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 Martial Memorandum

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- Hmmm Chaaaaraaaal ! - aime défoncer les façades.

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MessageSujet: Martial Memorandum   16.10.11 21:12

Il y avait des jours avec et des jours sans.

Là, c'était plutôt un jour sans quand même.

En milieu de matinée, elle avait définitivement quitter la piaule partagée avec Lilia jusqu'alors. Tout avait une fin, paraissait-il. Leto était la première à avouer que c'était vrai. Qui plus était, elle s'y était attendue. Ce genre de petits aléas faisaient partis de l'inévitable. Tout comme le dommage collatéral nommé Tony. Mais nous y reviendrons plus tard.

Après un détour par une consigne pour poser ses affaires (à vrai dire elle e saurait dire encore maintenant s'il était très judicieux dans l'immédiat de prendre une piaule en ville ou s'il ne valait mieux pas mettre les voiles loin de Sécaria), elle s'était rendue non pas au D-bar, mais devant le D. Plus exactement sur le trottoir d'en face où, appuyée contre la façade, elle avait longuement attendue. Quoi exactement? Elle n'en savait rien. Un assaut contre elle, un flingue braquée sur elle, une insulte, un attaque quelconque. Mais rien. Juste quelques clients réguliers qui passèrent sans même lui adresser un regard. Une routine quotidienne qui lui aurait presque fait penser que la nuit précédente n'avait pas eu lieu. Pas de Lilia, évidemment. Mais elle ne la cherchait pas. Elle savait qu'elle la trouverait quand elle en aurait l'envie. Ou que Lilia en aurait l'envie. Pour le moment, ce ne devait pas être le cas.

Puis elle avait traîné dans les ruelles, mains enfoncées dans les poches. Il allait falloir reconsidérer sérieusement son quotidien. Et accessoirement vérifier par la suite si son nom n'était effectivement pas affiché sur le panneau des balayeurs. Un détail infime. Elle avait la quasi-certitude que ce n'était pas le cas. Lilia était... Exclusive, possessive. Du genre à se réserver une chasse privée. Ce qui arracha un petit sourire carnassier à Leto. Oh, elle revoyait avec une infinie clarté l'expression de la métisse. Sa douleur, sa rage, sa déception, son agonie criée dans la brume. Et le coup de fusil qui, inconsciemment, fit tressaillir son épaule. Elle pouvait utiliser son bras gauche. Mais il restait douloureux dans le moindre de ses mouvements, ce qui l'obligeait à le garder immobile autant que possible.

Étrangement, elle ne tirait aucune satisfaction réelle de la souffrance issue de sa trahison. Un début de sensation de plénitude en constatant que la douleur et la haine allaient si bien à Lilia. Une sensation de beauté esthétique. Puis un vide. C'était con. Elle avait définitivement perdu toute exception, toute infime parcelle de bonté à l'égard de l'humenité. Lilia c'était... Tout ce pour quoi elle avait été prête régulièrement à étouffer ce qu'elle était. Serait-elle capable de poursuivre sans céder à la bestialité? Elle savait très bien qu'un esprit réfléchit était plus méchamment efficace. Elle était réfléchie, à son échelle. Patiente pour obtenir ce qu'elle voulait. Ce qui l'avait souvent distinguée de ses semblables qu'elle avait chassé. Ce qui lui avait aussi donné un avantage considérable. Mais maintenant?

Il n'y avait aucune raison pour que cela change. Après tout, elle était une SDP. Ce genre de petit aléas ne pouvait décemment pas changer sa manière d'opérer. Elle était imperméable à toute faiblesse sentimentale. Totalement imperméable puisqu'elle n'avait plus ce fardeau, cette métisse dans ses pattes. Définitivement elle-même. Elle se le répétait, à chaque pas. Une litanie qu'elle s'enfonçait soigneusement dans le crâne. Un auto-conditionnement pour devenir encore un meilleur agent pour le pacte. Elle était bonne, mais pas excellente. Ça viendrait plus facilement à présent.

La nuit était retombée, et l'arrière de la mairie désert quand elle s'était glissée par une porte de service, remontant les étage dans le silence et l'ignorance générale jusqu'à l'étage où il lui arrivait de croiser des "collaborateurs". Bob était là, croisa sa route, n'osa pas croiser son regard. Hier soir il vantait le culot de Tony. Aujourd'hui, il se faisait violence pour ne pas partir en courant face à celle qui avait probablement réduit à néant le dit culot en même temps que le dit Tony. Il n'avait pas de certitude. Juste celle de l'avoir dit face à la principale concernée. Et maintenant, il avait pris la bonne résolution de fermer son clapet et de ne plus jamais se mêler des histoire d'une saloperie de versa.

Leto s'immobilisa devant la porte. Pas de rendez-vous. Elle n'en avait pas vraiment le temps. Elle s'annonça, donna quelques coups, attendit l'autorisation bien qu'elle se foute pas mal des conventions, puis entra dans le bureau.

"Monsieur le maire..."

Elle fit quelques pas, s'immobilisa, posa sur le bureau un regard d'indifférence.

"... Je suis au regret de vous annoncer qu'il m'a fallu égorger l'un de vos collaborateur. Un homme un peu trop zélé. Tony, il me semble. Mais j'imagine que vous devez avoir entendu parler de lui."
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- Calinours - « Au nom de la Lune, je vais tous vous punir ! »

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Signalement : Humein (Ancien sapin de la Grande Réunification)


MessageSujet: Re: Martial Memorandum   29.10.11 19:01

Le Maire consultait les différentes reproductions de la conversation qu'il avait eu avec Jon Pace. Cette conversation avait été enregistrée et décortiquée par différents expert du service communication de la mairie. Et l'élu envisageait donc au regard des critiques, les différentes utilisations que le journaliste pourrait faire des renseignements qui avaient été fournis. Il était compétent. Sans aucun doute possible... Le maire écartait donc les hypothèses les plus farfelues de son esprit. Il était précisément entrain d'écarter la possibilité que Jon Pace se serve des renseignements pour alimenter un articles sur la charcuterie et la viande séchée de Brahmine.

Un coup raisonna et la porte s'ouvrit en trombe. Une versatilis entra. En bon raciste, le maire semblait les reconnaitre à l'odeur et aux sons de leurs pas. Il n'avait même pas besoin de s'abaisser à regarder la personne en face de lui. Cela devait être encore un versatilis mal poli émigré récemment qui se sentait le droit de venir réclamer des choses parce qu'il avait appris la tolérance du maître du Pacte de la Lune Rouge pour les accords amiables. Décidément, la vie d'un homme politique était parfois bien difficile...

Le Maire consentit néanmoins à lever un oeil quand il entendit que la voix du Versatilis était celle de Leto...

- "Mademoiselle Elbon..."

Il laissa Leto faire ses quelques pas. Elle agissait d'une telle manière et avec une expression tellement indéférente qu'on aurait dit un chat qui savait qu'il avait fait une connerie.

Apparament un certain Tony avait fait les frais de la colère de la Versatilis. Bah ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'elle supprimait du petit personnel...

- "Tony... Mmmmhh ? ..." s'interrogea le maire avec emphase.

Il poussa le bouton de son interphone radiophonique arcanotechnologique. Il ne connaissait heureusement qu'un seul "Tony" travaillant pour lui.

- "Hmmm Suzanne, vous seriez particulièrement aimable si vous preniez le temps de rayer ce cher Monsieur Orelav Anthony, dit Tony, de notre personnel actif et que vous fassiez circuler un mémo comme quoi après les récents événements comme de nombreux autres, cet éminent collègue et ami, nous a indiqué souhaiter être muté à Soveyur et que le navire dans lequel il a embarqué, a malheureusement heurté un récif et que nous sommes sans nouvelles depuis environ 72 heures... C'est toujours une saison difficile pour les voyages en bateau. Nous adressons nos condoléances aux familles tout ça... Ca ne fait jamais qu'un nom de plus que nous rayons de nos registres. Je vous remercie de votre diligence."

Il enleva son doigt de la machine, tourna deux trois papiers et s'étala dans son fauteuil, jugeant l'aspect fatigué de la versatilis.

- "Y-avait-il autre chose, chère amie ?" demanda l'élu avec un ton tout aussi agréable et souriant que possible. "Avons-nous d'autres de vos présents à cacher avant le 5 Frimaire prochain ? Ou alors y a-t-il un problème ? Vous semblez... "désappointée"..."
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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   29.10.11 22:30

C'était si... Simple de supprimer quelqu'un. Leto se demanda l'espace d'un instant combien de "collaborateurs" elle pouvait décemment se permettre d'éliminer sans que ce ne soit gênant de les supprimer d'une liste d'électeurs. Pourrait-elle aller jusqu'à écorcher vif ce Bob pour avoir ouvert sa grande gueule? Après tout c'était grâce à lui qu'elle avait pu choper le défunt Tony avant qu'il en tue Lilia. Ou peut-être aurait-elle dû s'abstenir. Ou plutôt l'achever. Pour sûr, son engouement à laisser une balayeuse survivre, en prime avec la connaissance de ses tendances rougeoyantes, n'irait certainement pas jouer en sa faveur. Peut-être qu'il vaudrait mieux tourner là les talons seulement voilà...

Dans son dévouement au Pacte, et malgré des tendances individualistes, Leto possédait un certain sens de l'honneur. Et ce dernier lui intimait une loyauté certaine à l'égard du maire. A ce titre, elle devait lui fournir toutes les informations qu'elle possédait à l'heure actuelle sur sa situation. Les seules choses qu'elles pouvaient éventuellement cacher jusque-là concernaient la sauvegarde de Lilia. Celle-ci ne devenait pas si ce n'était obsolète tout du moins secondaires? Néanmoins, elle tiqua très sensiblement à la remarque sur la fatigue. Assez pour que ses doigts se crispent, déclenchant une irradiation de douleur de son épaule à sa gorge. Elle sourcilla quelque peu, et releva le col de son manteau.

"Aucun autre éventuel triste décès n'est à prévoir dans l'immédiat. Du moins pas dans nos rang. Mon seul problème est que je ne sois plus en mesure de punir Tony pour ce qu'il a déclenché avant de rejoindre malgré lui le monde des morts."

Elle laissa retomber ses bras le long du corps, dardant sur le maire un regard de parfaite neutralité. Les emmerdes allaient venir. Du moins quelques unes. Et ce n'était que le commencement.

"Il a eut la brillante idée d'aller crier que j'étais un agent double."

Elle suspendit un instant avant de reprendre la parole.

"Heureusement, il se trouve que mon ex-binôme s'avère suffisamment possessive pour ne pas avoir grillé ma couverture. J'ai été vérifié, aucun balayeur n'a la plus petite idée de ce qu'il s'est passé cette nuit. En conséquent..."

Elle se rapprocha à peine, d'un simple pas, déviant un regard toujours aussi neutre sur la pièce.

"Les choses étant ce qu'elles sont, je vais avoir bien plus de liberté. Aussi, si vous avez d'éventuels plans concernant Mancuso et sa clique, je me ferais un plaisir de me montrer plus expéditive. Ne sachant pas combien de temps encore cette situation pourrait durer, autant que j'exploite le temps qui m'est imparti à vous être aussi utile que possible."

Aux dernières syllabes, elle en était revenu au maire. Consciente qu'elle était à présent sur un siège éjectable aussi bien d'un côté comme de l'autre, autant se tenir disponible au besoin.
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- Calinours - « Au nom de la Lune, je vais tous vous punir ! »

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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   30.10.11 7:00

Le maire tira une feuille de papier immaculée qu'il s'empressa de corrompre quasi-mécaniquement, en écrivant au rythme des mots de Léto sans même regarder la feuille et en continuant de fixer son amie d'un oeil excessivement perçant.

Ainsi donc... Voila quel était le fond du problème posé par le "Tony". Ma foi, le Maire avait eu une bonne idée de bricoler une mascarade pour masquer ce décès. Nul doute que Léto s'était déjà occupée du corps. Elle connaissait son affaire. Tout était pour le mieux. En y repensant c'était presque dommage de gaspiller le joli papier en-tête de la mairie pour une personne aussi idiote que ce monsieur Orelav. Il était beau ce papier en-tête. Si le maire avait eu un sens artistique un jour, celui-là aujourd'hui n'existait plus dans l'esprit de l'hûme archi-séditieux qu'il était devenu par la force des choses. Leto acheva son rapport sinistre. Le maire jeta un coup d'oeil à son papier et le déchira TRÈS méthodiquement avant de le mettre à la poubelle avec l'air sadique du conquérant qui comment un génocide.

Il retrouva bien vite son visage affable et plaisant malgré tout, alors qu'il annonçait tout légèrement :

- "Ma foi, voila qui ne semble guère poser de réel problème en fin de compte."

La menace pour la structure proprement dite était éliminée. Toutefois, celle-ci (la menace) avait injecté une petite dose de venin qui avait poussé le système immunitaire de la Lune Rouge à réagir pour se protéger. Et en tant que globule blanc en chef, le Maire allait devoir sévir très sérieusement.

- "Vous n'êtes plus mon agent double..." dit-il. "Je vous retire cette fonction. Mais rassurez-vous chère camarade alien, je vous aime trop pour vous affublez d'un rôle de plante verte... Personne, dans cette pièce ne veut cela." ajouta-t-il avec un air rieur un peu dérangeant, en plus d'être manifestement dérangé.

- "Je vous offre mon soutien. Vous devez exploiter le temps qui vous est imparti pour vous-même comme vous le faites depuis toujours. Je sais votre sens de la fidélité. Et en tant qu'ami, je pense que nous pouvons vous entraider. Je pense même que l'heure est venue pour une petite promotion interne dans les rangs intimes de notre famille. Alors voila ce que je vous propose : Je vous nomme Balayeuse officielle. Sur un plan technique, ce qui changera du tout au tout, c'est que vous aurez un salaire fixe en plus des avantages." dit-il avec un air totalement ironique.

En fait l'idée n'était absolument pas une plaisanterie. Le maire allait simplement actionné un dispositif qui n'avait pas été prévu pour ça. Mais qui finalement, pouvait avoir une utilité imprévue. Et c'était un prompt renfort, comme dirait l'autre. Le maire parlait d'un ton étrange qui était vraiment changeant, il devait être malade. Ou avoir un problème de drogue, de surdose de café, ou s'être fait rayer sa calèche le matin. Bref, il y avait un truc pas net, un brahmine sous brin d'herbe, une baleine préhistorique sous gravillon. Cet homme était-il malade ?

- "Votre amie semble faible et le temps qu'elle s'achète une cervelle. Ce sera la clef de votre victoire. Je vais maintenant vous raconter une petite histoire. Posez votre cul sur une chaise et écoutez. Cela risque d'être un peu long... "

Le Maire se leva de sa chaise tout excité à l'idée qu'il avait un plan génial. Saint-Etat merci, sa voix était redevenue normale aussi vite qu'elle avait semblé bizarre au cours d'un instant. Il fallait dire aussi que le maire avait prononcé un discours harassant sur le chomage et la situation économique, il y avait 2 heures et qu'il était un peu à plat, le pauvre.

- "Voici la solution à votre problème. Vous allez vous débrouiller avec vos talents naturels pour diffuser cette petite histoire...

Il était une fois, une balayeuse jeune et jolie, qui avait à coeur le métier qu'elle avait de tuer les vilains monstres pas beaux. Fort de ce constat, elle voulait accomplir son métier dans les règles de l'art, et était partisan des balayeurs honnêtes depuis le début. Pourquoi ? Ce n'était pas une question d'honnêteté plus que ça, même si ca jouait un peu. Mais surtout parce que être balayeurs honnête ca finit par vous payer un petit salaire de misère en plus des primes, et des fois c'est utile quand même. Eh oui...

Un jour, elle tombe sur un employé de la mairie qui (la prenant pour une employée municipale) voit en elle une traitresse à sa fonction vu qu'elle traine avec de faux balayeurs illégaux et il la traite d’agent double, de traitresse, de fiotte. Non pas de la mairie envers les balayeurs, mais des balayeurs envers la mairie, donc l’État. Ne supportant pas qu'on insulte son sens de l'honneur ainsi, elle remit le benêt à sa place sans plus de cérémonie. Et n'importe quel balayeurs digne de ce nom en aurait fait autant pour la mairie.

Ainsi quelque soit votre allégeance réelle, vous restez une balayeuse avant tout officiellement, et notre chère petite Némesis dans cette terrible organisation de hors-la-loi. Ce n'est pas parce que, VOUS, vous souhaitez avoir un job officiel, légèrement deffrayé, avec pignon sur rue et surtout une vraie reconnaissance de votre job que vous êtes à bannir de Mr. Johnson. Pas plus vous que les gens qui salissent la réputation de cette organisation qui a vocation a devenir une noble milice un jour plus qu'un repère de rats d'égouts. Vous êtes désolé d'aspirer à restez vous-même en esperant une amélioration de votre statut et de celui de vos amis. Personne ne peut vous en vouloir pour chercher simplement à mener votre vie au grand jour.
"

Voila l'idéal du Département Bureaucratie de l'Académie, réduit à un esprit torve, tordu et pervers sous le joug de l'exercice du pouvoir pendant quelques années. Cette vocation devait être vraiment aliénante pour l'esprit d'un hûme qui en dépit de son esprit très brillant restait finalement ordinaire...
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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   30.10.11 12:19

Le corps. Quel corps? Celui qu'elle avait achevé de démembré pour mieux en répartir les morceaux et tout annihiler? Sans cadavre, pas de meurtre, non? Un ou deux restes avaient servi d'amuses-gueule. Après tout, elle devait bien se nourrir. Surprenant d'ailleurs qu'elle ait retrouvé son étoile sur place. Mais ça, c'était une autre histoire. Il ne restait plus rien de Tony. Plus rien qui puisse être susceptible de faire le moindre lien avec une secte, avec la mairie, avec des balayeurs. Le fouteur de merde avait disparu dans l'indifférence. Seule resterait l'histoire que le maire voudrait bien broder par-dessus. Quelque part, Leto avait comme une petite pointe de regret à ce sujet. Tuer Tony l'avait embêtée. Pour ce qu'il avait fait, elle aurait dû le garder en vie. Quelques jours si possible. Le temps de lui faire entrer dans le crâne à quel point son excès de zèle avait été décevant. Mais les détails dans ce genre, le maire n'avait pas besoin de se les voir exposé.

Elle n'aurait trop su dire pourquoi, mais le son du déchirement du papier lui était relativement désagréable. Moins que l'air foncièrement sadique du maire. Pour sûr, si la nature avait été un peu mieux faite, il aurait fait un versatilis d'exception. Dommage qu'il soit hume, ça gâchait tant de choses. Tout comme le fait de voir son statut révoqué. Virée? Ce simple terme lui paraissait être une aberration totale. On ne virait pas un membre de la Lune Rouge. Soit on l'exploitait différemment, soit on l'éliminait. Avant même qu'il ne soit aller plus loin, Leto se demanda quelle option allait être choisie pour elle. La première l'aurait presque surprise tout de même. Sans doute parce que de son point de vue, si un collègue avait été dans cette situation, elle l'aurait égorgé pour limiter le moindre dégât. Ou alors elle l'aurait étranglé et fait passé ça pour un suicide. Bon plan pour couper court à toute autre enquête plus poussée. Pour qu'on la garde, il fallait croire qu'elle n'était pas si mauvaise que ça. Ou qu'il n'y avait tout simplement personne pour la remplacer dans l'immédiat.

Jamais il ne lui avait semblé entendre autant de mots liés au champs lexical de l'amitié. La dose excessive rendait ce concept totalement cynique. Elle ne remit pas en cause le dérangement du maire qu'elle jugeait de toute manière déjà complet. Bien ordonné et exploité, mais complet. Enfin elle aurait été hypocrite de le reprocher. Le terme qu'il employa pour son recyclage professionnel la laissa néanmoins quelque peu interdite. Balayeuse officielle... C'était pas cette histoire d'affiches qui rendait dingue Mancuso? Cette histoire d'officialiser certains mercenaires pour en faire de la main d'oeuvre au service de la municipalité et donc du maire. Admettons. La notion de salaire fixe n'était pas pour lui déplaire. Surtout qu'actuellement, elle était à la rue et ne possédait plus rien. Il allait d'ailleurs falloir qu'elle aille à ce sujet chercher deux ou trois trucs au marché populaire mais en attendant...

Leto s'assit bien docilement. Non pas qu'elle soit particulièrement respectueuse de la hiérarchie, mais la perspective de "poser son cul" comme il l'avait si aimablement dit l'allégeait un peu de sa fatigue. Oh oui, monsieur le maire avait l'air totalement cinglé. Mais s'il avait été un parfait gentilhomme vaguement machiavélique, elle aurait d'elle-même revu rapidement son plan de carrière. C'était cet aspect de sa personne qui la poussait à le suivre. C'était une "bonne" folie. Un peu similaire à la sienne sous quelques aspects.

Pour pour ce qui était des histoires, c'était une autre paire de manche. Déjà gosse elle préférait un "bonne nuit" expéditifs aux "il était une fois" avec lesquels son père avait autrefois essayé de lui insuffler un intérêt pour les légendes. Donc... Elle allait devoir jouer les partisanes de l'honnêteté depuis le commencement? Ce genre de détail pourrait ne pas être trop compliqué à faire croire. Du binôme Guyver/Elbon, elle avait toujours été la plus réfléchie, la plus illusoirement modérée, la plus lucide, la responsable. Celle qui logiquement pourrait chercher à faire d'un métier mal perçu une activité pleinement reconnue et servant le "bien de la majorité". Ce que Lilia pourra dire pour contrecarrer ça passerait ensuite pour la basse vengeance d'une ex un peu trop en colère et dénué de sens. Guyver l'impulsive, l'alcoolique... On pourrait l'écouter. Quant à la croire, en revanche, c'était une autre histoire. Seuls les plus sceptiques pourraient être récalcitrant. Entendre par là le patron du D et son loyal toutou de barman. Ne restait à soigneusement intégrer que les anecdotes qui rendrait l'arnaque crédible et ça, le maire était en train de les lui offrir sur un plateau.

C'était tordu. Vicelard. Fourbe aussi. Si Leto s'avérait parfois douée pour manipuler des individus, elle l'était beaucoup moins pour l'opinion publique ou les groupes d'individus. Néanmoins, elle se voyait déjà fixer Lilia d'un air navré en expliquant qu'elle avait fait tout ça pour elles, pour qu'elles ne manquent de rien, et qu'elle était navrée que son soucis de veiller sur leur bien-être soit perçu comme une trahison. Ainsi, Même Mancuso pourrait tolérer Leto pour cause de nobles sentiments. Enfin peut-être. Dans le cas contraire, il lui faudrait probablement résoudre le problème de manière plus radicale, mais quelque chose lui disait qu'avoir la tête de Caleb exposée sur son luxueux bureau ne serait peut-être pas si désagréable que ça pour monsieur le maire.

"Vous... Tuez toute la crédibilité d'un quelconque témoignage à mon encontre."

C'était fort aimable. En prime, ça servirait les intérêts de la mairie. Maintenant que ses miches étaient probablement préservée dans l'immédiat, ça soulevait une autre question. Qu'est-ce que ça apporterait comme intérêt particulier au maire en personne? A priori aucun. Il assurait son travail (le non officiel sans doute) mais ne se servait pas au passage.

"Hormis la propagation de cette histoire... Oh pardon, de ces faits évidents de la bonne foi à l'égard des balayeurs, que vais-je devoir faire?"

Il y aurait inévitablement un autre prix à payer. Tout de suite ou plus tard. La notion même de redevance qui faisait tourner le Pacte.
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- Calinours - « Au nom de la Lune, je vais tous vous punir ! »

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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   02.11.11 4:10

Ainsi le Maire tuait toute crédibilité chez les témoignages potentiels ? Tant mieux, car cela semblait être tout à fait dans ses plans. Le bonhomme malhomme sourit à cette phrase qui avait l'air de trouver dans son oreille une saveur toute particulière. Amour de l'(in)justice et de l’invincibilité légale ? Appétit de meurtre prononcé ? Non, le Maire, tout violent qu'il était parfois, n'aimait pas se salir les mains. Ce devait certainement être son caractère intouchable qui attisait l'appétit vorace du politicien.

- "Vous m'en voyez ravi... J'avoue que c'est un peu le but... Après tout ce ne serait pas rigolo de pouvoir ôter la vie à des gens si nous étions aussitôt condamnés." prononça-t-il avec délectation, visiblement ravi que la versatilis comprenne où il voulait en venir.

Pour sa part, le Maire n'avait jamais tué... En tout cas pas directement... Il avait toujours une personne pour le faire à sa place. Toutefois, il avait été dans sa fougueuse jeunesse de glorieux sapin de la réunification, triple vainqueur du tournoi annuel d'escrime du Département Bureaucratie à l'Académie. Donc, il pouvait certainement comprendre l'intérêt qu'il y avait à terrasser quelqu'un pour le simple plaisir de le faire... Il se rassit à son trône fauteuil avec l'air de s'être un peu calmé dans sa folie. Il n'avait pas particulièrement envie de dormir malgré l'horaire. On disait que ce qui avait terni le personnage de Jean Aldwig était ces longues journées sans sommeil qu'il s'autorisait plus souvent qu'un médecin ne l'aurait sans doute conseillé à un homme de son âge. Léto posa sa question. Le Maire sembla un peu surpris. D'habitude, l'amie Léto n'avait pas l'air d'être si... Perdue ? Non pas perdue... Mais disons qu'elle avait toujours eut l'air de savoir où elle voulait aller elle. Le Maire devrait peut-être lui trouver autre chose, qui sait ?

- "Comme toujours... Cette histoire est la votre, l'invoquer ou pas est un choix qui vous revient. C'est votre vie après tout... En dehors de ça les termes de notre amitié restent inchangés... Je ne suis pas homme à vouloir revenir sur ses promesses. Mais..."

Le Maire marqua une petite pose. Oui il était bizarre de parler d'une amitié conditionnelle, comme on évoquait les clauses d'un contrat. N'oubliez jamais que la Lune Rouge repose sur un accord de bénéfice mutuel. Si elle fait quelque chose pour vous. C'est que vous allez lui rendre un service encore plus grand que vous le vouliez ou non, que vous vous en rendiez compte ou pas. Le bénéfice mutuel, c'était le credo du Maire. Le sentiment de dette était son arme. Les deux formaient la seule vraie loi officielle de la Lune Rouge et de Sécaria. Le reste c'était pour nourrir les pigeons ou un ensemble fantoche de dispositions uniquement utiles pour que le Maire puisse instaurer cette loi partout dans des conditions tip top. Autrement dit, une conception égocentrique de l'Univers, mais qui avait le mérite d'être une machine de guerre à toute épreuve. Le Maire eut un léger soupir et poursuit sa petite phrase sous la forme d'une interrogation ouverte :

- "Avant de poursuivre davantage et vous dire le fond de ma pensée... J'aurais aimé connaître quels étaient vos projets personnels ? Si vous envisagiez quelque chose en règle générale... Vous savez, je suis un esprit très ouvert et tout m'intéresse en soi."

Comme le Maire l'avait souvent rappellé, la nature et la structure du Pacte ne dépendaient pas (vraiment) de son organisation, mais bel et bien du regard que l'observateur porte sur elle. Ainsi la "Lune Rouge" comme on la nommait, changeait selon le membre, mais cela impliquait également qu'il sache réellement pour qui il œuvre. Là dans les faits, son interlocutrice le savait. C'était déjà ça : Il n'y avait pas de doute. Les Versatilis avaient toujours été plus prompts que la moyenne à saisir la nature réelle du Pacte; sa substance, son idéal. En effet, beaucoup arrivaient à saisir cette essence quand bien même beaucoup ne comprenait pas le but final de la Lune Rouge. Ils n'y voyaient sans doute qu'une forme de Pègre se passant des traditionnelles barrières familiales et de l'éthique de celle-ci, pour se concentrer sur une forme de mysticisme sinistre. Ce n'était pas spécialement faux, mais la Lune Rouge était tellement plus que cela. Or si l'on voulait grimper dans la hiérarchie de la Lune Rouge, il fallait aussi un peu la comprendre. Sans quoi on était vite évincé par d'autres qui la comprenait mieux... C'est sans doute pour cela que le Maire avait besoin de savoir ce que Leto prévoyait.

Toutefois, ici le message était encore plus clair, si elle n'avait que peu de choses en tête, le Maire avait quelque chose pour elle : Une proposition encore plus poussée que la dernière. Si vous êtes nouveau à Sécaria voici une leçon que vous pourrez méditer : Si un jour vous vous retrouvez dans le bureau de Jean Aldwig, souvenez-vous que le Maire a toujours quelque chose en tête...
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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   02.11.11 20:03

La perspective même de détruire un hypothétique témoignage, d'anéantir toute preuve supposée par Lilia lui laissait un arrière-goût indéfinissable. soulagement? Regret? Non, c'était différent. Un petit mélange qu'elle n'aurait su qualifier mais qui en tous les cas ne l'affectait pas. Signe que malgré ces années passées à tenter illusoirement de protéger l'esprit défaillant d'une Lilia alcoolique, elle avait appris à ne plus attacher la moindre importance à ce qu'elle qualifiait de sentiment humein répugnants. Le maire avait raison sur un point qui pourtant restait secondaire à la versatilis. Ce n'était pas drôle de se voir condamné au premier meurtre commis. Pourtant, un meurtrier devait payer. Le concept même de vengeance auquel elle s'était autrefois adonné avec délectation. La perspective de payer pour ses actes passés et à venir la laissait de marbre depuis longtemps maintenant. On était pas un bon tueur si on n'était pas près à en accepter les conséquences. Faire ce qu'il fallait pour ne pas se faire prendre n'avait toujours eu qu'un seul but: lui permettre de continuer ses petits jeux malsains en toute quiétude.

La balayeuse honnête - quelle arnaque, j'vous jure! - se redressa sensiblement et croisa les jambes. Non, elle n'était pas vraiment perdue. Ce terme eut été exagéré tout de même. Elle préférait s'assurer une ou deux longueur d'avance. Tout service avait un prix. La faire passer pour une employée municipale tuant de la sale bestiole pour couvrir une couverture qui lui assurerait une balle entre les deux yeux allait forcément lui coûter. Autant connaître déjà le montant. Ce qu'elle n'apprécierait que très moyennement, c'était d'imaginer que le retour de zeppelin lui arrive dans les dents au moment le plus inopportun. Car c'était toujours dans les pires moments que les emmerdes s'accumulaient. Une sorte de loi. Lilia, par exemple. Il fallait qu'elle se prenne une trahison dans les dents alors qu'elle était démunie, sans pouvoirs, avec pour seule défense un fusil que Leto pouvait lui faire sauter des mains presque quand elle le voudrait.

Le "mais" laissa immédiatement penser à Leto qu'elle était dans le vrai. Autant qu'il affiche un tarif dès à présent, qu'elle puisse anticiper sur la suite. L'amitié était une notion aussi relative qu'indispensable au sein du Pacte. Du moins, elle correspondait à sa définition du prêté pour un rendu. Un milieu où on se foutait pas mal de savoir qui on a en face. La cruauté et l'opportunisme n'avaient pas de race. C'était tout ce qui lui avait toujours importé. C'était ce qui l'avait d'abord séduite. Les faux-semblants étaient à peine voilé. Les faibles n'auraient qu'à s'en prendre à eux-même. Bien loin de cette notion de soumission martyrisée qu'elle avait été forcée de subir toute son enfance. Ces mêmes préjugés qui avaient fait que Lilia l'avait accusée de bouffer du hume en cachette, ou encore n'avait même pas chercher la moindre négation quand Tony l'avait balancée. Parce qu'après tout, elle n'était qu'une saloperie de psychopathe. C'était dans sa nature. La différence, c'était que dans le Pacte, cette nature n'était pas étouffée. Mieux, elle était rentable.

Mais de là à parler de projets personnels... On aurait dit que le maire lui demandait un plan de carrière. A elle. La gonzesse qui trucide dans les ruelles sombres. La main d'oeuvre serviable mais bas de gamme. Très lentement, elle haussa un sourcil, se demandant si elle avait saisit réellement les implications de sa question. Parce que s'il voulait savoir si elle comptait déménager, refaire sa garde robe ou faire un saut chez le coiffeur du coin, à son sens, il y avait peu de chance que ça apporte quelque chose de concret au Pacte. Un plan précis? Elle n'en avait pas. Pas quant à son rôle non. Mais un idéal, ça oui.

"Rien de plus que d'offrir mes services au Pacte. Faire en sorte que ce dernier mette à genoux l'Etat ne dépend pas de moi. Je ne suis que de la main d'oeuvre. Mais j'ai bon espoir d'être convenablement employée afin d'aider à la corruption du système. Me donner un rôle précis n'est à l'heure actuelle pas dans mes compétences. Je ne suis pas suffisamment... Visionnaire pour ça."

Contrairement au maire. Anéantir le monde tel qu'il se veut bêtement être n'était pas à la portée d'une seule versatilis encore trop dominée par ses instincts meurtrier. Même le meilleur chien d'attaque avait besoin d'un maître pour développer toutes ces capacités. Le maire semblait être un bon maitre. Du moins pour le moment. Mais c'était comme pour tout, un jour, il ne serait plus là. Et un autre prendrait sa place. La corruption ne pouvait décemment s'éteindre avec une seule tête en moins. Il y aurait heureusement toujours assez d'intelligences viciées sur Tyr pour poursuivre. Mais ceci serait une toute autre histoire. Maintenant, si le boss dans son trône avait un concept plus précis, qu'il le pose.
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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   27.11.11 12:20

Le Maire se pencha légèrement en avant et croisa les doigts. Ses deux mains jointes dissimulaient à peine les contours de son sourire carnassier. Son regard scruta plus précisément les expressions faciales de la versatilis alors qu'elle exprimait son point de vue sur son refus de prendre un rôle ou un autre et de laisser les courants des flux de la corruption guider son destin... Aux oreilles du maître du Pacte, tout ceci semblait raisonner comme l'équivalent d'une nuit entière de débauche et de luxe.

- "Mon amie... La phase suivante de notre campagne pour cette ville et cette région de Tyr va bientôt commencer. Je sais que vous êtes curieuse de savoir quel est la prochaine destination que je vous offre."

Destination, le mot était employé ici, non pas comme le résultat d'un voyage. On aurait pu le penser. Mais le Maire lui donnait ici le sens de rôle, le sens de destin.

- "Je vais vous la révéler. Mais avant cela, vous devez avoir conscience de l'ampleur de la tâche qui nous attend."

L'énormité de ces paroles ne servait pas qu'à capter l'attention de son auditoire réduit à sa seule interlocutrice, mais également à souligner une chose qu'il venait à considérer d'importance majeure.

- "Vous êtes en terrain ami, n'ayez crainte... C'est la première fois, je pense... Que j'offre une telle promotion au sein de ma petite congrégation. Vous considérer une marque de confiance aussi sensible à quelque chose d'émouvant..."

Aussi essentiel qu'une de ses actions pouvaient l'être le Maire ne pouvait s'empêcher de tenter sa gestuelle et ses mots d'une forme d'ironie presque cruelle. Il avait un air qui mélangeait étrangement son expression favorite lors des briefings ainsi que l'air du père qui offre un présent à sa fille. Cela ne pouvait signifier qu'une chose : Un cadeau empoisonné comme le maire savait si bien les faire. Il chercha une trace de refus ou d'hésitation sur le visage de la Versatilis. Et comme il n'en vit pas. Il s'autorisa à poursuivre.

L'hûme décroisa les mains et tira une feuille de papier à lettres de la mairie qui avait vraisemblablement déjà été préparée la veille et il entreprit de la lire à voix haute.

- "Voici ma véritable proposition, écoutez bien : Chaque mot en est important. --- Au nom du Saint Etat, Gloire à Lui, aimé de tous... Chère Leto Elbon ! En tant que Maire, au nom du Président de Tyr, moi Jean Aldwig, vous reconnait comme amie de l'Etat. Vous êtes non seulement une experte remarquable mais également un modèle des valeurs que nous souhaiterions voir poindre chaque jour à chaque coins de rue de cette grande et noble cité. C'est pourquoi, les bons citoyens de la ville, vous requièrent pour assurer leur protection face aux monstres de la nature sauvage et antidémocratique dont les engeances nous menacent dans notre civilisation en cette terre hostile. Pour l'accomplissement de cette noble tâche, nous vous conférons par la présente le titre de "Shérif" et par là-même le commandement direct de tous les Johnsons qui ont choisit la voie d'un travail honnête... Ainsi fait et pris par Jean Aldwig, maire de Sécaria en cette avant-veille d'Haddorine.--- A présent, si vous acceptez, vous n'aurez plus qu'une seule mission : L'excellence dans votre profession et son image. Le reste sera accessoire."

Il n'avait jamais eu besoin d'employer un tel stratagème jusqu'à présent. Après avoir, pendant des mois, lancé des pavés sur Mr. Johnson pour essayer de lui mettre des bâtons dans les roues. Le Maire avait opté pour la tactique de la concurrence déloyale (mais légale), avant de ce recentré à cet instant précis sur une forme d'OPA agressive.

- "Si vous acceptez de devenir l'étoile de la Lune Rouge, le prochain objectif pour l'excellence dans votre profession (et son image) sera de vous trouver une jolie robe afin de m'accompagner à cette horreur de sotterie VIP d'Haddorine après demain. Après tout... Il faut bien que l'on vous présente au bons citoyens. C'est à dire ceux qui ont les moyens financiers d'appuyer le pan officiel de Mr Johnson. Prenez-le comme une occasion de vous détendre après toutes ces aventures !"

Il fallait également ajouter : Suzanne avait "forcé" le maire à aller à cette soirée. Et il n'avait pas encore de cavalière. Aussi si il pouvait instrumentaliser sa présence là bas pour grappiller des dons pour alimenter ses complots à l'aide de cette entourloupe, il n'allait pas cracher dessus. C'est pas le tout d'avoir des idées de complots géniales. Encore faut-il pouvoir assurer derrière. Et bon on arrivait en fin d'année et ses caisses noires n'étaient pas extensibles à l'infini non plus. Faut pas exagérer. Alors quand on peut se refaire : On va pas s'en priver. Et puis la versatilis avait l'air d'avoir besoin de sortir : Pourquoi ne pas l'emmener ainsi au zoo ? En plus on pouvait manger gratis. Ce n'était pas une SI mauvaise idée que cela.

- "Qu'en dites vous chère amie ?"
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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   06.12.11 0:21

Oh, ce n'était de loin pas la première fois qu'elle avait le loisir d’apercevoir ce type d'attitude. Légèrement penché, au sourire digne d'un versatilis, elle devinait des idées tout particulièrement tordues au Maire. Rien de bien extraordinaire, quand on effleurait un peu la substance du personnage. Mais pour autant qu'elle se souvienne, Leto l'avait toujours vu arborer cette expression quand il s’apprêtait à donner un sort peu enviable à une tierce personne. Et pas vraiment quand il s'agissait de parler d'elle. Étrangement, elle n'en conçu aucune forme de peur. Juste une vague méfiance sur ce qui allait suivre. Parce qu'il y aurait forcément quelque chose de déplaisant. Le prix à payer pour maintenir un semblant de couverture.

Cette manière d'appuyer subtilement sur les termes les plus audacieusement hypocrites de son discours en disaient bien long. Elle allait morfler. Et dans le genre sévère la race de sa mère. Déjà la perspective d'envisager se faire mettre dans la confidence de la suite des événements la laissait quelque peu sur ses gardes. Plus on en savait, et plus on était susceptible de s'en prendre plein la figure. L'idée même ne la dérangeait ps plus que ça, à vrai dire. En revanche, elle se demanda bien pour quelle raison elle se retrouvait dans cette situation. Tâchant d'envisager les différentes possibilité, Leto chassa le tiraillement douloureux de son cou pour plisser les yeux, essayant d'estimer ce qui allait suivre. Soit il allait lui confier une autre mission sportive, un peu dans le style de celle qui avait vu la destruction partielle du D-bar, soit... Elle n'en avait aucune idée. Mais ce devait bien s'en rapprocher pour ce qui était des risques à encourir. La destination lui fit étrangement penser à une sorte de montée en grade. Au sein du Pacte? Pour une versatilis? Peu probable.

Elle tâcha de s'enfoncer un peu plus confortablement dans son fauteuil. Quelque chose lui disait qu'il valait mieux avoir une bonne stabilité pour ce qui allait suivre. Les coudes sur les accoudoirs, elle releva calmement une main devant ses lèvres, sans changer quoi que ce soit dans son expression. Le Maire tournait autour du pot. Non pas par simple envie perverse de se faire désirer, mais plutôt pour appuyer l'importance de ses paroles à venir. Mieux valait qu'elle soit parfaitement attentive. Alors c'était ça? Une promotion? Leto se garda bien d'émettre la moindre objection. Réservée pour le moment, elle attendait paisiblement l'entourloupe. Ce serait un cadeau empoisonné. Si tant est que dans ses desseins de chaos, elle puisse considérer une promotion comme un cadeau. D'autant plus que le foutu cadeau en question semblait déjà prévu. Tellement prévu qu'elle douta subitement de l'indépendance suicidaire de Tony. Ses prunelles restèrent fixes, elle ne cilla pas un seul instant, alors que le Maire lui débutait la lecture.

Puis arriva le passage le plus intéressant. Celui qui fit se crisper Leto tellement brusquement qu'elle en eut un léger sursaut. Un demi-millimètre de plus et son bras glissait de l'accoudoir. Voilà l'entourloupe. Une épée géante se balançait maintenant au-dessus de son crâne. Leto en shérif. Pour sûr, Caleb allait exiger sa tête sur un plateau en exemple à tous les balayeurs de Tyr. Ou alors... L'effet de surprise passé, la versa tâcha d'envisager les choses sous un autre angle. Et si elle allait apporter la dite lettre à Caleb? S'en servir comme de la raison pour laquelle l'impulsive Lilia avait posé la séparation lui semblait percutant. Prétendre ensuite accepter pour suivre une piste sur les destructeur du D-bar encore plus. Puis finalement parler des responsables, mourants les uns après les autres, comme si une autre personne la devançait sur le terrain - ce qui de fait était le cas, merci ô Lilia! - pourrait lui assurer une certaine sécurité chez les Johnsons. Elle inclina sensiblement la tête sur le côté, pensive à peine une ou deux secondes sur les perspectives nouvelles qui s'offraient à elle, et en revint instantanément au Maire. Maintenant, l'aspect le plus désagréable de la chose allait arriver.

Accepter lui semblait le choix le plus souhaitable. Très certainement parce que, malgré l'illusion que la finalité de la décision lui appartenait, ce n'était absolument pas le cas. Elle était piégée quoiqu'il puisse arriver. Si elle refusait, elle se retrouvait démunie face à la possible grande gueule de Lilia. Si elle acceptait, elle pouvait devenir la balayeuse la plus détestée des Johnsons pour un long, très long moment. Le temps qu'on lui laisse une opportunité de balancer son venin en mensonges vicieux. Mais le pire dans tout ça, la sommité de l'humiliation, c'était quand même... La robe. ne publique. La dernière fois qu'elle en avait porté, c'était dans cette autre vie où elle était l'adorable fille d'un couple sans histoire d'Empur. Les froufrous et les corsets lui allaient plutôt bien à cette époque aujourd'hui révolue. Seulement maintenant, elle fuyait ce rappel d'une période où elle était faible comme s'il eut s'agit d'une atroce maladie. Pendant une fraction de seconde, l'idée de quitter la pièce en claquant la porte lui passa réellement par la tête.

"L'amie suppose à raison que vous lui fournirez les moyens nécessaire de se trouver une tenue élégante."

Et ce n'était pas une question. Une évidence qu'il devait très certainement partager. Au vue de ses moyens actuellement limités, elle n'aura pas le temps de buter assez d'ennemis sous contrats pour renflouer ses caisses et prendre en plus le temps de faire du shopping. Elle baissa lentement ses mains jusqu'à les poser sur ses genoux et fit un sourire des plus charmants et judicieusement dosés. De ceux que l'on voit en bonne société.
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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   19.01.12 5:49

En général classé ''premier'', mais considéré "deuxième" au niveau de l'influence parmi les citoyens de Sécaria, le maître de la Lune Rouge se nourrissait de l'espoir des êtres de changer leur destin. Pour cela, la magie, l'évolution et la connaissance étaient les armes les plus mortelles en sa possession. Partout où quelqu'un serait intéressé par quelque chose en dehors d'atteinte, ou préférerait utiliser des complots pour prendre le pouvoir plutôt que la force brute, Le Maire serait là chuchotant des promesses de pouvoirs et de connaissances, voire de vie éternelle si cela lui permettait de corrompre quelqu'un. Certains se reposaient sur la violence, d'autres, se contentait de menus avantages se complaisant dans la fange de leur luxure ou de leur paresse. Le Maire préférait rester quelqu'un d'actif pour anticiper et conditionner le changement. Ceci imposait d'anticiper les besoins de ses subordonnés, et de les satisfaire au moment opportun.

- "Cette éventualité a été anticipée. Nos spécialistes en communication ont déjà trouvé la tenue adéquate. Vous la trouverez sans doute d'un goût certain, bien que relativement voyante."

Le Maire se dirigea prêt d'une petite bibliothèque qui se révéla être un bar secret dissimulé au sein du meuble.

- "Puis-je vous proposer quelque chose ?" Demanda l'élu tandis qu'il s'emparait de deux verres.

- "Au sujet de la robe, vous verrez cela par vous même. Mais vu le contexte de la soirée, et le fait que vous ne pourrez sans doute pas vous balader avec un acreage ou toute autre arme voyage, j'ai pris la liberté d'y faire dissimuler des petits secrets pour ne pas que vous vous sentiez nue. Elle dissimule des lames fines de céramique aux niveaux du buste. En outre, certaines coutures accessoires ont été réalisées en corde à piano. Que vous choisissiez d'être létale ou non, vous pourrez ainsi jouer les fleurs en conservant vos épines."

Le plus tortueux des politiciens de Sécaria préférait de loin prévoir toutes les éventualités. Vu l'ambiance et le climat qui régnaient sur la Perle du Nord en ces heures sombres, une telle occasion où ombres et lumières se mêlaient de manière si insouciante laissait l'opportunité à certains impétrants d'oublier la place qui était la leur dans le système tel que le Maire le voyait. Et cela était un pêché mortel sur Tyr... Certes la Lune Rouge admettait de ses membres la volonté d'influer sur leurs destins car elle s'en nourrissait. Toutefois, il ne fallait pas confondre désir de changement et changement effectif. Le vrai désir intelligent d'amélioration devait aller de paire avec la connaissance de l'état actuel des choses. La folie des grandeurs, certes. Mais pas sans le sens de la hauteur. Cette semaine, le Maire était d'humeur à punir la délinquance dans le sang. Il n'était d'humeur joviale que d'apparence.

Le Maire attrapa la seule bouteille qui restait dans le bar et revint s'asseoir avec deux verres. Un genre de Rhum enrichi aux épices. On avait vraisemblablement beaucoup puisé dans les stocks d'Aldwig ces temps-ci... Etait-il tracassé ? Avait-il quelque chose à oublier ?

- "On doit avoir la robe quelque part dans la mairie. Toutefois, si vous préférez choisir autre chose. L'Etat vous fera don de quoi habiller vos jolies formes sans qu'il en vienne à regretter son investissement, bien qu'il sera impossible en un temps si court d'intégrer les petites joyeusetés prévues dans le premier modèle."

Le Maire paressa soudain fatigué, très fatigué, presque détaché de ce qu'il disait.
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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   02.02.12 22:11

Quel homme fourbe. Pour un peu, Leto aurait senti poindre comme un début de contrariété. Seulement dans l'immédiat, elle trouvait que l'impression dominante devait plus s'apparenter à une sorte d'amusement, sans doute exacerbée par la fatigue et la douleur. Un peu comme un commencement de crise de nerf qui passa parfaitement inaperçu. Elle ne bougea pas d'un millimètre, mais l'exposé technique de ce qui semblait d'avantage se rapprocher de l'arme de la parfaite meurtrière plutôt que de la robe de bourgeoise en soirée la conforta dans ses impressions. Il avait tout prévu. Et pas qu'un peu. Bien qu'elle est parfaitement conscience de n'être qu'une marionnette entre des mains perfide - ce qu'elle avait parfaitement accepté en rejoignant la Lune Rouge soit dit en passant - elle ne pu s'empêcher d'éprouver un relan de menace. Un peu comme la bête qui réalise que les barreaux de sa cage se trouvaient en fait plus proche qu'elle ne l'avait pensé. Elle ne fit que pincer les lèvres,s a mâchoire se crispant, dans une expression rapide qui lui avait échappé.

Jusqu'ici, elle n'avait pas cillé un instant, trop occupée à suivre le moindre mouvement du maire avec autant d'intérêt qu'elle écoutait ses paroles. Avec cette attitude qu'elle réserve plutôt à un adversaire en plein combat. Ce n'était qu'un homme d'un certain âge, mais son tempérament la rendait plus méfiante qu'un congénère SDP en plein combat. Elle n'avait pas daigné répondre à sa proposition d'un verre. Déjà parce que, comme cela avait été le cas dans cette conversation jusqu'ici, ses désirs réels et ses opinions personnelles n'entraient pas en ligne de compte, et aussi parce qu'en tous les cas, le choix semblait bien limité.

Néanmoins, elle se demanda si, à retardement, elle aurait encore une chance de décliner l'offre. Il s'agissait d'Haddorine, merde! La pire nuit de l'année. Le pire moment. Les seules heures où Leto peinait à conserver les apparences et ressemblait d'avantage à la bête qu'elle était qu'à l'hume qu'elle affichait le reste du temps. La seule putain de nuit où ses instincts, ses perceptions se trouvaient exacerbées au point de la rendre agressive. Et il allait falloir qu'elle sourie poliment et fasse tinter les verres dans une soirée mondaine. Encore heureux qu'on ne la trouverait pas étrange d'avoir une expression et des manières de prédateur, puisque tout un chacun se cachera sous ce qu'il n'est pas en ne réalisant pas que ceux comme elle, tout au contraire, deviennent au regard de tous ce qu'ils sont réellement. Malgrée elle, sa langue claqua contre son palais. Leto était dans une impasse. Elle irait jouer les fleurs épineuses et trouverait bien un moyen pour s'éclipser un peu plus tôt que prévu et se soumettre à ses instincts.

"Je saurai m'en contenter."

Sans compter qu'elle n'avait ni le temps, ni l'envie d'aller faire du shopping, et qu'il y avait très peu de chance qu'elle arrive à rendre une robe aussi létale dans un délai aussi court. La mairie non plus, selon toute vraisemblance. Et à la limite, peu importait la robe, puisqu'il ne s'agissait que de transmettre à tout le monde l'image que le maire voudra qu'elle affiche. Quand bien même elle savait déjà qu'elle ferait une cavalière peu recommandable pour un homme de son influence.

"Souhaitez-vous que je vous laisse en paix, monsieur?"

Bien que le parfum de l'alcool lui donne déjà comme des envies de descente, il semblait arriver à un stade où ses petites manies malsaines s'estompaient sous... De la fatigue? Ce n'était pas le genre de chose qu'un politicien voulait montrer, à moins de s'en servir. Sans doute préfèrera-t-il la voir s'en aller qu'être témoin d'un commencement de lassitude.
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MessageSujet: Re: Martial Memorandum   04.02.12 11:11

Fatigue... En vérité le mot était faible. Le Maire se frottait dans son subconscient à un ennemi bien plus redoutable que tous les instincts de Léto réuni : Lui-même. A bien y réfléchir cela durait depuis cette histoire de pilule. Il était communément admis que depuis l'épisode étrange qui avait saisi la ville en fin d'année. Le Maire si affable était devenu plus irritable voire parfois violent. Était-ce l'ambiance de Sécaria qui avait dégénéré ou le chaos ambiant qui lui infligeait cette lassitude ?

Jean Aldwig était, sans aucun doute possible, le plus grand pourvoyeur de chaos que cette ville ait jamais connu. Entre les sectes de déséquilibrés, la corruption répandue avec autant de ferveur qu'un croisé et autant de désir qu'un démon lui-même, les meurtres, les disparitions inexpliquées, la propagande anti-balayeurs et celle contre la Nouvelle Église, on ne pouvait pas dire qu'il détestait introduire du déséquilibre dans le monde. Ce n'était donc pas ça. Était-ce des instincts animaux qui remontaient à la surface ? Lutter contre les instincts meurtriers et prédateurs d'un dynaste herbivore (même géant) ne devait pas être si terrible que cela.

La vérité c'était peut-être que Jean Aldwig n'était qu'un simple humain, incapable de gérer une capitale continentale sans aucun suivants sur le long terme sans risque pour sa santé ? Non, connaissant le Maire la cause devait être plus obscure et profonde...

- "Oh non ce n'est rien... Il n'y a pas d'urgence..." répondit l'élu. "J'ai simplement l'impression de livrer une guerre permanente ces temps-ci..."

En vérité, le Maire menait plusieurs guerres secrètes permanentes et parfois contradictoires : D'abord contre l’État dans son ensemble qui incarnait plus que tout autre la civilisation. Puis contre la Pègre qui lui grignotait des parts de marché de corruption. Ainsi que contre Mr Johnson qui avait eu la mauvaise idée de décimer un lot de troupes aliens potentiels (Une autre source de corruption et une ouverture puissante sur l'extérieur). Également contre l'Académie dont le perfectionnement de l’État nuisait à sa corruption. Sans parler de la Nouvelle Église qui voyait un démon dans la corruption et voulait rendre les gens fiers et droits (Non mais quelle idée !). Enfin contre la Camorra qui tirait profit de l'existence des autres factions et monopolisait les transferts inter-univers, et ça c'était criminel aux yeux de la Lune Rouge. En bref, de prêt ou de loin, le Maire luttait contre tout ce qui n'était pas en son pouvoir. Alors venir se plaindre d'une guerre permanente en plus sur les bras, il n'était pas à ça prêt quand même !

Serait-ce personnel à défaut d'être politique ?

- "C'est l'anniversaire de Leocadia : Haddorine... Puisse-t-elle reposer en paix. Pour cela, ce n'est pas une fête que le Maire apprécie." dit-il sincèrement.

[Quoi ?! "Sincèrement"... Dis donc ça va pas bien : On peut pas décrire le Maire ainsi ! On doit mettre "trop sincère pour être honnête" ou d'un ton "se voulant" sincère. Ce genre d'adverbe va ruiner la réputation de notre personnage. Comment ça c'est le but ? Qu'est-ce que tu veux dire par "enrichir l'image" ? Oh et puis zut ! ]

- "Ça et le fait que des petits opportuns viennent "taguer" ma précieuse mairie... Je les étranglerai si je pouvais !" ajouta-t-il d'un ton joyeux qui n'avait tellement rien à voir avec le précédent que sa fatigue sembla envolée. On aurait dit deux personnes complétement différentes s'étant chacun vu attribué une phrase. Y avait-il une différence entre le Maire et Jean Aldwig ? Entre son visage de politicien marionnettiste qui instrumentalisait tout et son côté humain ?

A bien y réfléchir, si aujourd'hui si la différence était flagrante, ce n'était peut-être pas le cas ? Il suffisait habituellement de bien regarder pour discerner ce qui aujourd'hui apparaissait clairement : Le Maire est aussi un hume comme les autres.

Mais du coup, avait-il préparer un échappatoire pour Léto simplement parce qu'elle lui était utile en tant que Shériff ? Ou bien parce qu'il;souhaitait lui trouver une utilité par simple affection? Cela le Maire lui-même n'aurait sans doute pas su répondre.
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