| | | Auteur | Message |
|---|
Sadicomaso-chiche>

|
 | Sujet: Still aLive Dim 23 Oct - 21:28:13 | |
| Comme souvent lors du retour de la mauvaise saison, la brume avait envahi Secaria. Loin de se contenter de s'enrouler autour des jambes comme elle le faisait habituellement, elle escaladait les amas de maisons, se faufilait dans les ruelles et noyait les avenues au point d'étouffer les flammes oranges des réverbères. Un silence ouaté envahissait les rues au fur et à mesure que les habitants regagnaient la chaleur de leur foyer - ou tout du moins, qu'ils essayaient de le faire. Adam marchait d'un pas vif, col relevé pour lutter contre le froid qui commençait à se faire mordant. Arrivé à un carrefour, il jeta un regard autour de lui, en tapotant nerveusement sa jambe du bout de sa canne-épée. Il finit par prendre vers la droite, dans une rue en tous points semblable à celle qu'il venait de quitter. Il passa trois embranchements, avant de tourner à nouveau à droite, puis d'être obligé d'aller plusieurs fois de suite sur sa gauche. Il arriva à ce qu'il pensa tout d'abord être un nouveau croisement, avant de réaliser qu'il était déjà passé par là. Ôtant son chapeau pour élargir son champ de vision, il examina chacune des voies qui s'offraient à sa vue. Toutes lui offraient la même image de brume légèrement colorée par les lampes à gaz, et il se rendit à l'évidence avec un soupir agacé: il s'était perdu. Encore. De toute façon, sa soirée avait mal commencé: il s'était rendu compte d'une grave erreur de l'un de ses sous-traitants, qui avait modifié la composition du laiton de ses engrenages - le genre d'improvisation qui, dans le domaine d'Adam, pouvait facilement transformer le dernier gyroscope de pointe des frères Zolnerowich en bombe à fragmentation. L’ingénieur avait donc quitté en catastrophe sa confortable demeure des quartiers sud, plongé dans le métro pour éviter de rester coincé dans les embouteillages vespéraux avec sa calèche et enfin remonté la moitié du Grand Axe Nord pour tout arrêter avant que la cargaison entière ne fût bonne à jeter. Inutile de préciser que le sous-traitant ne s'était pas montré très ravi de cette rectification et que Adam avait été obligé de (sic) faire preuve d'autorité. Bref, tout le monde avait hurlé un bon coup et l'Arcano était reparti en claquant la porte. Il était resté d'humeur grincheuse tout au long de sa descente de l'Axe, et il allait atteindre l'embranchement avec l'Axe Est lorsqu'une petite boutique avait accroché son regard dans une rue transversale. Une horlogerie, pas encore fermée. Et dans la vitrine, une minuscule montre de la taille d'un Don, toute en argent, montée en pendentif sur une chaînette du même métal. Il s'était dit que Suzanne méritait un cadeau, parce qu'il était d'humeur désastreuse depuis son retour à Secaria et qu'elle le supportait avec une patience admirable. Il s'était également dit que c'était un bon moyen d'apporter un peu de positif dans cette triste soirée. Alors il s'était rendu dans la boutique, avait acheté la montre et un étui à bijou. Puis, en sortant, il avait commis une erreur fatale: il était parti à l'opposé de l'Axe Nord en se disant qu'il lui suffirait de tourner à droite au prochain carrefour pour retomber sur l'Axe Est. Simple. C'était plus de trois quarts d'heure auparavant. Adam soupira à nouveau, à présent plus résigné: il le savait, pourtant, qu'il n'avait aucun sens de l'orientation, qu'il n'en avait jamais eu... Combien de fois, quand il était enfant, s'était-il retrouvé tout seul dans un quartier inconnu d'Ashagen, juste parce qu'en pensant suivre ses frères et sa sœur qui couraient devant lui il avait tourné à droite quand ils étaient allés à gauche? Eh bien là c'était pareil, mais avec de la brume en plus. L'Arcano leva les yeux, mais la purée de pois l'empêchait de déterminer si les lueurs qu'il devinait dans le lointain étaient les lampadaires des Voies ou juste des loupiotes sur les perrons de maisons entassées au-dessus des autres. Indécis, il s'avança de quelques mètres au milieu du carrefour désert, avant de remarquer la présence d'un escalier qui s'enfonçait entre deux habitations. Il haussa les épaules, remit son chapeau et se dirigea vers les marches: dans sa situation, prendre un peu de hauteur apparaissait comme une bonne idée. S'il avait su. | Spoiler: | | | Pour... à votre avis?...  |
|
|  | | - Muse Spectrale - Hancock de Night>

|
 | Sujet: Re: Still aLive Lun 31 Oct - 23:27:24 | |
| Dans la brume elle dansait … Depuis qu’elle était arrivée à Sécaria, Live avait appris à apprécier le brouillard. C’était comme un nuage étrange, un jour loin au-dessus des toits, le lendemain pelotonné contre les orteils. Un vagabond flottant, lévitant dans son habit grisâtre ; un Spectre. Une vieille connaissance qu’elle avait perdue de vue depuis des années, et que Sécaria lui rendait maintenant avec des charmes que seule l’expérience permettait d’apprécier. Par ce climat, tout est flou, estompé, caché. Même pour ses yeux avides il n’y a plus de beauté ou de laideur, plus de races. Tous sont égaux. En ces jours magnifiques, les Spectres sont des Versatilis, et les Versatilis des Humes. Tout est beau. Elle erre à travers la cité sans crainte, fièrement redressée. Elle sifflote un air sans parole pendant qu’elle ausculte les affiches collées aux murs humides. Puis se tait : un bruit de pas au loin. Sans un son elle s’avance ; la silhouette d’une femme au cou emmitouflé dans son col de fourrure apparaît. Live décide de la suivre. Pendant un moment la Spectre plane dans le dos de l’Hume perdue dans ses pensées. C’est amusant, ça lui rappelle de joyeux souvenirs, des souvenirs de camaraderie, de jeu et de sang. Elle se demande avec amusement combien de temps faudrait-il aux animaux locaux pour trouver le cadavre si elle poussait la plaisanterie jusqu’au bout ; sans doute jusqu’au lever des brumes. Elle approche timidement ses griffes de la chevelure … et s’enfuit. Live ignorera si la femme a entendu le petit rire joyeux qu’elle a émis quelques mètres plus loin. Live tourbillonne. Ce soir elle est invisible, invincible, joyeuse. Les Humes lui ont laissé la ville entière à étudier, et c’est l’un des plus beau cadeaux que cette espèce, en tant que race, semble décidé à lui offrir. Elle se rend compte, au toucher d’un parapet, qu’elle doit être quelque part sur les Voies ; il est temps de descendre. Elle coule le long de la route, puis d’un escalier providentiel ; enfile quelques rues, colle un œil torve à une fenêtre allumée ; fuit le regard hagard d’un jeune enfant, virevolte à un carrefour et s’enfonce dans une ruelle … … et tombe nez-à-nez avec un fantôme. Live se recula précipitamment. Parce qu’un Spectre n’est vu que selon ses propres termes, parce qu’un Hume aurait sursauté. Pourtant il est trop tard pour s’ignorer … Ce qui n’est à présent qu’une forme dans le brouillard était clairement, Live l’avait bien perçu, un grand et fin Hume, tout en longueur, au visage dominé par une chevelure désordonnée, le col épais de ces vêtements qu’aucun Spectre ne pouvait porter -conçus pour protéger du froid et du ringard tout à la fois-, et une monstrueuse paire de lunettes. Intriguée, Live s’inclina et lança une salutation amène. " Oh, bonsoir Monsieur ! Excusez-moi d’avoir failli vous percuter, je ne vous avais pas vu, avec ce brouillard …" Ce visage la dérangeait. Non parce qu’il était désagréable en soi, mais parce qu’elle avait l’impression tenace de l’avoir déjà vu quelque part et ne parvenait pourtant pas à le remettre. Elle devait maintenir la discussion jusqu’à ce qu’elle se souvienne, il n’y avait pas moyen. Voyons … " Un temps magnifique n’est-ce pas ? On n’en avait pas vu comme celui-là depuis, oh, plusieurs mois au bas mot, n’est-ce pas ?" (Malgré sa voix de gamine, Live avait fréquemment tendance à s’exprimer comme une vieille grand-mère radoteuse.) " C’est le temps idéal pour sortir, je trouve. Les gens ordinaires rentrent, et il ne reste plus que les personnes comme nous qui … AH JE SAIS !!  " Live pointa un doigt squelettique vers le visage d’Adam, triomphante. " Vous êtes le Monsieur du journal ! L’homme aux mécaniques !" Live ne savait pas plus lire que la plupart des Spectres. Pour elle, écrire consistait à demander au support de répéter interminablement un message –la précision laissait à désirer, mais ça lui suffisait pour ses besoins. Cela ne l’empêchait pas de s’intéresser particulièrement aux journaux abandonnés ça et là, tout au contraire. Elle n’avait jamais apprécié la fonction informative de l’écrit. Quel intérêt ? Il fallait quelqu’un pour le lire, et le texte lui-même n’avait pas l’air de s’adapter à son lecteur –ces lettres condescendantes s’écoutaient visiblement parler, ne tenaient jamais compte de l’opinion de leurs interlocuteurs. Parler était la vraie magie. Par contre les images étaient fascinantes. Muettes, elles n’avaient cependant jamais la prétention de vouloir dire quelque chose. Elles restaient là, comme un défi, des portes sur le rêve, des fragments d’un univers pluriel et fascinant. Des puzzles … Les Spectres adoraient les puzzles. Et Live parcourait les torchons comme on parcourt une galerie d’art, ignorant les légendes pompeuses –et incompréhensibles- pour s’imprégner du sens qu’elle voyait aux œuvres noir et blanc. Live aimait les photographies parce qu’elles reflétaient le monde tout en étant ouverte aux interprétations. Elle n’avait aucun moyen de savoir que l’homme qu’elle venait de rencontrer était le frère jumeau de celui désigné par l’article, et que ce dernier titrait : "Mort d’un visionnaire". Live plissa ses yeux anormaux. Si les globes oculaires reflétaient les âmes, ceux-là auraient appartenu au Seel. Détendue et intéressée, elle se rapprocha un peu de l’inventeur, au point d’être à portée d’un coup de canne. " Je vous prie d’excuser ma brusquerie. Je suis Livet'N'dzermor Fsermilg'Fo Syetiwiredonehp Gthurgle Teroghiamoy'Z'uduvuavatykhilet des Cryptes de Traehmoddnik, dite Live ... Que faisiez-vous dans le journal, Monsieur ?" |
|  | | Sadicomaso-chiche>

|
 | Sujet: Re: Still aLive Sam 3 Mar - 21:35:17 | |
| Ce brouillard commençait à vraiment lui déplaire. Et pas simplement parce qu'il troublait sa boussole interne déjà fort défectueuse à la base - Arthur avait coutume de faire remarquer que c'était un comble que l'inventeur du GPS fût capable de se perdre aussi facilement.
Non, si la brume se faisait de plus en plus oppressante au goût d'Adam, c'était à cause du flou qu'elle jetait sur le monde. La flamme dorée des réverbères devenait un halo glauque, les contours des maisons se confondaient avec le ciel, les sons disparaissaient dans un murmure feutré, les odeurs n'étaient plus qu'un unique et prenant parfum de mystère humide. Toute une réalité réduite à l'état d'incertitude, tout un monde d'impressions et fantasmes devenu tangible - trop tangible, surtout pour un homme fatigué et loin de son foyer.
Et puis, sérieusement, se perdre dans le brouillard la semaine d'Haddorine? Alors que Arthur...
Réprimant le malaise qui lui nouait l'estomac, Adam se hasarda dans un nouveau carrefour. Encore un regard mal assuré dans deux directions opposées, toujours aucune idée de celle qu'il fallait prendre. Mais pour une fois, un espoir: là-bas, au fond de la ruelle, le discret rectangle de lumière d'une fenêtre, seul de son espèce à cette heure tardive. La perspective d'un accueil potentiellement amical, d'un recaf chaud. Ou au moins d'un type qui connaissait sa putain d'adresse et savait comment sortir de ce labyrinthe.
Adam avait presque retrouvé le sourire et venait de s'engager dans l'étroit passage lorsque, jaillissant d'une rue perpendiculaire, quelque chose surgit devant lui.
Rendons justice à l'ingénieur: pour un homme dans un état nerveux plus que discutable qui tournait en rond dans le brouillard depuis plus d'une heure, il réagit à cette "agression" avec une remarquable sobriété. A peine un sursaut, un geste vaguement défensif du bras, une esquisse de cri étranglé qui relevait plus de la surprise que de la peur. Puis son cerveau comprit ce que ses yeux percevaient et l'hume se figea dans un silence stupéfait.
Pour l'esprit aussi vif que fantasque de notre Arcano, le terme de "quelque chose" était presque inconvenant d'imprécision. Pourtant ce fut le seul qu'il fut en mesure de trouver pour caractériser ce qui s'était offert une unique seconde à sa vue avant de se replier dans le brouillard.
Quelque Chose se déplaçait dans le silence le plus total. Quelque Chose était grand, presque sa taille. Quelque Chose était vêtu, pour ce qu'il en avait vu, d'un long manteau à capuche. Quelque Chose avait deux éclats rouges vifs qu'il fallait bien se résoudre à appeler des yeux au niveau de ce qui semblait être sa tête.
Et Quelque Chose parlait.
"Oh, bonsoir Monsieur! Excusez-moi d’avoir failli vous percuter, je ne vous avais pas vu, avec ce brouillard …"
Bien. Il a été dit en d'autres sphères que la créature pleine de tact qui venait de s'exprimer de la sorte ne pouvait pas inspirer confiance à un hume, qu'elle pouvait juste éviter qu'il ne prît la fuite en la voyant, et qu'à cette fin il pouvait être utile que la rencontre eût lieu par temps de brume, avec un myope courageux ou idiot et de préférence fin saoul. Sachant que Adam portait ses lunettes et qu'il était parfaitement sobre, en déduire ce qui doit l'être sur l'invincible curiosité teintée de candeur qui fit qu'il préféra rester pétrifié sur place au lieu de prendre ses grandes jambes à son cou.
La voix de petite fille de Quelque Chose continuait son babillage sur la météo. Bien trop éberlué pour penser à exprimer une émotion aussi futile que la terreur, Adam hocha la tête à ses paroles, non sans remarquer avec un étrange détachement que Quelque Chose n'était finalement pas si grande que cela. C'était juste qu'elle flottait quelques dizaines de centimètres au-dessus du sol.
Un geste vers ses lunettes, histoire de s'assurer qu'il n'avait pas oublié dans son champ de vision l'une des loupes fixées sur les montures qui aurait pu déformer ce qu'il voyait. Apparemment ce n'était pas le cas.
Ah.
Puis Quelque Chose poussa un grand cri, Adam vit une immense griffe déchirer la brume pour pointer vers son visage et il se dit enfin qu'il pouvait être raisonnable de déverrouiller la sécurité qui maintenait la lame de sa canne-épée dans son fourreau. Ce qu'il fit d'un geste du pouce, mais sans dégainer, retenu par les dernières paroles de Quelque Chose:
"L'homme aux mécaniques?..."
C'était bizarre d'entendre sa propre voix: basse, ténue, elle avait l'air presque plus hors de propos que les stridulations enthousiastes de la créature.
Créature qui choisit d'ailleurs cet instant pour s'avancer, confirmant ainsi ce que l'Arcano avait entraperçu et lui offrant quelques détails supplémentaires à base d'os et de toge sale dont il se serait à vrai dire bien passé. Il en oublia presque de remarquer que Quelque Chose venait... eh bien oui, de se présenter.
"Ahem... Enchanté. Live."
Réflexe stupide, il leva la main comme pour serrer celle de l'étrangeté. Puis son cerveau en roue libre se rappela une histoire de griffes potentiellement coupantes et il préféra prolonger son geste jusqu'à son chapeau pour en soulever légèrement le bord, en un salut nettement moins risqué, avant d'ajouter avec un sens des priorités toujours aussi défectueux:
"Mon nom est Adam Zolnerowich. Mais je crois que vous me confondez avec quelqu'un d'autre, je... je travaille bien dans l'arcanotechnologie, mais cela fait longtemps que je n'étais pas dans le..."
Blanc. Dans sa phrase, mais également sur son visage. Parce que, aussi surréaliste que pouvait être cette distinguée monstruosité, elle commettait une erreur si commune, si profondément ancrée dans la vie d'Adam qu'il la comprit tout de suite, même dans l'état d'hébétude dans lequel il se trouvait. Et malgré le choc, la réponse lui vint avec tout autant d'habitude:
"Ce n'était pas moi. C'était Arthur. Mon frère."
Une phrase, pavé factuel dans la mare onirique, et soudain Adam réalisa tout ce que la situation avait de dangereusement réel. Que Quelque Chose s'appelait Live. Que c'était une créature bien concrète, qu'elle se tenait juste devant lui. Qu'elle avait des griffes. Et qu'on ne lisait rien dans ses yeux écarlates: pas de menace, mais pas non plus d'innocence.
Un frisson le long de sa colonne vertébrale, des phalanges qui se resserrèrent autour du manche de la canne-épée, et enfin un trait d'appréhension dans les interrogations de l'Arcano:
"Pardonnez mon impertinence, mais... est-ce que je pourrais vous demander qui... ce que vous êtes, exactement?..." |
|  | | - Muse Spectrale - Hancock de Night>

|
 | Sujet: Re: Still aLive Mer 14 Mar - 23:47:21 | |
| Live demeura un instant interdite, déstabilisée par le simple fait qu’un Hume lui réponde sans hurler –malgré des précédents, cela restait un évènement extrêmement improbable. " Oh, vous êtes tout pardonné ! Je suis une touriste. J’aime bien votre monde, il est tellement vivant par rapport à celui d’où je viens …" La Spectre tournoya nonchalamment autour de l’homme, le dévisageant avec curiosité. Revenue en face de lui, elle étudia son visage pendant quelques inconfortables secondes, pour finalement déclarer : " Vous ressemblez beaucoup à votre frère. Beaucoup trop. Vous devriez être plus indépendants, où est l’intérêt d’être similaires à ce point ?!" Un soupçon d’agacement était perceptible dans la voix de la Spectre - tant de potentiel sacrifié au dieu vain du conformisme … Même une entité réputée pour ses imitations avait ses limites. " Je comprends que vous vouliez être proches, mais …" La Spectre elle-même l’ignorait, mais c’était faux. Elle avait sciemment choisi tous ses compagnons de jeux, ses modèles et ses rivaux, bien après sa naissance, son éclosion, son invocation ou quoi que ce soit que fassent les Spectres. Elle ne pouvait pas comprendre. " … vous devriez vous séparer. Qui sait, peut-être voir des mondes différents. Je crois que ça vous bénéficierait à tous les deux." Live sourit, satisfaite d’aider un individu inférieur à atteindre la sérénité. |
|  | | |
Sujets similaires |  |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|