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 Lunes et autres subterfuges

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Fenrich Orb

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MessageSujet: Lunes et autres subterfuges    23.10.11 5:47

Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles.
[Les Brown]


Les lunes s'affichaient haut dans le ciel de Sécaria... ou du moins à travers la fenêtre à écran du bidouilleur des bas fonds. La nostalgie basée sur des racontars, voilà ce à quoi le génie se rattachait. Constance était-elle aussi blanche et aussi ronde cette nuit? Pourrait-il un jour comparé la lune de sa création à celle qui brille au-delà de l'épais brouillard éternel de sa ville? Une apparence, tout au plus. N'était-ce pas ce qu'était Sécaria, une ville de faux semblants et de petites arnaques, où la plupart des habitants ignoraient ce qui se passait réellement. L’inventeur contemplatif poussa un soupir, détournant le regard de la fausse fenêtre et reportant son attention sur l’objet au milieu de son laboratoire. Une commande spéciale pour un client qui ne l’était pas moins.

Un seul coup d’œil à son atelier pouvait faire comprendre à l’observateur attentif quel type de personnage était Fenrich. Des mécanismes dans tous les coins, des engrenages de toutes les formes et des tuyaux crachotants des fumées diverses… Des tables remplies d’inventions à moitié terminées, une horloge au plafond tout en cuivre mais sans chiffre, avec quatre aiguilles et des symboles inconnus. Chaque recoin regorgeait  de nouveaux trésors. Une vieille porte de fer entrouverte laissait voir une chambre petite où les vêtements envahissaient le sol et où d’autres inventions s’entassaient pêlemêle. Si quelques unes de ses inventions semblaient légitimes, il cachait au regard celles au caractère moins inoffensif. Ainsi dans un coffre à double fond se trouvaient tous les outils de pickpockets, à crocheter les serrures, à dissimuler qu’il possédait. Sous la forme d’une machine automatique à nettoyer les vêtements se dissimulaient une presse spéciale… très spéciale…

L’arcano bossait sur un projet, une commande spéciale. Rien de bien vilain mais qui paierait les factures des prochains mois : une bibliothèque avec un double fond servant à dissimuler des livres… ou d’autres objets. Une série de poussées sur les livres activerait l’immense machine comme des leviers et la trappe fondue dans un espace trop étroit pour être réel s’ouvrirait aussitôt. Une machine qui lui avait demandée un agencement particulièrement brillant de microparticules de magie, tellement qu’il en avait oublié de se ménager. Il lui avait fallu quelques heures avant de se rendre compte de la disparition de certains outils de son laboratoire… ses clés, une loupe… mais il se devait de terminer la commande à temps…

Il continua de travailler encore quelques heures, cherchant un moyen d’insérer les bons engrenages, les bonnes formes  jusqu’à ce que… la bibliothèque entière disparaisse. Et voilà, sa nuit était fichue. Avec tout le potentiel magique qu’il avait dut utiliser, sans doute réapparaîtrait-elle dans 4 ou 5 heures…

Il haussa les épaules, habitué qu’il était à ce genre de situation. Il n’aurait pas dû pousser autant et il le savait bien. Il ne restait plus qu’à patienter et pourquoi pas le faire devant un bon fût? Une dernière porte complétait l’étrange salle. Du bois bien ordinaire avec un symbole tout simple. Il s’y dirigea, laissant derrière lui sont établit. Derrière la porte, un cage de fer avec à ses côtés une machine crachant la vapeur. Après avoir refermé la grille de protection, la cage se mise à monter, soulevant des panneaux de bois et arrivant à l’étage, devant une porte semblable. Il la passa, comme si tout ce qui venait de se passer était du plus normal. Derrière lui, l’ascenseur métallique redescendait dans le sol et à  sa place se trouvait maintenant le décor d’une garde-robe ordinaire. Chapeau, cintre et manteau prenait place, dernier subterfuge du savant afin de dissimuler son laboratoire.

L’étage du haut était tout ce qu’il y avait de plus normal. Des machines conventionnelles fonctionnant à vapeur et tous les outils d’un réparateur banal. Cette pièce lui rappelait sans cesse les sacrifices qu’il avait dû faire pour poursuivre ses passions, mais l’heure n’était pas aux histoires tristes mais bien aux changements d’idées après la catastrophes qui venait de se produire.

Fenrich se dirigea vers la porte menant sur la ruelle. Après l’avoir verrouillée, il lança un coup d’œil aux environs inhospitaliers de Secaria Nord. La place publique était l’endroit idéal pour son petit commerce, juste à côté de l’étrange L'OOKAMI NO UTA et d’un apothicaire. À cette heure, la brume semblait plus épaisse et chaque coin sombre menaçait les passants. Resserrant son manteau sur lui et  s’assurant d’avoir ses outils les plus saugrenus  – pour déverrouiller n’importe quelle serrure, son faux porte-monnaie, celui piégé…- il allait se mettre en route lorsque son regard croisa ceux d’une jeune femme qu’il n’avait jamais remarqué dans les parages auparavant… et surtout pas à cette heure. Bien sur, dans une ville comme Secaria et surtout dans un coin aussi dangereux à cet heure, jamais on adressait le moindre mot à l’inconnu, ne serait-ce qu’une pauvre fillette apeurée… Il savait bien quel genre de créature se dissimulait dans l’ombre… N’empêche… il y avait clairement quelque chose qui clochait et peut-être pourrait-il l’aider…Prenant son courage à deux mains, il réussit parler. « Besoin d’aide?»

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MessageSujet: Re: Lunes et autres subterfuges    23.10.11 21:31

Quelle galère.

En temps normal, Leto appréciait le calme, quand rien de dérangeant ne venait menacer son quotidien. Quand elle était maîtresse du moindre chemin que pouvait prendre sa vie. Mais à présent, ce calme l'énervait sensiblement. Toujours pas de prime sur sa tête? C'était étrange. Elle n'avait pas particulièrement cherché à se cacher. A vrai dire, elle avait même finit par croiser un collègue à la tombée du jour. Le genre face auquel elle passait son chemin. Elle ne cherchait pas les embrouilles. Pas si ça ne servait pas ses intérêts ou ceux d'un autre. Mais rien. Pas de menace, pas même le moindre regard de travers. Et pas de Lilia, évidemment.

Elle savait pourtant. Oh, elle la connaissait bien son ex-binôme. Comme si elle l'avait faite. Elle savait que la métisse se réserverait le privilège d'être la seule et unique personne à avoir le droit de lui loger une balle explosive dans le crâne. Ou une lame en plein coeur, cela dépendrait très certainement de l'humeur du moment. Pourtant, Leto ne pouvait décemment se résoudre à envisager un seul instant qu'aucune autre menace ne pourrait se profiler à l'horizon. L'instinct le plus élémentaire de survie en était la cause, sans doute. Et c'était d'autant plus énervant que malgré un calme apparent, malgré un contrôle absolu de ses émotions à l'extérieur, à l'intérieur elle se sentait comme... Un léopard en cage.

Le stress ajouté à sa blessure, à la moindre attention qu'elle s'obligeait à porter sur ce qui l'entourait commençait sérieusement à entamer son capital grande forme. Maintenant que la nuit était tombée, elle devait faire face à certaines évidences avec une fatigue qui ne lui seyait pas. Pour commencer, pourrait-elle décemment prendre un logement? Il allait falloir négocier une autre appellation pour une chambre de bonne sous de quelconques combles crasseux. Une fausse pièce d'identité, de préférence non affiliée au maire, serait déjà un bon commencement. Ensuite, il allait lui manquer quelques outils essentiels pour entretenir ses armes. Les siens arrivaient en fin de vie. Et surtout, surtout... Il lui fallait des anti-douleurs, des compresses de gel pour brûlure, des compresses standard, des bandages... Tout ce qu'elle avait déjà utilisé dans les réserves qu'elle avait laissées vides à Lilia. Passer par les soigneurs et autres apothicaires ne serait pas nécessairement très judicieux. Du moins si elle avait blessé Lilia et comptait la retrouver pour la mettre en pièce, elle commencerait par poser des questions à toutes personnes légalement susceptibles de filer du matériel de soin. Après tout, pourquoi se cacher pour acheter l'essentiel quand on était légalisée? Seulement voilà, toute légalisée qu'elle soit, Leto avait une image de proie. Très éloignée de sa vraie nature, mais bon. Elle devait tenir compte de ce concept ridicule si elle voulait limiter les dégâts.

Alors dans les bas-fonds, quand on parlait d'un type capable de trouver tout ce dont on pourrait avoir besoin sans que ça se sache, forcément... Elle n'avait pas mis bien longtemps pour trouver l'endroit. Collé entre un apothicaire et l'Ookami no Uta. Ça devait bien faire deux bonnes heures qu'elle se contentait d'observer, de l'autre côté de la ruelle, silencieuse et dans l'ombre, histoire de repérer les allées et venues habituelles. Il n'y avait rien d'inquiétant dans l'immédiat. A vrai dire, vu l'heure tardive, ça commençait tout juste à devenir désert. Elle retira ses lunettes de soleil pour les ranger dans son étui, puis dans sa poche. Le noir ne l'empêchait pas de voir, mais elle se ferait remarquer avec ce genre d'accessoire vu l'heure. Son mouvement lui arracha une grimace et elle porta sa main droite à son épaule gauche. Le manque de médicament commençait à se faire cruellement ressentir et la douleur devenait particulièrement pénible. Encombrante même. A tel point qu'elle n'entendit pas la porte s'ouvrir. Elle ne remarqua que trop tard le départ du type dont on lui avait parlé.
Merde...

Le suivre en pleine nuit n'allait pas franchement faciliter les transactions à venir. Et pourtant, il allait bien falloir trouver un moyen de l'aborder. Elle se décolla du mur et traversa la route pour longer le trottoir vers lui quand il bifurqua de lui-même pour lui parler. Si facile. Presque trop. Âme charitable? Personnage suicidaire? Candidat à un contrat? Leto s'immobilisa, le teint quelque peu cireux, plissant les yeux sur un hume quelque peu... Étrange. Même pour Sécaria. Quoique des illuminés, elle en avait vu pas mal ces derniers temps. Elle détacha son manteau, juste assez pour laisser sa lame accessible, et visible. Des fois que. Puis d'une voix très calme, elle demanda...

"Fenrich Orb, je présume?"

Elle se rapprocha sensiblement, baissa d'un ton, le fixant droit dans les yeux, comme à l'affut de la moindre réaction trop louche.

"On va devoir parler affaires."

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Fenrich Orb

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MessageSujet: Re: Lunes et autres subterfuges    25.10.11 6:33

Et voilà. Comme dans toute bonne pièce de théâtre présentée dans les bas fonds, voilà que la jolie demoiselle en détresse se transformait sous ses yeux en créature de la nuit. Une arme bien en vue pour terroriser l’inventeur, d’un air professionnel qui ne laissait paraître aucune émotion, la femme n’avait soudainement l’air plus aussi en détresse qu’à première vu. Sortant de l’ombre avec une facilité déconcertante, cela aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Tout en dedans de lui, il savait qu’il n’aurait jamais dû se découvrir ainsi, mais il n’en était pas à sa première bévue du genre.

Il lui fallut quelques secondes pour maitriser les battements de son cœur. Après tout, la lame était bien inutile. Si quelqu’un n’était pas à craindre dans ces ruelles, c’était bien l’arcano. Hausser le ton aurait suffit à le faire déguerpir, alors une arme…les possibilités devenaient infinies. Il manqua même de tomber dans l’inconscience devant le danger, ce qui ne serait pas la première fois…  

Puis, elle parla. Des mots qui changèrent tout. Le fixant sans qu’il ne puisse détourner les yeux. Quelques secondes pour prendre pleinement conscience de ce que ses mots signifiaient. Un brin d’espoir jaillit dans l’esprit du savant. Ce n’était donc pas un simple vol, une simple agression dans la nuit noire. Pourtant, jamais il ne l’avait vu. Malgré lui, un soupir de soulagement un peu prématuré lui échappa. C’était peut-être une voleuse habille qui tentait de s’introduire dans sa boutique, mais peu importe. Tant pis pour elle si elle croyait pouvoir le dévaliser, ses vrais trésors, jamais elle ne les trouverait. Malgré le ton affirmatif de la jeune femme, il ne pu s’empêcher d‘ajouter  «Vous…vous présumez bien» après quoi il lui fallut déglutir pour cacher son  malaise et une partie de sa peur.

«Des affaires… à cette heure? » . Nouvelle déglutition. Les clients qui commerçaient à cette heure étaient rarement du genre à vouloir les petits services d’un simple bricoleur. Sans doute quelqu’un l’avait-il référé au génie pour ses… services spéciales.  « Non pas que je ne veuille vous aider, au contraire » se pressa-t-il de rajouter, pour éviter tout mal entendu. Après tout, c’est elle qui portait une arme et il ignorait à quel point elle y tenait à ce commerce. Lui-même n’était pas contre un petit contrat inattendu.

Il passa sa main dans ses cheveux, résistant à l’urgente envie de s’enfuir à toute allure ou de mettre les mains dans les airs, ce qui aurait immanquablement attiré l’attention sur eux si quelqu’un venait à passer. Il regarda autour, ne sachant trop bien par où commencer. Les petites intrigues dans les sombres ruelles, comme dans les romans qui se distribuaient dans les rues… jamais il n’aurait cru vivre une telle situation. Un brin d’excitation et de curiosité envahit l’arcano qui passa aussitôt la main dans sa poche pour en ressortir une clé. « Ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’une clé. Enfin, qu’une clé… je ne saurais dire cela! » Il se retourna vers la porte, à présent complètement excité par la tournure des évènements. N’étais-ce pas fantastique? Se retrouver au beau milieu d’une intrigue avec une belle de nuit recherchant son aide. À lui. Fenrich Orb?

Il poussa une brique, qui s’enfonça sans problème. À l’intérieur, un bruit de verrou leur parvenait. Soudain, une ouverture apparut au-dessus de celle déjà en place, dans laquelle il introduisit cette fameuse clé. Quelques sifflements sourds plus tard, et après quelques cliquetis, la porte s’ouvrit pour révéler aux deux oiseaux de nuit le faux laboratoire du savant fou. « Nous serons plus à l’aise de discuter affaire à l’intérieur. N’ayez crainte, je n’ai aucun penchant pour les armes et nous serons plus en sécurité à l’intérieur»

À moins que vous ne chercheriez à me tuer, dans quel cas je serais plus en sécurité à l’extérieur, ne put-t-il pas s’empêcher de penser. Après tout, s’enfermer dans un laboratoire parfaitement isolé avec la première venue n’était pas dans son genre… mais qui aurait pu prévoir ses prochaines actions? Peut-être que mentionner au passage son manque d’armes n’était pas non plus des plus ingénieux, mais il avait parlé d’armes… non pas des quelques surprises que réservait son habitat à l’importun.
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MessageSujet: Re: Lunes et autres subterfuges    25.10.11 12:53

Leto pouvait la sentir comme rarement il lui avait été donné de le percevoir. La peur. Presque de la terreur à ce stade. Elle était donc si effrayante que ça? La jeune femme plissa sensiblement les yeux en inclinant la tête sur le côté, avisant l'expression, la couleur du teint. Il n'allait tout de même pas lui faire un malaise sur le trottoir, si? Il ne faudrait pas compter sur son âme charitable pour le retenir s'il venait à s'effondrer. La balayeuse aurait pourtant presque été tentée de sourire de tant d'inquiétude si elle n'était pas déjà passablement fatiguée par la douleur. Sans compter que la moindre expression trop marquée faisait bouger sa blessure.

La seule conclusion qu'elle tira de cette réaction était que montrer ses armes avait été superflu. A savoir s'il devait y avoir une prochaine fois. En tout les cas, elle s'autorisa l'instant d'après un bref regard pour la ruelle, histoire de s'assurer qu'il n'y ait pas de témoin suffisamment proche pour la reconnaître s'il prenait l'envie à l'arcano de hurler à la mort, au viol, ou l'Etat savait quoi encore. Leto en revint à l'homme qui semblait probablement hésitant étant donné l'heure tardive. Allons donc. Elle devait tirer une tête assez peu avenante pour qu'il se reprenne aussi rapidement. Il n'y avait jamais d'heure pour les affaires. Et celle-ci n'attendrait pas. Il fallait qu'elle soit rapide sur certaines choses. Une balayeuse blessée était inutile. Surtout quand en plus elle risquait de voir d'un peu trop près la sortie du canon d'un fusil chargé en balles explosives.

Un peu malgré elle, sa main se crispa non loin de la garde de son épée quand l'arcano glissa la sienne dans sa poche. Mauvaise habitude. Sans compter que le dernier arcano qui lui avait été donné de croiser était un adepte des outils de torture en gantelet. Les arcanos... Très aribtrairement, elle ne les supportait pas. Certes ils étaient utiles, et souvent même très utiles, mais ils étaient aussi pour la plupart... Complètement cinglés. Celui-ci ne ferait certainement pas exception à la règle. Elle se détendit imperceptiblement quand Fenrich sorti une simple clé. Et bien ils allaient pouvoir parler affaires. S'il lui éparganit un délir mégalomane sur un de ses outils. Une simple clé et il avait déjà l'air d'un gamin face à un cadeau plus grand que lui.

Sasn rien ajouter, elle se contenta de s'écarter, jetant un nouveau regard à la ruelle avant d'en revenir à l'arcano. Elle détailla, plus par déformation professionnelle que réel intérêt, les gestes, les objets, l'ordre des choses à faire. Une serrure dissmulée par magie? On ne lui avait pas menti sur ce type. Pour la peine, elle jugea son propre commencement de paranoïa comme dérisoire. Il y avait tant de choses précieuses à l'intérieur de cette bâtisse? Très certainement. Si elle prenait la peine de se concentrer non pas sur la maîtrise de sa douleur mais sur les sensations qui l'entouraient, peut-être aurait-elle pu percevoir ces picotements caractéristiques, cette sensation qui en faisait qu'effleurer l'épiderme, qui signalait la présence de magie.

Perplexe, elle jeta un regard en coin à l'inventeur et relativisa les propos qu'il tint. A l'intérieur, ce n'était jamais plus sûr. C'était confiné. Avec moins de possibilité de fuite. Mais surtout, à l'intérieur, il y avait autant d'obejts qui pourraient lui servir de projectiles. Autant de murs contre lesquels, ou à travers lesquels elle pourrait faire voler un adversaire. Mais ce genre de petits détails, il ne les saurait probablement jamais. elle ne cru pas plus à l'absence d'armes. Pour un adeptes des sciences magiques, tout pouvait potentiellement servir d'arme. Elle ne marqua pourtant aucune hésitation au moment de pénétrer dans ce qu'elle supposait être un laboratoire comme un autre. Du moins un espace où il ne mettait que ce qui ne perturberait pas d'éventuelles discussions commerciales.

La balayeuse porta une attention toute analytique à ce qui se trouvait là. des bidules et des machins dont elle ne pouvait au mieux que vaguement supposer l'utilité, des engins qui crachaient de la vapeur, des choses dont elle savait qu'il valait mieux se tenir à distance en règle général. Sauf quand on voulait tout faire péter. Bien qu'elle eut la conviction qu'un arcano normalement constitué ne prendrait pas le risque de laisser une telle invention à portée de main du premier client venu. Elle défit un peu plus son manteau, pour le retirer cette fois. Si négociation il devait y avoir, cela risquait de prendre du temps. Avisant l'espace le plus centré de la pièce, lui permettait d'être à distance respectable de tout ce qui se trouvait là, elle replia son manteaus ur son bras. Le gros pull décoloré ne cachait que partiellement les pansements qui lui remontaient sur la gauche de son cou, mais elle s'en fichait. Au lieu de ça, elle glissa une main dans la poche arrière de son pantalon, faisant cliqueté au passage quelques lames en étoiles accrochées à sa déjà bien lourde ceinture.

"Je vous ai fait une liste de ce qu'il me faudrait. Je veux savoir combien de temps ça vous prendra pour tout réunir, si vous avez déjà une partie de cela et également combien vous comptez en demander."

Clair, net et direct. Elle n'avait pas l'air de vouloir perdre particulièrement de temps. De la poche arrière, elle sorti un morceau de papier sali, plié et replié, où l'écriture restait paradoxalement soignée, pour le tendre à l'arcano. On y trouvait principalement des articles de soin. Bandages, compresses, anti-douleurs, désinfectants... Mais aussi quelques outils comme une brosse à métaux, du papier de verre, une pierre à aiguiser. Finalement, il y avait des choses plus particulières, comme des demandes d'informations. Où s'adresser, hormis le D-bar, pour trouver des munitions ou de l'armement.

"Vous fabriquez des engins explosifs?"

Tant qu'à faire, puisqu'elle était là, autant se renseigner pour d'éventuels accessoires qui pourraient un jour lui servir.
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Fenrich Orb

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MessageSujet: Re: Lunes et autres subterfuges    26.10.11 7:24


Il se sentit un peu moins idiot lorsqu’elle regarda à son tour les alentours. Content de ne pas être le seul paranoïaque du groupe, l’inquiétude de la jeune femme parvenait même à le rassurer un peu… À moins qu’elle ne cherche justement à s’assurer qu’aucun témoin ne saura qu’elle m’a zigouillé se dit-il, écartant ces sombres pensées d’un mouvement de la main – un mouvement de main qu’il fit réellement, sans que son interlocutrice ne puisse comprendre. Ça lui arrivait quelques fois. À la réaction qu’elle eut lorsqu’il saisit sa clé, il prit une résolution : ne plus esquisser de geste suspect sans prévenir. Qui sait, un accident est si vite arrivé! L’excitation au plafond, il se dirigea vers une table autour de laquelle deux chaises en bois bien simple trônaient. Il fit un geste lent- bien trop lent sans doute pour que ça ne paraisse naturel- pour l’inviter à s’asseoir.

Comme toujours, il prenait la chaise du fond. Elle n’était pas la plus confortable et une de ses pattes était branlante, mais c’était celle qui cachait un secret. Un coup bien placé et rapide sur la dalle du dessous et l’arcano tomberait dans son laboratoire souterrain, le passage se refermerait sur lui et il serait hors de porté de n’importe qui, à l’abri sous terre. Parfois, alors qu’il était seul, il préférait ce moyen pour descendre dans son entre secrète- sans doute à cause de la glissade sympathique qui nous menait au sous-sol. Tant qu’à inventer des passages secrets, mieux valait les rendre amusant! Donc, en place sur sa chaise-passage-secret, il put enfin et pleinement observer sa cliente. Peut-être aurait-il put constater son éminente beauté et sa grâce si c’était ce n’était pas autre chose qui attirait son attention… La blessure qu’elle portait ainsi que son accoutrement et ses possessions. Selon une théorie élaborée dans ses moments de solitudes, les objets qu’une personne porte sur elle en disent beaucoup sur le possesseur et il avait maintenant une chance de tester sa théorie.

L’arme devait servir et sa façon de toujours mettre la main sur sa garde lui montrait qu’elle savait s’en servir et n’hésiterait pas. La blessure devait être assez récente, et sans doute souffrante et les bandages étaient des plus simples. D’autres armes apparurent à sa ceinture. Une guerrière, sans doute une clandestine, sinon pourquoi s’adresser à lui? Une fugitive, mais ce n’était pas la première fois qu’il traiterait avec une. Dangereuse, plus aucun doute maintenant. Sans doute aurait-elle le temps de le mettre en morceau en une fraction de seconde si l’envie lui prenait… et il n’avait pas du tout le goût de tester cette théorie-ci!

Une fois l’analyse terminée, il saisit le papier alors qu’elle restait au milieu de la pièce. La distance entre elle et lui ne lui dérangeait pas DU TOUT. Mieux valait qu’elle reste à distance, ce qui faciliterait sa fuite, au cas où… Son regard parcourut les premiers éléments, essayant en même temps de savoir ce qu’il avait déjà en sa possession. « Vous savez ce que je fais non? Non? » Il leva les yeux de la feuille, interrogatif. Sans doute lui avait-on mentionné l’existence du savant fou avec les quelques renseignements et bidules qui pourraient l’aider mais sans plus. Peut-être aurait-elle était plus spécifique dans le cas contraire. Il se gratta la tête, formulant une première fois dans sa tête avant d’énoncer clairement, pour être certain de ne pas dire de connerie. «Je suis spécialisé dans les miniaturisations…ainsi que dans tout ce qui touche le vol… » Si son premier domaine le remplissait de joie, le second était mentionné à voix basses, à mi-chemin entre la honte et l’espièglerie. Inutile de mentionner les implants, il pouvait sentir sur elle les particules de magie sans avoir à faire d’effort.

«Heureusement pour vous… enfin, pour votre liste je veux dire… je fais beaucoup de partenariat avec les commerçant de cette ville et j’ai beaucoup travaillé sur des projets commun… beaucoup de mots pour dire que j’ai ce qui vous faut pour tout ce qui touche la médecine et le travail de métal. »

À côté de lui se trouvait une étagère et une porte de placard. Il se leva-gardant la dalle en vue- et pris la clé sur laquelle il activa enfonça quelques boutons. Il la glissa dans le placard et après quelques cliquetis régulier, la porte s’ouvrit sur une série de boîte de la taille minuscule, grande comme une montre de poche. «Voyons voir. Kit de médecine… 1… non 2. Métallurgie… et voilà. » . Il déposa sur la table trois petites boites ouvragées, deux avec un signe de croix rouge et une avec une enclume sur le dessus.

Il avait travaillé dans ses premières années à la miniaturisation d’espace d’entreposage. La miniaturisation l’avait toujours passionné et l’usage de la magie pour rendre les coffres de plus en plus petit n’avait que rendu l’expérience encore plus enrichissant. Bien sur, la plupart pesait un poids considérable mais c’était un petit prix à payer pour pouvoir transporter des éléments dans des petits espaces. Au fil du temps, il s’était lié d’amitié avec les commerçants des environs, créant des trousses de survie par exemple avec l’aide de l’apothicaire, ou des trousses permettant aux palefreniers de bien faire leur travail- mais avec le dixième de l’espace nécessaire…

Il consulta le reste de la liste, fixant les yeux sur la jeune femme entre chaque phrase. Des armes, au D-Bar? Peut-être dans ce domaine en connaissait-elle plus que lui… mais il se risqua à répondre. « Les environs et ruelles regorgent de petits revendeurs. Il y a aussi la librairie d’à côté qui, à ce qu’on dit, peuvent fournir n’importe quoi. »  Sa dernière question le mis par contre mal à l’aise. Un domaine dans lequel il n’y connaissait presque rien et qui le rendait toujours un peu frémissant.  « Je suis un bon chimiste, et je peux… vous confectionner un objet sur mesure, néanmoins je dois vous avertir qu’il ne sera pas assez puissant pour tuer quelqu’un, ou même détruire un bâtiment. Une porte, détourner l’attention, fumigène, lacrymogène aucun problème. »  Il y a certain terrain où même un fou comme lui n’aimait pas s’aventurer. « Pour ce qui est des prix… mmm, laissez moi y réfléchir… » Ce qui ne pris que quelques secondes. Une plume à la main et un morceau de papier et voilà qu’en aussi peu de temps que pour le mentionner une liste de prix par objet lui était remise. « Vous constaterez que c’est un prix peu conventionnel mais raisonnable. Après tout, nous parlons d’objets uniques. »  Commentaire un peu inutile car pour n’importe quel connaisseur l’aurait jugé complètement idiot de demander des prix aussi dérisoires. Après tout, il n’avait jamais fait cela pour l’argent. Pour ce qui était du peu conventionnel, elle devait signer un contrat comme quoi jamais elle ne mentionnerait la provenance de ses objets et d’inventer une histoire pour l’expliquer.

Il ouvrit la première boite, qui à première vue ne devait pas contenir plus qu’un simple petit bandage à l’intérieur, et le renversa sur la table. 3 fioles en sortirent  contenant des éléments médicinaux, une seringue contenant un sédatif, quelques bandages et compresses ainsi qu’une fiole bleue qui émettait de la vapeur tant elle était froide. Deux petites épingles complétaient l’ensemble.


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MessageSujet: Re: Lunes et autres subterfuges    26.10.11 12:45

Définitivement, Leto classa tous les arcanos dans l'annotation "bizarre" de sa mémoire. A ce stade, elle préféra ne plus chercher à comprendre le pourquoi du comment de certaines gestuelles. Sans doute faudrait-il être télépathe pour espérer comprendre ce qui pouvait bien passer par la tête de ses savants. Quelque part, elle pouvait se féliciter de ne pas avoir une intelligence semblable à ce type de hume. Néanmoibns, elle choisi de prendre pour une "bonne intention" de la part de Fenrich de lui céder la chaise qui paraissait au moins la plus confortable des deux. Bien qu'elle ne s'installa pas tout de suite. A défaut, elle commença par poser simplement son manteau, replié, sur le dossier.

La vesratilis haussa sensiblement un sourcil en constatant qu'il était très probablement en train de faire avec elle ce qu'elle avait fait avec lui. Une simple analyse basique. Sans doute partirait-il sur des théories à dormir debout, ou alors se rapprocherait-il de quelques vérités, en tous les cas, elle n'était pas là pour se prêter à ce jeu et lui donner raison ou tort. Une seule chose l'intéressait à ce stade: s'il pouvait oui ou non lui fournir les éléments qu'il lui fallait. Elle le laissa parcourir sa liste puis, à sa question, elle se pencha sensiblement en avant pour prendre appui de sa main droite sur le dossier de sa chaise.

"Je sais surtout qu'on dit que vous êtes capable de trouver presque n'importe quoi, dans des délais acceptables, et surtout sans qu'il n'en reste la moindre trace. La miniaturisation est un atout également quand on a pas d'endroit où entreposer ce que l'on demande."

Pas de toit pour le moment. Il lui faudra d'ailleurs y remédier. Trouver un local où elle pourrait placer un simulâcre de lit histoire d'avoir ses heures de sommeil nécessaire à sa qualité de travail. Elle hocha brièvement la tête quand il affirma avoir l'essentiel de ce qu'il lui fallait. Le reste était accessoire. Sans avoir bougé d'un poil, Leto ne dévia pas un seul instant son attention de l'arcano, notant au passage qu'il sembla jeter un regard vers... Le sol? Il n'y avait rien là. Rien qu'elle ne puisse saisir, du moins ce fut ce qu'elle se dit. Elle relativisa ses observations pour se concentrer sur ce qu'il lui proposait. Deux boîtes pour les premiers soins, une qui selon toute vraisemblance devait contenir le matériel d'entretien pour ses armes. Les informations restaient plutôt vaporeuses. Une seule indication lui sembla potentiellement exploitable quand il évoqua la librairie d'à côté. A garder en mémoire. Pour le reste... Des explosions poru détourner l'attention, elle saurait s'en passer. Pas besoin d'accessoires pour ça. Les fumigènes en revanche pourraient posséder un certain avantage. A noter aussi, au cas où il lui faudrait ce type d'outils et qu'elle n'en avait pas par des moyens plus expéditifs.

La taille des boîtes la laissait tout de même sceptique. Bien qu'elle sache pertinemment qu'il était possible de faire des choses passablement impressionnantes avec la magie, les aspects souvent pratiques la rendait toujours un peu méfiante. Et en règle général, plus c'était petit, et plus les phénomènes pouvaient être déplaisants. On lui avait cependant assurer qu'Orb était compétent dans son domaine. Il lui faudrait bien tester pour s'en faire une idée plus personnelle. En attendant, elle se décida à prendre place sur la chaise pour prendre la liste faite et considérer les prix d'un air passablement neutre. Ce qui ne l'empêcha pas de douter l'espace d'un instant du sens du commerce de son vis-à-vis. Il tenait à se faire arnaquer? Pas que ça la dérange particulièrement d'économiser quelques pièces, évidemment. Leto finit par froncer les sourcils en contemplant les objets renversés et plus particulièrement la fiole qui semblait fumer. Etrange. Mais pour le moment...

Elle en revint à la liste et réalisa que définitivement, c'était trop beau pour être vrai. Avec un petit soupire de lassitude, elle reposa la feuille sur la table.

"Apparemment, ça ne va pas être possible. Nous souhaitons tous deux de la discrétion et vous voulez que je vous laisse une preuve écrite de mon passage? Ce sera sans moi. Ce contrat à lui seul invalide toute transaction."

A sa dernière phrase, elle repoussa la feuille en direction de l'arcano, la faisant glisser sur la table. C'était bien dommage. Elle qui s'était faite une joie à l'idée de prendre de quoi pouvoir oublier la douleur et grapiller quelques heures de sommeil...
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Fenrich Orb

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MessageSujet: Re: Lunes et autres subterfuges    15.11.11 21:09

Quelque chose lui dit, sans doute son instinct, que mieux valait ne pas faire perdre son temps à la jeune femme. Peut-être ce regard meurtrier qu’il percevait lorsqu’elle le regardait, ou peut-être la position qu’elle avait choisit d’adopter et qui ne manquait pas de le rendre mal à l’aise. Ne vous y trompez pas, comme tout bon rat de laboratoire, il était facile de le rendre inconfortable, lui qui préférait ses outils à la compagnie des autres hûmes… mais toute de même, devoir lever les yeux pour la regarder lui donnait un sentiment d’infériorité difficile à dissimuler. Point d’ordre : le commerce avant tout, se rappeler qu’il était facile de se mettre à l’abri à n’importe quel moment… Et qu’il n’avait rien à craindre s’il restait important pour elle.

Au fur et à mesure qu’il avançait dans ses explications de ce qu’il pourrait lui fournir, son malaise grandissait. Il sentait la balance pencher du mauvais côté : peut-être deviendrait-il, en fin de compte, beaucoup moins indispensable qu’elle ne l’avait tout d’abord imaginé. Tout cela ne pourrait rien apporter de bon à l’arcano. Il le sentait : s’il s’avérait inutile, il ne donnait pas cher de sa peau. Après tout, elle lui avait tout donné : une liste, des indications malgré elle de qui elle était, quelques informations personnelles… sans doute des plus vitales et confidentielles.

Après avoir étalé sur la table le contenu de la petite boîte, il posa son regard sur la jeune femme, attendant une réaction qui ne vint jamais.  Sans jamais afficher de surprise face à son invention, c’est plutôt les «technicalité»  qui l’accrochèrent. Elle refusait l’offre. Simplement.

Il ne pu s’empêcher de frissonner lorsqu’elle poussa la feuille vers lui. Il s’imaginait déjà le poignard se plantant dans sa main même si tout cela n’était que pur paranoïa. La balance venait de complètement changer de côté et s’il ne trouvait pas rapidement quelques choses à répondre, il avait peur de perdre plus qu’une cliente potentielle.

Parler lui fut difficile. Il tenta tant bien que mal de contrôler la panique qui tentait de s’immiscer dans sa voix. Il regarda la feuille sur lequel le prix était marqué, ce prix si ridiculement petit que beaucoup de ses clients cherchaient à comprendre où était l’attrape. « Vous devez comprendre qu’on ne survie pas dans ce domaine en mettant des prix trop haut pour quoi que ce soit. Désespéré, le premier venu pourrait vouloir m’assassiner - il dut fortement se contrôler à ce moment pour desserrer les muscle de sa gorge qui n’en faisait qu’à leur tête et qui se contractait à chaque mot sensible – pour des broutilles. J’ai choisit d’établir des prix qui ne valait pas la peine de tuer pour. Le contrat n’est pour moi qu’un engagement du client pour maintenir la confidentialité d’un côté comme de l’autre… cette même confidentialité qui reste le mot d’ordre de mon commerce. »

Peut-être était-il l’hûme le plus naïf de la terre mais tout comme son mentor, il avait toujours trouvé qu’un engagement par signature finissait toujours par  peser sur la conscience d’un hûme, malgré ce que les autres en pensaient. Il s’en foutait des faux noms, des faux prétextes et des complots… tout ce qu’il voulait, c’était savoir si la personne en face pouvait s’engager… L’acte lui-même pour la satisfaction et le faux sentiment de sureté qu’il en tirait…

« Une autre façon de survivre est de rester neutre en toute circonstance et ne pas prendre de partie. Aujourd’hui vous venez pour chercher des objets, demain si votre ennemi juré venait à passer la porte et me demandait de l’aider, je serais tout aussi porter à lui fournir ce qu’il demande. Néanmoins, jamais aucun de mes clients n’auront d’informations sur les autres, malgré tout ce qu’ils pourront faire. Chaque contrat est brûlé après l’acte. Je ne suis pas du genre à garder des informations sur mes clients, excepté là-dedans.» Il se taponna la tempe, seul et unique recueil de tous les passages des chaque client qu’il eu un jour. Il se rappelait de chaque objet, chaque description et chaque paiement.  « Ce n’est pas tant le morceau de papier qui m’intéresse autant que l’acte de signer en ma présence, même un faux nom. Un principe que je tente d’appliquer» au chaos de ma propre vie…

Un étrange accommodement pour un bien étrange bonhomme. Il n’y avait que très peu de logique à tous les tics de l’inventeur bien qu’il tenait à ses manies! « Si vous n’êtes pas convaincu, je peux tout de même vous laisser une boîte de soin comme témoignage de l’efficacité de ma marchandise. Dans quelques jours, quelques heures ou quelques minutes, si vous êtes toujours intéressée, vous pourriez venir chercher le reste de ce que vous cherchiez. »


Spoiler:
 
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- Hmmm Chaaaaraaaal ! - aime défoncer les façades.

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MessageSujet: Re: Lunes et autres subterfuges    16.11.11 20:11

Ce type commençait à suinter la peur. En temps normal ce type de perception la rendait plutôt avide, excitait ses sens. Mais là, dans son état actuel, la panique refoulée de son vis-à-vis ne soulevait en elle qu'une lassitude vaguement teintée d'énervement. Elle avait comme une envie de repartir étriper le type qui lui avait conseiller de venir ici. Certes il y avait de quoi s'amuser niveau gadgets proposés par l'arcano, mais pour ce qui était du sens du commerce ou du bon sens tout court, il pouvait repasser. Un léger soupire sifflant franchit ses lèvres alors qu'elle détourna la tête, blasée. Elle était prête à parier qu'il allait soit se justifier, soit s'excuser, soit essayer de faire bonne figure en se rétractant et rangeant son matériel, soit... Peu importe, mais une réaction faible en couilles. Les arcanos étaient donc soit des dégonflés, soit des malades mentales? Et dire qu'elle se trouvait bizarre face au commun des mortels!

Son blabla hésitant à la limite du tremblant la laissait pour ainsi dire indifférente. Elle se fichait à vrai dire bien de toutes les excuses du monde, de tous les risques à encourir. Elle jouait avec sa propre vie tous les jours et ce n'était pas pour entendre des balivernes économiques. Les prix bas étaient un choix comme un autre. Elle n'allait pas râler dessus. Ce qui la gênait n'était qu'une seule et unique chose. Chose sur laquelle il ne se décida à s'expliquer qu'après avoir palabré sur le pourquoi du comment d'un détail dont elle se moquait royalement. Autre point commun de tous les arcanos: ils aimaient inlassablement s'entendre parler, qu'ils soient mégalomanes ou paranoïaques. La seule chose réelle et bien trop présente à l'heure actuelle, c'était la douleur lancinante de son épaule qui s'étendait jusqu'à son cou et rongeait son torse. Le reste était accessoire.

L'explication en elle-même sur la raison de la signature lui parut tellement grotesque qu'elle eut un très léger sursaut, comme le commencent d'un ricanement, qui s'acheva par une légère grimace de douleur. Si elle n'avait pas eu aussi mal, elle lui aurait rit au nez. Faire signer et brûler ensuite. Se chercher des chimères, des illusions pour se protéger. C'était aussi efficace que de souffler sur un incendie. Aussi utile que de prendre une cuillère à café pour sauver une ville d'une inondation. Elle ouvrit les lèvres, avec une envie soudaine de le traiter d'imbécile, mais se ravisa, jugeant qu'il ne serait pas plus malin de lui dire ce que d'autres avaient déjà dû lui répéter des dizaines de fois. Autant économiser sa propre salives, ça n'en valait pas la peine. Elle avait cherché un commerçant et était tombé sur le plus ridiculement naïf des rêveurs. Même enfant elle n'aurait pas trouvé ça mignon. Et quand bien même il prétendait que le papier serait brûlé, elle n'était pas prête de faire confiance à ce genre d'énergumène. Il y avait tant de moyen de reconnaître une personne, et même en signant avec un faux nom, elle savait que certaines choses seraient reconnaissables. Et même si elle voyait le papier réduit en cendre de ses propres yeux, elle savait qu'elle ne pouvait se fier à ce qu'elle voyait face à un arcano. Ce n'était pas de la paranoïa, juste une constatation qu'elle avait été forcée de faire après s'être pris maintes inventions dans la gueule au cours de ses traques. Elle n'avait qu'une évidence à en tirer: ce n'était pas ici qu'il lui faudrait parler business.

Le pire dans tout ça, c'était qu'il était même prêt à lui donner une partie de sa marchandise pour la convaincre. Une plaisanterie. Elle resta pourtant impassible quelques secondes, fixant simplement l'arcano face à elle puis lentement, aussi lentement qu'un équilibriste mettant le premier pied sur son fil, elle se releva, posa ses deux mains à plat sur la table de l'inventeur, et se pencha en avant pour venir le fixer droit dans les yeux. Elle regretta presque instantanément son geste tant il lui fut physiquement douloureux. Broutilles à oublier. Ses mâchoires se desserrèrent et ce fut sur un ton calme, presque doux, qu'elle parla.

"Vous vivez dans un monde de chimères, monsieur Orb."

Peut-être même pensait-il qu'en fermant les yeux sur le pire, ce dernier allait disparaître. Elle eut un petit sourire narquois et baissa les yeux sur la marchandise. Ces compresses et ses bandages qui auraient dû remplacer ceux imbibés qu'elle portait. Visiblement lasse, elle finit par se redresser. Ce n'était apparemment pas ce soir qu'elle allait pouvoir s'apporter des soins essentiels. Tant pis.

"Je me passerai de votre marchandise, et vous de mon argent."

Il n'y avait même pas l'ombre d'un reproche dans sa voix. L'étrangler lui avait bien traversé l'esprit, mais c'eut été contre-productif. Un marchand avait toujours son utilité, et s'il était naïf encore plus. Même si ce n'était pas pour elle. Blasée, elle récupéra son manteau et entrepris de le remettre tant bien que mal.
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Lunes et autres subterfuges

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