans réfléchir ni même s'assurer que son adversaire actuel était hors service, il se releva tant bien que mal et fonça sur lui, ou plutôt se jeta sur lui, avec dans l'espoir de lui briser quelque chose. Et dans le dos, il y avait pas mal de choses à briser. Le coude en avant, il força sa chute.
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Correspondance métropolitaine

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